Cacophonie gouvernementale…..suite…

Christine Lagarde dans la tourmente après ses propos sur un plan de rigueur

La ministre de l’Economie a évoqué dimanche un «plan de rigueur» pour les fonctionnaires. Elle a aussitôt été démentie par l’Elysée puis par le Premier ministre François Fillon.

Par A.D. avec AFP et Reuters

LIBERATION.FR : lundi 3 septembre 2007

  

Plan de rigueur. En employant ces trois mots dimanche soir, lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous d’Europe 1/Le Parisien/TV5, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a provoqué une mini tourmente politique.

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Première intervention et premier recadrage de la part de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Élysée, dès dimanche soir. «Je parlerai plutôt d’un plan de revalorisation» de la fonction publique, a-t-il dit lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, notant qu’il «faut aussi récompenser les fonctionnaires sur le plan social, sur le plan de la rémunération».

Dans la foulée, le Premier ministre l’a également désavouée: «Il n’y a pas de plan de rigueur» pour les fonctionnaires, a affirmé François Fillon lundi matin sur France Inter, mais «un effort constant pour réduire les dépenses de l’Etat.» Avant de s’employer à nier toute bourde de la ministre: «Christine Lagarde est ministre de l’Economie, elle a raison de dire qu’il faut de la rigueur dans la gestion». Ajoutant que «plan de rigueur» et «rigueur, ce n’est pas très différent».

Dans la lignée de son Premier ministre, Eric Woerth, ministre du Budget, a lui aussi minimisé les propos de Christine Lagarde ce lundi. «Non, il n’y a pas de plan rigueur aujourd’hui visant la fonction publique. Il y a, d’une manière générale, sur les finances publiques, sur l’argent public, la volonté de conduire un effort constant de bonne gestion», a-t-il déclaré sur RTL. «La bonne gestion, c’est limiter les dépenses publiques, on le fera de façon très forte, c’est l’intérêt national. On ne peut pas aujourd’hui dépenser plus que ce qu’on gagne», a-t-il ajouté.

Au PS, au lendemain de l’université d’été du parti, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, est catégorique: «Dans la cacophonie entre François Fillon, Claude Guéant et Christine Lagarde, la vérité c’est Mme Lagarde qui l’a dite, il va y avoir un plan de rigueur» et le Premier ministre comme le secrétaire général de l’Elysée «essaient de masquer ce qui est en préparation», a affirmé le député européen, lors du point de presse hebdomadaire du parti. Selon lui, le gouvernement prépare ce plan «parce que les prévisions de croissance sont mauvaises», et «à Bercy, ça commence déjà à être l’alerte rouge, puisqu’on anticipe un creusement des déficits et non leur stabilisation au niveau budgétaire».

«Je crois qu’il y a eu un aveu de franchise qui, je dois le reconnaître, est honnête de la part d’un ministre, et puis beaucoup de langue de bois de la part de M. Guéant», a réagi François Chérèque (CFDT). Mais «en bloquant les salaires et en supprimant les fonctionnaires on ne revalorise pas», a-t-il souligné. «Lorsque l’on supprime 22.70O postes dans la Fonction publique, que l’on est à 6 ans sans accord salarial, on est dans une démarche de rigueur et de difficultés», «on est dans la rigueur».

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Publié dans : Politique | le 4 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Fillon n’est pas un « collaborateur »….ah! bon….!

Premier ministre supporte mal l’omniprésence des proches de Sarkozy.

Par Alain Auffray

QUOTIDIEN : mardi 4 septembre 2007

Trop, c’est trop. Depuis quatre mois, le placide François Fillon a démontré qu’il était capable d’avaler pas mal de couleuvres. Il veut bien rester dans l’ombre, assumer sans broncher son rôle de maître d’œuvre du projet présidentiel. Mais se faire traiter de «collaborateur» comme un vulgaire conseiller de base, ça, c’est trop. «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi», déclarait Nicolas Sarkozy le 21 août dans un entretien au quotidien Sud-Ouest. Réponse, hier matin, de l’intéressé, élu de la Sarthe depuis plus d’un quart de siècle : «C’est un terme que je ne reprendrais pas. Un collaborateur, c’est quelqu’un qui est appointé par un patron, un homme politique c’est quelqu’un qui a des convictions et une légitimité, le suffrage universel.»

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«Animateur».  Un cadre de l’UMP osait hier ce cruel parallèle entre les parcours de Dominique de Villepin et de François Fillon : «Chirac avait fait d’un collaborateur son Premier ministre, Sarkozy fera-t-il de son Premier ministre un collaborateur ?» Le chef du gouvernement faisait hier matin sa rentrée sur France Inter. Après celle du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, invité dimanche soir au Grand jury de RTL. C’est une manie : début juillet déjà, un autre «collaborateur» du Président, Henri Guaino, avait donné une interview au quotidien La Tribune la veille du discours de politique générale de François Fillon. «Il y a des réglages à faire avec les collaborateurs du Président qui parlent trop», avait alors déclaré le locataire de Matignon. Ces réglages, à l’évi­dence, n’ont pas fait taire les hommes de l’Elysée: «Le Président autorise et même encourage ses collaborateurs les plus proches à s’exprimer», a expliqué dimanche Guéant. Et Fillon s’est fait une raison : au nom de «la transparence» voulue par Sarkozy, il trouve désormais normal que l’Elysée «réponde aux questions de la presse». Lui, à Matignon, sait «quel est le travail du Premier ministre» et sa médiatisation ne l’intéresserait pas…

A l’Elysée, on banalise : Sarkozy a toujours fait parler ses collaborateurs, y compris quand il était ministre de l’Intérieur. Et puis, de quoi se plaint-on ? Fillon n’était-il pas l’invité du 20 heures de TF1, le 26 août dernier ? «Le 20 heures de TF1, c’est quand même pas mal. Ça fait beaucoup plus d’audience que le Grand jury de RTL.»

