Encore une pomme de discorde pour l’UMP…..

Hypermarchés : l’UMP divisée

Loi de modernisation de l’économie.

MURIEL GREMILLET

QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008

«Je pense que ce n’est pas foutu.» Nicolas Sarkozy cultive donc le langage populaire et la foi du charbonnier. Notamment sur la question du pouvoir d’achat et de son hypothétique amélioration. Hier, en déplacement à Vienne (Isère) dans une laiterie pour vendre la LME (loi de modernisation de l’économie), il a expliqué qu’il irait «chercher le point de croissance» qui manque à la France. «Il n’y a pas de fatalité», a-t-il ajouté devant des salariés et des commerçants de la région.

La fameuse loi, qui arrive devant l’Assemblée nationale fin mai, doit justement permettre de redonner du pouvoir d’achat aux Français en faisant baisser les prix par l’introduction de plus de concurrence dans la grande distribution. Mais elle doit aussi doper la croissance par des mesures sur le haut débit ou les PME en croissance. Voilà pour les principes. En fait, les choses risquent d’être un peu plus compliquées. Parce qu’il va falloir faire voter le texte par les parlementaires de la droite. Or, de nombreux députés, défenseurs des commerces de proximité sont d’ores et déjà partis en guerre contre une disposition de la loi qui permet d’installer des grandes surfaces de moins de 1 000 mètres carrés sans autorisation des communes et qui prévoit une division par deux des délais d’examen des demandes.

Ces députés craignent des abords de ville encore plus défigurés par des commerces «low-cost», comme l’explique un élu (UMP) rural. Hier le gouvernement a fait mine d’entendre cette demande. Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, a proposé une petite batterie de mesures assez techniques, ou comiques (comme une campagne de communication sur les vertus de l’épicier du coin), pour limiter l’impact de la LME. Les députés espèrent aussi ajouter des amendements d’ici vendredi qui pourraient durcir un peu les conditions d’installation. D’autres amendements devraient arriver, ce qui fait dire à Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, que la LME est le «premier vrai exemple de travail législatif en coproduction avec les députés». Notamment parce qu’un certain nombre de dispositions du rapport Attali sur la croissance ont été reprises par les députés de la majorité et seront intégrées au texte.

Néanmoins, la bataille est loin d’être gagnée. Surtout après la grosse bévue sur le texte OGM (lire pages 6 et 7). Surtout, certains députés souhaitent encore plus de libéralisation du commerce et espèrent aller au-delà sur la question des autorisations d’installation. Comme le propre rapporteur (UMP) de la loi, Jean-Paul Charié, qui rêve, clairement, de la fin pure est simple des autorisations d’installation pour 2009. «Depuis 1973, et la loi Royer, on oppose les grandes surfaces et les petits commerces, explique le député du Loiret. Or, il faut opposer les pratiques loyales et déloyales.» Un ferment de division de plus pour une majorité qui n’en a guère besoin.

 

Publié dans : Politique | le 14 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Claque ou couac…..?

La claque après les couacs

Face à l’hyperprésidence, des députés de l’UMP à bout.

ANTOINE GUIRAL et NATHALIE RAULIN

QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008

Quand plus rien ne marche… Nicolas Sarkozy s’est vu infliger hier après-midi un colossal camouflet par les députés de sa majorité. Ce texte symbole sur les OGM qui a déjà provoqué tant de remous dans les rangs UMP est emblématique de la défiance des parlementaires envers le locataire de l’Elysée.

 

Pour tenter de les calmer et de resserrer les liens avec eux, Nicolas Sarkozy avait reçu la semaine dernière les députés en grande pompe à l’Elysée. Il s’agissait justement pour lui de mieux mettre en perspective l’action gouvernementale et de désamorcer la grogne sur plusieurs textes à venir, comme la réforme des institutions ou la loi de modernisation économique. Mais comme d’habitude, la rencontre a tourné à l’exercice d’autosatisfaction du président de la République et au cours magistral sur son supposé génie politique. Au passage, il s’en est pris à son prédécesseur Jacques Chirac (ce que nombre de députés ont peu goûté) et à la presse, accusée de jouer le rôle de l’opposition. Une partie des élus présents en sont ressortis estomaqués, tandis que ceux qui voulaient être convaincus se sont beaucoup forcés pour dire qu’ils l’avaient été. Six jours plus tard, le résultat de cette séance de motivation des troupes est édifiant.

