Du rififi au MEDEF………

Laurence Parisot s’attaque aux barons de la métallurgie

Du rififi au MEDEF......... dans SOCIAL file_313262_167284

UIMM. La présidente du Medef critique l’indemnité versée à Denis Gautier-Sauvagnac.

RENAUD LECADRE et FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : lundi 3 mars 2008

La guerre est déclarée entre la présidente du Medef et les dirigeants de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), principale fédération de l’organisation patronale. Après la révélation du versement à l’ex-président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen en janvier dans l’affaire des 19 millions d’euros de retraits en liquide opérés sur les comptes de l’UIMM entre 2000 et 2007, d’une indemnité de départ de 1,5 million d’euros, Laurence Parisot «ne décolère pas». Elle l’a dit samedi en direct sur France 2. «Ces mecs-là sont hors du réel», confiait-elle aussi hier à Libération, après avoir déclaré dans une interview au Journal du dimanche : «Octroyer de tels avantages dans de telles circonstances, c’est méprisant et méprisable, c’est une pantalonnade. Ce comportement est grossier».

Sur le même sujet

Rendez-vous.Réplique immédiate de Gautier-Sauvagnac par la voix de son avocat Jean-Yves Le Borgne : la réaction de Laurence Parisot est «insultante», elle aurait intérêt à «garder son sang-froid». Le nouveau président de l’UIMM, Frédéric Saint-Geours, qui avait donné son accord pour rencontrer Laurence Parisot dès 8 h 30 ce matin, lui a fait sèchement savoir hier que ce rendez-vous était annulé. Les dirigeants de l’UIMM, qui se réunissent aujourd’hui, ne pardonnent pas à Laurence Parisot de s’être adressée directement à leurs adhérents, en les appelant à se joindre au Medef pour exiger «plus de transparence et d’éthique».

En négociant avec l’ex-président son indemnité de départ, les dirigeants de l’UIMM ont de fait acheter «une clause de silence» sur l’utilisation des 19 millions d’euros, contre des assurances financières. Le risque pour Gautier-Sauvagnac étant moins une condamnation pénale qu’un redressement fiscal personnel énorme.

Cette clause de silence est un grand classique des affaires de caisse noire : dans le dossier de la Sages, Michel Reyt, collecteur de fonds pour le PS, avait également refusé de livrer des noms de camarades. Il se débat depuis dans des redressements fiscaux colossaux. En assumant par avance toutes les futurs ardoises fiscales, l’UIMM a bel et bien acheté le mutisme de son ex-président.

«Abcès». Manifestement décidée a en finir avec ces pratiques, la présidente du Medef assure avoir reçu en deux jours «des centaines de messages de petits patrons indignés» par le parachute octroyé à Denis Gautier-Sauvagnac. Elle est soutenue par deux organisations patronales, Ethic et Croissance plus, dont le président, Geoffroy Roux de Bézieux, lui demande de «purger une fois pour toutes l’abcès de l’UIMM».

Côté gouvernemental, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, s’est dit «terriblement choqué» par l’attitude de l’UIMM et soutient le Medef. Laurence Parisot doit être reçue ce matin par François Fillon, lors d’un rendez-vous fixé avant que l’affaire n’éclate.

Lie

Publié dans : SOCIAL | le 3 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Sondage: dégringolade confirmée de « Bling Bling »…

L’image de Nicolas Sarkozy se dégrade. 74 % des Français estiment qu’il «ne se contrôle pas assez», selon notre sondage LH2.

Nathalie Raulin

QUOTIDIEN : lundi 3 mars 2008

Nicolas Sarkozy a commis l’impardonnable : propulsé à l’Elysée, il est resté lui-même. Impérieux certes. Mais impulsif et tapageur. Fascinés un temps par la folle énergie du candidat UMP, les Français redoutent aujourd’hui l’erreur de casting. Pour eux, Sarkozy, c’est trop de luxe (de yacht, de jet, de cadeaux égyptiens), trop de beautés (de Cécilia, de Carlita) et pas assez de calme.

«Trop direct». Selon une enquête LH2 pour Libération, la défiance vis-à-vis du chef de l’Etat a battu un nouveau record, Nicolas Sarkozy ne recueillant fin février que 37 % d’opinions positives, soit une dégradation de 4 points par rapport à début février et de 17 points par rapport à début janvier. A contrario, les opinions négatives culminent, elles, à 59 %. Ce discrédit est sensible dans toutes les catégories politiques et sociales – à l’exception du cercle étroit des sympathisants UMP – et son ampleur est sans précédent.