Selon Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, François Fillon a la volonté «d’assumer son rôle, et tout son rôle d’animateur de l’équipe gouvernementale».

Autorité.  Théoriquement favorable au régime présidentiel et donc à la suppression de sa fonction, le chef du gouvernement souligne que pour le moment, c’est lui, et au cun autre «collaborateur» du Président, qui répondra aux questions des députés lors des séances d’actualité. En attendant la rentrée parlementaire, il ne veut pas rater une occasion d’affirmer son autorité sur le terrain. Il sera ce matin dans un lycée professionnel de Sa­vigny-sur-Orge (Essonne). Il était hier gare du Nord (lire ci-dessous), avec la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, auprès de policiers au garde à vous. Des visites de chef.

quand fillon corrige Sarkozy

Le PM ne se voit pas en collaborateur

Trop, c’est trop. Ces quatre derniers mois, le placide François Fillon a démontré qu’il était capable d’avaler pas mal de couloeuvres. Il veut bien rester dans l’ombre. Se voir confisquer par l’Elysée la plupart des annonces et des visites de terrain. Mais se faire traiter de «collaborateur» comme un vulgaire conseiller de base, ça , c’est trop. «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron c’est moi» déclarait Nicolas Sarkozy le 21 aout dans un entretien au quotidien Sud-Ouest. Réponse, hier matin, de l’intéressé: «c’est un terme que je ne reprendrais pas. Un collaborateur, c’est quelqu’un qui est appointé par un patron, un homme politique c’est quelqu’un qui a des convictions et une légitimité, le suffrage universel».

François Fillon faisait hier matin sa rentrée sur France Inter, quelques heures après le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant qui lui avait grillé la politesse dimanche soir au grand jury de RTL.

C’est une manie: début juillet déjà, un autre «collaborateur» du président, Claude Guéant avait donné une interview au quotidien La Tribune la veille du discours de politique générale du chef du gouvernement. «Il y a des réglages à faire avec les collaborateurs du président qui parlent trop» avait alors déclaré.

Ces réglages, à l’évidence, n’ont pas fait taire les hommes de l’Elysée: «le président autorise et même encourage ses collaborateurs les plus proches à s’exprimer» a expliqué dimanche Guéant. Et Fillon lui-même assure qu’il trouve cela tout à fait normal que

A l’Elysée, comme à Matignon on s’efforce de banalise

sarko fauit parler ses collaborateurs? rien de neuf là dedans. Il l’a toujours fait.

Jego porte parole de l’UMP: il faut sortir des non dit et des faux-semblants: Nicolas Srakozy veut quie ceuxw qui exerce dxes responsabilités s’expriment.Claude Guéant est un personnage clé de la politoqiue française

Et puis, dequoi se plaint-on. Fillon n’a-t-il pas fait le 20 heures de TF1. le 26 aout dernier. Le 20 heures de Tf1 c’est quand même pas mal. Beaucoup d’audience que le Grand Jury de RTL.

fillon, Mais, à force de voir en première ligne le secrétaire général de l’Élysée et, surtout, de l’entendre s’exprimer dans les médias, certains, dans la majorité, commencent à s’interroger. À 62 ans, cet ancien préfet et premier collaborateur de Nicolas Sarkozy depuis 2002 a acquis une nouvelle dimension. Au point d’apparaître aujourd’hui comme un véritable « premier ministre bis »

François Fillon, qui sera lundi matin l’invité de France Inter, se fait donc une nouvelle fois voler la vedette par l’Élysée en cette rentrée politique.

début du mois de juillet, à la veille du discours de politique générale du chef du gouvernement, Claude Guéant avait donné une longue interview au quotidien économique La Tribune

Le conseiller spécial du chef de l’État, Henri Guaino, a pris l’habitude lui aussi de s’exprimer dans les médias avec la bénédiction de l’Élysée. La plume du président, qui se pose en « gardien du projet sarkozyste », n’hésite pas à corriger, le cas échéant, la copie du gouvernement.

les bons réglages de communication avec les collaborateurs de l’Élysée. Sans illusion sur la liberté de ton dévolue à Henri Guaino, François Fillon ne s’attendait certainement pas à voir Claude Guéant monter en première ligne à la télévision. « Lorsque les séances d’actualité reprendront, ce sont le premier ministre et les membres du gouvernement qui répondront, pas les collaborateurs de l’Élysée », confiait-il la semaine dernière, comme pour se rassurer. Mais avec Sarkozy à l’Élysée, les temps changent. Il casse les codes de la communication politique et autorise ses plus proches collaborateurs à s’exprimer dans les médias. Une rupture avec l’ère Chirac.

D’un naturel discret, Claude Guéant a progressivement gagné en assurance médiatique. Place Beauvau ou à Bercy, Nicolas Sarkozy incitait son directeur de cabinet à rencontrer des journalistes. Directeur de la campagne, il a commencé à être invité dans les émissions politiques. Secrétaire général de l’Élysée, il ne retourne pas dans l’ombre. Au contraire, le chef de l’État entend le pousser au-devant de la scène. Comme en témoigne, notamment, son rôle dans la libération des infirmières bulgares et sa présence lors du voyage officiel de Sarkozy en Libye.

. Fillon, qui plaide depuis longtemps pour un régime présidentiel, occupe donc un poste dont il prône la… suppression. Interrogé récemment sur les raisons qui l’ont conduit

Publié dans : Politique | le 4 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Cacophonie gouvernementale…..

