AVIS AUX AMIS LECTEURS….AVIS AUX AMIS LECTEURS

Le gouvernement va prendre des mesures (encore..!) pour combler le trou de la Sécurité Sociale, mesures qui seront uniquement à la charge des assurés sociaux …

Si vous voulez en savoir davantage sur le sujet, je vous conseille de lire l’article que lui consacre l’UFC Que Choisir dans son numéro 452 du lois d’Octobre 2007: c’est édifiant…

Cette publicité est totalement gratuite.

Bonne lecture.

@micalement

Publié dans : Economie, SANTE | le 10 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

EADS: poker menteur….

La pression s’accroît sur le gouvernement pour qu’il fasse la lumière sur le rôle de l’Etat dans l’affaire des délits d’initiés présumés au sein du groupe d’aéronautique et de défense EADS. Les interrogations portent notamment sur l’intervention de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), groupe financier public, qui a, pour l’heure, perdu 200 millions d’euros en rachetant pour 600 millions une partie des actions EADS (2,25 %) cédées par le groupe Lagardère (par ailleurs actionnaire du Monde) en avril 2006, deux mois avant l’annonce des retards de l’A380 et de la chute du titre en Bourse. 

La CDC a-t-elle conduit cette opération sur demande et donc de concert avec l’Etat, lui même actionnaire de 15 % au sein d’EADS ? Ce qui signifierait que la participation de l’Etat – directe et indirecte – dans EADS dépasserait les 15 %, ce qu’interdit le pacte d’actionnaires à la demande des Allemands. Ou bien la CDC a-t-elle agi seule, pensant réaliser un bon investissement ? Dans ce cas, à quel moment l’Etat a-t-il été informé ?

Le Monde de dimanche 7-lundi 8 octobre a publié l’extrait d’un procès-verbal de la commission de surveillance de la CDC du 12 juillet 2006 consacré à EADS, montrant que « dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d’actionnaires (d’EADS), l’Etat a autorisé la CDC à procéder à cette acquisition« .

Thierry Breton, ministre de l’économie au moment des faits, parle d’« une erreur d’interprétation juridique » de la part de son auteur, Dominique Marcel, le directeur des finances et de la stratégie de la CDC, qui a piloté l’opération. M. Breton assure avoir pris connaissance de la transaction une fois celle-ci finalisée, « par la presse ». De son côté, la CDC a réagi samedi, expliquant que le rachat de titres EADS s’était fait dans les règles, et réaffirmant qu’elle n’avait « ni demandé, ni reçu d’autorisation de l’Etat ».

 

« DOSSIER EXTRÊMEMENT POLITIQUE »

 

Pourtant, le procès-verbal du 12 juillet 2006 est un document officiel que la CDC, placée sous le contrôle du Parlement, doit publier chaque année en annexe de son rapport au Parlement. A ce titre, il doit être approuvé, avant publication, par l’ensemble des membres de la commission de surveillance de la CDC. Ce qui signifie que le représentant de l’Etat à ladite commission – le directeur du Trésor ou son adjoint – n’a pas émis d’objection particulière à la lecture du document concerné.

Plusieurs membres de la commission de surveillance gardent en mémoire la réunion du 12 juillet 2006, au cours de laquelle le dossier EADS fut âprement discuté. Ils se souviennent qu’un feu vert de l’Etat a bien été évoqué sans que le nom de M. Breton ait été cité. De qui cet accord émanait-il ? De Bercy ? De Matignon ? De l’Elysée, où Augustin de Romanet, aujourd’hui directeur général de la CDC, était secrétaire général adjoint de Jacques Chirac ?

« Il est impensable que la CDC ait conduit cette opération sans l’accord de l’Etat, c’eût été une provocation, estime l’ancien président d’une grande entreprise publique. Le dossier EADS était alors extrêmement politique, suivi au jour le jour par le gouvernement. Jamais un haut fonctionnaire ne prendrait le risque d’être désavoué publiquement par le ministre des finances. »

« Ou (M. Breton) ment, ou il est incompétent« , juge François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, invité du « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ». Sur Canal+, l’ancien premier ministre Lionel Jospin a expliqué que la CDC est une « institution publique, elle n’a pas (racheté des actions EADS) sans l’Etat« .