Au regard des résultats de l’enquête LH2, l’impopularité du chef de l’Etat tient d’abord à sa façon d’être : ce que les Français reprochent avant tout à Nicolas Sarkozy, c’est qu’il ne fait pas, ou du moins pas assez, Président.

Les scores sont sans appel. 74 % des personnes interrogées estiment ainsi que le chef de l’Etat «ne se contrôle pas assez», 66 % lui reprochant d’être «trop direct avec les gens». Le «casse toi, pauv’con» dont Nicolas Sarkozy a gratifié un visiteur du Salon de l’agriculture qui refusait de lui serrer la main a ébranlé jusqu’à ses partisans : 65 % des sympathisants de l’UMP regrettent son manque de sang-froid.

Les craintes que les dirigeants du parti présidentiel exprimaient en coulisses la semaine dernière se trouvent de facto validées : la repartie du Président a bel et bien fait des dégâts jusque dans l’électorat de droite. D’autant plus qu’elle a brisé net la contre-offensive lancée quelques jours plus tôt par le gouvernement sur le thème du «trop c’est trop», qui, s’appuyant sur l’affaire du SMS, campait Nicolas Sarkozy en victime innocente de l’acharnement de médias «charognards», selon l’expression de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade.

Exhibitionnisme. Outre l’absence de contrôle, l’opinion épingle avec la même vigueur l’exhibitionnisme de Sarkozy : 73 % des personnes interrogées considèrent aujourd’hui que le président de la République «affiche trop sa vie privée», contre 63 % début janvier. A l’évidence, les récents efforts de discrétion du couple présidentiel n’ont pas permis de redresser la barre : les Français gardent en travers de la gorge les rebondissements de la «love story» élyséenne, entre flirt égyptien coûteux, voyages officiels goujatement expédiés (en Inde), remariage express et apparitions médiatiques répétées de la nouvelle première dame.

Le directeur des études politiques de l’institut LH2, François Miquet-Marty, analyse : «Ces deux critiques [sur le calme et sur la vie privé, ndlr] font mouche parce qu’elles induisent, chacune sur son registre, l’idée d’une inadéquation entre l’homme et sa fonction.» Ainsi, plus de la moitié des Français (55 %) estiment que Nicolas Sarkozy ne «respecte pas suffisamment» la fonction présidentielle. Plus grave, pour 54 % d’entre eux, ce ne sont pas les choix ou la stratégie du chef de l’état qui sont en cause, mais bien sa «personnalité».

Cette disqualification de l’homme est d’autant plus sévère qu’elle se nourrit des désillusions populaires. Les Français doutent désormais de l’efficacité des politiques engagées sur deux thèmes clés, l’augmentation du pouvoir d’achat (71 %) et la réduction du chômage (60 %). Seul bon point : la lutte contre l’insécurité, toujours perçue comme efficace (53 %). En clair, les Français aimaient Sarko, mais place Beauvau.

Lien

Publié dans : SONDAGES | le 3 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Prémonition……??

Pour Léotard, le quinquennat «va mal finir»

N.R.

QUOTIDIEN : lundi 3 mars 2008

Demain sort en librairie un pamphlet au titre éloquent contre l’action et le style du chef de l’Etat: Ça va mal finir, signé François Léotard. L’ancien ministre centriste y dit sa déception face aux choix économiques, son incompréhension à voir la chronique élyséenne s’alimenter des «intermittences du cœur sous les ombrage de la Lanterne» et des «escapades à Saint-Tropez», mais aussi son inquiétude entre réception «des cancres du passage en terminale de la démocratie» (El-Assad, Kadhafi…) et stigmatisation des étrangers. Léotard s’effraie de la conception quasi monarchique qu’a Sarkozy du pouvoir : «Il semble que notre président n’ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme», écrit-il. Hier, dans un entretien à Nice-Matin, il précisait : «Il y a un manque de pudeur, une faute sur l’usage du droit et des institutions, du Parlement et de la justice. Certains, qui comme moi ont voté Sarkozy, sont dans un état d’exaspération qui, je le crois, peut finir dans la rue

Publié dans : Politique | le 3 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Crise de régime…….déjà….??

