Attention: sectes….

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QUOTIDIEN : jeudi 3 avril 2008
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Face aux sectes à quoi sert l’Etat, en France, pays laïque, où il ne doit justement pas se mêler de religion ? La réponse est simple : il défend la liberté de croyance, mais celle-ci doit s’exercer dans le strict respect de la loi. C’est-à-dire «sans trouble à l’ordre public», sans danger pour les citoyens. Ce qui est essentiel dans le travail de la Miviludes est l’étude, la dénonciation des «dérives sectaires». De ce qui crée chez les individus des «états de sujétion» dangereux pour eux, psychologiquement ou financièrement.

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Notre société complexe et inégalitaire, place de plus en plus d’individus en situation de faiblesse. Les sectes en profitent, mais leur stratégie s’est adaptée à la méfiance qu’elles suscitent. La plupart déploie des moyens de recrutement masqués, changent de nom selon les cibles visées, s’infiltrent dans les associations et les entreprises.

La Miviludes et les parlementaires concernés ont une fonction d’information et d’alerte essentielle qu’il faut préserver. Il faut faire connaître au plus grand nombre des Français les risques qu’ils courent à s’engager dans tel ou tel groupe dangereux. Ceux qui au nom de la liberté individuelle contestent ce travail pédagogique ne doivent pas oublier que l’Etat a aussi un devoir de prévention face à toute sorte de risques potentiels.

Informer n’est pas condamner. Et nul n’est tenu de mettre dans le même sac la scientologie et les groupes évangéliques. Mais ce n’est pas au nom du fameux adage ironique «qu’une religion, c’est une secte qui a réussi» qu’il faut laisser sans protection les plus fragiles d’entre nous.

Publié dans : Droit de l'homme | le 3 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Réforme:ce qu’en pense la CFDT….

Chérèque dénonce une réforme de l’Etat à la serpe

NOUVELOBS.COM | 03.04.2008 | 09:45

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Le secrétaire général de la CFDT, qui réagit à l’annonce des six à sept milliards d’économies prévues par le gouvernement, critique l’absence de dialogue des autorités avec les fonctionnaires sur la réforme de l’État. Selon lui, « la rigueur est déjà là ».

François Chérèque

François Chérèque

Malgré les dénégations du gouvernement, la rigueur est déjà là, estime le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.
Dans un entretien aux Echos, jeudi 3 avril, le responsable syndical critique également l’absence de dialogue des autorités avec les fonctionnaires sur la réforme de l’État.
« Entre les 35.000 suppressions d’emploi et la faible hausse des salaires, pour la fonction publique, la rigueur est déjà là », déclare François Chérèque, faisant allusion au non remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d’État prévu chaque année à partir de 2009.

6 à 7 milliards d’euros d’économies

Face à la dégradation des perspectives budgétaires liée à une croissance plus faible que prévu, le gouvernement refuse de parler de rigueur et préfère évoquer une « gestion sérieuse » des dépenses et des réformes structurelles.
Selon le quotidien Le Monde daté du 3 avril, le conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) vendredi se traduira par 6 à 7 milliards d’euros d’économies sur les dépenses d’intervention de l’État dans le logement, la santé, l’emploi et la formation.

Une réforme de l’État « à la serpe »

« Je crains que, de surcroît, la réforme de l’État se fasse à la serpe », ajoute François Chérèque.
« Les fonctionnaires n’ont pas du tout été associés à l’évaluation des politiques publiques alors qu’impliquer les salariés et l’encadrement dans ce type de démarche est le BA-Ba du management ».
Selon lui, « nous sommes à la veille d’un conseil de modernisation des politiques publiques décisif et je rencontre des responsables d’administration et même des ministres qui ne savent pas ce qui va se passer ! »
« Cette méthode incroyable crée une situation très anxiogène dans la fonction publique. Ajoutez-y la question des retraites des fonctionnaires et la rigueur salariale, cela constitue un cocktail explosif, qui rappelle 1995 ou 2003″, ajoute-t-il.
(avec AP)

Publié dans : Politique | le 3 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Et honnetes avec ça……..!!

EADS visé à la tête par l’AMF

Et honnetes avec ça........!! dans Economie file_318872_156696

Finance. Le gendarme de la Bourse va poursuivre dix-sept dirigeants du groupe.

NICOLAS CORI

QUOTIDIEN : mercredi 2 avril 2008

Noël Forgeard, Arnaud Lagardère, Manfred Bischoff… Ils sont tous visés, ou presque. La plupart des membres de la direction actuelle ou passée du groupe EADS et de sa filiale Airbus, ses deux principaux actionnaires privés, Lagardère et Daimler, sont considérés comme des délinquants potentiels par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ils sont poursuivis pour avoir commis des délits d’initié en vendant en masse leurs actions à l’automne 2005 ou au début 2006 avant que l’action ne dégringole, et (ou) d’avoir menti à la communauté financière, notamment sur le retard de production de l’A 380.

Hier, le gendarme de la Bourse a indiqué que son collège, qui s’était réuni lundi, allait envoyer des «lettres de notification de griefs» à plusieurs personnes, pour «manquement à l’obligation d’abstention sur le marché du titre pesant sur les personnes détenant une information privilégiée» et «manquement aux obligations de bonne information du marché pesant sur tout émetteur d’un titre coté sur un marché réglementé».

Stock-options. L’AMF n’a pas divulgué de noms. Mais les personnes concernées ont été prévenues dès lundi soir. Selon des informations révélées par les Echos, et confirmées par plusieurs sources, 17 personnes sont mises en cause. Arnaud Lagardère a reconnu être impliqué, mais pas à titre personnel. Le groupe qui porte son nom devrait recevoir une notification de griefs pour «manquement d’initié» pour avoir touché une plus-value d’un milliard d’euros en profitant d’informations confidentielles. Daimler (dont le président du conseil de surveillance est Manfred Bischoff) et EADS, devraient aussi être impliqués en tant que personnes morales. En revanche, Noël Forgeard, l’ancien coprésident d’EADS, qui avait fait scandale pour avoir exercé plusieurs millions d’euros de stock-options, est visé directement par la procédure de l’AMF. Accusé à la fois de délit d’initié et de communication trompeuse au marché. D’autres responsables devraient aussi recevoir ces fameux griefs. En octobre, une note d’étape de l’AMF visait 21 personnes, dont Thomas Enders et Thomas Brégier, numéros un et deux d’Airbus, François Auque, patron d’EADS Espace, Hans Peter Ring, directeur financier d’EADS.

Amendes. La suite de la procédure prendra maintenant des mois, les personnes mises en cause pouvant se défendre devant la commission des sanctions, qui statuera in fine sur les amendes à infliger. Sans compter la justice, déjà saisie, qui pourra aussi mettre tout ce beau monde en examen. Mais, sans attendre le détail des charges qui pèsent sur eux, les dirigeants du groupe aéronautique ont commencé à répondre aux accusations. Dès hier matin, Louis Gallois réagissait de manière offensive : «Enfin, EADS et ses dirigeants concernés vont pouvoir se défendre, déclarait le patron du groupe aéronautique. EADS apportera son soutien aux dirigeants dans leur défense, et entend démontrer qu’EADS a observé les standards d’excellence en matière de communication au marché, et a toujours agi en complète transparence.» Pour désamorcer sa mise en cause, le groupe Lagardère s’est aussi dépêché de faire savoir qu’il n’était pas mis en cause dans la question centrale des retards de l’A 380, mais qu’il était accusé pour des questions plus secondaires. En ayant profité d’informations confidentielles sur le plan d’exploitation à trois ans d’EADS et sur les retards du programme A 350.

A première vue, l’enjeu financier est mince, les amendes de l’AMF ne pouvant excéder 1,5 million d’euros. Mais, comme le reconnaît EADS, «cette procédure peut avoir des conséquences dommageables pour son image et sa réputation». Ce qui pourrait peser sur la signature de certains contrats, notamment celui conclu récemment avec l’armée de l’air américaine. Et là, des milliards d’euros sont en jeu.

Publié dans : Economie | le 2 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Il y aura quand même un vote……

Afghanistan : le PS impose le vote

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Assemblée nationale. L’opposition a déposé hier une motion de censure.

NATHALIE RAULIN

QUOTIDIEN : mercredi 2 avril 2008

Volée de gros sel pour le gouvernement. A défaut de pouvoir matérialiser par un vote leur hostilité au renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, les députés socialistes ont dégainé hier, pour la première fois depuis le début de la législature, en juin 2007, l’arme antiexécutif par excellence.

C’est à l’issue du simulacre de débat organisé hier à l’Assemblée nationale sur l’engagement en Afghanistan, qu’ils ont déposé une motion de censure contre la politique «étrangère et de défense mais aussi la politique économique, sociale et financière» du gouvernement sur le fondement de l’article 49-2 de la Constitution. Or, telle motion qui devrait être débattue le 8 avril doit se conclure par un vote. A gauche, personne ne s’illusionne : compte tenu du rapport de force dans l’hémicycle, la censure n’a aucune chance de passer. Mais, pour l’opposition, l’enjeu est ailleurs : faire savoir à une opinion publique, qui n’en veut pas, qu’elle réprouve avec force l’envoi de contingents français supplémentaires en Afghanistan.

Initiative. A la tribune, Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes, désigne la cible : entre les deux tours de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy n’avait-il pas déclaré que «la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde» ne lui semblait «pas décisive» ? «Que s’est-il passé depuis un an pour que le chef de l’Etat change son fusil d’épaule ? Pourquoi est-il devenu si urgent que la France renforce son effort de guerre ?» interroge Ayrault. Puis de cingler : «Il ne s’agit pas uniquement d’un renforcement des forces françaises en Afghanistan, avec le risque d’enlisement […], il s’agit d’un changement complet de stratégie, de réintégration dans le commandement militaire de l’Otan, de l’alignement au fond de la position française, sans contrepartie ni garantie, sur la politique américaine.» C’est taper là où cela fait mal à droite.

Que Nicolas Sarkozy ait la semaine dernière réservé la primeur de sa décision de renforcer la présence française en Afghanistan aux parlementaires britanniques avait heurté la majorité. Pas assez toutefois pour que les élus UMP songent à réclamer au président et chef incontesté des armées de justifier une initiative du ressort du domaine réservé. C’est donc «sans réserve» que le groupe majoritaire a approuvé hier la décision de Nicolas Sarkozy, au nom notamment de «la lutte contre le terrorisme». Un consensus de façade.

En coulisse, le virage atlantiste de Nicolas Sarkozy divise déjà la droite. Pour l’heure, seuls les souverainistes de l’UMP donnent vraiment de la voix. C’est Lionnel Luca (Alpes-Maritimes) qui a fait connaître sa «réticence à toute décision qui conduit à l’envoi de nos hommes sous commandement étranger». Et le député d’admettre être aujourd’hui «dans le brouillard». C’est le député-maire de Maisons-Laffitte (Yvelines), Jacques Myard, qui, interrogé par une télé anglaise confesse sa «shame» («honte») in english. Silencieux, nombre d’autres n’en pensent pas moins. Conscient des doutes qui traversent son groupe, Jean-François Copé, patron des députés UMP, esquive : «C’est un débat que nous n’avons pas eu et que nous devrons avoir.»

Face à la représentation nationale, François Fillon a cherché la parade. Admettant que «quelques centaines de soldats supplémentaires» pourraient être envoyées en Afghanistan, il a rappelé que, lors du sommet de l’Otan qui s’ouvre aujourd’hui à Bucarest (Roumanie), l’Alliance atlantique devrait d’abord approuver les «conditions» posées par la France. A savoir, le maintien de l’effort allié «dans la durée», l’adoption d’une «stratégie politique partagée», la «meilleure» coordination des efforts civils et militaires sur le terrain et l’accroissement de la «prise en charge par les Afghans de leur propre sécurité», de sorte à pouvoir envisager à «moyen terme» un «retrait». Bref, à en croire le Premier ministre, la France reste maître du jeu.

Echo. Plus tard, répondant à l’ensemble des intervenants, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fait écho à François Fillon : «Il n’y a pas d’alignement stratégique sur l’Otan. Il y aura un débat lors du sommet de Bucarest.» Si c’est Bernard Kouchner qui le dit…

Publié dans : Politique | le 2 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Il est gardien de la Constitution…….

Nicolas Sarkozy s’arrange avec le code électoral

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QUOTIDIEN : mercredi 2 avril 2008

Nuage sur l’Elysée : Nicolas Sarkozy, qui a voté pour la première fois à Paris en mars, a été inscrit hors délai sur les listes électorales du VIIIe arrondissement, affirme aujourd’hui, le Canard Enchaîné. Deux femmes, émissaires de l’Elysée, se sont présentées le 3 janvier à la mairie du VIIIe pour accomplir, en son nom, les formalités nécessaires à l’inscription du Président, affirme l’hebdo. Mais elles l’ont fait avec une attestation de domicile antidatée, la date limite étant le 31 décembre. L’Elysée n’a pas réagi à cette information, renvoyant au commentaire du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, au Canard : «Tout ce que je sais de ce dossier, c’est qu’à la fin de l’an dernier on s’est posé la question de faire voter le Président sur son lieu de résidence. Je ne peux rien vous dire de plus.» Interrogé hier par Libération, un conseiller très proche de Sarkozy indiquait : «Il a effectué en décembre des démarches pour s’inscrire sur les listes électorales mais il est difficile de savoir, pour l’heure, comment cela s’est fait dans le détail.»

Publié dans : Politique | le 2 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Il a dû se tromper de parti…..!!

Un député UMP à l’assaut des OGM

MATTHIEU ÉCOIFFIER

QUOTIDIEN : mardi 1 avril 2008

C’est un député UMP qui a mis hier les pieds dans le plat OGM concocté par la majorité. Et dénoncé «l’activisme forcené de la FNSEA et du lobby pro-OGM». Alors que le projet de loi sur les OGM est débattu à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale, François Grosdidier, député de la Moselle, a envoyé une lettre à ses collègues UMP pour les inviter à ne pas voter le texte tel qu’adopté le 8 février au Sénat : «Haute autorité OGM» dénaturée en simple conseil scientifique, droit de produire «avec ou sans OGM» sans garanties contre les contaminations de parcelles bio ou traditionnelles…

«Devant les doutes scientifiques et les enjeux éthiques, la liberté de vote s’impose», écrit l’élu avant de fustiger un texte «manifestement amendé sous l’influence des groupes voulant une mise en culture rapide et massive des OGM en France, au mépris de principes affichés». Et de rappeler les déclarations de Nicolas Sarkozy au soir du Grenelle de l’environnement : «La vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides ;[…] sur le contrôle de la dissémination des OGM ; […] sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM.»

En quatre mois, le contexte politique a changé. Après avoir enduré l’ire de la FNSEA, relayée par Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, en demandant un moratoire sur le maïs Monsanto 810, il s’agit de brosser le lobby agricole dans le sens du poil. Pas question pour le président de la République – qui doit prononcer demain un discours sur sa «vision de la PAC» au congrès de la FNSEA – de se voir chahuté sur les OGM.

Si François Grosdidier a décidé de rendre publiques ses réserves, c’est sans illusion, car «l’affaire a été pliée la semaine dernière à la commission des affaires économiques de l’Assemblée», explique-t-il. «Il est normal que le débat existe au sein de l’UMP. Mais il faut en rester au texte du Sénat qui est sage et équilibré», bétonne Marc Laffineur, porte-parole du groupe UMP sur ce projet de loi.

De leur côté, les Verts ont annoncé qu’ils allaient se battre «comme des chiens». Noël Mamère, député de Gironde, «compte mettre Nathalie Kosciusko-Morizet face à sa double responsabilité de secrétaire d’Etat à l’Ecologie et de secrétaire générale adjointe de l’UMP».

Publié dans : Ecologie | le 1 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Sondage…

Ne vous leurrez pas: il s’agit d’un débat sans vote et l’Omniprésident fera ce que bon lui semble….Vive la démocratie..!!

JEAN-DOMINIQUE MERCHET et NATHALIE RAULIN

QUOTIDIEN : mardi 1 avril 2008

Deux Français sur trois (68 % exactement) désapprouvent l’envoi de renforts militaires français en Afghanistan. Le sondage BVA-Sud Ouest (1) est sans appel : à peine 15 % des personnes interrogées approuvent la décision du président de la République. Quant à l’opinion des parlementaires, il faudra repasser. Si Nicolas Sarkozy a concédé l’organisation d’un débat, cette après-midi à l’Assemblée et au Sénat, il se conclura sans vote.

L’affaire sera à nouveau discutée à partir de demain, lors du sommet de l’Alliance atlantique à Bucarest, en Roumanie. L’Otan est en première ligne en Afghanistan, comme elle l’est au Kosovo. Depuis des mois, les pays les plus impliqués dans la guerre (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada et Pays-Bas) appellent leurs alliés au secours. Au vu de la dégradation de la situation sur le terrain (lire page 4), ils ont besoin de renforts.

Partie serrée. La France devrait envoyer un bataillon d’infanterie légère de 800 hommes et un groupement de forces spéciales (200 hommes). La région où ils iront n’est pas déterminée, les militaires français plaidant pour l’Est, plutôt que le Sud du pays où se déroulent les combats les plus durs.

Si Sarkozy est disposé à fournir ce millier d’hommes, portant à 2 500 le nombre de Français, il y met des conditions, qui doivent être discutées à Bucarest. La France demande que l’Alliance s’engage plus avant sur les volets civils de la reconstruction, estimant que la solution ne peut pas être que militaire.

Sur le plan diplomatique, le Président joue une partie serrée. Il souhaite profiter de la présidence française de l’UE au second semestre pour relancer la défense européenne, mais il sait que nos partenaires ne concevaient pas celle-ci en opposition à l’Otan. En étant un bon élève de l’Alliance, la France espère convaincre Washington et Londres de lâcher du lest afin de faire progresser l’Europe de la défense.

Sur le plan intérieur, Sarkozy a braqué jusqu’aux élus UMP, en réservant la primeur de ses intentions aux parlementaires britanniques. Le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, est allé jusqu’à réclamer des explications. Le feu vert de l’Elysée pour que se tienne un simulacre de débat – une heure d’interventions sans vote – et la promesse de François Fillon de venir en personne, a suffi pour laver l’offense. «Imaginez qu’à chaque fois que la France décide d’envoyer des hommes supplémentaires dans une opération de sécurisation à l’étranger, il y ait débat et vote du Parlement, ça n’a pas de sens !», a raillé hier le nouveau porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre. C’est oublier qu’il s’agit d’une des dispositions phare du projet de réforme constitutionnelle, issu de la commission Balladur : selon le projet de loi, une intervention extérieure qui excéderait six mois devra faire l’objet d’une motion votée par les deux assemblées.

«Amnésie». Au sein de l’UMP, seul le très souverainiste Jacques Myard reconnaît ses «fortes interrogations». La gauche, elle, est hostile à l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. Hier le premier secrétaire du PS, François Hollande a ironisé sur le «flagrant délit d’amnésie» de Fillon qui dimanche soir avait prétendu que François Mitterrand n’avait «jamais demandé d’autorisation au Parlement pour envoyer des forces». C’était là se tromper deux fois : le gouvernement Rocard avait organisé un premier débat en août 1990, lors de l’invasion du Koweït par l’Irak puis un second, assorti cette fois d’un vote, le 16 janvier 1991. Cette consultation était, il est vrai de faible portée, puisqu’organisée la veille du déclenchement des opérations militaires.

Hier, Henri Emmanuelli, Jack Lang et Jean-Pierre Chevènement se sont relayés pour critiquer la mauvaise façon faite au Parlement. Laurent Fabius a, lui, attaqué sur le fond. Jugeant la décision française «complaisante» vis-à-vis de Bush et «dangereuse» pour la France, l’ex-Premier ministre a affirmé que : «L’envoi des hommes pour qu’ils se fassent canarder sans pouvoir réagir, ce n’est pas une stratégie, c’est exposer des hommes.»

(1) Sondage réalisé les 28 et 29 mars auprès de 970 personnes.

Publié dans : Politique | le 1 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Afghanistan: que va faire le « Tsarkovitch »…??

Guerre

François Sergent

QUOTIDIEN : mardi 1 avril 2008

L’opposition a eu raison d’exiger un débat sur l’implication croissante de la France dans cette guerre oubliée. Les Français et leurs représentants doivent connaître les raisons et les règles de cet engagement contre les talibans et leurs alliés qaédistes.

Un vote, même s’il n’est pas explicitement prévu dans la Constitution, devrait pouvoir sanctionner l’envoi en zones de combat de soldats français. Surtout avec un président qui de la Côte-d’Ivoire au Tchad, a promis plus de transparence dans sa politique étrangère.

Un vote permettrait aussi de clarifier les positions de la majorité et de l’opposition dans une guerre où la France est engagée depuis six ans et où elle a perdu une quinzaine d’hommes.

Des débats et votes se sont tenus aux Etats-Unis, au Canada ou en Allemagne.

Un retrait des Occidentaux que semblent souhaiter les socialistes serait synonyme d’une victoire militaire des talibans. Il est simpliste de réduire ce combat à une guerre américaine. A la différence de l’Irak, l’envoi des forces occidentales a été décidé par une résolution de l’ONU. Les forces occidentales ne sont pas une «armée d’occupation» comme le dit François Hollande. Cette guerre est difficile, le régime afghan déficient et corrompu. Il reste que lorsque les talibans s’emparent d’une ville, ils commencent par détruire les écoles de filles en premier. Puis imposent leur loi islamiste. Au pouvoir, ils avaient protégé Ben Laden. C’est aussi ce combat que mènent les soldats français dans les montagnes afghanes. Il importe que les députés décident s’ils sont prêts à le soutenir.

Publié dans : Etranger | le 1 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Handicapés: la grogne….aussi

Des milliers de malades, handicapés et invalides ont manifesté samedi à Paris à l’appel du collectif « Ni pauvre, ni soumis », qui réclame un revenu d’existence « décent », au niveau du Smic brut.

afp

LIBERATION.FR : samedi 29 mars 2008

Ils étaient « près de 30.000″ selon les organisateurs, 16.500 selon la police. Querelle habituelle de chiffres. Peu importe. Leur manifestation a eu lieu, et bien lieu. La tête du cortège est arrivée samedi après-midi place de l’Opéra, à Paris, terme du parcours, peu avant 15 heures. Soit deux heures après son départ de la place de la République.

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Ces malades, handicapés et invalides, venus de toute la France, ont défilé samedi à Paris pour une manifestation à l’appel du collectif « Ni pauvre, ni soumis », qui réclame un revenu d’existence « décent », au niveau du Smic brut.

« C’est la révolte des handicapés, c’est la révolte de millions de personnes pour dire qu’il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l’allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu’avec ça, on ne peut pas vivre », a déclaré Arnaud de Broca, président de la FNATH (accidentés de la vie), une des associations organisatrices du mouvement. Pour cette manifestation « historique » rebaptisée « Marche sur l’Elysée », le collectif, qui regroupe une centaine d’associations, avait affrété 13 trains, 5 avions et 700 autocars et minibus.

« 628 euros par mois, pouvoir d’achat, pouvoir de rien! »

Certains manifestants se déplaçaient à fauteuils roulants, d’autres avec des cannes blanches, beaucoup avaient revêtu les couleurs du mouvement « Ni pauvre, ni soumis », le jaune et noir, avec des panneaux portant les slogans: « 628 euros par mois, pouvoir d’achat, pouvoir de rien! », ou encore « Handicap, maladie = pauvreté ».

Parmi les manifestants figuraient notamment le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, et le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot. « Ces allocations permettent aux handicapés d’acquérir une autonomie », a souligné Jean-Claude Mailly. « Il faut aussi pouvoir montrer qu’un travailleur handicapé peut être productif dans un milieu ordinaire de travail ».

Une délégation d’une dizaine de personnes, adhérents d’associations, devait être reçue à l’Elysée en fin d’après-midi, pour remettre les plus de 50.000 signatures de soutien reçues par le Collectif pour réclamer un « revenu d’existence décent ».

« Certes, des choses sont faites sur le handicap. Mais sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait trente ans qu’on ne veut pas en parler. On est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement », avait déclaré Jean-Marie Barbier, président de l’APF, avant le départ du cortège.

Publié dans : SOCIAL | le 31 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Retraites: la grogne…

Des manifestations à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires ont réuni des milliers de personnes, samedi, dans toute la France.

afp

LIBERATION.FR : samedi 29 mars 2008

Des milliers de personnes ont défilé dans les rues, ce samedi, à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour « l’avenir des retraites », selon les chiffres collectés par l’AFP auprès de la police et des organisateurs.

Les trois syndicats appelaient à manifester, après le lancement jeudi de la concertation avec le gouvernement sur les retraites. Les organisations revendiquent une « vraie négociation » et refusent l’allongement prévu à 41 ans de la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein.

Dans la manifestation parisienne, partie vers 15 heures de la Place de la Nation en direction de Bastille, les leaders syndicaux, derrière une banderole demandant de stopper « la casse des retraites », ont souligné que ces manifestations de mobilisation n’étaient qu’un « début ».

De son côté, la CGT a estimé entre 10.000 et 15.000 le nombre de manifestants à Paris et indiqué tabler sur « quelques dizaines de milliers de personnes » dans tout le pays. « C’est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays », a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibaut.

Alors que le gouvernement a annoncé des « premières propositions » pour la mi-avril, BernardThibaut a expliqué n’avoir pas « voulu perdre de temps, pour que les salariés soient sensibilisés et attentifs et exercent une pression s’ils ne veulent être déçus. »Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a dit, lui, que son « souci (était) que l’on n’escamote pas le débat », « la mécanique implacable » défendue par le gouvernement aboutissant « à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps ».

Plusieurs manifestations dans la matinée en régionsA Toulouse, entre 900 personnes (selon la police), et 3.000 (d’après les organisateurs) ont défilé en fin de matinée dans le centre-ville. Dans une ambiance festive, les banderoles affichaient des slogans tels que « La retraite des députés pour tous » pour Sud, « Pour le droit à une retraite décente » et « Face au Medef et au gouvernement, tous ensemble pour nos retraites » pour la CGT.

A Lille, 900 personnes selon la police, 1.500 selon les organisateurs, ont manifesté samedi après-midi, scandant notamment: « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas, de cette société-là ».

A Bordeaux, une manifestation a rassemblé entre 1.000 personnes selon la police et 1.500 selon les organisateurs.

500 personnes se sont rassemblées à la Rochelle. Et à Angoulême, un défilé a réuni entre 500 et un millier de personnes demandant notamment: « Augmentez nos retraites de misère ».

A Roanne, entre 500 et 800 personnes ont manifesté. Elles étaient entre 300 et 700 à Clermont-Ferrand.

  1.  

Publié dans : SOCIAL | le 31 mars, 2008 |Pas de Commentaires »
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