Invité du « Grand Débat Europe 1/TV5/Le Parisien », François Hollande, a déploré que l’Etat – à qui l’Agence des participations de l’Etat avait conseillé de vendre des actions EADS dès janvier 2006 en raison des difficultés à venir du groupe – n’ait épargné une mauvaise affaire à la CDC. « La CDC, c’est la banque de l’Etat, elle achèterait des titres que l’Etat laisserait vendre alors même que l’Etat sait que (la CDC va) perdre de l’argent« , estime le premier secrétaire du PS.

Les dirigeants de la CDC seront entendus par la commission des finances de l’Assemblée mardi. La ministre de l’économie, Christine Lagarde, doit rendre publics, jeudi, les résultats du rapport qu’elle a commandé à ses services sur le sujet.

Virginie Malingre et Anne Michel

Article paru dans l’édition du 09.10.07.

Réagissez à cet article
Classez cet article
Citez cet article sur votre blog
Recommandez cet article
Imprimez cet article
Envoyez cet article par e-mail

 

Publié dans : Economie, Politique | le 8 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Encore un « brave homme »…..!!

Interrogatoires très attendus dans l’affaire Gautier-Sauvagnac

ÉRIC DECOUTY.

 Publié le 08 octobre 2007

Actualisé le 08 octobre 2007 : 07h22

texte  Gauthier-Sauvagnac : une caisse noire de 15 millions ? 

texte  Medef : Parisot accorde un sursis à « DGS »

 

Les enquêteurs cherchent à identifier les bénéficiaires des retraits en espèces.

UNE SEMAINE décisive s’annonce dans l’enquête sur les millions d’euros tirés en liquide des caisses de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Les policiers de la brigade financière doivent en effet procéder aux auditions de plusieurs administrateurs de l’UIMM mais surtout à celle de son président, Denis Gautier-Sauvagnac (DGS). Car depuis la première dénonciation de Tracfin et la révélation, il y a deux semaines, par Le Figaro, des 5,64 millions d’euros sortis par DGS entre 2000 et 2007, le dossier s’est enrichi.
Tracfin a ainsi récemment signalé à l’autorité judiciaire d’autres comptes à la BNP, détenus par l’union patronale, et sur lesquels auraient également été effectués des retraits douteux. De source proche du dossier, on évoque une « nébuleuse bancaire », avec des comptes à Paris mais également en province. Et ce n’est plus 5,6 millions d’euros qu’il est reproché à DGS d’avoir retiré mais entre « 11 et 13 millions », indique-t-on.
De surcroît, comme l’a indiqué Le Parisien, samedi, un document saisi par les policiers ferait état d’un mystérieux prêt de 300 000 euros contracté par Denis Gautier-Sauvgnac auprès de l’UIMM.
Accélération des investigations
Les interrogatoires de cette semaine sont donc très attendus. Quelle était la provenance exacte de ces fonds ? Comment les retraits ont-ils pu échapper à la vigilance des contrôles comptables de l’organisation patronale durant toutes ces années ? Mais surtout, quels sont les bénéficiaires de ces millions d’euros ? Si le financement syndical et la « nécessaire fluidité sociale » invoquée dans les coulisses du patronat demeurent la principale piste, les enquêteurs n’écartent pour l’instant aucune autre piste de financement occulte.
L’accélération des investigations devrait avoir un autre effet : celui de précipiter l’ouverture d’une information judiciaire pour « abus de confiance ». Le parquet de Paris qui avait jusque-là privilégié l’enquête préliminaire, sous son contrôle et donc sous l’oeil de la Chancellerie et du pouvoir politique, va en effet devoir se résoudre à transmettre le dossier à un juge d’instruction indépendant. Outre les destinataires des sommes en liquide, celui-ci pourrait ainsi être amené à vérifier pourquoi ce dossier dont Tracfin avait connaissance depuis 2004 avait été délibérément laissé « en attente » par les ministres des Finances successifs.
L’affaire Gautier-Sauvagnac semble promettre des développements dont nul ne peut aujourd’hui mesurer l’ampleur.

Publié dans : Insolite, Politique | le 8 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Fillon fait dans le « détail »…..

ADN: le « détail » de François Fillon fait des vagues

AP | 07.10.2007 | 23:12

L‘utilisation par François Fillon du mot « détail » afin de évoquer l’amendement Mariani sur les test ADN pour le regroupement familial a provoqué un début de polémique ce week-end, le terme étant politiquement sensible depuis son emploi par Jean-Marie le Pen pour évoquer les chambres à gaz.

« Les polémiques ont grossi jusqu’au ridicule un détail, en masquant l’essentiel » du projet de loi Hortefeux sur l’immigration, a déploré samedi le Premier ministre lors du conseil national de l’UMP.

Voulant croire à une « maladresse d’expression » du Premier ministre, le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a estimé dimanche que la question des tests ADN « est suffisamment grave pour qu’on ne parle pas de détail ». Il a demandé au président Nicolas Sarkozy de retirer cet amendement, « devenu le symbole » de la loi sur l’immigration.

Stéphane Le Foll, bras droit de M. Hollande, a dénoncé quant à lui une « expression qui est grave », car « elle a une intonation qu’on a déjà entendue dans la bouche de Jean-Marie Le Pen ». En 1987, le président du Front national avait soulevé un tollé en qualifiant les chambres à gaz de « point de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale ».

Interrogé par l’Associated Press, M. Le Foll y a vu un « clin d’oeil à un électorat, qui est celui du Front national ». « Si c’est un dérapage, c’est impardonnable de la part d’un Premier ministre. Je ne crois pas que ce soit un dérapage », a-t-il ajouté.

Pour Pierre Moscovici, ces déclarations sont « d’une gravité extrême ». « Quand on est le Premier ministre de la France, on doit maîtriser son vocabulaire », a-t-il souligné dimanche sur Radio-J. Toutefois, le député socialiste « ne le pense absolument pas en complicité quelconque avec la pensée de Jean-Marie Le Pen ». Dès, lors, il lui « demande de rectifier ses propos ».

Patrick Baudoin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’Homme, a, lui, déploré sur France-Inter une expression « malheureuse ». « ‘Détail’ fait penser quasi automatiquement à l’expression qu’avait utilisée Jean-Marie Le Pen », a-t-il relevé. Et « s’il s’agit d’un détail, cela veut dire que cela n’a pas beaucoup d’importance, que la mesure prise est quasiment inutile alors pourquoi un acharnement (…) de la part du gouvernement ou de sa majorité à faire adopter cet amendement », s’est interrogé M. Baudouin.

« Le Premier ministre fait sciemment monter les enchères pour mieux agréger autour de lui toute une frange de l’électorat qui se réfugiait dans le vote Front national », a accusé le directeur général de France Terre d’Asile Pierre Henry sur France-info.

Par cette déclaration, François Fillon « signe non seulement son compagnonnage avec l’extrême droite, mais participe dangereusement à sa banalisation », a pour sa part jugé Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), en estimant dans un communiqué qu’il venait de « franchir les limites de l’insoutenable et de l’indécence ».

« Quand vous regardez un seul élément de quelque chose, ça s’appelle un détail », a justifié samedi la député UMP Nadine Morano. « Une tache sur un manteau, un bouton sur une veste, c’est un détail par rapport à la couleur du vêtement! ». Le Premier ministre « a voulu dire que cette loi est une loi importante et qu’en fait dans les médias, on en entend quoi, uniquement un amendement d’origine parlementaire qui n’est pas le texte du gouvernement », a-t-elle expliqué.

« Il faut vraiment beaucoup de malveillance pour faire un amalgame » avec les propos de Jean-Marie Le Pen, a réagi dimanche sur France-inter le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian. « Le mot détail appartient à la langue française (…) Est-ce qu’il va falloir l’interdire, le radier du dictionnaire? ».

Quant à l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, il s’est prononcé samedi sur Europe-1 pour le retrait pur et simple de l’amendement sur les tests ADN: « quand on commet une erreur, et bien on la répare ».

« C’est un amendement néfaste », a également jugé dimanche sur Canal+ l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. « Ce qui est en cause maintenant, à mon avis, c’est la difficulté pour le gouvernement, pour le pouvoir tout entier, de reconnaître qu’il a fait une erreur. Le plus sage serait qu’il le fasse. Surtout qu’il risque la censure du Conseil constitutionnel s’il s’obstine », a-t-il souligné. AP

Publié dans : Politique | le 8 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Je t’aime, moi non plus…..

Politiques

A l’UMP, faux débats mais vrais désaccords

Samedi, les cadres du parti ont discuté de l’ouverture et de la proportionnelle.