Politiques

Éditorial

Pathologie

Laurent Joffrin

QUOTIDIEN : lundi 3 mars 2008

Quand on juge un chef de l’Etat, on pose en général la question suivante : est-ce un bon président, ou un mauvais ? Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy innove. A son propos, on se demande désormais : est-ce un président ? Notre sondage est formel. Tel qu’on le voit aujourd’hui, tel qu’il se comporte en public, tel qu’il agit au jour le jour, Nicolas Sarkozy ne paraît plus adapté à la fonction qu’il occupe. Incroyable évolution. Il y a un an, les Français ont écarté Ségolène Royal parce qu’ils ne la croyaient pas faite pour l’Elysée. Et voici qu’aujourd’hui celui qu’ils ont plébiscité se retrouve frappé de la même condamnation. Cette situation est sans précédent. C’est en effet l’homme, et non telle ou telle de ses décisions ou de ses ambitions, qui est en cause. Or l’homme est là pour quatre ans, quoi qu’il fasse ou presque. A ce stade, on ne voit que deux évolutions possibles. Les Français, comme souvent, peuvent encore changer d’avis. Corrigeant son style, modifiant sa pratique du pouvoir, obtenant des résultats tangibles, le Président peut redevenir… présidentiable. Auquel cas nous aurons vécu un épisode incongru, inquiétant à beaucoup d’égards, mais fugitif. Mais si sa nature, du moins celle que perçoivent les électeurs et les observateurs, garde le dessus, s’il pense pouvoir surmonter l’obstacle par les mêmes moyens qui l’ont mené à l’Elysée, la défiance a toutes les chances de s’accroître. Alors la légitimité spontanée qui s’attache au président élu par les Français s’étiolera. Cette pathologie politique porte un nom : la crise de régime.

 

Publié dans : Politique | le 3 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

« Le Monde » communique…..

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy a continué de baisser après son algarade très médiatisée avec un visiteur au Salon de l’agriculture, selon un sondage LH2-Libération  à paraître lundi 3 mars : 37 % des sondés ont une opinion positive du chef de l’Etat, en baisse de quatre points par rapport au mois dernier, et 59 % (+ 4) en ont une opinion négative. Le pourcentage des sans opinion reste stable, à 4 %. 

if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD(‘x40′)} else {OAS_AD(‘Middle’)}

Publié dans : SONDAGES | le 2 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Vite, vite, un balai……

Parisot veut faire le ménage au Medef

Vite, vite, un balai...... dans Economie file_313127_143528

Après la révélation vendredi des indemnités de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, la patronne des patrons veut faire le ménage.Le président de l’Unedic démissionne. Gautier Sauvagnac appelle Parisot au sang froid

Eliane Patriarca

LIBERATION.FR : samedi 1 mars 2008

La présidente du Medef Laurence Parisot, sous forte pression après la révélation des indemnités de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, a décidé de faire le ménage. Le président de l’Unedic, Michel de Virville, un des dirigeants de l’UIMM, a démissionné hier.

Sur le même sujet

Après un silence de deux jours, la patronne des patrons, interrompant ses vacances, a tranché: « je demande solennellement à tous les membres de l’UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef de remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef », dit-elle dans un entretien au Journal du Dimanche

Sont concernées notamment « l’assurance-chômage et l’Agirc », la caisse de retraite complémentaire des cadres. « Pour la première, Michel de Virville m’a spontanément proposé sa démission, et je salue son geste », ajoute-t-elle.

« Trop, c’est trop. Je ne décolère pas », a lancé Laurence Parisot sur France 2. « Ca abîme l’image des entreprises, du Medef, mon image », a-t-elle insisté, en dénonçant un comportement « méprisant et méprisable ».

L’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) a confirmé jeudi que son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac, avait négocié une indemnité de départ de 1,5 million d’euros, ainsi que la prise en charge par l’organisation patronale des conséquences fiscales de l’affaire des retraits de fonds suspects des caisses du patronat de la métallurgie.

Ces négociations ont été conduites par Michel de Virville, membre du bureau de l’UIMM. Secrétaire général de Renault, il avait été désigné en janvier par le Medef pour prendre la présidence de l’Unedic.