Les couacs se sont multipliés ces derniers mois au sein de la majorité qui, après avoir cru en la toute-puissance de Nicolas Sarkozy, déchante de jour en jour. La claque reçue aux élections municipales a fini de désacraliser un chef jusque-là encore respecté pour ses victoires électorales.

Divorce tacite. Certes, on ne peut voir dans cette affaire qu’un simple accident de majorité, similaire à celui que le Premier ministre socialiste Lionel Jospin avait connu au moment de l’adoption de la loi sur le Pacs, fin 1998. Mais le divorce tacite entre une partie des parlementaires de droite et le chef de l’Etat est en réalité beaucoup plus profond. Depuis mi-décembre, la crise de nerfs couve dans le groupe UMP sur le sujet des OGM. La campagne pour les municipales, sur fond de plongée de la popularité du chef de l’Etat, a dispersé les énergies mais n’a pas calmé les troupes. D’autant que dans le même temps, Sarkozy a multiplié les provocations en imposant le rapport Attali dans le débat public et lancé une réforme des institutions polémique pour les gaullistes.

A plusieurs reprises, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, ont tiré la sonnette d’alarme. La droite parlementaire n’en peut plus d’une hyperprésidence qui la foule aux pieds et prétend la transformer en machine à voter. Les sujets de discorde sont légion, sur la forme comme sur le fond : manque de disponibilité des ministres, projets de loi préparés sans concertation (notamment sur les OGM), usage quasi systématique par le gouvernement de la procédure d’urgence (une seule lecture par assemblée) depuis juin 2007, mesures annoncées à la va-vite et corrigées dans la tempête (carte famille nombreuse de la SNCF, allocations familiales…).

Face au mécontentement, Jean-François Copé s’est jusqu’à présent gardé de visser autoritairement le couvercle d’une cocotte-minute en surchauffe. Il n’en a ni les moyens ni la volonté politique. Lui-même a peiné à se faire accepter d’un groupe pléthorique et peuplé de députés rompus aux arcanes de l’Assemblée. Ecarté du gouvernement par Nicolas Sarkozy, Copé, qui se voit présidentiable, est par ailleurs dans un rapport de force permanent avec le chef de l’Etat. Pour venir à bout des couacs, il a proposé et récemment convaincu Sarkozy de jouer la carte de la «coproduction législative».

Pompiers. François Fillon a lui aussi été appelé à la rescousse. A maintes reprises, le Premier ministre a joué les pompiers lors des réunions de groupes ou des petits-déjeuners de la majorité. Sarkozy s’y est collé mercredi dernier. Avec le résultat que l’on a vu hier. Signe révélateur du malaise : un absentéisme désormais chronique sur les bancs de la droite.

Publié dans : Politique | le 14 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

« Bling Bling » fauché par les siens…..

Fronde

laurent joffrin

QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008

Nicolas Sarkozy voulait réévaluer le rôle du Parlement. Sa majorité vient d’exaucer ses vœux bien au-delà de ce qu’il souhaitait. C’est un revers symbolique majeur que vient d’essuyer le gouvernement dans l’affaire des OGM. Le ridicule ne tue pas et le texte peut encore triompher de la course d’obstacles procédurale que lui infligent les députés. Mais le Président doit constater qu’une partie de sa majorité est, politiquement – sinon génétiquement – modifiée par les mésaventures sondagières et électorales de son leader. Une partie de la base UMP est disséminée à la manière d’un plant de maïs transgénique lâché en plein champ. Une sourde opposition, incohérente à coup sûr, se manifeste contre la loi OGM, les uns la trouvant trop laxiste, les autres trop contraignante. Mais la défection parlementaire d’hier soir va plus loin qu’une simple mauvaise humeur pro ou antiécologique. L’Elysée n’avait pas ménagé ses efforts pour ramener la discipline dans une droite parlementaire de plus en plus frondeuse. Nicolas Sarkozy avait chapitré lui-même les élus censés le soutenir. Une semaine plus tard, la fronde reprend de plus belle, accueillie avec un sang-froid ambigu par Jean-François Copé, dont l’impavidité risque d’irriter un peu plus le Président. La droite se détourne de manière de plus en plus insistante de son chef, qui fulmine en vain devant tant d’ingratitude. Les OGM contaminent la vie politique majoritaire. La division menace la stratégie même des réformes. A terme, c’est tout le paysage national qui pourrait en être changé.

 

Publié dans : Ecologie | le 14 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

La biométrie en question…..

La biométrie se fiche de nous

Flicage. Dès juin 2009, les passeports français devraient comporter les empreintes de huit doigts, malgré l’avis négatif de la Cnil.

MARIE-JOËLLE GROS

QUOTIDIEN : mardi 13 mai 2008

Vous aussi, vous aurez bientôt droit à votre passeport biométrique. Son décret d’application vient d’être publié au Jou rnal officiel. Sans passer devant le Parlement ni suivre l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui s’en inquiète (lire ci-dessous). Ce nouveau passeport biométrique, disponible en juin 2009, va donc devenir obligatoire.

Quoi, ça ne vous ravit pas ? C’est vrai qu’on a un peu de mal à se reconnaître sur une photo numérisée. D’où cette nouvelle insulte : «Dis donc, t’as une de ces têtes ce matin, on dirait que t’es biométrique…» Mais il y a beaucoup plus préoccupant : la création d’une banque de données centralisée. La biométrie suit le chemin de la vidéosurveillance, en entrant chaque jour un peu plus dans nos vies. Son principe : identifier les individus à travers les particularités de leurs corps (empreintes digitales, iris de l’œil, contour du visage, etc.). Un petit côté James Bond à première vue, beaucoup moins séduisant dès que l’on comprend que toutes les polices du monde rêvent de constituer des bases de données des individus, et de les interconnecter.

Le problème d’une technologie, c’est toujours l’usage qu’on cherche à en faire. Au nom de la sécurité, est-il nécessaire de collecter des infos intimes sur tous, uniquement pour s’assurer qu’escrocs ou criminels ne passeront pas à travers les mailles du filet ? Retour sur une technologie qui inquiète autant qu’elle fascine.

Co mment ça marche ?

Les empreintes digitales, l’iris de l’œil, le contour du visage, celui de la paume, le réseau veineux, la voix, l’haleine, appartiennent au patrimoine biologique de chacun d’entre nous. Ces particularités recèlent donc tout un tas d’informations intimes qui permettent l’identification des individus, de manière plus ou moins fiable. A quoi servent-elles ? A limiter les cas d’usurpation d’identité, à contrôler qui les accès à un lieu ou un territoire, à surveiller les allers et venues. Ce qui nécessite la constitution d’une base de données pour les classer. Dans le cas d’un impératif de sécurité majeur (passeports, notamment), le procédé peut se comprendre, à condition d’être débattu. Mais en dehors de ce cas de figure, la question de fond reste toujours la même : le jeu en vaut-il la chandelle ?

Les ancêtres sécuritaires

Prenons les empreintes digitales. Autrefois, on imbibait d’encre un seul index et on le plaquait sur une carte d’identité. Sur le nouveau passeport ce sont carrément les empreintes de huit doigts qui seront numérisées. L’informatique a accéléré le mouvement. L’ordinateur mouline les données et compare les empreintes instantanément. Le FBI, par exemple, préparerait une gigantesque base de données biométriques. En collectant plusieurs éléments (empreintes des doigts et iris de l’œil par exemple), difficile pour de passer à travers les mailles du filet. Même quand on s’est ruiné en achats de postiches, voire en opérations de chirurgie esthétique.

A la cantine et au travail

De plus en plus d’entreprises ou de cantines scolaires cherchent à s’équiper de systèmes d’accès biométriques. «Ce développement est exponentiel» , souligne la Cnil. Après examen, elle a autorisé 494 dispositifs biométriques en entreprise en 2007, contre seulement 34 en 2005. Et à ce jour, 195 cantines scolaires possèdent déjà le leur. Le plus fréquent, c’est le contour de la main : vous posez votre paluche dans un lecteur et le système vous autorise à passer, ou pas. Dans ce cas-là, la machine ne fait que reconnaître votre main : elle ne la compare pas avec d’autres, ne farfouille pas dans une base de données. Il n’y a – a priori – pas vraiment de grave dérive possible. L’argument de vente, c’est de se débarrasser des badges ou des codes, qu’on peut toujours perdre ou oublier. Mais on peut imaginer que la collecte serve à identifier un élève qui mangerait deux fois de suite au réfectoire, ou celui qui n’aurait pas payé son trimestre. En 2005, des étudiants ont organisé la destruction de deux bornes biométriques dans la cantine d’un lycée de Gif-sur-Yvette (Essonne), ce qui leur a valu de la prison avec sursis. Dans l’entreprise, les dispositifs biométriques donnent accès à des sites sécurisés. Et servent de plus en plus souvent de pointeuse.

Pourquoi ça fait peur ?

Dans un monde de surveillance et de suspicions, la biométrie a la cote. Ses ardents ambassadeurs mijotent des cocktails mêlant ADN, biométrie et vidéosurveillance. Les défenseurs des libertés publiques (dont la Ligue des droits de l’homme et d’autres associations soucieuses des dérives liées à la multiplication des fichiers) s’en inquiètent depuis longtemps. Le mois dernier, une campagne nationale – «Dépassons les bornes» – a été organisée contre la biométrie. La constitution d’immenses bases de données, à l’échelle d’un pays, voire d’un continent ou de la planète, a de quoi préoccuper.

En outre, la biométrie est par nature une technologie intrusive puisqu’elle rattache la donnée biométrique à son porteur : c’est le corps qui permet l’identification. Pourtant, le grand public y est rarement sensible. Comme si la dématérialisation liée à l’informatique limitait les prises de conscience. Comme pour la géolocalisation (dont les bracelets électroniques), les réseaux sociaux (comme Facebook sur Internet), ou les moteurs de recherche (comme Google), qui permettent de savoir tant de choses sur les uns et les autres.

Publié dans : Droit de l'homme | le 13 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

La France et ses prisons……

Le gouvernement français donne une image tronquée et trompeuse des prisons»

Patrick Marest, porte-parole de l’Observatoire international des prisons :.

Recueilli par ONDINE MILLOT

QUOTIDIEN : mardi 13 mai 2008

Après Bahreïn, l’Algérie et la Suisse, c’est le tour de la France. A partir de demain, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU va se pencher sur la question du respect des droits fondamentaux dans notre pays, en applicant sa toute nouvelle procédure baptisée «examen périodique universel» (lire ci-dessous). Dans cette perspective, le gouvernement a été invité à rédiger un état des lieux. Une vingtaine d’associations ont également adressé des contributions. Parmi elles, l’Observatoire international des prisons (OIP), dont Patrick Marest est le porte-parole.

Vous êtes choqué par l’état des lieux rédigé par la France ?

Je ne sais ce qui est le plus choquant, des mensonges ou des omissions qui le rendent indécent. Il donne une image tronquée et trompeuse de la situation des prisons françaises. Par exemple, le gouvernement se vante de la création d’un contrôleur des prisons, alors que sa nomination n’est toujours pas intervenue six mois après le vote de la loi et qu’on va lui substituer un défenseur des droits des citoyens dont les prérogatives annoncées sont moindres.

Le gouvernement reconnaît quand même la surpopulation…

Il minimise le problème ! Face à cette réalité dramatique – hausse de 25 % du nombre de détenus depuis 2002, 7 détenus sur 10 souffrant de la surpopulation -,le gouvernement se contente d’affirmer que «des mesures sont prises pour tenter de remédier aux situations les plus critiques». Et il renonce à garantir l’encellulement individuel à ceux qui le souhaitent. «L’objectif fixé par le Parlement en 2000 puis en 2003 ne pourra être atteint à l’échéance du 13 juin 2008», lit-on dans une note de bas de page.

