Ordonnances…………………………(22/09/2017)

Publié dans : Politique | le 22 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Manifs………………………………(22/09/2017)

Reportage

Contre la loi travail, une mobilisation laborieuse

Par Pierre-Henri Allain, Rennes, de notre correspondant , Maïté Darnault, Correspondance à Lyon , Stéphanie Harounyan, à Marseille , Kim Hullot-Guiot , Amandine Cailhol et Clarisse Martin — 21 septembre 2017 à 20:56
16  000 personnes ont défilé jeudi à Paris, selon la police.Zoom
16  000 personnes ont défilé jeudi à Paris, selon la police. Photo Martin Colombet. Hans Lucas pour Libération

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues jeudi pour manifester contre les ordonnances Pénicaud. Presque deux fois moins que le 12 septembre. L’espoir de faire plier le gouvernement s’amenuise.

Malgré le renfort de quelques drapeaux de militants FO, CFDT, CFTC et CFE-CGC, venus dire leur opposition à la réforme du code du travail, et ce contre l’avis de leurs centrales, la CGT de Philippe Martinez n’aura pas réussi son pari. Celui de faire mieux que la semaine dernière. Les défilés n’ont rassemblé jeudi que 132 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur (contre 223 000 le 12 septembre). Dans le cortège rennais, l’ambiance était ainsi mi-figue mi-raisin. «La mobilisation reste correcte mais il n’y a pas assez de monde, regrette Camille, 50 ans, contractuelle dans la fonction publique. Je ne comprends pas que les gens ne mesurent pas les incidences des réformes sur les licenciements, les négociations dans des secteurs comme la grande distribution, les retraites, la précarité des embauches…» Un peu plus loin, Cécile abonde : «Face à un président pour qui seuls les riches pourront profiter de la vie quand le petit peuple sera corvéable à merci, avec des jeunes surdiplômés payés au smic et les autres à 300 euros par mois, il faut s’unir.» Dans la cité bretonne, la mobilisation a fédéré 2 200 personnes selon la préfecture, 6 000 d’après les syndicats. C’est plus que deux fois moins que la semaine dernière. Un net reflux. Comme un peu partout en France.

A Lyon, près de 3 500 manifestants selon la police (contre 5 400 la semaine dernière). A Paris, ce sont 16 000 personnes qui sont descendues dans la rue ce jeudi, contre 24 000 la semaine dernière, toujours selon la police. A Marseille, s’ils n’étaient que 4 500 manifestants, Olivier Mateu, secrétaire général de l’UD-CGT, se dit «satisfait, car il y a des fédérations qui n’étaient pas là le 12, notamment du transport et du public». Pas de quoi inquiéter le secrétaire général de la CGT, pour qui le niveau de mobilisation reste «équivalent» à celui du 12 septembre, avec «plus de débrayages dans les entreprises». Ni les fidèles du bitume qui refusent de perdre espoir, tablant sur le démarrage en douceur d’un mouvement qui, estiment-ils, pourrait s’étendre dans le temps.

«Solidarité avec les ouvriers»

A croire les responsables syndicaux, ce ne sont donc pas les chiffres qui importent, mais la composition des cortèges. «On a vu des visages nouveaux et des professions, comme les transporteurs routiers, qui n’étaient pas là la semaine dernière, il y a un turn-over», relativise Loïc Morel, secrétaire général CGT d’Ille-et-Vilaine. «Certaines fédérations, comme les transports, sont en train de se mobiliser, note le Marseillais Olivier Mateu. S’ils bloquent les dépôts de carburants, ce ne sera peut-être plus la même chose…»Derrière lui, dans la foule, un syndicaliste teste un nouveau chant au mégaphone, sur l’air d’Hugues Aufray : «Tiens bon la vague et tiens bon le vent, hissez haut, les drapeaux !»

«Les chiffres, ça ne veut rien dire, balaie de son côté Marie-Odile, la cinquantaine, prof de lycée. Aucune manif ne fera reculer le gouvernement. Mais c’est important d’être là en solidarité avec les ouvriers, qui sont des créateurs de richesse. D’être là pour expliquer qu’une autre France existe, qui n’est pas une France de fainéants, mais celle de gens de convictions.»

A Lyon, Clément juge, lui, le mouvement encore «trop éclaté» : «On mise sur le 10 octobre, là on va se remobiliser.» A son côté, Anthony, agent de la fonction territoriale publique trentenaire, nuance : «Une manif, c’est 50 balles net en moins. Ça pèse pour un salaire moyen… Et septembre, c’est le mois de la dèche, on revient de vacances.» Fabrice, agent de port marseillais, a déjà une vingtaine de jours de grève au compteur depuis la mobilisation contre la loi El Khomri : «Bien sûr que ce n’est pas simple pour les finances. Mais il vaut mieux perdre un peu d’argent maintenant qu’en perdre tout le temps après les ordonnances. Il faut continuer !»

Et pour continuer, il va falloir que les syndicats acceptent de se concerter, estiment un certain nombre de manifestants. «Ça va aller. Quand on construit une lutte, c’est comme pour la croissance : un mois on avance de 3 centimètres, le mois d’après seulement d’un centimètre. Mais on a besoin que les organisations syndicales se parlent», pointe Oliver Mateu, qui compte ses troupes en tête du cortège marseillais, alors que les dirigeants de FO refusent toujours de se joindre au mouvement. «Il faut que chacun prenne la mesure du danger. Si ce n’est pas une condition pour nous, leur participation reste quand même un élément facilitant», insiste-t-il. Si le scénario d’une union syndicale aurait pu voir le jour autour de la table du rendez-vous secret qui a réuni les secrétaires nationaux des centrales en juin(lire ci-contre), il semble désormais compromis.

Grève générale

Pour expliquer cette petite mobilisation, les manifestants se cherchent des raisons de circonstance. A Lyon, il y a eu par exemple le départ raté du cortège du 12 septembre, qui a démotivé. Un groupe conséquent d’encapuchés avait tenté de déborder la banderole cégétiste de tête, provoquant le blocage des CRS. Immobilisé durant plus de deux heures, le rassemblement s’était disloqué. «Certains camarades m’ont dit : on ne vient plus dans ces conditions. Tout a été fait pour effacer le message du retrait des ordonnances», regrette Joao Pereira Afonso, secrétaire de la CGT Rhône. Ce jeudi, l’accident d’un camion-citerne d’acide sulfurique, dans la matinée, tient en revanche bien du coup du sort. Déclenchant le plan Orsec dans l’ouest lyonnais, il a retenu plusieurs bus de militants cégétistes sur l’autoroute. Plus au sud, «peut-être que la manif est réduite parce que Macron est à Marseille, tente Stéphane, agent de port. M’étonnerait pas que certains aient saisi l’occasion pour aller lui dire bonjour !» Pour l’instant, rien à signaler sur le front présidentiel, dont le cortège a pris soin d’éviter le Vieux-Port ce matin. «Soit c’est de la provocation, soit il n’a pas bien géré son timing», ironise Lucile, une étudiante de 18 ans.

En attendant de savoir quand et avec qui la CGT appellera de nouveau à défiler, certains rêvent à une mobilisation plus massive. Sandrine, 50 ans, employée dans une entreprise bretonne d’insertion, estime, elle, qu’il n’y aura pas de salut sans grève générale : «Si on ne fait que manifester, il ne se passera rien. Le gouvernement n’en a rien à cirer qu’on se balade dans la rue une fois, deux fois, dix fois. C’est à nous d’aller au delà, d’être plus forts.» Employé dans un cabinet d’expertise lyonnais, Stéphane, 27 ans, pense aussi que «la manifestation ne doit pas se suffire à elle-même : l’histoire sociale prouve que chaque avancée s’est faite par la grève générale». Comme en écho, un panneau défile derrière lui : «Jupiter, tu vas prendre cher.»

Pierre-Henri Allain Rennes, de notre correspondant , Maïté Darnault Correspondance à Lyon , Stéphanie Harounyan à Marseille , Kim Hullot-Guiot , Amandine Cailhol , Clarisse Martin

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Manifs…………………………….(21/09/2017)

Publié dans : GREVES | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Manifs……………………………..(21/09/2017)

Publié dans : GREVES | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Bon appetit…………………..(21/09/2017)

Publié dans : INFORMATION | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………..(21/09/2017)

Libération 21 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Intégrés, les musulmans ? Oui

C’est une bonne nouvelle : on en parlera très peu. L’Agence européenne des droits fondamentaux a organisé un sondage dans les pays de l’Union auprès de 10500 personnes s’identifiant comme musulmanes. Les résultats obtenus dérangeront beaucoup de monde : les populistes xénophobes qui nous parlent du «grand remplacement» (des chrétiens par les musulmans) ou agitent dans leur paranoïa le spectre d’une prochaine guerre civile entre les musulmans et les autres, tels des journaux comme Valeurs actuelles et quelques autres feuilles d’extrême droite ; mais ils gêneront aussi, sur la frange symétrique, les théoriciens irresponsables du mouvement «décolonial» et les militants communautaires agressifs comme le Parti des indigènes de la République (PIR) et quelques autres. Alors que les uns et les autres postulent que les musulmans s’intègrent très mal aux pays où ils résident, soit parce qu’ils cultiveraient leur particularisme, soit parce qu’ils se révolteraient contre la «domination coloniale» dont ils seraient l’objet, les réponses données par cet échantillon nombreux et transnational invalident d’un coup deux thèses qui se regardent en chiens de faïence. En fait, les immigrés et leurs enfants originaires de pays musulmans manifestent «un degré de confiance dans les institutions démocratiques qui est bien plus élevé que dans la population en général». Autrement dit, les musulmans croient plus aux promesses républicaines – ou démocratiques – que les non-musulmans. Quelque 76% des personnes interrogées ressentent un attachement fort au pays où elles résident. Elles témoignent même un peu plus que les autres Européens de leur confiance envers la justice et la police…

Diable ! Voilà qui devrait troubler toutes sortes de préjugés. Difficile, tout de même d’y voir autre chose que de la volonté – générale chez les immigrés et leurs enfants ou petits-enfants, dans tous les pays – de se fondre dans la population autochtone et de vivre pacifiquement comme tout un chacun, en réclamant non un droit à la différence mais un droit à l’indifférence. D’autant qu’une autre enquête, menée par la fondation allemande Bertelsmann auprès d’un large échantillon et publiée au début de septembre, aboutissait à des résultats très comparables. Ce qui ne veut pas dire que tout va bien dans le meilleur des mondes européens : les mêmes se plaignent évidemment des discriminations dont ils sont victimes. Mais ils croient toujours que les démocraties de l’Union sauront, un jour ou l’autre, y remédier en mettant en œuvre leurs propres principes. Bref, les musulmans, quoique soumis à un traitement injuste, mais confiants dans les pays dont ils sont devenus des citoyens aussi civiques que les autres, pensent que les pays d’Europe leur rendront un jour justice. Voilà qui gênera beaucoup de gens. Voilà qui ne fera pas la une du Figaro. Mais rassurons-nous : les militants des deux bords, confits de certitude, éviteront soigneusement d’en tenir compte. Et même de le lire…

Et aussi

Comme prévu, Florian Philippot n’est plus au FN. Marginalisé, il a préféré quitter le navire. L’idée d’une convergence des souverainistes de tous les bords disparaît avec lui. Fidèle au père fondateur, le Front se replie sur son identité d’origine. Quand on est identitaire, ce n’est guère surprenant : facho un jour, facho toujours. Ce n’est pas le premier «dédiabolisateur» qui prend la porte. Bruno Mégret avait en son temps éprouvé la difficulté de défier la famille Le Pen. Les responsables du FN disent que le parti surmontera sans difficultés la crise. Pour une fois, ils ont sans doute raison : la scission mégretiste était autrement plus massive (la majorité des cadres du mouvement l’avaient quitté). Jean-Marie Le Pen avait remonté la pente en deux ou trois ans. Sa fille, il faut le craindre, ira plus vite…

La CGT estime que la mobilisation de cet après-midi contre la loi Travail est «équivalente» à celle de la semaine dernière. Comme la centrale a été prise dix fois en flagrant délit d’exagération, il est à craindre pour le mouvement que cette «équivalence» soit le signe d’un essoufflement.

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

« Le parfum de la Dame en noir »……………………(21/09/2017)

Publié dans : INFORMATION | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Avertissement……………………………..(21/09/2017)

Chère Madame, cher Monsieur,

Pour protester contre la journée sans voitures prévue le 1er octobre prochain par la mairie de Paris, l’Union pour la Défense de l’Egalité et la Liberté de Circuler Motorisé (UDELCIM) organise une opération escargot sur le périphérique parisien.

La Ligue de Défense des Conducteurs soutient l’UDELCIM dans sa démarche et invite tous ses sympathisants à se mobiliser et exprimer leur désaccord avec la politique autophobe d’Anne Hidalgo : réduction de la circulation sur la voie G. Pompidou et la rue de Rivoli, piétonisation des quais, le nombre de places qui diminue, la ZCR, les vignettes Crit’air et tant d’autres encore… Lyon, Grenoble, Bordeaux prennent le même chemin !

Un départ groupé à 10 heures, dimanche 1er octobre vers le périphérique est prévu à partir de l’Esplanade du château de Vincennes (Bois de Vincennes), de la grande Cascade ou du Carrefour de Longchamp (Bois de Boulogne).

Nous comptons sur vous !

Bien cordialement,

L’équipe de la Ligue de Défense des Conducteurs

Avertissement...................................(21/09/2017) dans INFORMATION

23 avenue Jean Moulin, 75014 Paris 01.43.95.40.20

Publié dans : INFORMATION | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Fainéants…………………………(21/09/2017)

Publié dans : ARMEE | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Du balai, raoust……………………..(21/09/2017)

Publié dans : Politique | le 21 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »
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