Laurence Parisot l’avait aussi nommé à la tête de la commission des relations du travail du Medef.

Le président de l’Agirc est Dominique de Calan, directeur général adjoint de l’UIMM, placé mi-février en garde à vue dans l’affaire des retraits suspects de l’organisation patronale. Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir conclu des accords similaires à ceux de Denis Gautier-Sauvagnac.

L’ancien président de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac a appelé aujourd’hui  la présidente du Medef à « garder son sang-froid » et s’est étonné de sa « véhémence » sur l’affaire de ses indemnités de départ, a déclaré son avocat à l’AFP.

« Denis Gautier-Sauvagnac s’étonne de la teneur et de la véhémence des déclarations de la présidente du Medef », a indiqué Me Jean-Yves Le Borgne dans une déclaration lue à l’AFP.

Denis Gautier-Sauvagnac « s’interroge sur les réelles motivations d’une véhémence qui ne sert pas la cause de l’entreprise mais jette la confusion dans les esprits et tend à diviser au lieu de rassembler », a affirmé Me Le Borgne, rappelant que son client « a toujours agi avec probité depuis 15 ans à l’UIMM comme au Medef ». `

Publié dans : Economie | le 2 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Appel aux électeurs seine et marnais….

J’invite tous les lecteurs concernés par les élections qui vont se dérouler Dimanche prochain, à visiter le blog suivant…..et à le consommer sans aucune modération….

www.autreux2008.com

Publié dans : Politique | le 2 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

France-Allemagne: de l’eau dans la bière…

FRANCE-ALLEMAGNE •  Une amitié mise à mal
Avec une retenue tout apparente, la Süddeutsche Zeitung de Munich détaille les raisons de la mauvaise passe que traverse le couple franco-allemand. La responsabilité en revient pour l’essentiel au président français, qualifié de « vantard » et d’ »égoïste ».

Le président français traverse une période difficile, il est donc peu enclin à penser à l’Allemagne. Les sondages sont pour lui plus catastrophiques l’ont jamais été pour aucun de ses prédécesseurs au terme de leur première année d’exercice. Comme il veut s’occuper de tout, il commet des erreurs. Ne parvenant pas à maîtriser son caractère, il lui arrive de baisser la garde. Les municipales ont lieu en France le mois prochain, et le chef de l’Etat s’efforce de reconquérir ses électeurs déçus. C’est pourquoi les voyages en province sont, pour le moment, plus importants pour lui qu’une visite en Bavière : il ne rencontrera pas Angela Merkel à la mairie de Straubinger.

La chancelière et le président avaient prévu un rendez-vous le 3 mars prochain, mais Sarkozy s’est excusé, implorant à demi-mot la compréhension de Berlin. En revanche, il se rend en Afrique. L’Allemagne, pour l’heure, semble l’ennuyer. La vitalité sarkozienne lui permettra, il est vrai, de croiser la chancelière à l’occasion du CeBIT [salon des technologies de l'information et de la bureautique – du 4 au 9 mars 2008] de Hanovre.

Un moment, on a pu croire que la rencontre franco-allemande [dite "de Blaesheim", car la première de ces rencontres régulières s'est tenue en 2001 dans cette ville du Bas-Rhin] avait été rendue impossible par des difficultés d’emploi du temps. Mais Sarkozy est prêt à se libérer par tous les moyens quand il estime qu’un rendez-vous est important. C’est ce qui rend ce désistement bien étrange. Il entretient avec Angela Merkel en particulier et avec l’Allemagne en général une relation difficile.

L’Allemagne et la France se hérissent mutuellement. Si, en Allemagne, on exprime de la frustration face à ce président, les sentiments de Sarkozy vis-à-vis du partenaire d’outre-Rhin frisent une indifférence ostensible. Le président affiche son égoïsme, et un refus vient rarement seul : le fait qu’il ait ordonné à sa ministre de l’Economie Christine Lagarde de l’accompagner [ce 28 février] dans le village – certes charmant – de Saint-Bonnet-de-Rochefort et d’annuler ainsi une rencontre prévue de longue date avec [le ministre de l'Economie et des Finances allemand] Peer Steinbrück est un affront. Même les porte-parole, habituellement diserts, peinent à ne pas reconnaître la gravité de l’événement.

