Encore de « grands malades »………………………(21/11/2017)

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« Bêtise ô reine du malheur »……………………(21/11/2017)

Publié dans : CULTURE | le 21 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

En Allemagne………………….(21/11/2017)

Récit

L’UE libérée des libéraux allemands ?

Par Jean Quatremer, BRUXELLES (UE), de notre correspondant — 20 novembre 2017 à 21:16
Emmanuel Macron et Angela Merkel à Francfort, le 10 octobre. Zoom
Emmanuel Macron et Angela Merkel à Francfort, le 10 octobre. Photo Michael Probst. AP

Si Angela Merkel parvient finalement à gouverner sans les eurosceptiques modérés du FDP, l’intégration européenne souhaitée par Emmanuel Macron s’en trouvera renforcée.

Et si l’échec de la «coalition jamaïcaine» n’était pas forcément la «mauvaise nouvelle» pour l’Europe que beaucoup annoncent, voire redoutent ? De fait, si le président de la République allemande, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, et Angela Merkel, parviennent à éviter des élections anticipées, c’est finalement le parti le plus eurosceptique de feue la «jamaïcaine», le FDP, qui se retrouverait sur la touche.

«Cocktail». Que ce soit dans le cadre d’une grande coalition avec les sociaux-démocrates du SPD, qui paraît peu probable, ou d’un gouvernement minoritaire noir-vert (CDU-CSU et Grünen), soutenu au coup par coup par le SPD, la chancelière aurait en réalité les coudées beaucoup plus franches en matière européenne et pourrait accepter ce que le FDP aurait refusé. «Christian Lindner, le patron du FDP, est engagé dans une dérive à la Jörg Haider, l’ancien leader du FPÖ autrichien, déplore Daniel Cohn-Bendit, ex-coprésident du groupe des Verts au Parlement européen. Il pense pouvoir récupérer une partie de l’électorat de l’AfD avec son cocktail de nationalisme économique, d’euroscepticisme et de refus de l’immigration.» De ce point de vue, ceux qui espéraient que Lindner serait le nouvel Hans-Dietrich Genscher, très europhile ministre des Affaires étrangères de Helmut Schmidt puis de Helmut Kohl entre 1974 et 1992, ont été déçus.

En réalité, une majorité avec les libéraux – qui réclamaient à Merkel le poste stratégique de ministre des Finances – aurait rendu très difficile toute intégration supplémentaire de la zone euro. Ceux-ci campent, en particulier, sur leur refus de la moindre solidarité financière entre les 19 Etats membres de la zone. Or la création d’un budget de la zone euro est justement l’un des projets phares d’Emmanuel Macron. Autrement dit, avec le FDP, l’Allemagne aurait certes été gouvernée par une majorité solide, mais peu disposée à faciliter la tâche du chef de l’Etat français. Personne n’a oublié, à Bruxelles, qu’entre 2009 et 2013, c’est l’euroscepticisme des libéraux qui a empêché Berlin et donc la zone euro de répondre de façon adéquate et massive à la crise grecque. Et fait dégénérer un problème local en une crise systémique qui a failli emporter la monnaie unique. Durant ces années cauchemardesques pour le projet européen et pour la Grèce, Merkel a dû s’appuyer sur le SPD, alors dans l’opposition, pour forcer la main de ses alliés et accepter ce qu’elle avait d’abord refusé, retardant d’autant la résolution de la crise… «Il est beaucoup trop tôt pour se montrer inquiet, tempère ainsi un diplomate. La chancelière est encore là !» Et un retard de calendrier n’est pas bien grave : l’Union a connu pire. Il en irait bien sûr différemment avec des élections anticipées qui pourraient voir le FDP et/ou l’AfD se renforcer au détriment de la CDU, et ouvriraient une crise de leadership en Allemagne. Surtout, une «chancelière trop affaiblie n’est pas bon pour Macron», analyse Daniel Cohn-Bendit.

Défense. De fait, le chef de l’Etat a besoin, pour faire avancer ses idées, du soutien de l’Allemagne : en Europe, rien ne peut se faire sans un accord entre les deux rives du Rhin, aucun pays n’étant prêt à accepter le leadership d’un grand Etat seul. On oublie trop souvent que la «puissance» allemande durant la crise de la zone euro a tenu à son influence économique et financière. Elle n’a jamais rien proposé, se contentant de jouer en défense face aux propositions françaises. Mais c’est l’accord, souvent difficile, trouvé au sein du couple, qui a entraîné à chaque fois leurs partenaires. Bref, si la chancelière parvient à sortir de cette périlleuse situation, elle pourrait être en situation de jeter par-dessus bord certaines vaches sacrées allemandes. Et permettrait d’achever l’intégration de la zone euro comme le souhaite son partenaire français. De l’art du judo, en quelque sorte…

Jean Quatremer BRUXELLES (UE), de notre correspondant

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Maires en colère……………………(21/11/2017)

Les maires, en colère contre le gouvernement, ouvrent leur 100e Congrès

>Politique|R.L avec AFP| 21 novembre 2017, 7h43 |3
Maires en colère........................(21/11/2017) dans La vie en macronie 7405506_10556c72-ce86-11e7-8711-28471a056608-1_1000x625
François Baroin, président de l’Association des maires de France, et Emmanuel Macron (ici en mars dernier). (LP/PHILIPPE LAVIEILLE.)

Le Premier ministre ce mardi après-midi et le président jeudi seront au Congrès des maires pour tenter de rassurer les élus, inquiets de la politique du gouvernement.

Quelque 15 000 élus attendent de pied ferme Emmanuel Macron et ses ministres à partir de ce mardi, à Paris, pour le 100e Congrès des maires. Diminution des contrats aidés, baisse des dotations de 13 milliards d’euros sur cinq ans, baisse des APL et surtout suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers : les maires sont remontés contre la politique du gouvernement.

Pour tenter de les rassurer, une quinzaine de ministres défileront Porte de Versailles lors des trois jours de débats. Dès ce mardi après-midi, le chef du gouvernement Edouard Philippe prendra la parole. Et jeudi, c’est le président Emmanuel Macron qui clôturera le Congrès. La veille au soir, il recevra 1500 maires à l’Elysée.

L’Association des maires de France (AMF), présidée par François Baroin (LR) a dénoncé « les mesures exclusivement d’inspiration budgétaire proposées depuis six mois » par le gouvernement. A la veille du Congrès, elle a annoncé qu’elle envisageait de saisir le Conseil constitutionnel sur les contraintes budgétaires imposées par le gouvernement qu’elle juge contraires à la Constitution.

 

 

« Entre lassitude, résignation et colère »

« Nous oscillons entre lassitude, résignation et colère. Nous avons cumulé les tours de vis budgétaires sous Sarkozy comme sous Hollande depuis tellement d’années. Ce que nous inflige le président Macron, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » dénonçait lundi, dans Le Parisien, André Laignel (PS), vice-président de l’AMF.

« Le président a une occasion unique de remettre tout le monde autour de la table, de fixer un cap général vers plus de décentralisation », estimait lundi François Baroin, dans une interview au Figaro.

Avec la suppression de la taxe d’habitation notamment, les élus craignent pour l’autonomie financière et fiscale de leur commune. « Pour que la confiance soit renouée, il faut un dialogue d’égal à égal et que les règles de ce contrat ne soient pas imposées », explique Thierry Suaud, maire PS de Portet-sur-Garonne (Haute-Garonne).

Les maires assurent qu’ils réserveront un accueil républicain au gouvernement et à Emmanuel Macron, mais préviennent que la salle réagira plus ou moins vivement selon le contenu de leur message.

Publié dans : La vie en macronie | le 21 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Par tirage au sort !!!! (21/11/2017)

Accueillir l’Autorité bancaire européenne, une double reconnaissance pour Paris

08h10, le 21 novembre 2017, modifié à 09h04, le 21 novembre 2017 
Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l’émission Europe matindiffusée le mardi 21 novembre 2017
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Vainqueur de Dublin, Paris accueillera l’autorité bancaire européenne. Une victoire autant financière que politique.

C’est une victoire pour la France : Paris va accueillir l’Autorité Bancaire Européenne qui doit quitter Londres, suite au Brexit. C’est d’abord une claque pour la Grande Bretagne qui paie là concrètement sa sortie de l’Union européenne.

Paris bat Dublin par… tirage au sort

Logiquement, elle perd deux agences de régulations européennes qui vont déménager sur le continent. Il s’agit de l’Agence européenne du médicament, qui part s’installer à Amsterdam, et de l’Autorité bancaire européenne qui vient s’installer à Paris. Une claque pour Londres, et une victoire pour Paris et Amsterdam car, évidement, de nombreuses villes en Europe étaient candidates pour récupérer ces deux agences.

Le vainqueur a été sélectionné ce lundi soir, au terme d’un vote… exactement comme à l’Eurovision : chaque pays européen a voté pour la ville de son choix. Paris est arrivé en finale face à Dublin à égalité de points. Alors pour départager les deux villes, on a tiré au sort et, coup de chance, c’est Paris qui a gagné.

 

 

Une victoire loin d’être gagnée

Cette victoire, qui était loin d’être gagnée, est une double reconnaissance. D’abord la reconnaissance que Paris est une vraie place financière. Les plus grosses banque de la zone euro sont françaises, comme BNP Paribas, Société générale ou Crédit agricole, sont loin devant leurs consœurs allemandes, néerlandaises ou italiennes.

Et puis, c’est une victoire politique pour Emmanuel Macron et Benjamin Griveau, qui était en charge du dossier au gouvernement. La France, avec ses réformes et son discours pro-européen, a regagné en crédibilité. Si bien que, lundi soir, les autres pays de l’Union ont voté pour nous, pour Paris.

Publié dans : "AFFAIRES" | le 21 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Cocorico……………………………….(20/11/2017)

Publié dans : BREXIT | le 20 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(20/11/2017)

Libération 20 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Clope à l’écran : Agnès Buzyn allume le cinéma français

Les ministres de la Santé successifs – ou successives – devraient poser une limite à leurs bienfaisantes campagnes contre la maladie : la limite du ridicule. Agnès Buzyn, fort bonne ministre au demeurant, suivant la comique proposition d’une sénatrice socialiste, envisage d’interdire la cigarette dans les films produits par le cinéma français. Comme dirait le Canard Enchaîné corrigé par une écriture inclusive, le «mur du çon·ne» n’est pas loin d’être franchi. Outre qu’il existe en France une institution, désagréable aux pouvoirs mais indispensable au citoyen, la liberté de création, on doit remarquer que les scénaristes, les producteurs, les metteurs en scène ont aussi pour fonction de donner de la réalité sociale ou humaine une représentation certes stylisée mais aussi crédible. A la différence des professeurs, des moralistes ou des prêtres, ils ne sont pas chargés de l’édification du public. Il se trouve que beaucoup de gens fument. C’est éminemment regrettable mais c’est un fait. Interdire de le montrer, c’est confondre esthétique et morale, c’est ériger le politiquement correct, ou le sanitairement correct, en règle de narration.

Imaginons que l’on poursuive dans cette voie : il faudrait dans ce cas le faire avec une certaine cohérence. La cigarette tue à petit feu, nous en sommes d’accord ; sa représentation à l’écran pourrait influer sur les comportements, admettons. Mais que dire dans ce cas de la torture, du massacre à la tronçonneuse, des meurtres de la mafia, des tueries diverses et variées complaisamment mises à l’écran par tant de producteurs et dont on peut penser qu’ils influent tout autant sur le comportement des spectateurs ? Si l’on interdit les cigarettes à l’écran, faut-il autoriser la description, souvent obsessionnelle et minutieuse, de l’assassinat, de la folie guerrière, du meurtre en série, du massacre de masse et même du génocide ? Faut-il, en somme, ressusciter le défunt code Hays qui réglementait naguère à Hollywood, de manière pointilleuse, la représentation du sexe et de la violence ? Non que tout soit permis : le cinéma, comme toute expression publique, doit se garder de l’incitation au meurtre ou du racisme. Mais la cigarette ? Que deviendront Bogart, Bacall, le Samouraï de Melville, Gainsbourg et ses gauloises, Sherlock Holmes ou Maigret et leur pipe légendaire, qui tous fumaient comme des pompiers, comme des cheminées, comme des bolcheviks ? Au placard ? Il est un moment où l’excès de vertu se retourne contre la vertu elle-même. Rousseau, pour des raisons analogues, considérait que le théâtre était par essence immoral, parce qu’il faisait, même involontairement, l’apologie des passions mauvaises. Fort heureusement, il n’a pas été suivi. Alors Agnès Buzyn…

Et aussi

• Jean-François Copé, dont les infortunes ont aiguisé la liberté de parole, a trouvé une bonne formule : le parti LR, a-t-il dit ce lundi dans Libération, ne doit pas devenir «un Tea Party rabougri». Dans son viseur : Laurent Wauquiez, dont il redoute la «camarilla». Copé sait de quoi il parle : il a naguère tenu le rôle du droitiste un peu sectaire aujourd’hui dévolu à Wauquiez.

• François Kalfon, membre de la direction collégiale du PS, déplore hautement le «vide abyssal» des propositions formulées au sein de son parti, qui contraste avec le nombre vertigineux des candidats au poste de premier secrétaire. Reprenons la vieille maxime de François Mitterrand : pour faire de la politique, il faut des hommes (ou des femmes, ajouterait-on aujourd’hui), de l’argent et des idées. Les hommes et les femmes sont là, mais l’argent manque et les idées ont disparu. Angoisse…

Laurent Joffrin
Publié dans : ACTUALITES | le 20 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Le « senilissime » se fait des amis…………..(20/11/2017)

  1. L’Obs
  2.  > Economie
  3. Amendement Collomb : les députés se rebiffent contre « le Prince de Lyon »

Amendement Collomb : les députés se rebiffent contre "le Prince de Lyon"
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb à la sortie du Conseil des ministres le 2 novembre 2017 à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Des proches de Collomb ont déposé un amendement au projet de loi de finances 2018 pour assurer plus de ressources fiscales à la métropole de Lyon.

Tempête à l’Assemblée nationale !

Utilisant une procédure rarissime, Eric Woerth, président de la Commission des finances, va demander une deuxième délibération sur l’ »amendement Collomb » déposé discrètement par les députés lyonnais de La République en Marche et adopté – avec quelques grincements de dents tout de même – par la majorité. Valérie Rabault, députée la Nouvelle Gauche du Tarn-et-Garonne, précise ;

« C’est la troisième fois seulement dans l’histoire de la Ve République qu’une seconde délibération est demandée par l’Assemblée. »Elle soutient la démarche d’Eric Woerth.

« Quand j’étais maire de Lyon »

Qu’organise cet « amendement Collomb » qui déclenche un tollé de l’opposition ? Il consolide les finances de la métropole lyonnaise, en lui allouant une part plus importante de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). « Le prince de Lyon est servi », dénoncent les députés LR comme Nouvelle Gauche.

L’exposé des motifs de l’amendement est clair :

« Le présent article vise à préciser que la quote-part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dévolue à la métropole de Lyon n’est pas affectée par les dispositions de l’article 89 de la loi de finances pour 2016.

En effet, la métropole de Lyon est une collectivité à statut particulier qui exerce des compétences généralement dévolues aux départements ainsi que des compétences métropolitaines renforcées.

Ces caractéristiques justifient qu’il lui soit alloué des ressources dynamiques supplémentaires. »

Le ministre de l’Intérieur, note Valérie Rabault, est obnubilé par la ville qui l’a fait maire. « Chacune de ses interventions dans l’Hémicycle commence ou se termine par « et quand j’étais maire de Lyon »… », note la députée. Pour certains c’est un « running gag ». Tant et si bien que les députés présents finissent parfois la phrase avant lui.

Anticonstitutionnel ?

La colère touche évidemment le camp des Républicains et en particulier Laurent Wauquiez qui estime que la région qu’il préside est flouée par la manœuvre de Gérard Collomb.

Mais elle exaspère la Nouvelle Gauche, qui note que sept nouvelles métropoles verront le jour au 1er janvier 2018 : Clermont-Ferrand, Dijon, Orléans, Toulon, Saint-Etienne, Metz et Tours. Pour elles, pas de dérogation et financement prévu dans le budget. Lyon s’organise un statut à part en profitant de l’aura du ministre de l’Intérieur et de l’écrasante majorité LREM.

La deuxième délibération de l’amendement devrait susciter davantage de débats et avoir plus de résonance médiatique que la première. Il pourrait malgré tout être voté. La délibération aura sans doute lieu dans la soirée, mais quelle que soit l’heure tardive, les députés LREM devraient être en force : les « whips » ont commencé à battre le rappel. Valérie Rabault  annonce :

« Dans tous les cas, si l’amendement est voté, nous déposerons un recours devant le Conseil constitutionnel. » Il est peu probable toutefois que l’ajout passe tel quel au Sénat, où les Républicains sont majoritaires et où Laurent Wauquiez devrait organiser la résistance.

Darmanin s’y met aussi ?

Valérie Rabault a aussi repéré une manœuvre similaire de la part de Gérald Darmanin. Le ministre du Budget a, lui, glissé un article concernant les finances locales de sa région dans le projet de loi de finances rectificatif pour 2017. Valérie Rabault précise  :

« Au moins, à la différence de l’amendement Collomb, ce n’est pas fait en catimini. Il nous laisse le temps de l’examiner, de poser des questions pour l’évaluer et d’en discuter. » La députée s’agace : « D’un côté on supprime la réserve parlementaire pour des raisons de clientélisme, de l’autre, chaque ministre vient avec son arrangement. »

Une clarification semble nécessaire, pour éviter le deux poids deux mesures, sur ces questions de finances locales

Sophie Fay

Publié dans : FINANCES, Impôts | le 20 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Cruel dilemme………………………..(20/11/2017)

Remaniement

Touchera ou touchera pas aux casquettes de «Casta» ?

Par Nathalie Raulin — 19 novembre 2017 à 19:26
Christophe Castaner, Edouard Philippe et Gérard Collomb, samedi au congrès de La République en marche à Lyon.Zoom
Christophe Castaner, Edouard Philippe et Gérard Collomb, samedi au congrès de La République en marche à Lyon. Photo Bruno Ansellem pour Libération

Propulsé presque contre sa volonté à la tête de LREM, Christophe Castaner devrait savoir ce lundi si Macron le garde au gouvernement malgré la polémique sur son cumul de postes.

Pour la troisième fois depuis sa victoire élyséenne, Macron va retoucher son dispositif gouvernemental. L’Elysée doit dévoiler ce lundi l’ampleur des changements décidés. S’agira-t-il d’un ajustement cosmétique, comme l’espèrent quelques fidèles du Président, ou d’un remaniement plus conséquent ?

Ce week-end, la macronie se perdait en conjectures, suspendue à la fumée blanche du Château. Lequel s’astreignait au silence, par formalisme mais pas seulement : quel que soit l’arbitrage ultime, il s’agit pour l’Elysée de minimiser autant que faire se peut la portée d’un choix qui, en creux, en dira long sur la personnalité du Président. Depuis l’élection sans surprise de Castaner à la tête de LREM samedi – il était le seul candidat -, le compte à rebours est enclenché. A minima, celui qui va désormais «incarner» le parti présidentiel – et qui, à ce titre, est reçu ce lundi par Macron pour discuter des élections européennes de 2019 – va devoir renoncer à sa fonction de porte-parole du gouvernement.

Suspense. Cet abandon-là est acté de longue date, même si l’identité de son remplaçant fait toujours débat. Porte-parole de Macron durant la présidentielle, l’actuel secrétaire d’Etat à Bercy, Benjamin Griveaux, a le profil de l’emploi. Mais aussi des ennemis bien placés en macronie qui lui préféreraient le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie. Architecte du parti et fidèle lieutenant du Président, ce dernier ne court cependant pas après le job : même s’il prend désormais des cours de média training, l’ex-directeur de cabinet adjoint de Macron à Bercy goûte peu les projecteurs. De son côté, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, pousse le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, ancien comme lui de LR. Sans grand écho.

Le vrai suspense est ailleurs. Car l’Elysée pourrait ne pas se contenter de réattribuer le porte-parolat. L’autre casquette de Castaner, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, est aussi dans la balance. Au grand dam de l’intéressé : quand, lors d’un dîner privé le 23 octobre, Macron lui avait demandé de prendre les rênes du parti, Castaner, peu enthousiasmé par la perspective, s’était fait violence. Et avait obtenu une contrepartie implicite : conserver sa place dans l’équipe d’Edouard Philippe.

Samedi, c’est pourtant au comble du stress que le secrétaire d’Etat monte à la tribune pour clôturer le conseil de LREM. Des intentions ultimes de Macron, le nouveau patron du parti présidentiel ne sait toujours rien. «Le cabinet de « Casta » est sur des charbons ardents, confiait samedi un proche du chef de l’Etat. Le Président doit l’appeler ce soir.»

C’est que la possible double casquette de Castaner (patron de parti et représentant de l’exécutif au Parlement) fait jaser. L’opposition parlementaire, tous camps confondus, est montée au créneau pour dire son «indignation» devant ce «mélange des genres».

Parole. Les marcheurs eux-mêmes ne sont pas insensibles à la polémique – même si c’est pour d’autres raisons. «Castaner doit consacrer tout son temps à ce parti, estime la députée (ex-EELV) Barbara Pompili. S’il lui reste du temps pour exercer son job au gouvernement, très bien. Mais moi, je ne vois pas comment on fait !» Ami et compagnon de route du candidat Macron, Patrick Toulmet, le président de la chambre des métiers de Seine-Saint-Denis, trouve aussi ce cumul «compliqué». Même s’il fait un «formidable ministre des Relations avec le Parlement», dixit le porte-parole des députés LREM, l’affaire fait désordre s’agissant d’une mandature placée sous le signe de la «rénovation des pratiques politiques».

Si chez les marcheurs comme au gouvernement, beaucoup, à l’instar de Denormandie, disent «ne pas voir le problème» et privilégier «l’efficacité», le sujet est sur la table. Et Macron dans la seringue, obligé de trancher entre parole donnée et sagesse politique. De ce dilemme, «Casta» pourrait ne pas sortir gagnant. Avec, à la clé, un possible vrai remaniement.

Nathalie Raulin

Publié dans : Economie, Politique | le 20 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Lautent Joffrin………………(20/11/2017)

Editorial

Morsure

Par Laurent Joffrin, Directeur de la publication de Libération — 19 novembre 2017 à 19:36
Le 12 octobre, Emmanuel Macron reçoit Philippe Martinez.Zoom
Le 12 octobre, Emmanuel Macron reçoit Philippe Martinez. Photo Laurent Troude

ÉditoC’est la morsure du réel. Jusqu’ici, le débat sur l’indemnisation des salariés abusivement licenciés avait quelque chose de théorique. On dissertait sur le «frein à l’embauche» que représentait l’incertitude d’une procédure prud’homale où une petite entreprise pouvait se retrouver condamnée à verser une somme qui obérait sa trésorerie. Les opposants au plafonnement des indemnités objectaient la nécessaire protection des travailleurs congédiés et le principe de réparation intégrale du préjudice qui est à la base des jugements des prud’hommes dans ce domaine.

A lire aussi «Avec la mise en place des barèmes, on mettrait un ordinateur ce serait pareil»

Maintenant que la mesure est sur le point d’entrer en vigueur, on s’intéresse à ses conséquences concrètes. Une meilleure visibilité pour l’employeur ? A coup sûr. Le plafonnement, par définition, réduit l’incertitude. Une incitation à l’embauche ? Difficile à établir. Il faudrait pouvoir comparer le comportement de la même entreprise dans les deux cas de figure, ce qui est presque impossible tant les conditions économiques sont mouvantes dans le temps. C’est plus une affaire de croyance. Les libéraux jugent les indemnités dissuasives pour les employeurs ; les sociaux-démocrates n’y croient guère et estiment que l’embauche dépend bien plus de l’activité anticipée par le chef d’entreprise. Si celui-ci prévoit un accroissement de chiffre d’affaires, il embauche. Sinon il s’abstient. Le barème des indemnités entre pour très peu dans ses calculs. En revanche la différence entre les deux versions de la législation est immédiatement perceptible pour le salarié.

Notre enquête montre que pour les travailleurs âgés ou pour ceux qui n’ont qu’une faible ancienneté, la différence se compte en milliers d’euros – peu de choses pour l’entreprise, beaucoup pour la personne mise à la porte. Elle ampute d’autant le petit matelas que se constitue le salarié licencié à l’occasion de son départ et qui lui permet de tenir financièrement jusqu’à ce qu’il retrouve un emploi. La réforme risque même, selon les syndicats, de faire du licenciement abusif, dont l’indemnisation est désormais limitée, un mode de gestion courant de la masse salariale, auquel des patrons peu scrupuleux pourraient avoir recours systématiquement, fragilisant d’autant la situation de leurs salariés.

Ce qui renvoie à la question de fond : pour augmenter l’emploi, faut-il réduire les droits des travailleurs ? Muriel Pénicaud a tranché : c’est oui. Tant pis pour les licenciés…

Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération

Publié dans : Economie, Politique | le 20 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »
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