Le rapport évoque néanmoins des efforts pour les mineurs et une politique d’aménagements de peine.

Le gouvernement se félicite des nouveaux etablissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) en faisant comme si il ignorait le climat délétère qui y règne, la multiplication des accidents, la dérive sécuritaire.

En matière d’aménagements de peine, il oublie de préciser que plus de 88 % des condamnés sous écrou ne bénéficient d’aucune mesure d’aménagement et que le taux de libération conditionnelle a chuté de moitié entre 2002 et 2006.

Le gouvernement, enfin, ne donne aucune explication sur son refus de limiter la durée des placements à l’isolement, comme le réclame la Cour européenne. La future loi pénitentiaire «s’inspire largement des normes des règles européennes» conclut la France sans plus d’explications. Rien n’est moins évident pour qui a lu l’avant-projet de cette loi.

Publié dans : Non classé | le 13 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Terra Nova…..

Changer la donne

laurent joffrin

QUOTIDIEN : mardi 13 mai 2008

Gramsci avait raison. Les combats politiques se mènent d’abord dans le monde de la réflexion. Pour gagner la bataille des urnes, il faut d’abord gagner celle des idées. La victoire de Nicolas Sarkozy l’année dernière fut précédée d’une intense préparation intellectuelle qui a vu la droite animer la controverse sur les valeurs, les principes et les projets. Sur France Info la semaine dernière, François Fillon se félicitait, comme de son principal succès, d’avoir changé le paysage idéologique du pays en plaçant la gauche sur la défensive, qu’il s’agisse du débat sur le travail, sur l’insécurité ou sur la réforme sociale. La naissance d’un nouveau think tank à gauche, Terra nova, qui s’ajoute à d’autres instances de réflexion mais avec plus d’ambition, est ainsi un événement plus important qu’il y paraît. Un début de rééquilibrage peut en sortir, qui modifiera la donne politique et fournira à l’opposition une partie des munitions qui lui manquent.

 

A une condition toutefois. Sous la houlette de François Hollande, le PS s’est doté d’une nouvelle déclaration de principes, préalable à toute réflexion nouvelle. Mais il ne suffit pas d’admettre enfin officiellement que la socialisme français, à son tour, est devenu réformiste et qu’il se déploie dans le cadre de l’économie de marché. Il faut aussi montrer par quel moyen les progressistes entendent maîtriser cette économie de marché et comment ils veulent corriger les immenses injustices qui naissent du jeu spontané de la mondialisation. Programme vaste mais décisif…

Publié dans : Politique | le 13 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Merci qui………?

La Caisse d’épargne supprime 4500 postes pour amortir la banalisation du Livret A

A. S. avec AFP

QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008

C’était dans l’air depuis un certain temps, c’est désormais officiel. Les Caisses d’épargne vont supprimer 4 500 postes (sur un total de 52 000) d’ici à 2012. Une restructuration qui, affirme le groupe, s’effectuera «sans aucun départ contraint». «Cela se fera par la gestion des départs naturels et la favorisation de la mobilité fonctionnelle, du siège au commercial», a précisé samedi une porte-parole de la banque.

«Accélérateur». Cette annonce a été faite aux représentants du personnel mercredi lors d’un comité de groupe. La prochaine banalisation du Livret A, dont la commercialisation était jusqu’à présent la chasse gardée de la Caisse d’épargne et de la Banque postale, en est bien sûr une des raisons principales. «Nous avions déjà annoncé ces risques de suppression de postes. Tout cela participe d’un projet mis en œuvre depuis plusieurs années pour renforcer notre efficacité, qui s’est déjà traduit par des fusions de caisses [de 26 Caisses d’épargne à 21, ndlr], et par une informatique unique que nous aurons d’ici à 2012. Les contraintes dues à la banalisation du Livret A sont un accélérateur de ce projet», explique-t-on au siège du groupe.

Le projet de loi de modernisation de l’économie prévoit de généraliser au 1er janvier 2009 à toutes les banques la commercialisation du Livret A, une réforme imposée par Bruxelles. Fin janvier déjà, les syndicats avaient fait part de leurs inquiétudes en cas d’application à la lettre du rapport Camdessus, paru en décembre, qui préconisait cette réforme. Celle-ci pourrait, disaient-ils à l’époque, entraîner la suppression de 4 000 emplois. Le mois dernier, dans la Tribune, le président du directoire de la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse prédisait que cette réforme risquait de conduire à des dizaines, voire des centaines, de fermetures d’agences en France, certaines ne tenant que grâce à leur stock de livrets A.

Pactole. Pourquoi une telle excitation autour du Livret A ? C’est que ce produit d’épargne défiscalisé, à taux réglementé (3,5 %), bénéficie d’une grosse cote auprès des Français : plus de 45 millions d’entre eux en possèdent. Un pactole de 140 milliards d’euros pour les banques concernées.

Publié dans : Economie | le 12 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Nous aurait-on menti…………?

La journée de solidarité sert en partie à combler le trou de la Sécu»

Personnes âgées. Le représentant des directeurs de maisons de retraite s’inquiète :

Recueilli par ERIC FAVEREAU

QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008

Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), une fédération qui regroupe 1 800 directeurs de maisons de retraite et services à domicile, s’est peu à peu imposé comme l’interlocuteur des pouvoirs publics. En ce lundi de Pentecôte, journée de solidarité pour certains (cette journée est désormais à la carte), il fait le point sur la mobilisation de la société sur la prise en charge des personnes âgées. Et livre une version différente de celle de Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité qui affirmait samedi sur France Info que l’intégralité du produit de cette journée de solidarité allait bel et bien à qui de droit.

Vous allez travailler, vous, ce lundi de Pentecôte ?

Non. Pour moi, c’est un jour férié. Quant à la polémique sur ce jour de solidarité, ce qui nous importe, c’est que l’intégralité des crédits aille bien aux personnes âgées.

Et ce n’est pas le cas ?

Une partie du produit de la journée de solidarité sert à combler le déficit de l’assurance maladie au lieu de bénéficier aux personnes âgées.

Comment pouvez-vous dire cela ?

En 2007, la journée de solidarité, fixée alors au lundi de Pentecôte, a rapporté 2,2 milliards d’euros : plus de 1,3 milliard étant destiné aux personnes âgées et en particulier plus de 800 millions d’euros aux établissements d’accueil. Or, tous les crédits n’ont pas été dépensés, en 2007 comme en 2006, et l’Etat refuse de mettre ces sommes en réserve. 200 millions en 2006 et près de 400 millions en 2007 ont été ainsi intégrés dans l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’assurance maladie) pour 2008. Les chiffres sont clairs : en 2006, le quart du budget personnes âgées a servi à diminuer les budgets de l’assurance maladie et en 2007 cela risque d’être la moitié des sommes que l’Etat va détourner pour combler le déficit.

Mais il va y avoir l’apport des franchises médicales . Le Président a déclaré qu’un tiers de la somme serait alloué à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Est-ce le cas ?

Je suis, là aussi, très inquiet. Au conseil d’administration de la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) du 1er avril, on pensait que nous allions voir de nouveaux crédits abonder. Or, la réponse que l’on nous a donnée a été de nous dire que les crédits des franchises sont déjà dans le budget de la CNSA. Et que donc, le budget 2008, voté cet automne, contenait déjà l’apport futur des franchises. Il n’y a donc pas d’effet franchises, et aucune augmentation supplémentaire.

Vous en déduisez quoi ?

Aujourd’hui, les franchises ne servent pas à financer un nouveau plan, mais simplement à financer des plans décidés antérieurement. Le plan Alzheimer n’est que le recyclage des crédits et des plans antérieurs.

L’assurance maladie dit qu’il est encore trop tôt pour évaluer le montant rapporté par les franchises…

On ne nous a pas répondu cela. On nous a dit qu’il n’y aurait pas de crédits supplémentaires. Donc, elles ne sont pas là pour apporter une aide supplémentaire aux personnes âgées.

Au-delà de ces questions budgétaires, la France a-t-elle pris la mesure du défi du quatrième âge ?

Depuis trente ans, la France a accumulé du retard. Et une petite partie seulement a été rattrapée depuis 2001. Ce retard, on le ressent encore fortement. On le ressent sur le manque de personnel dans les maisons de retraite, mais aussi dans les services à domicile. Tout le monde en fait l’expérience : les délais pour trouver une place dans une institution sont trop longs. Enfin, les établissements ne perçoivent pas assez d’argent de la collectivité et les personnes âgées doivent payer des coûts très supérieurs à leur retraite.

On a pourtant le sentiment que les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance de cette question…

Depuis 2001, et surtout depuis la canicule de 2003, la prise de conscience est réelle. Les déclarations et les plans successifs de Jean-Pierre Raffarin, puis de Dominique de Villepin, et enfin, le fait que le président Sarkozy en ait fait une priorité nationale montrent un vrai tournant. Le problème, c’est que cette prise de conscience n’a débouché que sur des petits plans, puis sur un plan Alzheimer qui, à ce jour, n’est pas financé.

Comment expliquez-vous ce décalage?

Les politiques sont obsédés par le coût de ces plans. Or, au-delà de l’obligation éthique de notre société de s’occuper convenablement des personnes âgées, ils rapportent aussi de l’argent. Aujourd’hui, dans beaucoup de cantons, les maisons de retraites sont les premiers employeurs, suivis ensuite par les services d’aide à domicile. L’argent pour les personnes âgées n’est pas de l’argent perdu.

Publié dans : Economie | le 12 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Grande distribution: ce qu’en pense le PS….

arguments & ripostes Un an de Sarkozy :

un an d’illusions et de régressions !

DES GESTICULATIONS CONSTANTES SUR LES PRIX

DANS LA GRANDE DISTRIBUTION

Parti socialiste – 10, rue de Solférino – 75333 Cedex 7

www.parti-socialiste.fr

Alors que l’inflation repart de plus belle, que le

pouvoir d’achat des Français ne cesse de baisser,

le gouvernement veut mettre en place des mécanismes

censés favoriser la concurrence pour faire baisser

les prix dans la grande distribution.

Il s’agit en réalité pour le gouvernement de favoriser

l’extension des grandes surfaces et de donner plus de

liberté aux mêmes distributeurs, qui ainsi renforceront

leur main-mise sur l’ensemble du processus de

consommation.

Les lois Raffarin puis Royer, les mesures prises par le

Ministre de l’Économie Sarkozy en 2004, n’avaient

d’autre but que de renforcer la concurrence, censée

faire baisser les prix à la consommation. Elles n’ont

nullement empêché la hausse vertigineuse des prix,

notamment des produits de première nécessité, la

dégradation des conditions de travail dans ces

entreprises, et la pression insupportable sur les producteurs.

On peut s’inquiéter des effets pervers, déjà à l’oeuvre, d’un

tel système : renforcement des monopoles, disparition du

petit commerce, avec pour corollaire des disparitions

d’emploi, dévitalisation économique des centre-villes. On

peut aussi craindre une amplification de la dégradation

des conditions de travail dans la grande distribution.

En outre, ces dispositions vont renforcer le pouvoir et

l’influence des grandes marques de distribution, qui

vont davantage encore pouvoir imposer leurs diktats,

leurs choix, leurs prix, avec les conséquences que l’on

connaît pour les petits producteurs.

Des dispositions concrètes et coercitives doivent

aujourd’hui être prises pour encourager une saine

concurrence, en faisant en sorte que des enseignes différentes

soient présentes sur une même zone de chalandise,

et en interdisant expressément les ententes

tacites. Il convient également d’en finir avec les marges-

arrières, causes de charges inacceptables pour les

PME qui fournissent les distributeurs, et d’opacité des

relations commerciales.

Publié dans : Non classé | le 7 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

AVIS AUX LECTEURS…AVIS AUX LECTEURS….

Bonjour à toutes et tous, des raisons familiales m’amènent à me rendre en Province dès ce soir. Ce blog ne sera donc pas alimenter jusqu’au lundi 12 Mai 2008. Bonne fête à tous.

@ bientôt

NDR

Publié dans : AVIS | le 7 mai, 2008 |Pas de Commentaires »
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