Tout semblait pourtant prometteur, quand Nicolas Sarkozy, immédiatement après sa prise de fonctions, s’était rendu à Berlin. Enthousiaste, il avait assuré que « pour la France, l’amitié franco-allemande est sacrée », et que « rien ne peut remettre cette amitié en question ». Dix mois plus tard, on s’aperçoit qu’il ne s’agissait que d’une entente de façade.

Sarkozy a un penchant pour les grandes déclarations et se vante volontiers, ce qui suscite l’indignation d’une chancelière qui, en comparaison, pratique volontiers l’autocritique. Sarkozy se vante quand il brandit le sauvetage de l’Europe comme une décoration parce qu’il a fait adopter le minitraité de l’UE avec brutalité, aggravant une crise provoquée d’ailleurs à l’origine par la France. Récemment, il a réussi à exaspérer pour longtemps les Allemands avec son projet d’Union de la Méditerranée voué à l’échec.

Une entente entre Sarkozy et Merkel ne semble donc pas en vue sur le plan émotionnel, et encore moins sur le plan politique. Ce n’est pas en s’embrassant sur les deux joues que l’on compense l’absence de cordialité. La relation franco-allemande ne prospérera de nouveau que lorsque Sarkozy aura surmonté son malaise sur la scène intérieure.

Gerd Kröncke
Süddeutsche Zeitung
Publié dans : Politique | le 1 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

« Merci patron, merci patron, quel plaisir de travailler pour vous… »(les Charlots)

Turbulences au Medef après les réactions aux largesses accordées par l’UIMM à son ancien patron. Mis en examen, «DGS» a négocié son départ pour 1,5 million d’euros.

FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : samedi 1 mars 2008

Ambiance de crise vendredi au Medef, après la révélation par l’hebdomadaire Marianne des conditions dans lesquelles Denis Gautier-Sauvagnac a négocié, cher, son départ de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie). L’ex-président de la fédération patronale a été mis en examen en janvier pour avoir opéré d’importants retraits en liquide sur les comptes de l’organisation. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a interrompu ses vacances pour «analyser la situation et prendre les décisions qui s’imposeront».

Dans son édition en vente ce samedi, Marianne explique que l’UIMM a négocié le départ à la retraite de Denis Gautier-Sauvagnac – surnommé «DGS» – assorti d’une indemnité d’1,5 million d’euros. La fédération patronale aurait également promis de n’engager aucune poursuite à son encontre et de prendre en charge les frais d’une éventuelle condamnation. Dès jeudi soir, l’UIMM confirmait les faits ainsi que le montant de l’indemnité, en précisant qu’il s’agissait d’une «transaction signée début décembre pour mettre fin à un différend entre les deux parties». Quant aux frais suivant une hypothétique condamnation, l’organisation patronale précise que cela ne concerne que «les seules éventuelles conséquences fiscales». Le communiqué rappelle que le bureau de l’UIMM «avait aussi décidé fin octobre à l’unanimité de renoncer à toute action de quelque nature qu’elle soit comme à toute réclamation à l’encontre de Denis Gautier-Sauvagnac».

Donnant-donnant. Cette transaction entre l’UIMM et son ancien président, qui avait été maintenu dans les fonctions de délégué général adjoint avec une confortable rémunération, ressemble beaucoup à un donnant-donnant. «DGS» a toujours refusé de révéler qui étaient les bénéficiaires des 19 millions d’euros retirés en liquide sur les comptes de son organisation entre 2000 et 2007. Cet argent, a-t-il expliqué aux enquêteurs, a notamment servi à «fluidifier le dialogue social». Une formule qui fait peser le soupçon d’un financement occulte dont auraient pu bénéficier certains syndicats de la métallurgie, voire à titre individuel quelques-uns de leurs militants, pour signer des accords permettant aux entreprises de cette branche de bénéficier d’aides publiques.

Le deal serait simple : «DGS», 65 ans en mai, accepte de partir sans révéler qui étaient les destinataires de ces largesses. Du coup, comme le lui ont rappelé les enquêteurs, il risque d’être considéré comme le bénéficiaire. Mais, l’UIMM s’étant engagée à ne pas porter plainte contre lui, il ne risque rien. En échange, il touche 1,5 million d’euros, la fédération patronale s’engage à prendre à sa charge tous les frais, et elle assume la responsabilité de la gestion passée.

Pour la gauche, ces révélations à huit jours des municipales tombent à pic. «Ce genre de pratique, c’est l’omertà», a accusé vendredi le socialiste Benoît Hamon, pour qui le Medef doit «s’expliquer sur la manière dont ont été négociés le départ de Gautier-Sauvagnac et surtout son silence». «Il y a décidément quelque chose de pourri dans le royaume du Medef», a constaté le PCF. Le Modem n’est pas en reste : «Il y a quelque chose là-dedans qui n’est pas sain et qui ne tourne pas rond», a estimé sa vice-présidente, Marielle de Sarnez, qui juge ce parachute doré «hyper scandaleux». Même François Fillon s’est intéressé à l’affaire estimant que justice doit «faire son travail». Ajoutant : «S’il doit y avoir des sanctions, j’imagine que ces questions d’indemnités de départ seront revues.»

«Privilèges». Il arrive régulièrement aux grands groupes, notamment dans la métallurgie, de négocier à ce prix voire davantage le départ d’un cadre dirigeant. Que les patrons de la métallurgie utilisent, avec l’argent de leurs cotisations, les mêmes méthodes que dans leurs entreprises n’est pas surprenant. Mais, par ses fonctions, Gautier-Sauvagnac n’était pas tout à fait un dirigeant comme les autres. Il a ainsi été président de l’Unedic, dans le cadre de la gestion paritaire de l’assurance-chômage. La CGT, qui s’est souvent opposée à Gautier-Sauvagnac lorsqu’il négociait au nom du Medef, ne l’a pas oublié : «Les chômeurs dont les droits ont été sans cesse rabotés sous la pression de M. Gautier-Sauvagnac, apprécieront sans doute le niveau des privilèges personnels», commente la centrale, qui s’indigne de ce qu’«un responsable patronal mis en cause pour abus de confiance, travail dissimulé, recel d’abus de confiance se voit attribuer une indemnité équivalente à 1 250 Smic mensuels pour bons et loyaux services».

Mais la plus furieuse contre l’UIMM et Denis Gautier-Sauvagnac est la présidente du Medef elle-même, qui a souvent critiqué le montant exorbitant des parachutes dorés alloués à des dirigeants qui n’avaient pas toujours brillé par leurs résultats. Seulement, à part constater l’étendue des dégâts pour l’image des patrons, Laurence Parisot ne peut pas faire grand-chose. D’autant que les responsables de l’UIMM et son actuel président, Frédéric Saint-Geours, avaient pris soin de confier la transaction à Michel de Virville, qui vient d’être élu président de l’Unedic au nom du Medef. Or, Michel de Virville, secrétaire général du groupe Renault, est un des rares dirigeants de l’UIMM à travailler en confiance avec Laurence Parisot. Qui ne compte pas que des amis chez les patrons de la métallurgie.

Publié dans : Economie | le 1 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

« Un pour tous…tous pourris.. »…..(Coluche)

Clearstream : la police financière charge Villepin

QUOTIDIEN : samedi 1 mars 2008

Aux allures de scandale financier à son origine, l’affaire Clearstream a finalement pris un tour très politique. La preuve, l’accusation retenue par les policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif) dans un rapport de synthèse cité hier par le site MediaPart. Ainsi, concernant Dominique de Villepin, les policiers affirment que

l’ancien Premier ministre a voulu «empêcher Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de l’UMP en misant sur les délais qu’il [faudrait] à la justice pour démontrer que la mise en cause de Nicolas Sarkozy à travers les listings Clearstream n’était pas fondée». Les preuves avancées par les enquêteurs sont essentiellement des déclarations orales, ce qui pourrait être une faiblesse du dossier devant un tribunal. Elles montrent que Dominique de Villepin a caché à Nicolas Sarkozy, mais aussi à Michèle Alliot-Marie et à Jean-Pierre Raffarin, la circulation de listings susceptibles de mettre en cause de nombreuses personnalités. «Cette attitude correspond davantage à des démarches d’une personne qui souhaite à la fois ne pas apparaître et retarder le plus longtemps possible la manifestation de la vérité», écrivent-ils.

Lie

Publié dans : Politique | le 1 mars, 2008 |Pas de Commentaires »
1...12491250125112521253...1345

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente