Sondage…… »Bling Bling » à la ramasse….

Marié ce week-end avec Carla Bruni, le Président enregistre une chute de treize points dans notre sondage LH2.

ALAIN AUFFRAY

QUOTIDIEN : lundi 4 février 2008

Le chaud. Le froid. L’intimité du bonheur. L’exposition de la déconvenue. Un mariage, samedi, avec Carla Bruni. Un divorce hier, avec les Français. Et à l’arrivée, un week-end politique décisif où tout s’emmêle, vie privée et cote d’amour publique. Avec d’un côté, le premier chef de l’Etat ayant divorcé en cours de mandat qui se marie quelques semaines plus tard avec une chanteuse et ex-mannequin. De l’autre, la confirmation par l’institut LH2, dans une enquête réalisée pour Libération, d’une chute extraordinaire de la cote de confiance du Président : seulement 41% des Français avaient de lui, ce week-end, une opinion positive, contre 54 % au début du mois de janvier.

 

Choc de défiance. Pour François Miquet-Marty, directeur des études à l’institut LH2, cette défection massive n’a qu’un précédent, celui de Jacques Chirac en 1996. A l’époque, les Français étaient déçus par celui qui avait promis de combattre la «fracture sociale». Aujourd’hui, le fiasco du «choc de confiance» annoncé par Sarkozy provoque en retour un véritable «choc de défiance» qui, à cinq semaines des municipales, provoque la panique chez les candidats de l’UMP.

«Sentiment d’imposture». Selon l’enquête de LH2, le discrédit touche toutes les catégories sociales et toutes les générations. Il concerne à la fois la politique économique et le style du chef de l’Etat : 84 % des Français sont insatisfaits des résultats de la politique sur le pouvoir d’achat, 76 % contestent l’affichage de sa vie privée. François Miquet-Marty constate que les «désenchantements constatés» finissent par donner «le sentiment d’une imposture». La formule est assassine. Mais elle rend bien compte de ce que constatent, sur les marchés, les élus et les militants en campagne. Sentiment que confirme la large victoire de la gauche hier à Chartres (Eure-et-Loir) lors d’une législative partielle face au député-maire UMP sortant (lire page 13).

Il n’y a d’ailleurs plus que les proches du Président qui contestent la réalité de cette désillusion généralisée. Yves Jego, porte-parole de l’UMP et candidat à sa propre succession à Montereau (Seine-et-Marne), soutient que le débat sur le «style Sarkozy» est une construction médiatique. Et il espère que le mariage aura aussi pour effet d’éteindre enfin «la passion journalistique pour le sujet». C’est aussi l’espoir de l’Elysée, où l’on s’est contenté samedi d’un communiqué confirmant un mariage «dans la plus stricte intimité».

Mais chez les candidats de la majorité présidentielle qui ne veulent pas entendre parler de politisation de l’élection, le mot d’ordre est bien : «Cachez ce Sarkozy que je ne saurais voir, ma campagne est purement locale.» Y compris chez les ministres comme Xavier Darcos, Laurent Wauquiez ou Luc Chatel, engagés dans des batailles périlleuses. Dans ces conditions, l’initiative du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karouchi, ne devrait connaître qu’un succès d’estime. Il a diffusé à usage des candidats, un pense-bête rappelant toutes les réformes votées depuis juin.

Claude Goasguen, député UMP de Paris (et assuré de sa réélection dans le XVIe arrondissement) est l’un des rares à reconnaître clairement des «remontées difficiles, notamment dans les grandes villes». Il en a profité pour contester violemment l’ouverture aux «vieilles momies» du mitterrandisme : Lang, Védrine, Attali ou Rocard.

Les ailes des dissidents. Cet embarras manifeste des têtes de liste UMP donne même des ailes aux représentants de la droite non-sarkozystes. Des dissidents, engagés dans des combats plutôt symboliques se prennent à espérer. Dans les fiefs de droite comme Boulogne, Neuilly et les arrondissements de l’ouest parisien (VIIe, XVe et XVIe), ils se donnent de bonnes chances d’empêcher l’élection dès le premier tour des champions de l’UMP. Pour les plomber, leurs adversaires insistent sur leur proximité avec Sarkozy : à Reims, Renaud Dutreil est qualifié de «candidat bling-bling»; à Angers, la gauche souligne que Christophe Béchu avait ouvert le premier meeting de la présidentielle.

L’un des rares candidats à proclamer sa proximité avec le chef de l’Etat était hier le maire du VIIIe arrondissement François Lebel, candidat à sa propre succession contre Pierre Lellouche, investi par l’UMP. Lebel a multiplié les interviews sur le mariage qu’il a célébré samedi matin. Il raconte même que le marié lui a souhaité «bonne chance pour les municipales». L’Elysée dément…

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Publié dans : SONDAGES | le 4 février, 2008 |Pas de Commentaires »

La presse étrangère s’en donne à coeur joie….

La presse étrangère sarcastique

Service monde

QUOTIDIEN : lundi 4 février 2008

Italie«Une touche soixante-huitarde»

Ce n’est donc plus une fable ou une rumeur mais une « chose sérieuse comme le président l’avait annoncé » commente le grand quotidien italien Il Corriere della Sera qui, à l’instar de tous les journaux de la péninsule,donne la nouvelle du mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en première page. «Un chapitre médiatisé jusqu’à l’ennui s’achève, un autre débute,» poursuit le journal milanais, qui s’interroge : «Quel effet sur les sondages, aujourd’hui en chute libre ?» La Repubblica s’attarde sur «le charme irrésistible d’une mine flottante à l’Elysée» tandis que l’éditorialiste Bernardo Valli évoque les «noces soixante-huitardes de Carla et Sarko» : « En campagne et à peine élu, Nicolas Sarkozy a déploré la décomposition de la famille et le non respect des valeurs […] puis, emporté par les sentiments mais aussi dans le respect d’un pragmatisme intelligent, il s’est comporté comme la majorité des habitants des villes européennes où un mariage sur deux se conclut par un divorce.» Et le journaliste d’insister : « Il y a une nouvelle « first lady » à l’Elysée. Une étrangère. Non pas parce qu’elle est d’origine italienne mais parce que c’est une chanteuse, une modèle, avec ses propres ambitions. Cela est aussi une touche soixante-huitarde chez un président conservateur.»

Allemagne «Le Petit Nicolas s’est marié»

«Ce mariage éclair aidera-t-il le Président à remonter dans les sondages ?», se demande cette semaine le magazine der Spiegel, traditionnellement ironique avec les politiciens français… La photo du couple faisait la une hier du très populaire Bild Zeitung et du quotidien Berliner Zeitung. «Le Petit Nicolas s’est marié», titrait hier le quotidien berlinois, faisant référence au héros de Sempé et Goscinny, très populaire outre-Rhin… Le reste de la presse du dimanche traitait l’événement en pages intérieures, reléguant même l’affaire en dernière page, à la rubrique faits divers, pour le quotidien Tagesspiegel. «La chute du Président dans les sondages, à 41 % d’opinion positive, pourrait expliquer la décision de Sarkozy de mettre fin aux gros titres sur sa vie privée», estime le Tagesspiegel. Même le très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung n’échappe pas totalement à la Sarkomania, et présente sur son site électronique une vidéo de l’hôtel de Vérone, dans le nord de l’Italie, où pourrait avoir lieu le voyage de noces…

Espagne «Rideau de fumée»

 

«Guapa, rica y famosa» (Belle, riche et célèbre). Le quotidien El Pais prend un plaisir certain à souligner que «la première dame de France est italienne et de gauche» et qu’elle a même soutenue la socialiste Ségolène Royal contre son président de mari lors des élections du printemps. Suit la liste non-exhaustive des «ex» de madame : «Sa vie sentimentale est une suite de personnage célèbres, des rockers Eric Clapton et Mick Jagger aux acteurs Kevin Costner et Vincent Perez en passant par l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius ou le magnat américain Donald Trump.» Mais au sortir de la gaudriole, El Pais ne manque pas de souligner que ce mariage tombe à pic. «Ceux qui accusent Sarkozy d’utiliser sa vie privée comme rideau de fumée à ses problèmes politiques y trouveront une nouvelle justification» affirme le journal en rappelant que «le mariage arrive au moment même où la cote de popularité [du Président] touche au plus bas depuis son élection»».

Roumanie «C’est le mari de Carla Bruni»

Samedi, les télévisions roumaines de news ont interrompu leurs programmes pour annoncer le mariage. Realitatea TV remarque que Sarkozy a tenu parole, la presse a appris la nouvelle après le mariage. Le journal Adevarul estime quant à lui que c’est une bonne nouvelle pour les relations franco roumaines : la Roumanie est un pays latin et Carla Bruni est doublement latine, à la fois italienne et francaise. Evenimentul Zilei (L’événement du jour) ironise : «C’est le mari de Carla Bruni qui vient ce lundi en Roumanie.» De son côté, le journal Cotidianul se pose la question de savoir si Mme Carla Sarkozy sera ou non dans l’avion de son mari pour l’accompagner lors de cette visite officielle. Un officier chargé du protocole a déclaré avoir reçu la consigne d’être préparé aussi au cas où la nouvelle première dame viendrait en Roumanie. Tout en précisant que, a priori,… elle ne viendrait pas. Enfin, Romania Libera raconte l’histoire d’un ancien mineur de la vallée du Jiu qui a fabrique une bague en diamant pour Carla Bruni. Le mineur espère que le président francais sera suffisament généreux pour lui acheter cette bague qui est une réplique en miniature de la Porte du baiser, sculpture de Constantin Brancusi. « Je lui ferai un prix de président, raconte l’ex-mineur Ovidiu Paraianu, soit 6 000 euros

Royaume-Uni «Speedy Sarko se marie après onze semaines»

Interrogé par le Sunday Times sur un marché de Neuilly, Jean Sarkozy confie qu’il espère que le mariage de son père lui permettra d’aller mieux. «Les choses ont été assez difficiles pour lui dernièrement.» Une photo de Carla Bruni en robe de mariée, un cliché de son époque de top-model, fait la une du Sunday Telegraph. En page trois, le grand quotidien conservateur insiste sur la rapidité de l’union : «Speedy Sarko se marie après onze semaines.» Même son de cloche pour la version dominicale de The Independent, qui remet aussi au goût du jour la comparaison avec Napoléon, «le premier chef d’Etat français à avoir divorcé». Mais ce qui fait l’unanimité dans la presse anglaise, c’est que Sarkozy aurait aurait hâté son mariage en vue de sa visite le mois prochain à Buckingham Palace. Les journalistes saluent cette union qui met fin à l’épineux problème de protocole qu’une visite d’un chef d’Etat et de sa petite amie aurait posé à la Reine…

Publié dans : People | le 4 février, 2008 |Pas de Commentaires »

People et décadence….

Séquences

Didier pourquery

QUOTIDIEN : lundi 4 février 2008

On note à l’Elysée comme un soulagement. Fin de la «parenthèse people» du Président, y dit-on… A nouveau on va pouvoir parler de choses sérieuses. Il est temps. Notre sondage le montre.

On entend même dans les couloirs de la présidence certains conseillers dire qu’il faut «planquer Carla». Entendons par là qu’il est urgent de mettre en sourdine les grandes orgues de l’amour spectaculaire entre un président bling-bling et une très riche top-model (même si elle est de gauche… ouverture oblige). Le bonheur du Président ne distrait pas : l’Insee a sorti le 29 janvier le pire indicateur du moral des ménages depuis 1987. Les Français sont inquiets quant aux «perspectives d’évolution du niveau de vie». En clair, Nicolas Sarkozy est rattrapé par ses promesses sur le pouvoir d’achat, alors que son niveau de vie à lui n’a jamais paru aussi prospère. Résultat : 41 % d’opinion positive. Il est temps en effet de passer à autre chose.

Dans le jargon des sondeurs, on appelle «séquences» ces périodes qui rythment la vie politique. Il semble que l’Elysée veuille marquer d’urgence la fin de la séquence du malentendu, celle des «fiançailles».

Pas celle des fiançailles de Sarkozy avec l’opinion, rompues cet automne.

Mais celle des fiançailles avec Carla Bruni.

Pour courte qu’elle fût, celle-ci a paru bien longue aux Français, qui se montrent de plus en plus ouvertement agacés face à cet omniprésident vibrionnant mais peu efficace.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy va en Moselle, loin de Pétra. On attend avec intérêt la tonalité de cette séquence-là. Elle sera cruciale pour sa crédibilité.

Lien

Publié dans : Politique | le 4 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Tout ne va pas mal à la Société Générale…..

,34 millions de plus-values sur stock-options pour Bouton en 2007
Challenges.fr | 01.02.2008 | 18:04 |

Fin 2006, le P-DG de la Société Générale avait déjà touché plus de 3,5 millions sur une cession-acquisition.

Daniel Bouton
Daniel Bouton (c) Reuters

3,34 millions d’euros: c’est la plus-value engrangée en 2007 par Daniel Bouton, le P-DG de la Société Générale, sur la vente de ses stock-options (système qui permet aux salariés d’un groupe d’acheter des actions à une date et un prix fixé à l’avance, pas au prix du marché). Un chiffre communiqué, vendredi 1er février, par l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui est tenue de communiquer les ventes et achats d’actions par les dirigeants des sociétés cotées.
D’après l’AFP, Daniel Bouton aurait réalisé durant l’année cinq opérations d’acquisition et de cession, dont la plus fructueuse, réalisée les 15 et 16 mai, lui a rapporté 895.325 euros. A l’époque, à 154,05 euros, le titre Société Générale flirtait avec son plus-haut (162 euros).

Une importante vente en décembre 2006

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Vendredi matin, Le Parisien annonçait que Daniel Bouton avait touché, depuis décembre 2006, près de 7 millions d’euros grâce à la cession de ses options. La différence avec les informations fournies par l’AMF s’explique par la vente, au 20 décembre 2006, d’options pour un montant de plus de 3,5 millions d’euros.
En dépit d’appel de plusieurs responsables politiques à sa démission, suite au scandale de fraude qui a coûté près de 5 milliards d’euros à la banque, Daniel Bouton a été maintenu à son poste, la semaine dernière, par son conseil d’administration.

 

Publié dans : Economie | le 3 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Le style « Bling Bling »: beaucoup de bruit pour rien…!

Gouvernement. Pour Fillon, les 316 propositions peuvent attendre encore un peu.

Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : samedi 2 février 2008

A cinq semaines des municipales, il devenait urgent de déminer le rapport Attali. C’est chose – presque – faite depuis vendredi par François Fillon, qui a présidé un séminaire gouvernemental consacré aux 316 propositions sur «la libération de la croissance» remises le 23 janvier par l’ancien sherpa de François Mitterrand. Un séminaire qui débouche sur de la «concertation», des «plans d’action» ministériels et une «association étroite des parlementaires». Autant dire une mise sous le boisseau du rapport un peu iconoclaste de Jacques Attali.

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C’est qu’après une semaine de publication, la commission Attali s’est mise à dos les parlementaires UMP, les notaires, les chauffeurs de taxi, certains ministères, des collectifs de chercheurs, des élus locaux inquiets d’une suppression des départements. Bref un peu trop de monde pour pouvoir embrayer sur une mise en route rapide et surtout intégrale de ces propositions.

«Excessif». Alors le Premier ministre temporise. «Le tout ou rien de Jacques Attali était un peu excessif, a-t-il relevé. Je m’en suis expliqué avec lui. C’est le rôle des experts de trouver des solutions, mais c’est celui des politiques de les mettre en œuvre en fonction des résistances de la réalité.» Des résistances que Jacques Attali avait lui-même exacerbées. Il s’en était pris vivement au député (UMP) Claude Goasguen parlant de «République des imbéciles» et avait expliqué que Jean-Pierre Raffarin, aujourd’hui sénateur (UMP), avait eu une «façon de gouverner la France [qui] fut un désastre». En dépit d’un acte de contrition, la cote de Jacques Attali n’est pas remontée chez les parlementaires. Qui vont passer à la moulinette de la commission des finances et des affaires économiques certaines propositions. «Franchement, on verra ça après les élections. D’ici là tout le monde aura oublié ce rapport», prédit un député UMP.

Les ministères sont censés, eux aussi, «proposer un plan d’action» basé sur le rapport, a expliqué le Premier ministre. Là aussi des difficultés sont à prévoir. Notamment sur les préconisations Attali qui visent à faire grossir un peu plus l’aéroport de Roissy ou à relancer des grands travaux comme ceux des autoroutes, alors que le Grenelle de l’environnement a débouché sur la limitation de ces transports.

Promesse. Pour le reste, les partenaires sociaux se pencheront sur la réforme du financement de la protection sociale, et les taxis ou les notaires travailleront dans leurs propres instances professionnelles pour «assurer leur ouverture et leur dynamisme dans le respect de la protection des consommateurs», a indiqué François Fillon, qui promet du changement d’ici la fin de l’année. Et si ces professions «ne veulent pas se mettre d’accord, à ce moment-là le gouvernement assumera ses responsabilités et proposera au Parlement une réforme», a mis en garde le Premier ministre. Sur la forme, il assure néanmoins qu’il veut moderniser sans brusquer, en usant de la même dose de «concertation» que celle qui a été à l’œuvre pour arracher la modernisation du marché du travail avec les partenaires sociaux.

Un Premier ministre qui affirme que quoi qu’il advienne du rapport Attali il n’aura pas servi à rien : «Nous n’avons pas attendu le rapport sur la libération de la croissance pour mettre en route nos réformes. Le gouvernement partage le diagnostic et la stratégie de réforme.» D’ailleurs, au printemps, la loi de modernisation de l’économie préparée par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, prendra en compte tout le volet accroissement de la concurrence dans la distribution défendue par la commission. Sans oublier de «donner toutes ses chances au commerce de proximité», a ajouté Fillon. La déréglementation de l’installation des grandes surfaces voulue par la commission Attali avait inquiété les élus locaux.

Après ce séminaire le programme de transformation de la France imaginé par Attali reste flou. Dans son rapport, un rétroplanning très serré figurait la mise en œuvre des réformes au mois près. Seule date butoir tenue pour l’instant : le début de la dilution des 316 mesures dans la machine gouvernementale…

Li

Publié dans : Politique | le 3 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Les municipales: l’avis d’Emeric Brehier….

Une fois n’est pas coutume, voici un article d’abord paru sur  Le Monde avant que d’apparaître ici sur notre blog du bassin de Chelles.
Cordialement,
L’équipe du blog.

Les municipales, un tremplin pour le PS,
par Emeric Bréhier

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C‘est le dernier effet de mode : il serait de bon ton que le Parti socialiste, et la gauche en général, ne remporte pas – pardon ! -, perde les élections municipales et accessoirement les cantonales. C’est la nouvelle version du vote révolutionnaire, en quelque sorte. Perdons pour rénover le Parti socialiste. Telle était, par exemple, la thèse défendue par Laurent Bouvet (Le Monde du 26 janvier).
 

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if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = « pubOAS_middle »; }Depuis plusieurs semaines, les médias ne cessent de nous dire que ces élections municipales et cantonales sont des élections politiques. Dont acte. Chiche. Faisons en sorte qu’elles le soient. Les élections locales ont toujours été et doivent toujours être des rendez-vous au plus près de la vie quotidienne de nos concitoyens mais également des élections intermédiaires pour les responsables politiques nationaux en place. Politiques, ces élections le sont donc à double titre : d’abord car les choix et options portés par les candidatures de gauche et de droite ne sont pas de même nature ; ensuite car la lecture globale qui pourra en être faite le soir du 16 mars ne sera pas sans incidences sur la vie politique nationale.
 
Pourquoi donc certains jugent-ils la défaite plus prometteuse que la victoire ? Parce que, à leurs yeux, le Parti socialiste, parti d’élus s’il en est, serait bloqué dans toutes ses tentatives de rénovation par cette « gangue » municipale et territoriale. Derrière perce rapidement le réquisitoire contre le « socialisme municipal » et l’illusion que les réalisations entreprises par les élus dans l’ensemble des collectivités territoriales pourraient modifier en profondeur la vie quotidienne de nos concitoyens. Bref, changer la vie ne pourrait résulter que de la seule action nationale.
 

Cette vision se heurte à plusieurs réalités. D’abord, les élu(e)s et militant(e)s socialistes ont accédé aux responsabilités locales aux élections cantonales de 1976 puis municipales de 1977, avant même la double victoire de 1981 ! Si tous ne sont pas dans le même cas de figure, nombreux sont ceux qui ont été formés par cette expérience.
 

Ensuite, le contexte juridique et politique a profondément changé. A l’initiative de la gauche, grâce à l’approfondissement de la décentralisation, 70 % des investissements publics sont aujourd’hui réalisés par les collectivités et une grande partie des services publics sont peu ou prou financés et gérés par les collectivités, qu’il s’agisse des transports publics, de la petite enfance, du scolaire, de la solidarité, du logement et même de la police municipale… Changer la vie de nos concitoyens est aussi de la responsabilité des élu(e)s, des responsables et des militant(e)s dans chacune de nos collectivités locales. Même si cela ne nous dispense évidemment pas de la rénovation du coeur du système, au niveau national, cela doit nous conduire à faire des élections municipales et cantonales un enjeu majeur.
 

Au final, il apparaît tout de même singulier de prendre prétexte de la tendance trop fréquente des socialistes à une mauvaise interprétation et à une mauvaise exploitation des résultats électoraux locaux pour estimer qu’il vaudrait mieux perdre ces scrutins ! Que je sache, et Laurent Bouvet le sait fort bien, les élections de 2001 – perdues – n’ont pas été analysées sur le moment avec toute la sagacité voulue ! Pas plus d’ailleurs que les limites des victoires aux législatives de 1997 ou aux régionales de 1998 n’avaient été perçues avec beaucoup de clarté.
 

Enfin, pour ce qui relève de la nécessaire refondation du Parti socialiste et de la gauche en général, là aussi dégageons-nous des faux-semblants et des évidences factices. Qu’impose aujourd’hui l’élection présidentielle, élection reine de notre système politique, aux organisations politiques, dans un contexte d’éclatement de la gauche ? Cette rénovation nécessaire et attendue n’incombe pas au seul Parti socialiste. Elle concerne tout autant les autres formations de la gauche. Les nouvelles inégalités, les dérèglements du capitalisme financier, l’accroissement des disparités territoriales, l’explosion des polarités internationales issue de la guerre froide… autant de sujet auxquels la gauche doit confronter ses réponses pour formuler une politique alternative véritable.
 

Il faut donc d’abord que le Parti socialiste se remette au travail. Cessons de croire qu’il ne dispose pas d’idées, de mesures réfléchies. Les parlementaires, les groupes d’experts, les élu(e)s, les militant(e)s en ont débattu, malgré tout, ces dernières années. Et quoi que l’on puisse en penser, le projet présidentiel de Ségolène Royal en portait de très nombreuses. Ce qui manque aujourd’hui, c’est avant tout un sens politique, une ligne politique, mettant en cohérence ces propositions. C’est donc bien de cela dont le prochain congrès devra s’occuper en priorité.
 

Ensuite devra venir le temps des conventions ouvertes aux associations, aux organisations syndicales – qu’en bons sociaux-démocrates honteux nous oublions trop souvent -, bref viendra le temps de l’intelligence collective. Ce devra être le travail essentiel du, ou de la prochain(e) premier(e) secrétaire national(e) : remettre le parti en ordre de marche et retisser les liens indispensables au « vivre-ensemble ».
 

Enfin, viendra le moment de la détermination de la candidate ou du candidat au travers des primaires, cette fois-ci assumées pleinement dans leur fonction première : déterminer la personnalité la plus à même de représenter la gauche, et de la mener à la victoire. C’est bien en effet l’ensemble de ces forces politiques s’accordant autour d’un projet de mandature qui pourront prendre part à cette désignation puis enclencher une réelle dynamique électorale. A ce moment-là, le PS pourra sortir de sa culture politique culpabilisante vis-à-vis des militants : à eux de définir la ligne politique lors des congrès et des conventions ; au peuple de gauche de désigner son héraut pour porter son alternative à la droite !
 

Et cette alternative sera d’autant plus forte que notre implantation locale sera importante. Cessons donc d’opposer l’une à l’autre ; elles sont indissociables. Le sursaut de la gauche dans ce pays passe par des élections locales réussies. N’ayons donc pas peur de la victoire. Bâtissons-la !
 



Emeric Bréhier, premier secrétaire fédéral PS de Seine-et-Marne

Publié dans : Politique | le 1 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Laïcité chérie…

Monsieur Sarkozy, faites votre devoir, pas du cinéma…

Les gardiens de la laïcité prient Sarkozy de la respecter

CATHERINE COROLLER

QUOTIDIEN : vendredi 1 février 2008

Le débat autour de l’interdiction du voile islamique à l’école avait divisé le monde laïque. Les déclarations de Nicolas Sarkozy exaltant, en décembre à Rome, les «racines chrétiennes de la France», puis, à la mi-janvier en Arabie Saoudite, l’héritage «civilisateur» des religions, dans des termes inédits pour le président d’un pays laïque, vont-ils lui permettre de se ressouder ?

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Le 23 janvier, différentes organisations laïques, dont les principaux syndicats enseignants, une obédience maçonnique, des mouvements d’éducation populaire, se sont retrouvés au siège de la Ligue de l’enseignement pour discuter d’une éventuelle riposte. Un appel à «sauvegarder la laïcité de la République» en est issu, qui devrait être rendu public au début de la semaine prochaine. Les organisations signataires, une trentaine à ce stade, rappellent «solennellement» que «la France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale». Ces quatre termes s’imposent à tous, «au premier rang desquels le président de la République». Or, «les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République».

Toujours selon ces organisations, la laïcité n’est pas un concept abstrait : «Assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des droits de la République, [elle] permet l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.»

Concrètement, les signataires de cet appel craignent que «les propos [de Nicolas Sarkozy] ne soient suivis d’effets». Certes, le chef de l’Etat répète qu’il n’est pas dans ses intentions de modifier la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Mais la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, réfléchit bel et bien à des «aménagements» de ce texte au nom de la «laïcité ouverte» prônée par Nicolas Sarkozy.«Certaines modalités de la loi, qui créent des entraves à l’exercice des cultes, doivent être adaptées», a-t-elle ainsi déclaré à la Croix.

Dans leur appel, les organisations et personnalités signataires proclament leur «opposition à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905». Et envisagent l’organisation de rencontres périodiques «pour une réflexion collective sur la mise en œuvre concrète des principes laïques».

Lie

Publié dans : SOCIAL | le 1 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Mai 68….mon amour

Éditorial

Une révolte d’avenir

laurent joffrin

QUOTIDIEN : vendredi 1 février 2008

Qui attaque Mai 68 ? Nicolas Sarkozy qui veut liquider son héritage, celui du «déclin de l’autorité», du «laxisme éducatif», de la «dévalorisation du travail» et de la «culture de l’excuse». Qui attaque Mai 68 ? Une escouade de politiques et d’intellectuels qui se lamentent de voir la société s’émanciper et toujours demander, à la fois, plus d’autonomie et plus de solidarité. Qui attaque Mai 68 ? Les réactionnaires de droite et de gauche. Ceux qui pensent que «c’était mieux avant», que la France décline, que la pensée est défaite, que les valeurs s’effacent, que la politique n’est plus ce qu’elle était, que la République est minée par l’excès de liberté, que la demande d’égalité mine les hiérarchies légitimes, bref que l’individu est trop libre et qu’il court en vain après une chimérique égalité. Libération, qui doit à la révolte son existence, défendra Mai 68.

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Parce qu’il faut défendre cette irruption de la vie, il faut défendre cette révolution qui a réformé la France, il faut défendre cette espérance. Aveuglément ? En aucune manière. Mai 68 fut à l’origine de maints excès et de maints ridicules, utopies naïves ou stratégies révolutionnaires sans contenu des années 70, dérives terroristes même, dans certains cercles ultra minoritaires. Mais cette insurrection joyeuse a réussi dans son entreprise première : libérer l’individu des traditions cadenassées. On dira que Mai 68 a échoué dans son autre aspiration, une société plus juste. C’est vrai. Mai 68 voulait la liberté et l’égalité. Nous eûmes la première, et non la seconde : tout est là. Mais ce demi-échec n’emporte pas condamnation. Nous avons gagné la primauté de la volonté personnelle sur les prescriptions collectives. Il reste à conquérir la justice, tâche toujours recommencée dans les sociétés de marché. Cette aspiration éternelle, Mai l’a consacrée au rang d’objectif premier, rejouant sans commotion sanglante les ruptures de 1789, de 1848 ou de 1944. Révolution mimée, théâtralisée, qui sonne le glas des vraies révolutions, exorcisant le spectre de la guerre civile française. Aucun mort sinon par accident. Le Quartier latin couvert de barricades sans un coup de feu pour les prendre ou les défendre. Aucun des acteurs de Mai 68, ministre ou étudiant, policier ou syndicaliste, ne voulait l’irréparable. Cette révolte qu’on décrit comme infantile fut celle de la maturité.

On ne voulait plus, tout simplement, d’une société corsetée par le double héritage autoritaire de la vieille morale et du gaullisme. Au sein de la jeunesse étudiante et lycéenne, qui fut le détonateur de la grande dissidence, le principal combustible était là. Plaquée sur le mouvement par des militants courageux mais irréalistes, la rhétorique de l’extrême gauche a masqué ce fait fondamental. Si la masse se mit en mouvement, c’était pour des raisons culturelles, et non directement politiques : il fallait en finir avec l’archaïsme des mœurs et des mentalités. Le vrai leader de Mai 68, le seul en vérité, fut Daniel Cohn-Bendit, sorte de Till l’Espiègle au regard bleu et aux idées libres qui refusait précisément l’embrigadement des sectes marxistes-léninistes. Les aphorismes de Mai ne sont pas dialectiques, mais poétiques. Ils ne sont pas marxistes, mais surréalistes. «Sous les pavés, la plage» ; «Il est interdit d’interdire» ; «Soyez réalistes, demandez l’impossible». Tous slogans que Lénine ou Mao auraient mis à l’index immédiatement. N’en déplaise aux théoriciens des structures de classe, Mai 68 est une révolte libertaire et démocratique.

Non ! disent les dogmatiques. Vous oubliez la grève ouvrière ! Comme si historiens et témoins avaient négligé cet aspect élémentaire. Dès l’origine, tout observateur avait compris que la France ferait exception. En une semaine, suivant les étudiants, des millions de salariés se retrouvent en grève. Le mouvement ouvrier durera plus d’un mois, paralysant le pays et poussant le régime au bord de l’effondrement. Pour faire rentrer les salariés dans les ateliers et les bureaux, le patronat dut se couper un bras : droits syndicaux étendus et hausses de salaires impensables un mois plus tôt. Et là encore, la révolution violente fut introuvable. Une seule exigence : de meilleurs salaires, des droits supplémentaires, des conditions de travail décentes. Le communisme ? L’appropriation des moyens de production ? La classe ouvrière restait, comme le déplorait Lénine, désespérément «trade-unioniste». C’est-à-dire démocrate et réformiste, même si les années 70 ont aussi été celles des utopies et de l’indicible espoir d’un autre monde. Ainsi, les deux héritages de Mai 68 sont la lutte et la liberté. Jamais l’une sans l’autre. Quoi de plus actuel ? Contre les aberrations du capitalisme financier, les cruautés d’une société divisée, loin des conservatismes de la vieille gauche, Mai 68 nous transmet un message d’espérance dans la volonté collective et dans l’imagination du peuple. A nous de l’entendre et de le faire fructifier. Pour que nos sociétés du calcul égoïste retrouvent le goût de l’avenir et celui de la solidarité. Mai 68, mon amour…

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Publié dans : SOCIAL | le 1 février, 2008 |Pas de Commentaires »

« Rocky » quitte la commission Pochard…

Education. Rocard polémique avec «le Figaro» et démissionne de la commission Pochard.

Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNES

QUOTIDIEN : vendredi 1 février 2008

Il jette l’éponge. Michel Rocard a annoncé hier sa démission de la commission Pochard sur la revalorisation du métier d’enseignant, qui doit remettre lundi son rapport au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos. En cause, la polémique sur la «rémunération au mérite» des professeurs.

Pourquoi avez-vous démissionné ?

Je suis l’objet d’une agression de la part du Figaro, qui me met en cause de façon mensongère. Nous n’avons jamais posé ce problème de la rémunération au mérite, et je ne l’ai personnellement jamais envisagée. Il s’agit de provoquer un conflit à propos du système scolaire. Et aussi de me séparer de la gauche pour avoir participé à cette commission. Je trouve le coup un peu malsain. Je démissionne donc afin que la commission ne soit pas biaisée dans son rapport à l’opinion publique et à l’Education nationale.

Qu’en est-il de cette rémunération au mérite ?

Le rapport de la commission ne pose pas le problème de la rémunération au mérite, mais d’une nouvelle évaluation globale des professeurs et des établissements. Celle-ci pourrait se faire via l’inspection de l’Education nationale, ou même par d’autres méthodes, par exemple une nouvelle grille étudiée par les services du ministère. Il faut inventer un nouveau système pour que les performances des enseignants jouent davantage sur le déroulement de leur carrière. Mais pour revenir à ce rapport, il est modéré, progressiste et procède par étapes.

Ne regrettez-vous pas d’avoir participé à cette commission Pochard ?

Absolument pas. Au contraire, j’ai été heureux d’y participer. En revanche, je présente ma démission avec un certain regret. Mais j’ai besoin de protéger mes amis de la commission et je pense qu’il est nécessaire de m’exclure du dialogue.

Pourquoi avoir accepté ?

J’y étais convié en tant qu’homme de gauche et il y avait justement des choses à dire, du point de vue d’un homme de gauche, sur le système éducatif. Celui-ci est tellement complexe qu’il faut y aller doucement en matière de réformes. La tronçonneuse est mal venue. Et je le répète : je suis un homme de gauche, solidaire de la plupart des syndicats enseignants.

L’annonce de votre participation avait créé des remous au sein du PS. D’autant que le ministère avait expliqué qu’elle travaillerait sous votre «haute autorité»…

Je n’ai entendu aucune critique au PS sur ma participation. La nature de cette participation, d’ailleurs, était très précise. Le gouvernement avait peut-être dans l’idée de créer certaines frictions. Mais dans ce cas, il a simplement utilisé un procédé dont j’avais moi-même usé, lorsque j’étais Premier ministre, pour faire travailler tout le monde, ensemble.

Ne s’agit-il pas là d’un nouvel épisode d’une politique d’ouverture destinée à effacer les clivages politiques ?

Pour une fois, le gouvernement n’y est pour rien. C’est de la seule presse qu’il s’agit ici. Il est hors de doute que le président Sarkozy s’est amusé à créer des bisbilles à l’intérieur de la gauche en faisant travailler certaines personnes. Mais il y a deux catégories : ceux qui sont rentrés au gouvernement, et qui se sont associés à une politique que je n’approuve pas, notamment sur le plan de l’immigration, de la fiscalité ou la politique macroéconomique. Et puis, il y a ceux dont le président de la République a considéré que leur savoir ou leur talent pouvait être utile. Et il n’est pas malsain que nous continuions à avoir de multiples structures au sein desquelles majorité et opposition travaillent, dans un cadre démocratique.

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Publié dans : Education | le 1 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Dégringolade…..

Pouvoir d’achat et vie privée font encore chuter Sarkozy

FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : jeudi 31 janvier 2008

Cette fois, la chute est sévère. Deux sondages à paraître ce week-end, l’un réalisé par CSA pour Valeurs actuelles (1), l’autre par TNS-Sofres pour le Figaro magazine (2), enregistrent une dégringolade de Nicolas Sarkozy dans l’opinion.

Pour CSA, 52 % des personnes interrogées considèrent que l’action du président de la République «va plutôt dans le mauvais sens», et 37 % qu’elle «va plutôt dans le bon sens». En décembre, jugements positifs et négatifs s’équilibraient à 44 %. Même résultat pour la Sofres, qui relève 55 % d’opinions négatives contre 41 % de positives, en chute de 8 points.

Deux éléments d’explication sont avancés pour justifier cette chute : le mécontentement sur le pouvoir d’achat et l’exposition de la vie privée du chef de l’Etat. Le premier facteur apparaît comme le plus fondamental, même si Carla Bruni et les vacances «bling-bling» contribuent à la désaffection des personnes âgées. Les Français ont surtout «le sentiment d’avoir été dupés» sur le pouvoir d’achat, estime Brice Teinturier (Sofres), pour qui «les événements de décembre avec l’exposition de la vie privée et la visite de Kadhafi n’ont été que des facteurs aggravants».

Pour Stéphane Rozès (CSA), c’est la conjonction des deux qui provoque l’ampleur de la dégringolade. «La vie privée, c’est de l’ordre de la symbolique spirituelle, souligne-t-il, et le pouvoir d’achat, c’est le contenu temporel de l’action politique.» «Quand le président de la République donne l’impression d’esquiver le problème du pouvoir d’achat, qui est la clé de son discours sur le mérite et le travail, il n’a plus la ressource de se draper dans la fonction présidentielle qu’il est censé incarner», résume Rozès.

A certains égards, expliquent les sondeurs, ce basculement de l’opinion rappelle celui qui avait sanctionné les phrases malheureuses de Mitterrand sur le chômage («On a tout essayé !») ou de Jospin sur Michelin. En avouant son impuissance sur le pouvoir d’achat, il brouille l’image sur laquelle il a été élu.

(1) Sondage réalisé les 23 et 24 janvier auprès de 960 personnes

(2) Sondage réalisé les 23 et 24 janvier auprès de 1 000 personnes

 

 

 

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Publié dans : Politique | le 31 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »
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