Fillon : « pas de plan de rigueur pour les fonctionnaires »

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP.

 Publié le 03 septembre 2007

Actualisé le 03 septembre 2007

 

logo FIGARO Fermer le fenêtre Le premier ministre, François Fillon, et sa ministre de l'Economie, Christine Lagarde.Bureau/AFP

Le premier ministre, François Fillon, et sa ministre de l’Economie, Christine Lagarde.
Bureau/AFP

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Le premier ministre, François Fillon, et sa ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

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Le premier ministre, François Fillon, et sa ministre de l’Economie, Christine Lagarde.

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En complément

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Les autres titres

Après Claude Guéant, le premier ministre a pris à contre-pied de sa ministre des Finances qui a parlé dimanche de «plan de rigueur » pour la fonction publique.

Deux «correctifs» en deux jours pour Christine Lagarde. Après le démenti de Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, dimanche, c’était au tour lundi François Fillon de revenir sur les propos tenus la veille par la ministre de l’Économie au sujet d’un «plan de rigueur» dans la Fonction publique.
«Il n’y a pas de plan de rigueur, il y a un effort constant pour réduire les dépenses de l’Etat», a précisé le premier ministre sur France-Inter. «Il faut de la rigueur dans la gestion des deniers publics», a expliqué le chef du gouvernement, car «on ne peut pas ne pas réduire la dépense publique».
«Nous le faisons en engageant progressivement un plan de réduction des effectifs, d’amélioration du fonctionnement de l’Etat», a poursuivi le chef du gouvernement. «En même temps (…) il faut que les fonctionnaires soient mieux traités dans notre pays. Il ne faut pas que le regard de l’opinion publique sur les fonctionnaires soit aussi critique que celui que nous connaissons aujourd’hui». 
Pas de « bourde »
Refusant de parler de «bourde» à propos de la déclaration de sa ministre, le locataire de Matignon a ajouté qu’elle avait eu raison de dire «qu’il faut de la rigueur dans la fonction de l’Etat.»
La veille, Christine Lagarde avait estimé que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois, puis un sur deux à partir de 2009, constituait un «plan de rigueur» dans la Fonction publique. «Bien sûr que nous préparons un plan de rigueur, mais ce plan de rigueur, il est destiné à la fonction publique pour l’essentiel (…) il n’est pas question de plan de rigueur vis-à-vis du consommateur français», avait-elle expliqué lors du «Grand Rendez-Vous» de Europe-1/Le Parisien/TV5.
Quelques minutes plus tard sur RTL, le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant avait affirmé qu’il préférait parler de «plan de revalorisation».

Publié dans : Politique | le 3 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sarko fait du social: à vos porte-monnaies….

Du prix des produits alimentaires à la TVA sociale en passant par la franchise médicale, la rentrée sera rude pour les consommateurs.

Par Christophe Alix, Grégoire Biseau, Catherine Maussion et François Wenz-dumas

QUOTIDIEN : jeudi 30 août 2007

 

77 réactions  

 

Avant même d’être prononcé, le discours de Nicolas Sarkozy, devant les patrons réunis à l’université d’été du Medef, a été hier qualifié, par son porte-parole de «grand discours de politique économique qui marquera la deuxième phase des réformes». Alors que tous les ministres du gouvernement montent successivement au créneau pour tenter de dégonfler l’inquiétude grandissante des Français vis-à-vis de l’évolution de leur pouvoir d’achat, le président de la République va, lui, se réserver le chapitre sur «le renforcement de la compétitivité de l’économie française». Une façon de contourner un sujet qui fâche. Or au moins quatre menaces potentielles planent au-dessus du pouvoir d’achat des Français. Explication.

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La hausse des produits alimentaires

C’est le sujet brûlant de la rentrée et la «priorité», entend-on, du gouvernement. Face aux augmentations constatées ou à venir d’une flopée de produits et services de base, le pouvoir d’achat des Français semble menacé de toutes parts. Du prix ô combien emblématique de la baguette qui répercute la flambée des cours du blé à la hausse des loyers, de l’essence ou du tabac, la valse des étiquettes fait mal au moral des ménages. En réaction, le gouvernement multiplie les annonces afin de tenter de désamorcer la grogne. La question de la vie chère constitue le maillon faible du tandem Sarkozy-Fillon puisque selon un récent sondage TNS-Sofres, seulement 28 % des personnes interrogées considèrent l’action du gouvernement efficace dans ce domaine contre 68 % d’un avis contraire. Dès dimanche, François Fillon montait au créneau en promettant «de lutter contre certains abus des opérateurs téléphoniques». De son côté, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a enjoint les enseignants de faire en sorte de minimiser la facture des fournitures scolaires. Le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, y est aussi allé de son couplet hier en demandant de la modération dans les hausses de prix. «On ne peut pas toujours aligner à la hausse et jamais à la baisse les répercussions des cours des matières premières», a-t-il déclaré en citant les exemples du pain et du lait. Une agitation bien artificielle selon les économistes. «Ils prennent le problème par le mauvais bout, juge Nicolas Bouzou, d’Asterès. Le manque de pouvoir d’achat ne vient pas d’une inflation trop élevée mais de salaires trop bas et directement dépendants du taux de chômage.» Un constat qui n’empêche pas les économistes de reconnaître que la hausse des produits frais (7 à 8 % du panier de la ménagère) n’est pas de nature à remettre en cause le bas niveau de l’inflation.