Par Alain Auffray

QUOTIDIEN : lundi 8 octobre 2007

 

Les cadres de l’UMP, sous le coup d’une injonction contradictoire. Réunis samedi à Paris en Conseil national, ils étaient invités par leur vice-président Jean-Pierre Raffarin à faire du parti «l’instance où se fait le débat». Mais dans le même temps, tout était fait pour étouffer les sujets qui fâchent : l’ouverture et la proportionnelle, deux innovations chères à Nicolas Sarkozy, mais ouvertement contestée par de nombreux élus.

Ce Conseil national devait démontrer que le parti reste dans la ligne du président de la République, «l’inspirateur de l’UMP», selon la formule de son secrétaire général Patrick Devedjian. Deux motions ont été adoptées : la première préconise l’ouverture des listes UMP aux municipales à des «personnes d’autres sensibilités politiques»; la seconde approuve l’introduction d’une dose «minoritaire de proportionnelle» au Parlement. Mission accomplie, Devedjian est ravi : «Vous voyez, nous ne sommes pas si ringards que ça», a-t-il lâché après que 81 % ont dit oui à l’ouverture. Même Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat, a voté pour. Pourtant, il ne retire rien de son coup de gueule anti-ouverture du 29 septembre aux journées parlementaires de Strasbourg qui, assure-t-il, «exprimait l’opinion de beaucoup d’élus UMP qui ne veulent pas que le parti se transforme en auberge espagnole». Le sénateur confie d’ailleurs que son esclandre lui a valu beaucoup de messages d’encouragement et «pas une seule critique».

Sur la proportionnelle, Devedjian se garde de tout triomphalisme: «Nous avons bien compris qu’il n’y a pas grand enthousiasme», a-t-il précisé après qu’une courte majorité (55 %) a voté la motion. Les dirigeants de l’UMP ont lourdement insisté sur le fait qu’il ne s’agissait à ce stade que d’accepter le débat : «Comment faire pour que les grands leaders politiques qui s’expriment dans les médias puissent le faire au Parlement ?» Juste avant le vote, Xavier Bertrand a tenté de convaincre en soulignant que l’introduction d’une dose de proportionnelle permettrait «de supprimer les triangulaires». Mais rien n’y fait, les militants restent sceptiques. L’intervention la plus applaudie aura été celle du député Alain Gest: «Si on n’avait pas eu le scrutin majoritaire en juin, on aurait eu les pires difficultés à dégager une majorité, a-t-il assuré. Des élus de Lutte ouvrière ou du Front national, nous en avons dans les conseils régionaux et franchement, ils ne voient pas l’intérêt.» Le «débat» va donc continuer jusqu’à fin novembre. L’UMP promet même de «le faire vivre». C’est mal parti.

Liens

Publié dans : Politique | le 8 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Cacophonie gouvernementale…..suite…

La loi Hortefeux mine le gouvernement de l’intérieur

ADN, hébergement d’urgence. le ministre doit gérer les divisions de la majorité.

Par CATHERINE COROLLER

QUOTIDIEN : lundi 8 octobre 2007

 

Les turbulences continuent pour Brice Hortefeux. Cinq mois après sa nomination à la tête du tout nouveau ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, ce très proche de Nicolas Sarkozy doit faire face à une double polémique d’une rare ampleur… au sein même de sa majorité. En cause, dans sa loi sur la maîtrise de l’immigration actuellement en débat, les amendements incitant, pour l’un, les étrangers candidats au regroupement familial à passer des tests ADN et réservant, pour l’autre, l’accès aux centres d’hébergement d’urgence aux étrangers en situation régulière. Deux boulets qui lui viennent du très droitiste député du Vaucluse Thierry Mariani, pas au goût de tout le monde.

Cacophonie.  Manifestement pas d’accord avec François Fillon qui considère l’amendement ADN comme «un détail», l’ancien Premier ministre Edouard Balladur a samedi mis les pieds dans le plat : il a demandé que l’article ADN soit «retiré», affirmant que «quand on commet une erreur, on la répare et on ne se laisse pas impressionner par les arguments de ceux qui disent il ne faut pas reculer ». Charitablement, Balladur a dédouané Hortefeux. Selon lui, son projet de loi «était équilibré». «On lui a compliqué la tâche et on lui a gâché son projet par des dispositions qu’on aura de toute manière le plus grand mal à appliquer et qui portent atteinte à l’image de la France».

La veille, c’est sur l’hébergement d’urgence des sans-papiers que la cacophonie a saisi le gouvernement. Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités, ayant relayé la grogne des associations ( Libération des 6 et 7 octobre) et obligé Hortefeux à recevoir aujourd’hui les acteurs de terrain concernés «pour entendre leurs analyses et lever leurs interrogations». Hier, Thierry Mariani a répliqué dans le JDD en demandant aux deux hommes de «lire les textes» avant de parler. Ambiance.

Jusque-là, le ministre de l’Immigration soutenait fidèlement Mariani, sarkozyste comme lui. Mais samedi, en marge du Conseil national de l’UMP (lire ci-contre), il n’a pas caché son exaspération, s’étonnant que le député du Vaucluse ait pu ajouter ces amendements «sans concertation avec qui que ce soit» et «sans en débattre même avec [lui]». «S’il croyait me rendre service, il s’est lourdement trompé», a-t-il conclu.

Silence.  En attendant la commission mixte paritaire qui devrait se réunir mi-octobre, prochaine étape institutionnelle du texte de loi, Brice Hortefeux pourra-t-il compter sur le soutien de son ami Nicolas Sarkozy ? Le 20 septembre, le Président avait affirmé «ne pas être choqué» par l’amendement ADN. Depuis, silence radio. La cacophonie règne dans la majorité. Son pote Hortefeux patauge, mais Sarkozy se tait.

Liens

Publié dans : Etranger, Politique | le 8 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

L’école doit plaire au MEDEF…..insensé…

Les séries ES, trop à gauche pour Darcos et le Medef

La filière est jugée pauvre en débouchés et éloignée des réalités.

Par Véronique Soulé

QUOTIDIEN : samedi 6 octobre 2007

Officiellement, tout est arrangé. Xavier Darcos, le ministre de l’Education, a critiqué le bac ES (Economique et Social) et ses maigres débouchés. Mais il ne pensait pas à mal. Les enseignants se sont dits rassurés. Pourtant, au- ­delà des gesticulations, une vieille rancœur s’est rouverte, selon laquelle les sciences écono­miques et sociales (SES) ­enseignées à l’école sont gauchisantes et hostiles à l’entreprise.

Déclin.  Le 23 août, dans une interview à Paris Match, Xavier Darcos évoque les pro­blèmes d’orientation des lycéens et parle de la filière ES «sans débouchés évidents». ­Elle attire «beaucoup d’élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psy­chologie, sociologie… sans toujours un emploi à la clé».

Peu après, il reproche de nouveau à la série ES «d’être une ­filière d’accueil pour ceux qui ne veulent pas faire des ­lettres et qui ne sont pas ca­pables de ­faire un baccalauréat S».

Derrière les propos de Xavier Darcos il y a une vraie préoccupation : l’inexorable déclin de la filière littéraire L, écrasée par la scientifique S et désormais largement concurrencée par ES. Le ministre veut «rééquilibrer» les filières.

Destinée aux scientifiques, la série S, regrette-t-il, accueille tous les meilleurs élèves. La filière L, serait, elle, désertée. Et ES aurait perdu «son identité» à force de vouloir toucher à tout.

Les critiques du ministre choquent les enseignants de SES. Mais elles sont fort bien reçues au sein du Medef et de l’UMP, où certains félicitent Xavier Darcos et lui reprochent de ne pas être allé assez fort contre ces «gauchistes». Le ministre tempère. Il n’a aucun intérêt à se mettre à dos les enseignants d’une filière qui représente 31 % des élèves de terminale. D’autre part le président Nicolas Sarkozy, un ancien B (l’an­cêtre de ES), aurait dit en plaisantant à son ministre qu’il se sentait visé.

En pleine polémique, une petite association, Posi­tive Entreprise publie une étude au vitriol sur «l’entreprise dans les programmes scolaires». A sa tête, Thibault Lanxade est le patron de Gazinox, une société de connec­tique pour le gaz membre du Medef.

Tronc commun.  Le rapport pointe «l’image pessimiste, ­réductrice et idéologiquement orientée de l’entreprise». Les salariés y sont présentés comme «de la chair à patrons». Positive entreprise demande que des chefs d’entreprise parti­cipent à l’élaboration des ­programmes de SES. Le 1er octobre, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) est reçue par Xavier Darcos. «Le ministre nous a assuré qu’il n’était pas question que des chefs d’entreprise élaborent les programmes, explique son président Sylvain David, il nous a dit aussi qu’il n’était pas question de supprimer la filière ES, mais il a répété que son identité était floue et ses débouchés incertains.»

Sur le «rééquilibrage» voulu par le ministre, l’association n’a pas obtenu de précision. Dans le cadre d’une seconde moins spécialisée, elle a proposé d’introduire les SES dans le tronc commun. Et dans la ­filière L, d’ouvrir une option SES – traitant par exemple de l’économie dans la culture. Xavier Darcos, qui s’était dit favorable à une fi­lière commune avec des options, est resté de marbre. Devant l’émoi suscité par ces propos, il a reculé, affirmant qu’il n’était pas question de toucher au bac, bien que l’on s’achemine vers un tronc commun. Le ministre fera ses propositions début 2008. « C’est surprenant : alors que la série L est la grande malade, on se tourne vers ES qui a fait ses preuves avec des effectifs en hausse, explique Régis Gallerand, enseignant au lycée d’Epinay-sur-Seine, en plus le ministre ne peut l’ignorer : les SES apprennent à nos élèves à mieux se repérer dans le monde contemporain. Et sauvera-t-on pour autant la filière L ?»

Publié dans : Education, Politique | le 6 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Ah! bon, depuis quand……?

L’UMP n’est à la botte de personne»

Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, détaille le programme du conseil national du parti, qui se réunit samedi sur fond de grogne :

Par ALAIN AUFFRAY

QUOTIDIEN : samedi 6 octobre 2007

Après les journées parlementaires de Strasbourg qui ont mis en évidence, la semaine dernière, de sérieuses divergences au sein de la majorité – notamment sur l’ouverture prônée par le président de la République et sur l’introduction de la proportionnelle au Parlement -, le conseil national de l’UMP, qui se réunit samedi, à la Mutualité à Paris, aura valeur de test pour mesurer l’ampleur de la grogne au sein de la majorité. Ou les effets de la reprise en main, opérée mercredi par Nicolas Sarkozy, lors de son discours à l’Elysée devant les parlementaires. Entretien avec Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP.

Le discours du Président devant les parlementaires, c’était un recadrage ? 

Non, même s’il fallait rappeler à certains acteurs de la majorité qu’ouverture et rupture sont indissolublement liées. Grâce à l’ouverture, nous rendons possible les réformes autour de ce qu’Edgar Faure appelait des «majorités d’idées».

Mais l’ouverture ne fait pas l’unanimité à l’UMP… 

Nous sommes 340 000 militants. La masse des nouveaux venus est très en phase avec la société, et donc très favorable à l’ouverture. Pour se faire élire, les candidats de l’UMP doivent répondre aux aspirations des militants et des électeurs. Nous leur proposerons d’ailleurs une charte des dix commandements. L’ouverture en fera partie, tout comme la diversité et le rajeunissement, des listes.

Le président du groupe au Sénat, Josselin de Rohan, redoute l’introduction de «ferments de divisions» dans les exécutifs… 

Pour comprendre l’ouverture, il faut regarder ce qui se passe à Marseille. Vu de Paris, on pourrait prendre Jean-Claude Gaudin pour un conservateur. Mais pas du tout ! Son projet de liste est vraiment exemplaire de diversité, d’ouverture, de renouvellement.

Vous avez annoncé la création d’un tableau de bord de la réforme. L’UMP prétend-elle mettre le gouvernement sous surveillance ? 

Il est légitime que l’UMP poursuive sa propre réflexion. Le parti n’est à la botte de personne. C’est ainsi que l’avait voulu Nicolas Sarkozy. Il n’est évidemment pas question de noter les ministres, ce n’est pas le débat et nous laissons cela à la presse. Mais nous devons être capables de suivre précisément la mise en œuvre des réformes, car notre devoir est de les garantir à nos électeurs.

Sur l’introduction de la proportionnelle au Parlement, ne craignez- vous pas que le parti désavoue le chef de l’Etat ? 

Nous devons avoir ce débat. Si on n’arrive pas à convaincre l’UMP, il sera difficile d’aller au bout de la réforme car nous n’aurons pas la majorité nécessaire. Nous interrogerons le conseil national sur le principe de l’introduction d’une dose de proportionnelle.

La proportionnelle, c’est «le prix à payer» à la gauche pour faire adopter la réforme institutionnelle ? 

C’est à la gauche qu’il faut poser cette question. Est-elle prête à approuver la réforme dans son ensemble si on avance sur la proportionnelle ? Elle ne dit pas ça aujourd’hui. Il faudrait qu’elle pose clairement ses conditions. Nous verrons alors si elles sont acceptables.

Sans Sarkozy, l’UMP a-t-elle réglé son problème de leadership ? 

Nicolas Sarkozy reste le leader de l’UMP, et son candidat naturel pour 2012. Il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus. En ce qui me concerne, je ne serai jamais candidat à l’Elysée ! Nicolas m’a demandé de m’occuper de l’UMP au quotidien, et je le fais en parfaite intelligence avec lui. Mais l’inspirateur de l’UMP, c’est lui.

Le chef de l’Etat peut-il s’exprimer devant le conseil national de l’UMP ? 

Bien sûr. Il ne viendra pas cette fois-ci, mais il m’a confirmé qu’il avait bien l’intention de participer à d’autres réunions de notre formation !

Lien

Publié dans : Politique | le 6 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

La presse malade….

«Les pressions exercées sur les journalistes atteignent des sommets»

Alain Girard (SNJ) explique pourquoi les syndicats de journalistes appellent à manifester ce soir à Paris. Entretien.

Par Eliane Patriarca

LIBERATION.FR : jeudi 4 octobre 2007  «Une information malade, c’est une démocratie en danger». C’est sous ce mot d’ordre qu’une intersyndicale de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle, ce soir à Paris, à un rassemblement, de journalistes et de citoyens (1).

Sur le même sujet

Dans son communiqué, l’intersyndicale, estime que «rarement l’indépendance des journalistes avait été autant bafouée. Rarement l’un des droits fondamentaux du citoyen, à savoir l’accès à une information honnête, complète, pluraliste et indépendante des pressions politiques, financières et commerciales, avait été autant menacé.». Alain Girard, premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ), détaille les raisons et les objectifs de cec rassemblement.Vous parlez d’une «situation inédite» et très grave pour l’indépendance de la presse?

Nous constatons actuellement, en plus des problèmes de précarisation de la profession, une ingérence de plus en plus forte du pouvoir politiqiue dans les médias et la mainmise de quelques grands industriels – dont les liens avec le pouvoir en place ne sont plus à démontrer sur la, profession. Des journaux, des émissions, des postes de journalistes disparaissent. Restructurations et plans sociaux se succèdent à un rythme effréné. Les rédactions sont perquisitionnées au mépris même de la loi.Les pressions exercées sur les journalistes atteignent des sommets. Nous avons eu aussi plusieurs cas de dérapages sérieux au niveau de la déontologie, comme la censure sur l’asbstention de Cecilia Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle.

Il y a aussi dans certains groupes de presse des campagnes très violentes pour réduire les effectifs ou brader des titres tout simplement parce que leur rentabilité diminue légèrement. Aujourd’hui, la presse française est contrôlée par des investisseurs, des groupes financiers qui managent les entreprises de presse comme n’importe quelle entreprise. Or l’information ne peut être une marchandise comme une autre. L’information a un rôle a jouer dans la démocratie.

Quel a été le déclencheur de cet appel à rassemblement?

Nous avons créé l’intersyndicale avant l’été face aux menaces qui s’aggravent sur la profession parce que le rôle des syndicats de journalistes, depuis leur création, c’est d’abord de défendre les intérêts moraux et le statut d’une profession indispensable au droit à l’information des citoyens. Mais il est vrai que tout s’est accéléré avec les crises traversées par /La Tribune / et par/ les Echos/. D’ailleurs, le meeting débutera ce soir par le témoignage d’un confrère de /la Tribune/.

Quel est l’objectif de la réunion?

Mobiliser la profession mais aussi l’opinion publique pour défendre l’indépendance des médias et des rédactions gra^ce à un cadre juridique adéquat. Il existe aujourd’hui des protections diverses pour les journalistes comme la convention collective, les chartes de déontologie, ou le code du travail. Mais ce sont des protections individuelles. Or compte tenu de l’état de la profession, de la précarité galopante des journalistes – aujourd’hui un journaliste sur cinq est pigiste, et le taux de chômage dans la profession atteint 30%_, de l’éclatement des médias avec ces concentrations et rachats de titres qui détruisent l’emploi, affaiblissent la présence syndicale, et fragilisent les journalistes, ces droits individuels sont de moins en moins appliqués de plus en plus difficiles à faire respecter. Il faut donc les compléter par un nouveau cadre législatif

C’est à dire?

Nous réclamons l’annexion à la convention collective des journalistes des chartes internationales garantissant l’éthique professionnelle, ainsi qu’une disposition législative garantissant l’indépendance juridique des rédactions. Nous demandons que soient reconnus pour ces équipes rédactionelles un droit moral et collectif de s’opposer à des décisions ou des actes qu’ils estimeraient ne pas être en cohérence avec la déontologie ou avec la ligne rédactionnelle de leur titre, un droit de regard sur cette ligne éditoriale, comme sur la nomination du directeur de la rédaction, un droit de veto sur cette nomination et de révocation du directeur en cas de crise sérieuse.

(1) Rassemblement débat, ce soir, à 18 heures, au Musée social, 5, rue Las Cazes, Paris 7e (métro Solférino, Invalides, Varennes et RER C Musée d’Orsay).

Liens

Publié dans : Médias | le 5 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Les tests ADN ne passent pas…..

L’ADN attendu au tournant de la Constitution

Le comité d’éthique ne voit que des défauts à l’article de la loi Hortefeux.

Par CATHERINE COROLLER

QUOTIDIEN : vendredi 5 octobre 2007

Pour le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) comme pour le constitutionnaliste Dominique Rousseau, l’article sur les tests ADN, voté dans la nuit de mercredi à jeudi par le Sénat, est en contradiction avec la Constitution. Cette disposition qui figure dans le projet de loi de Brice Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration prévoit que, dans les pays dont l’état civil est défaillant, les étrangers demandant à entrer en France au titre du regroupement familial peuvent faire procéder à un test ADN afin de prouver la filiation entre la mère et les enfants. Un juge statuera ensuite sur la nécessité de faire procéder à chaque identification ( Libération d’hier).

Sur le même sujet

Dans son avis, le CCNE regrette «que des questions aussi importantes concernant l’accueil des étrangers et le droit de la filiation fassent l’objet de procédure en urgence». Ce projet de loi ne sera examiné, en effet, qu’une fois par chacune des deux chambres. Une commission mixte paritaire composée de 7 députés et 7 sénateurs se réunira le 16 octobre pour tenter de trouver un accord, l’Assemblée ayant le dernier mot. Le Comité d’éthique relève par ailleurs que «cette inscription dans la loi d’une identification biologique réservée aux seuls étrangers» introduit «une hiérarchie entre diverses filiations, faisant primer en dernier lieu la filiation génétique»,ce qui est «en contradiction avec la loi française». Enfin, il rappelle l’existence de «familles recomposées après divorce, enfant adopté, enfant né d’accouchement dans le secret, sans parler de toutes les dissociations que peuvent créer les techniques actuelles d’assistance médicale à la procréation».

Lors de l’examen de ce texte par le Sénat, Hugues Portelli, fer de lance UMP contre le projet de loi avait rappelé : «Cet article n’était pas dans le projet initial, il a été introduit par un amendement de l’un de nos collègues députés [Thierry Mariani, ndlr], son dispositif n’a donc pas été examiné par le Conseil d’État, sa constitutionnalité n’a pas été évaluée.» Or , pour le constitutionnaliste Dominique Rousseau, ce recours aux tests ADN pourrait faire tiquer le Conseil constitutionnel. «L’article dit qu’il faut le consentement de la personne, mais il ne dit pas ce qui se passe si la personne ne donne pas son consentement.» Le législateur est, en l’occurrence, «en-deça de sa compétence». Deuxième problème : «Il y a une disproportion manifeste entre l’intérêt recherché par les tests ADN et l’atteinte portée au droit et au respect de la vie familiale». Et l’intervention d’un juge «ne suffit pas pour rétablir l’équilibre».

Jeudi, la Commission européenne a estimé en revanche que le droit européen sur le regroupement familial n’interdit pas le recours aux tests ADN pour prouver l’existence de liens familiaux.

Les derniers signataires  de la pétition contre les tests ADN sont notamment : Martine Aubry (maire de Lille), Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris), Stéphane Hessel (ambassadeur de France)… La pétition peut être signée sur : touchepasamonadn.com

Liens

Publié dans : Droit de l'homme, Etranger, Politique | le 5 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »
1...12511252125312541255...1313

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente