Cinq infos……………………………(19/05/2017)

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Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos des législatives aujourd’hui
Un tiers des députés jette l’éponge, Le Pen se lance à Hénin-Beaumont, Macron réduit les cabinets ministériels
un tiers des députés jette l'éponge, Le Pen se lance à Hénin-Beaumont, Macron réduit les cabinets ministériels
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu’il ne faut pas rater des élections législatives des 11 et 18 juin, après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Voici l’essentiel à retenir du jeudi 18 mai.

#1 Un tiers des députés jette l’éponge

Le député LR Laurent Wauquiez et le socialiste Jean-Marie Le Guen ne seront pas candidats. Au total, au moins 212 députés sur les 569 sortants ont décidé de ne pas briguer un nouveau mandat, selon l’enquête menée par franceinfo auprès des élus de l’Assemblée. A titre de comparaison, seulement 105 députés avaient jeté l’éponge en 2007.

#2 Marine Le Pen se lance à Hénin-Beaumont

« Je serai candidate dans ma circonscription d’Hénin-Beaumont. Cette bataille des législatives est fondamentale », a annoncé Marine Le Pen au journal de 20 heures de TF1. Au second tour de l’élection présidentielle, la présidente du FN a recueilli 58,17% des voix dans cette circonscription du Pas-de-Calais. Lors de son passage sur TF1, elle en a profité pour exprimer des regrets sur le débat « raté » de l’entre-deux-tours : « Peut-être trop de passion et trop de fougue. »

#3 Emmanuel Macron réduit les cabinets ministériels

Les ministres vont devoir se limiter. Un décret présidentiel d’Emmanuel Macron fixe à dix le nombre de collaborateurs maximum dans un cabinet ministériel (à huit pour un ministre délégué et à cinq pour un secrétaire d’Etat). Pourtant, quand il était ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait eu du mal à respecter la règle de quinze conseillers fixés par l’exécutif. Il avait ainsi terminé avec vingt-cinq collaborateurs dans son cabinet

#4 Jean-Luc Mélenchon favori à Marseille

Jean-Luc Mélenchon est en bonne position pour faire son entrée au palais Bourbon en juin. A moins d’un mois du scrutin, le candidat de La France insoumise recueille 35% des intentions de vote au premier tour dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, devançant nettement la candidate soutenue par La République en marche, Corinne Versini (26%), selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions.

#5 Le fondateur du CCIF se présente à Sarcelles

Le fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Samy Debah, est candidat dans la 8e circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles. Il sera notamment opposé au député socialiste sortant François Pupponi, qui bénéficie de l’absence de candidat En marche ! sur sa circonscription. Comme le relève Libération, la candidature de Samy Debah risque de susciter des polémiques au regard des nombreuses attaques venues de la classe politique ces dernières années contre le CCIF.

Publié dans : Politique | le 19 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin……………(19/05/2017)

EDITORIAL

Couleuvres

Par Laurent Joffrin — 18 mai 2017 à 20:36

ÉditoPremier plat servi à la table du Conseil des ministres : une assiette de couleuvres. Celles que les impétrants venus d’ailleurs sont bien forcés d’avaler s’ils veulent adopter le régime macronien. Darmanin devra brûler les baisses d’impôts qu’il adorait, et adorer les hausses qu’il réprouvait. Le Maire mènera une politique économique différente de celle qu’il a défendue pendant sa campagne. Le reste à l’avenant.

Rien de bien dramatique à ce stade, au demeurant. Dès lors qu’on réunit des personnalités différentes au nom de la convergence centriste, il faut bien que les uns et les autres acceptent de mettre de l’eau dans leur vin de messe gouvernementale. On peut même voir d’un œil favorable le développement d’une culture de compromis qui manque si souvent à la vie publique française. Sur le chemin de Damas, saint Paul a changé d’idée. Personne ne l’a traité de Judas pour autant. L’apparition Macron dans le firmament politique a suscité des conversions. C’est plus un hommage qu’un reniement. Le vrai problème est celui qui est posé à Nicolas Hulot. L’icône respectée de l’écologie se retrouve dans un environnement d’un vert très pâle. Face au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, il a des réflexes de zadiste courtois. Il s’est rangé parmi les contempteurs du toutnucléaire quand son Premier ministre en pince pour les centrales. Il vise une ambitieuse transition écologique alors que le président qui l’a nommé affichait dans son programme des perspectives bien plus prudentes. Le test sera significatif. Il est fort possible qu’il gagne à sa cause ses collègues ministres et son patron-président, qui le laisseront dans ce cas marquer de son empreinte sans carbone la politique du nouveau gouvernement. Mais s’il échoue, il n’aura été que l’agent sympathique d’un «green washing» national.

Laurent Joffrin

Publié dans : Ecologie | le 19 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Du sport ou des conflits ? (19/05/2017)

Analyse

Gouvernement: va y avoir du sport

Par Laure Bretton — 18 mai 2017 à 20:46
Emmanuel Macron, Edouard Philippe et les membres du gouvernement, à la sortie de leur premier Conseil des ministres, jeudi.Zoom
Emmanuel Macron, Edouard Philippe et les membres du gouvernement, à la sortie de leur premier Conseil des ministres, jeudi. Photo Laurent Troude

S’asseoir sur ses principes ou se battre contre ses collègues ? Les nombreux désaccords entre certains ministres du gouvernement Philippe, réunis pour la première fois jeudi, pourraient déboucher sur des oppositions frontales.

Il n’y a plus de tapis rouge dans la cour de l’Elysée mais c’est tout comme. Pour le premier Conseil des ministres du quinquennat Macron, tout a été pensé dans les moindres détails. Du ballet des berlines arrivant au compte-gouttes juste avant 11 heures – avec grands cris des photographes façon Cannes pour attirer le regard des nouveaux ministres vers leurs objectifs – à la fermeture de la cour présidentielle à la fin de la réunion vers midi. Histoire, officiellement, de prendre en toute tranquillité la photo officielle du gouvernement, dans l’escalier Murat du vestibule, mais surtout d’épargner aux novices le passage devant les micros des journalistes à leur descente du perron. Ils sortent tranquillement, traversant la cour de graviers sous l’œil d’une caméra officielle pendant que la presse suit, dans la rue adjacente, le compte-rendu du nouveau porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Signe que ce quinquennat s’ouvre sous le règne d’une communication ultra contrôlée (lire page 7). A l’arrivée des 22 membres du gouvernement, Emmanuel Macron s’est dit «très heureux» de les voir «tous là». «Ne changez pas, vous avez été choisis pour ce que vous êtes», leur a-t-il intimé à leur départ une heure plus tard. Rappelant ses priorités : «refonder les solidarités», politique européenne et responsabilité écologique.

Vedette de l’équipe gouvernementale, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, est arrivé à l’Elysée en chemise blanche et flanqué de sa directrice de cabinet. A-t-il eu des garanties sur les grands dossiers écolos, comme Notre-Dame-des-Landes ou la politique nucléaire, qui devrait être au cœur de tout le quinquennat ? «Un ministre ne pose pas de conditions, il doit appliquer la feuille de route du président», réplique le porte-parole du gouvernement, dont le trac se faufile dans deux lapsus, quand il rappelle que les ministres sont les «despotes de l’alternance profonde» au lieu de «dépositaires» et cite un gouvernement composé de nombreux «parlementaires expérimentaux». La loi de transition énergétique, qui fait l’objet de toutes les attentions, sera donc appliquée mais elle sera soumise à un «calendrier responsable». Ce qui laisse pas mal de latitude.

Tours de vis. Avant les législatives de juin, la loi de moralisation publique sera, elle, présentée en Conseil des ministres, la réforme du droit du travail sera lancée, comme la réforme du renseignement et la simplification administrative, notamment l’introduction d’un «droit à l’erreur pour tous dans les démarches».

Dans le discours présidentiel, les tours de vis ressemblent à autant de pierres dans le jardin de François Hollande. Le quinquennat qui s’ouvre doit être l’anti-modèle du précédent, qu’Emmanuel Macron a vécu de l’intérieur au poste de secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre de l’Economie.

«Loyauté». Dans la nouvelle pyramide du pouvoir, chacun doit rester à sa place. Macron, qui se revendique «jupitérien», dominateur et silencieux, fixera la stratégie, Edouard Philippe se chargera des arbitrages, les conseillers ministériels n’auront pas droit de cité à l’Elysée et les cabinets ministériels ne se substitueront pas aux administrations centrales. Dans les jours qui viennent, le Premier ministre publiera d’ailleurs une circulaire sur la «méthode de gouvernement». «L’efficacité implique la liberté intellectuelle mais surtout la discrétion et la loyauté», a-t-il insisté. De leur côté, les chefs d’administrations centrales, dont la nomination relève du Conseil des ministres, vont subir un «examen» pour être confirmés ou infirmés. Un «spoil system» à la Française annoncée de longue date par Macron. Une assurance que n’avaient pas prise les socialistes en 2012, se heurtant aux réticences de l’appareil d’Etat pour nombre de leurs réformes phares. «Est-ce qu’on a une tête à se lancer dans une chasse aux sorcières ?» tente de rassurer Castaner. La chasse aux couacs et aux frondeurs, elle, est bien ouverte.

Les conflits en vue

Notre-Dame-des-Landes: Nicolas Hulot vs. Jean-Yves Le Drian

Ceta: Emmanuel Macron vs. Nicolas Hulot

Transition énergétique: Nicolas Hulot vs. Edouard Philippe

CSG: Bruno Le Maire vs. Emmanuel Macron

Transparence: François Bayrou vs. Edouard Philippe

Bretagne ou Quai d’Orsay: Emmanuel Macron vs. Jean-Yves Le Drian

Laure Bretton

Liberation.fr
Publié dans : ELECTIONS | le 19 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Sondage……………….(18/05/2017)

Publié dans : ELECTIONS | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Remaniement en vue ? (18/05/2017)

Les six ministres candidats sont-ils en danger aux législatives? 1/13

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Michaël BlochIl y a 1 heure
Remaniement en vue ?                               (18/05/2017) dans ELECTIONS

Les ministres battus aux législatives devront démissionner
L’Elysée a annoncé mercredi que les ministres battus aux législatives devront quitter leur poste. Six membres du gouvernement sont concernés.

L'Elysée a annoncé mercredi que les ministres battus aux législatives devront quitter leur poste. Six membres du gouvernement sont concernés.© (Montage Reuters) L’Elysée a annoncé mercredi que les ministres battus aux législatives devront quitter leur poste. Six membres du gouvernement sont concernés.C’est une coutume politique. Un ministre battu aux législatives doit démissionner de son poste au gouvernement. C’est la mésaventure qui était arrivée à Alain Juppé en 2007 après une cinglante défaite aux législatives contre Michèle Delaunay. Alors qu’il avait été nommé ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie au mois de mai, Alain Juppé n’avait pu poursuivre sa mission au gouvernement au-delà du mois de juin. Cette fois-ci, six ministres sont concernés par cette règle et pourraient perdre leur poste. Il s’agit de Bruno Le Maire, Mounir Mahjoubi, Marielle de Sarnez, Richard Ferrand, Annick Girardin, Christophe Castaner. Et certains n’ont pas des circonscriptions faciles.

 

Bruno Le Maire, coincé entre le FN et les Républicains

 dans ELECTIONSBruno Le Maire, à droite. (Reuters)

On ne sait encore s’il portera l’étiquette La République en Marche aux législatives. Mais ce qui est sûr, c’est que le nouveau titulaire de Bercy, Bruno Le Maire, n’aura pas de candidat du mouvement d’Emmanuel Macron face à lui. Une aubaine dans une circonscription particulièrement difficile pour lui où il devrait affronter une candidate issue des Républicains. Selon Le Monde et Libération, il s’agirait de Eugénie Petitjean, fille de l’ancien député UMP du coin Jean-Pierre Nicolas. Dans la circonscription de Bruno Le Maire, le FN est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle avec 29,22% des voix, contre 20,1% pour les Républicains et 19,87% pour En Marche. Au second tour, Marine Le Pen a fait un score supérieur de dix points à sa moyenne nationale en obtenant 45,44% des suffrages.

Mounir Mahjoubi devra batailler face à Jean-Christophe Cambadélis

C’est l’une des affiches de ces législatives. Mounir Majhoubi, le nouveau secrétaire d’Etat chargé du Numérique affronte le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dans le 19e arrondissement de Paris (16e circonscription). Mounir Mahjoubi, 33 ans, pourrait bénéficier de la forte poussée d’En Marche dans la capitale où le mouvement a réalisé des très bons scores. La 16e circonscription de Paris est néanmoins l’une des deux seules circonscriptions parisiennes où la France insoumise est arrivée en tête avec 30,52%. En Marche suit juste derrière 29,92% des voix. Benoît Hamon limite la casse et obtient plus de 13% des voix, trois points de plus que sa moyenne nationale et le double de son score national. Un motif d’espoir pour Jean-Christophe Cambadélis et d’inquiétude pour Mounir Mahjoubi?

 

Une voie normalement royale pour Marielle de Sarnez face à Pascal Cherki

 

Marielle de Sarnez, à gauche. (Reuters)

Députée européenne depuis 1999, Marielle de Sarnez a réussi à obtenir l’investiture En Marche dans la 11e circonscription de Paris. Très proche de François Bayrou, la nouvelle ministre chargée des Affaires européennes a, a priori, la partie facile dans un territoire qui comprend une partie du 14e arrondissement et du 6e arrondissement de Paris. Au premier tour de la présidentielle, Emmanuel Macron y a, en effet, obtenu 38,8% des voix, soit 14 points de plus que sa moyenne nationale, et 4 points de plus que son score à Paris. L’investiture de Marielle de Sarnez a néanmoins été contestée par les militants locaux d’En Marche; ce qui pourrait compliquer sa campagne locale. Dans cette circonscription, la ministre affrontera le député frondeur PS Pascal Cherki qui l’a emporté en 2012 avec 56,47% des voix contre le maire UMP du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq.

 

Richard Ferrand, serein en Bretagne

Elu pour la première fois en 2012 dans cette circonscription, Richard Ferrand, nouveau ministre de la Cohésion des Territoires, ne devrait pas avoir trop de difficultés à garder son siège de député dans le Finistère. En 2012, il avait gagné avec 58,36% des suffrages après avoir échoué de peu à conquérir le siège en 2007. Dans sa circonscription, Macron est largement arrivé en tête avec 27,86% des voix, trois points de plus que sa moyenne nationale. Jean-Luc Mélenchon a fini deuxième avec 20,12% des voix, suivi par François Fillon 17,44% des voix. De manière générale, Emmanuel Macron a obtenu un excellent score dans la région Bretagne, se hissant en tête avec 29,05% des suffrages (+5 points par rapport à sa moyenne nationale).

 

Partie difficile pour Christophe Castaner

Christophe Castaner. (Reuters)

Christophe Castaner n’aura pas forcément la partie facile dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence qui comprend entre autre Sisteron, Manosque et Forcalquier. Au premier tour, Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête avec 22,93% des voix, suivi par Marine Le Pen (22,81%), Emmanuel Macron (20,35%) et François Fillon (19,77%). Le nouveau secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement s’était lui imposé avec 54% des voix au second tour des législatives de 2012 face à un candidat de droite. Depuis 1988, les électeurs de la circonscription ont oscillé entre la droite et la gauche. Trois députés UMP y ont été élus ainsi que deux députés PS et un radical. Une bonne nouvelle pour un candidat issu d’un parti centriste?

 

Annick Girardin en bonne position

 

Rescapée du gouvernement Hollande, Annick Girardin ne devrait pas trop avoir de difficultés à se faire réélire à Saint-Pierre-et-Miquelon. En 2012 et 2014, elle y avait en effet été élue dès le premier tour du scrutin. Dans cette circonscription, c’est néanmoins Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé en tête avec 35,45% des suffrages, suivi par Marine Le Pen (18,16%) et Emmanuel Macron (17,97%).

Publié dans : ELECTIONS | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(18/05/2017)

Libération 18 mai 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Bonapartisme managérial

Macron a tenu parole. Les proportions de la recette gouvernementale par lui définie ont été respectées, à peu de chose près : femmes-hommes, droite-gauche, élus-non élus… L’équipe séduira : tout nouveau, tout beau. Mais on voit aussi s’esquisser un système de gouvernement inédit dans la république, qui a son avers et son revers. C’est l’effet du recours massif – 50% – à la «société civile», ce mantra corollaire du discrédit qui frappe la classe politique. Ces ministres neufs sont sympathiques et excipent d’une compétence indiscutable. Ils ont aussi un point commun un peu gênant dans une démocratie : ils n’ont jamais approché le moindre électeur. Leur légitimité procède du seul président, qui les tient par définition dans sa main puisque aucun parti, aucun courant, aucune aura électorale ne les soutient. Politiquement, ce sont tous des hologrammes. Il en sera de même si d’aventure En Marche remporte une majorité à l’Assemblée. Désignés non par des militants ou des citoyens mais par une commission de ressources humaines arbitrée par le seul Macron, ces élus devront tout à leur manager-président. A l’Assemblée comme au gouvernement, on ne verra qu’une seule tête : celle de Macron. Rarement dans la Ve on n’aura alors érigé un système de pouvoir personnel aussi cohérent.

Les amateurs d’histoire ne manqueront pas de rapprocher cette nouveauté politique d’une ancienne expérience : celle du Consulat, quand un jeune général sans aucune expérience parlementaire se retrouva seul à la tête de la République. Une fois l’élection acquise à la hussarde, une sorte de 18 Brumaire démocratique, le Premier Consul d’En Marche, comme son lointain prédécesseur, compose une équipe disparate recrutée chez les blancs et chez les bleus, dans la Montagne comme dans la Plaine, techniquement compétente, qui procède de lui et de personne d’autre, pour mener au pas de charge les réformes de compromis qui lui paraissent indispensables. «Ni droite, ni gauche», dit Macron, comme Bonaparte disait «ni talon rouge, ni bonnet rouge» (ni aristocrate ni révolutionnaire). Le tout au service d’un centrisme autoritaire qui ramène l’ordre, éteint les foyers de discorde et pose la base d’un régime à la fois égalitaire et hiérarchique. Macron n’a pas pris le pont d’Arcole et il y a peu de chance qu’il organise dans quatre ans un plébiscite pour devenir Empereur. On ne sait encore si l’expérience connaîtra l’efficacité que les historiens reconnaissent, qu’ils soient pour au contre, à l’œuvre du Consulat. La comparaison a ses limites. Mais Bonaparte disait qu’il fallait imposer aux Français le gouvernement qu’ils souhaitent. C’est l’intention de Macron. S’il parvient à ses fins, appuyé sur ce régime de monarchie républicaine en place depuis 1958 dont il souhaite user à plein, on pourra lui donner cette définition d’une antique modernité : le bonapartisme managérial.

Et aussi

Baroin est en rogne, le PS grogne, Mélenchon et le FN cognent. On voit se dessiner le paysage d’une opposition éclatée. Franchement hostile du côté de l’extrême droite et dans la gauche radicale ; avec cinquante nuances de bleu ou de rose à droite et à gauche. Inquiétude pour ces deux partis : souvent les électeurs préfèrent la clarté. Ils pensent comme Musset, «il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée».

Le taux de chômage au sens de l’Insee (et des normes internationales) a baissé à 9,3%. Il est revenu au chiffre de 2012. La courbe du chômage a donc bien été inversée, conformément à la promesse de Hollande, qui n’est plus là pour en tirer un bénéfice politique. Macron a promis un taux de 7% en fin de mandat. Avec une croissance qui revient doucement, il doit gagner 2,3 points en cinq ans. Il peut y arriver, même en ne faisant rien…

Darmanin n’a pas été long à se macroniser. Il faut réduire les déficits et «en même temps» garantir la protection des plus faibles, a-t-il dit. Toujours le balancement circonspect.

L’investiture de Marie Sara, étoile de la corrida, par En Marche suscite l’ire des défenseurs des animaux. On les comprend : cette jeune femme est fort estimable mais elle est aussi l’égérie d’une forme esthétisante de la torture.

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Enfin……………………(18/05/2017)

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14h23
Alerte info

Affaire Crédit lyonnais-Adidas : Bernard Tapie est définitivement condamné à rembourser les 404 millions d’euros obtenus en 2008

Bernard Tapie est définitivement condamné à rembourser les 404 millions d’euros qu’il avait obtenus, en 2008, pour régler son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas, survenue en 1993. Bernard Tapie avait formé un pourvoi contre un second arrêt de la cour d’appel de Paris, qui, le 3 décembre dernier, l’avait condamné à rembourser l’intégralité de la somme.

Publié dans : "AFFAIRES" | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Cinq infos………………..(18/05/2017)

Logo Francetv info 18 mai 2017
Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos des législatives aujourd’hui
Premiers pas du gouvernement, Le Maire en difficulté dans l’Eure, Valls s’affiche en « Majorité présidentielle »
premiers pas du gouvernement, Le Maire en difficulté dans l'Eure, Valls s'affiche en "Majorité présidentielle"
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu’il ne faut pas rater des élections législatives des 11 et 18 juin, après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Voici l’essentiel à retenir du jeudi 18 mai.

#1 Premier Conseil des ministres pour le gouvernement d’Edouard Philippe

La nouvelle équipe gouvernementale pilotée par Edouard Philippe s’est réunie pour son premier Conseil des ministres à 11 heures. Gérard Collomb, Nicolas Hulot, Bruno Le Maire et les autres vont commencer à prendre leurs repères. Le gouvernement respecte la parité (11 femmes et 11 hommes) et s’appuie sur un subtil dosage entre la gauche, le centre, la droite et dix membres de la société civile. « Un gouvernement bâti pour durer », promet le Premier ministre Edouard Philippe

#2 Bruno Le Maire aura un candidat LR face à lui dans l’Eure

Le nouveau ministre de l’Economie est en danger pour les élections législatives. Le locataire de Bercy, pour l’instant candidat sur la 1re circonscription de l’Eure, aura face à lui un candidat LR. « Il y aura quelqu’un qui défendra notre programme », a expliqué Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, sur franceinfo. L’enjeu est important, car si le ministre ne parvient pas à s’imposer en juin, il devra renoncer à son poste au gouvernement, a prévenu l’Elysée.

#3 Manuels Valls s’affiche en « majorité présidentielle »

« Je suis le candidat de la majorité présidentielle aux élections législatives », assure Manuel Valls sur Twitter. L’ancien Premier ministre, candidat sur la 1re circonscription de l’Essonne, a laissé de côté le poing et la rose sur son affiche de campagne et a préféré mettre un bandeau « majorité présidentielle » en évidence. Le mouvement En marche !, comme le Parti socialiste, ont choisi de ne pas opposer de candidat à l’ancien chef du gouvernement.

#4 En marche ! progresse dans les sondages

Un petit état de grâce pour Emmanuel Macron ? Les candidats de La République en marche-MoDem creusent l’écart dans les sondages pour les élections législatives. Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions, les candidats soutenus par Emmanuel Macron rassemblent 32% des intentions de vote (+6% en 10 jours), devant les candidats LR-UDI (19%) et ceux du FN (19%).

#5 Dieudonné défie Manuel Valls sur ses terres

Après la candidature de Francis Lalanne en tant que suppléant sur la circonscritption de Manuel valls, c’est au tour de Dieudonné d’annoncer son intention de défier l’ancien Premier ministre. Le polémiste se présente lui aussi en tant que suppléant. Il assistera Nolan Lapie, le jeune Breton qui avait giflé Manuel Valls en janvier pendant la campagne de la primaire de la gauche.

Publié dans : Politique | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Sondage……………………………(18/05/2017)

Publié dans : SONDAGES | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Le nouveau gouvernement……………………….(18/05/2017)

Montage Koh Lanta / Gouvernement

Publié dans : Politique | le 18 mai, 2017 |Pas de Commentaires »
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