Le débat sur la TVA sociale

Cette maudite TVA sociale n’en finit pas de déchirer la majorité. Et les menaces sur l’état de santé de la consommation française sont en train de redonner quelques munitions à ses plus ardents opposants. En début de semaine prochaine, Eric Besson, remettra son rapport d’évaluation à François Fillon. Après plusieurs semaines de travail et deux voyages d’étude (en Allemagne et en Scandinavie), l’ex-député socialiste est ressorti en avocat convaincu de la mesure. Avec un argument : en compensant la baisse d’une partie des cotisations patronales par une hausse de 5 points de la TVA, la mesure devrait booster «la compétitivité» des produits made in France. Mais quid du risque d’emballement des prix et donc de baisse du pouvoir d’achat des Français ? Dans son rapport, Besson assure que la mise en place en début d’année d’une TVA sociale en Allemagne n’a pas relancé l’inflation, comme l’avaient redouté beaucoup d’économistes. «Mais les taux de profit des entreprises françaises sont moins bons que ceux de leurs homologues allemandes. Donc certaines pourraient être tentées d’augmenter leurs prix pour restaurer leur marge», concède un membre du gouvernement. Que va décider Sarkozy ? Il lui faudra arbitrer entre deux écoles : les partisans de la mesure, emmenés par son conseiller Henri Guaino, et de nombreux opposants, dont Pierre Méhaignerie.

Vers une hausse des taux ?

Matignon et Bercy s’interrogent : comment contenir la crise financière née aux Etats-Unis et qui gagne la planète. Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, et François Fillon, son Premier ministre, vont aujourd’hui rappeler les banquiers à leur devoir et à leur mission : celui de financer l’économie. Car le gouvernement craint qu’ils ne ferment le robinet à crédit, pour les PME comme pour les candidats à l’accession à la propriété. Avec le risque de planter pour de bon la croissance, alors que la BCE laisse encore planer, pour la semaine prochaine, le doute d’un énième relèvement des taux (et donc un renchérissement du coût du crédit). Or les taux d’intérêts sont déjà à la hausse. «On empruntait à 3,25 % – et même à 2,9 % pour les prêts sur quinze ans -, en octobre 2005, rappelle Christophe Cremer, le patron de Meilleur taux, un courtier en prêts immobiliers. Et on est à 4,6 % aujourd’hui.» Soit une mensualité boostée de plus de 10 % ! Mauvaise pioche pour ceux qui se sont endettés à taux révisable. Ils sont peu nombreux – autour de 10 % des emprunteurs -, mais «ce sont les plus fragiles». Le cadeau du taux d’appel – le taux est minoré les deux premières années -, se transforme en petit piège aujourd’hui, en pouvant frôler les 6 %.

Des nouvelles franchises médicales

Pour combler le déficit de l’assurance-maladie (6,4 milliards d’euros prévus en 2007), Sarkozy a annoncé début août la création de trois nouvelles franchises non remboursées : 50 centimes d’euros par boîte de médicament, 50 centimes également sur tous les actes paramédicaux, et 2 euros sur les transports en ambulance. Celles-ci s’ajouteraient aux franchises instaurées en 2004, de 1 euro sur les actes médicaux et de 18 euros sur les actes hospitaliers d’un montant supérieur à 91 euros. Ces mesures sont contestées, syndicats et associations de défense des patients les jugeant contraires aux principes de solidarité de la Sécurité sociale. Elles pourraient par ailleurs avoir un effet négatif sur la consommation, les ménages modestes étant contraints de renoncer à des achats pour faire face à des dépenses de soins non remboursées.

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Publié dans : Economie, Politique | le 3 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

RESF communique….

LE BLIS NOUVEAU EST ARRIVE
Le Bulletin de liaison intermittent et sporadique n°37 est arrivé. C’est un quatre pages destiné à être utilisé pour la rentrée : on doit le trouver, en version imprimée, dans les salles de profs, entre les mains des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes. Les exploits du ministre de la Chasse à l’Enfants, de la Rafle et du drapeau ne doivent pas rester ignorés !

Au sommaire : 
* Le bel été de la chasse à l’enfant
* Ils manqueront à l’appel le jour de la rentrée (les enfants expulsés de l’été)
* Ils n’auront pas leur père pour les accompagner le jour de la rentrée
* 30 jours de rétention pour la mère (22 ans) et la fille (2 ans), puis 3 jours de prison pour la première, 3 jours de DDASS pour l’enfant.
* Expulsion minute pour une famille kosovare d’Orléans
* Shérazade et ses deux enfants expulsés après 30 jours de rétention
* La préfète des Ardennes Fusil d’or de la chasse aux familles
* Lille : Grève des sans papiers
* En Ariège, le préfet se spécialise dans le jeune majeur
* Délinquants de la solidarité
* Indignités de l’été (suite)
Pour lire et télécharger : 

FRAGILE SURSIS POUR LA FAMILLE POPOV
La famille Popov qui devait être expulsée le 31 août (voir communiqués RESF du 28 et du 30 août) ne l’a finalement pas été. Yekaterina et Vladimir ont réussi avec l’aide de la Cimade à formuler un ultime recours devant l’OFPRA qui a 5 jours pour se prononcer. En effet, la préfecture des Ardennes avait demandé une enquête à Interpol pour vérifier la réalité des persécutions dont la famille était l’objet. Interpol s’était adressée à la police kazakh (auteur des persécutions) qui avait semble-t-il déclaré que tout était normal. Surprenant ! Il semble en outre que la police kazakh ait été informée des déclarations de Yekaterina et de Vladimir devant l’OFPRA, ce qui est évidemment totalement illégal et irresponsable. L’OFPRA a donc 5 jours pour statuer, 5 jours qu’il faut mettre à profit pour continuer à demander des explications aux responsables. Il n’est pas interdit de suivre l’affaire et d’appeler, de faxer, de mailer tous les jours pour prendre des nouvelles :

Fax ministère: 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne 
*Région :* Auvergne <http://www.arf.asso.fr/index.php/regions/auvergne>
*Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère, sur son blog g@larrive.com

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

La préfecture des Ardennes (qui a tout déclenché et pris l’OQTF) se prétend maintenant dessaisie de l’affaire : elle renvoie vers la préfecture du Maine et Loire. On suit donc ses conseils et on appelle Angers de la part de Charleville-Mézières
Prefecture de Maine & Loire– Place M. Debré 49034 Angers Cedex
Tél : 02.41.81.81.81 Fax : 02.41.88.04.63
Prefet : M. Vacher - prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr / cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr - Cabinet : tel 02 41 81 80 20
Service de la Réglementation : reglementation@maine-et-loire.pref.gouv.fr – Secretariat : tel 02 41 81 81 02

Préfecture des Ardennes : 03 24 59 66 00
Mail de la préfète : catherine.delmas-comolli@ardennes.pref.gouv.fr 
Fax de la pref : 03 24 59 67 55 et : 03 24 59 66 12
Secrétaire Général : vincent.desoutter@ardennes.pref.gouv.fr Fax : 03 24 59 66 60
Direc de la Réglementation : nadine.estermann@ardennes.pref.gouv.fr Fax : 03 24 59 67 19
Directeur de cabinet : franck.chaulet@ardennes.pref.gouv.fr 

LE CALVAIRE DES MUSANOVIC CONTINUE
La famille MUSANOVIC, la mère, le père et leurs 2 filles, a été arrêtée le 30 août à Montbéliard. 
Ce sont des Bosniens (c’est-à-dire des Musulmans de la République Serbe), arrivés en France en 2005. Ils ont été déboutés de leur demande d’asile OFPRA en 2005 et Commission de Recours des Réfugiés en 2006.
Monsieur Salko MUSANOVIC a déposé en Préfecture une demande de régularisation par le travail, avec promesse d’embauche. Mais la Direction du Travail et la Préf y ont répondu négativement.
La fille aînée, Saldina (née en 2000) est scolarisée à l’école élémentaire Coteau Jouvent, à Montbéliard. La cadette, Sumaja, est née en France en 2006.
La famille a reçu une OQTF, un recours a été fait, mais le TA a donné raison à la Préf. Une avocate de Besançon a déposé un nouveau recours en appel, mais la procédure sera longue, et l’appel n’est pas suspensif.
Il faut savoir (le procès de Sabina Smajladic, la jeune femme mise en détention provisoire pendant que sa fille était placée à la DDASS, nous l’a appris, car les deux familles ont la même origine géographique) que les Bosniens de l’actuelle République Serbe ne sont pas les bienvenus dans une région qu’ils ont dû fuir pendant la guerre et les massacres, dont le plus sinistrement célèbre est celui de Srebrenica. Pour les autorités serbes, ce sont des Musulmans, et on sait ce qui leur est arrivé il y a une dizaine d’années... Et l’on comprend aisément (mais pas l’OFPRA apparemment, ni la CRR) que les familles originaires de cet enfer ne veuillent pas y retourner, pas plus qu’elles ne peuvent aller vivre en Bosnie (Sarajevo) où elles ne sont pas davantage "accueillies" (ni droit au logement ni droit au travail).
JEUDI 30 AOÛT 2007 :
Les Musanovic sont à Rouen, mais ils n’ont plus de téléphone portable. Madame Musanovic est très mal, le bébé pleure beaucoup, Saldina fait preuve de beaucoup de courage.
La PAF leur a dit ce que France 3 a annoncé, à savoir qu’ils reviendraient demain à Montbé, mais M. Musanovic n’y croit pas...
Au journal local de FR3 à 19h (qu’on peut visionner sur internet par le site www.france3.fr, rubrique régions, franche-comté), il a été dit que la famille Musanovic était semble-t-il de retour à Montbé et que M.Musanovic aurait un mois pour régulariser sa situation au regard du travail !!! Mensonge préfectoral, apparemment !
L’expulsion prévue pour le 31 août à 14 heures n’a finalement pas eu lieu. Mais elle peut se produire à tout instant.
Pour protester contre la mise en rétention et la procédure d’expulsion de la famille MUSANOVIC, envoyer dès maintenant des mails :
Fax ministère: 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne 
*Région :* Auvergne <http://www.arf.asso.fr/index.php/regions/auvergne>
*Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère, sur son blog g@larrive.com

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Préfet du Doubs : bureau-du-cabinet@doubs.pref.gouv.fr fax Préf du Doubs : 03.81.83.21.82
services-du-SGAR@doubs.pref.gouv.fr
courrier@doubs.pref.gouv.fr
Sous-préfet de Montbéliard : Sous-Prefecture-de-Montbeliard@doubs.pref.gouv.fr 
fax Sous-Préfecture Montbéliard : 03.81.91.22.18
Faites circuler l’information, seule la mobilisation de tous peut maintenant les sauver de l’expulsion.

EVREUX : Mercy OVIASUYI n'a pas encore été expulsée !

Tirée de son lit (au centre de rétention de Oissel où elle avait été ramenée après l'échec d'une première tentative d'expulsion), ce matin 31 août, au petit jour, des policiers l'ont emmenée à Roissy où elle devait être "mise" au vol Air France de 10h25 à destination de Lagos.
Sans nouvelle d'elle depuis son départ du centre de rétention, nous redoutions que l'entêtement de la préfecture d'Evreux ait finalement eu raison de sa résistance et qu'elle ait été expulsée vers le Nigéria, avec le bébé (de père français) qu'elle porte en elle.
Vers 13h, nous avons été contactés par une personne de la Croix Rouge parisienne qui nous a informé que Mercy avait dû être hospitalisée puis prise en charge par une de leurs antennes à la suite d'un grave malaise.
Alors qu'elle avait été enfermée dans un local de l'aéroport de Roissy, en attente de son embarquement Mercy, très affectée par cette situation qu'elle venait déjà de vivre quelques jours auparavant, a fait un malaise dont la gravité a contraint les fonctionnaires de police à faire appel aux services médicaux.
Après qu'elle ait reçu des soins dans un hôpital elle était ramenée à l'aéroport quand un arrêté de fin de rétention administrative est arrivé de la préfecture de l'Eure ... Mercy était "libre".... Libre mais mal en point, si bien que les fonctionnaires de police l'ont confiée aux soins d'une antenne de la croix rouge avant de s'en aller.
Mercy est donc actuellement rendue à la liberté... mais dans quel état physique et psychologique ? Au nom de quoi peut-on justifier qu'on fasse prendre de tels risques et endurer de telles souffrances à une jeune femme et au bébé qu'elle attend ?
Mercy est "libre" mais pour combien de temps ? Elle peut-être arrêtée à nouveau à tout instant (comme nous en avons eu l'exemple récent sur Evreux) et remise en rétention ou expulsée directement.
Pourtant cette jeune femme et son enfant (de père français) ont droit à notre protection ... 
Cette forme de maltraitance doit donc cesser.
Dès que nous aurons d'autres nouvelles de Mercy nous vous tiendrons informés.

Contacts :
Collectif Etrangers-Français pour l’Egalité des Droits (CEFED27) : cefed27@wanadoo.fr
membre du Collectif de l’Eure de soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et jeunes Majeurs scolarisés sans papiers.collectifwym@wanadoo.fr

à bientôt, 

MR
getmr@wanadoo.fr
01/09/2007
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Publié dans : Droit de l'homme, Etranger, Politique | le 2 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

La fusion est prête…..

Le richissime propriétaire belge de Suez, Albert Frère, peut dire « merci qui »……à votre avis…..?? Et les tarifs gaziers, que vont-ils devenir, à votre avis…??.

Fusion Suez-GDF :
les détails de l’accord

NOUVELOBS.COM | 02.09.2007 | 07:29

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Les dirigeants des deux entreprises et les représentants de l’Etat se sont mis d’accord samedi soir sur les modalités de la fusion. La participation de l’Etat sera de 35%.

Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet (Reuters)

Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet (Reuters)
 

Après avoir négocié toute la journée de samedi 1er septembre, les dirigeants de Suez, de Gaz de France et les représentants de l’Etat se sont mis d’accord en fin de soirée sur un schéma qui doit être soumis dimanche 2 septembre à l’approbation des Conseils d’administration de Suez et de GDF. Les deux entreprises fusionneront par absorption de Suez dans GDF avec une parité de un pour un. L’Etat sera actionnaire du nouvel ensemble à hauteur de 35%, ce qui lui permet de garder la minorité de blocage. Lorsqu’il était ministre des finances, Nicolas Sarkozy avait promis aux syndicats que la part de l’Etat serait de 40%, mais l’écart de parité entre les deux sociétés s’est accru ces derniers mois. En février 2005, quand Dominique de Villepin, alors Premier ministre, a annoncé la fusion, les deux sociétés avaient des valorisations identiques.

Céder l’environnement sans en perdre le contrôle

Aujourd’hui Suez vaut 54 milliards, et GDF 36 Milliards. La seule solution pour que ce mariage reste un mariage d’égaux, sans léser les actionnaires de Suez, étaient de faire maigrir Suez, et donc de l’amputer de l’une de ses activités. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a demandé à Gérard Mestrallet de se séparer du pôle Environnement de Suez (ex-Lyonnaise des eaux), valorisé aux alentours de 20 milliards d’euros.

Mais le patron de Suez a visiblement réussi à trouver une solution pour céder l’environnement sans en perdre le contrôle. « Tout est une question de sémantique », commente l’un de ses proches. Jeudi matin lors de la présentation des résultats, Gérard Mestrallet a insisté sur le fait que l’environnement devait rester dans le périmètre du groupe. Suez va donc proposer à ses actionnaires l’attribution de 66% du capital du pôle environnement par le biais d’une scission d’actions, ce que l’on appelle dans le jargon un « spin off ».

Pacte d’actionnaires

Rebaptisé GDF-Suez, le nouvel ensemble conservera 34% de Suez Environnement, et en contrôlera de facto 48% en formant un pacte d’actionnaires, avec la Caisse des dépôts, Areva, Albert Frère et le Crédit agricole, qui sont actuellement les actionnaires de référence de Suez. Par ce moyen, l’environnement prétend se protéger, dans un premier temps au moins, des appétits que de nombreux groupes ont manifesté à son égard, comme Veolia, ou François Pinault.

Last but not least, les questions de gouvernance ont également été réglées. Gérard Mestrallet sera président du nouvel ensemble, et fera tandem avec Jean-François Cirelli, actuel pdg de GDF, qui deviendra vice-président du groupe fusionné. Yves Colliou, Jean-Marie Dauger, Jean-Pierre Hansen et Gérard Lamarche seront directeurs généraux adjoints.

Odile Benyahia-Kouider

(journaliste à Challenges, groupe Nouvel Observateur)

Publié dans : Economie, Energie | le 2 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sarko Maltaise et la Turquie….

Adhésion de la Turquie: Sarkozy joue habilement la montre

 

C’est un petit bijou de rhétorique byzantine que les paragraphes dédiés à l’avenir de la Turquie dans l’Europe prononcés par Nicolas Sarkozy lors de son discours de politique étrangère lundi devant un parterre d’ambassadeurs.

La variété des interprétations en témoigne: du « ni un changement, ni une inflexion, mais un autre ton », de Patrick Devedjian, au « M. Sarkozy s’inscrit dans le camp des chefs d’Etat et de gouvernement qui pensent qu’un jour la Turquie pourra faire partie de l’Union Européenne », de Pierre Moscovici, en passant par le trouble des eurocrates, qui émettent des doutes sur la volonté d’ouverture du Président sur ce dossier brûlant, même si la Commission a salué son initiative.

Nicolas Sarkozy a en effet annoncé que « la France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent ». Mais il a posé deux conditions.

  1. Les chapitres ouverts doivent être « compatibles avec les deux visions possibles de l’avenir de leurs relations: soit l’adhésion, soit une association aussi étroite que possible, sans aller jusqu’à l’adhésion. Cela concerne trente chapitres sur les trente-cinq engagés en octobre 2005.
  2. Un comité de réflexion doit être mis en place sur le projet européen: « Quelle Europe en 2020-2030 et pour quelles missions? », avec un rapport à rendre avant les élections européennes de juin 2009.

Sarkozy a deux grands points communs avec le Premier ministre turc, Recep Tayip Erdogan: le pragmatisme et l’habilité. Un problème qui ne peut se résoudre se contourne. C’est l’option choisie par Nicolas Sarkozy, coincé entre ses promesses électorales et ses convictions personnelles d’un côté, la réalité politique et économique de l’autre.

Alors quelle issue? Dans un éditorial paru dans le Turkish Daily News le22 mai, Cengiz Aktar, directeur du Centre des études européennes de l’université de Bahcesehir à Istanbul, avait proposé 2023 comme horizon pour l’adhésion. Soit l’année du centième anniversaire de la république de Turquie. Attendre jusqu’à cette date a aussi l’avantage de donner du temps au temps, l’adhésion soulevant trop de polémiques en Turquie et au sein de l’Union.

C’est, à mon avis, ce sur quoi Nicolas Sarkozy, a souhaité rebondir. Son initiative a fait souffler un vent d’apaisement, et va relancer la dynamique entre la Turquie et l’Union, sur la base acquise des trente chapitres.

Quand aux cinq chapitres restant à examiner pour finaliser l’adhésion, il est notoire que les négociations en cours avancent très lentement. L’ouverture des négociations date d’octobre 2005, et à ce jour, les résultats, comparés à ceux atteints par la Slovénie par exemple, sont plutôt minces: un chapitre clôturé (science et recherche), trois chapitres en cours (entreprise et industrie, statistiques, contrôles financiers) et huit chapitres gelés, suite au refus du gouvernement d’Ankara d’ouvrir ses ports et aéroports aux bateaux et avions de la république de Chypre.

L’ouverture et la clôture de trente chapitres pourront donc prendre … quelques années: cinq ans c’est un minimum, dix ans ou plus parait plus réaliste. Et dans dix ans, Nicolas Sarkozy, à supposer qu’il soit réélu, sera au terme de son second quinquennat.

Je lance les paris que les discussion sur les cinq chapitres finaux, qui vont réellement poser la question de l’adhésion pleine et entière de la Turquie à l’Union européenne, n’auront pas lieu sous le ou les quinquennats de Sarkozy: il a réussi ainsi à évacuer cette épineuse question du champ de sa politique étrangère. Un président byzantin, donc très habile.

 

 

Publié dans : Politique | le 1 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sarko I visite « son bon peuple »….

Sarkozy, en tête de gondole, sur le terrain du pouvoir d’achat

Le chef de l’Etat est allé à la rencontre de consommateurs, vendredi, dans un supermarché des Yvelines, en présence de Michel-Edouard Leclerc.

Par Alain Auffray

QUOTIDIEN : samedi 1 septembre 2007

Eternel candidat à l’affection des Français, Nicolas Sarkozy est allé chercher vendredi, dans un hypermarché de banlieue, sa dose de sourires admiratifs, de félicitations et d’encouragements. Il a été servi : une admiratrice lui a offert… trois grands pots de Nutella. Un client, plus gourmand, a préféré garder son pot pour lui et faire signer un autographe sur l’étiquette.

Après les patrons, les consommateurs. Jeudi, à l’université d’été du Medef, le Président avait envoûté les chefs d’entreprises en promettant de les libérer des carcans juridiques et administratifs. Au Leclerc de Bois-d’Arcy (Yvelines), accompagné de Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation, voilà qu’il s’engage à « tout faire» pour redonner «le maximum de pouvoir d’achat aux Français».

Accueilli par un Michel-Edouard Leclerc rayonnant – «on n’est pas les plus mauvais sur les prix, le Président le sait», glisse fièrement le patron des hypers -, Sarkozy a, pendant près d’une heure, serré les mains des consommateurs, embrassé les consommatrices et posé devant des centaines de téléphones portables. De rayon en rayon, déplaçant dans son sillage une cohue péniblement contenue par un service d’ordre sur les dents, il enchaîne les interlocuteurs. Beaucoup lui ressortent ses slogans de campagne. «Faut bosser, vous avez raison. Grâce à vous, j’ai l’espoir» , lance un homme. «On m’a mis à la retraite, mais je me sens encore jeune, je veux travailler», dit un autre. A une dame qui raconte qu’elle a été victime «d’un Roumain», le Président assure que «grâce aux peines planchers», son agresseur sera châtié comme il le mérite.

Tel le monarque touchant les écrouelles, Nicolas Sarkozy donne espoir, à défaut de guérison, aux nombreuses personnes qui confient leurs souffrances. «Ça va s’arranger», dit-il à la jeune femme en larme qui, tremblante d’émotion, demande de l’aide pour ses parents handicapés. Un jeune ex-pompier souffrant de sclérose en plaques est invité à écrire à l’Elysée.

Rayon fournitures scolaires, le magasin affiche les prix 2006 et 2007 des 30  «articles de base». Pas d’augmentation, à en croire ce bilan. Michel-Edouard Leclerc se dit «très impressionné» par «le volontarisme» du chef de l’Etat, «par sa manière de s’approprier les sujets : en vingt-cinq ans de distribution, je n’avais jamais vu ça».

Comme s’il fallait tout de même justifier sa fringale de bains de foule, Sarkozy souligne qu’ «un chef d’Etat digne de ce nom doit aussi aller au contact des gens, […] rester sur le terrain, c’est indispensable. J’ai voulu venir ici, où les Français font leurs courses avant la rentrée des classes. J’irai partout où il y a des difficultés, pour écouter, dialoguer».

Prochain rendez-vous avec «les gens», mardi pour la rentrée, dans un établissement scolaire de Blois. Trois jours sans terrain : le Président tiendra-t-il ?

L

Publié dans : Politique | le 1 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

C’est la rentrée….

Editorial

Evénement

Déminage

Par didier pourquery

QUOTIDIEN : samedi 1 septembre 2007

 

Quand même… Sur ce dossier-là, le Président a bien voulu laisser la vedette à son Premier ministre. Il faut dire qu’à quelques jours de la rentrée scolaire le blues des profs s’installe et menace de se muer en grogne. Le communiqué commun des quinze organisations d’enseignants, d’élèves et de parents rendu public jeudi, promettant une «initiative» pour contester les 11 200 suppressions d’emplois dans l’Education nationale, sonnait comme un avertissement. François Fillon, qui connaît bien ce dossier, est donc monté au créneau pour annoncer des consultations, discussions et autres négociations. Le Premier ministre, qui avait provoqué un mini séisme avec son ballon d’essai sur le service minimum dans l’Education nationale, s’est montré vendredi tout miel et souriant. Tout heureux aussi : c’est lui qui installera la fameuse commission pour la refondation de la condition enseignante, dans laquelle siégera Michel Rocard. Il peut donc laisser à son ministre Xavier Darcos le rôle du dur qui va répétant que «rajouter sans cesse des moyens» n’est pas la solution et qui souligne les «résultats moyens voire médiocres» de notre système. François Fillon, lui, se contente de fixer le cap de 100 % d’élèves maîtrisant le «socle commun», 80 % de bacheliers et 50 % de titulaires de la licence dans une tranche d’âge. Des objectifs quantitatifs, ça ne mange pas de pain ; il se trouve toujours une commission ou une étude pour en contester un jour ou l’autre la pertinence. Et puis Fillon avait vendredi un autre atout dans sa manche : l’annonce d’une prochaine lettre de Nicolas Sarkozy aux enseignants pour leur «témoigner de son soutien» et «livrer sa conception de l’école». Une perspective qui réjouira certainement les profs…

 

Publié dans : Education | le 1 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Suez/GdF: c’est parti…..

 

Les discussions entre Suez et l’Elysée sur la création d’un géant énergétique semblent sur le point d’aboutir.

Par AFP

LIBERATION.FR : vendredi 31 août 2007

 

Les négociations ne sont pas terminées, mais tout porte à croire que le gouvernement pourrait annoncer dès lundi la fusion entre le groupe privé d’énergie et d’environnement Suez et le groupe public Gaz de France. Selon le site de l’hebdomadaire Le Point, ce n’est plus qu’une question de jours. Des «sources proches du dossier» interrogées par l’AFP confirment la probabilité d’un accord en début de semaine.

Hier jeudi, le président de la République Nicolas Sarkozy a demandé à Suez de se spécialiser dans l’énergie, c’est-dire de céder tout ou partie de son pôle environnement (eau, propreté). «J’ai proposé à Suez de fusionner ses activités énergétiques avec Gaz de France et de constituer un grand groupe de gaz et d’électricité à la dimension du marché européen dont l’Etat sera l’actionnaire», a-t-il dit lors de son discours à l’université d’été du Medef.

Gérard Mestrallet, PDG du groupe Suez, aurait proposé une cotation partielle du pôle environnement, dans une lettre transmise à l’Elysée le 21 août. Ce qui diminuerait la valeur globale de Suez, sans que le groupe perde le contrôle de ces activités. Selon le site du quotidien La Tribune, il aurait proposé une « cession partielle » du pôle.

Pour l’Etat, l’impératif est double : satisfaire les actionnaires tout en en veillant à ce que l’Etat détienne toujours une minorité de blocage (supérieure à 33%) dans la nouvelle entité. Le projet de fusion bute en effet sur une différence de valorisation entre les deux groupes, qui s’est accentuée au profit de Suez depuis le lancement du rapprochement en février 2006. Suez pèse actuellement 53 milliards d’euros de capitalisation boursière (sur la base du cours de clôture de jeudi) et GDF près de 35 milliards.

Le projet initial prévoyait l’échange d’une action Suez contre une action GDF, plus le versement d’un dividende exceptionnel d’un euro aux actionnaires de Suez. Or l’action Suez vaut désormais environ 5 euros de plus que celle de GDF, et cet écart risque de dissuader les actionnaires de Suez de soutenir l’opération.

Lie

Lie

Publié dans : Economie, Energie | le 31 août, 2007 |Pas de Commentaires »
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