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Publié dans : ACTUALITES | le 21 février, 2018 |Pas de Commentaires »

Migrants………………………….(21/02/2018)

Projet de loi asile et immigration : « Il faut laisser le temps aux demandeurs d’asile »

Projet de loi asile et immigration : "Il faut laisser le temps aux demandeurs d’asile"
Devant une plateforme d’accueil des réfugiés de l’ONG France Terre d’Asile, le 26 janvier 2017 à Paris. ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Selon Lise Faron de la Cimade, le gouvernement cherche à « renforcer de l’arsenal d’expulsion et d’enfermement ».

Par L’Obs

Publié le 21 février 2018 à 06h24

Le projet de loi sur l’asile et l’immigration ne fait pas l’unanimité. Le texte, présenté mercredi 21 février au Conseil des ministres, est fustigé par les associations d’aides aux migrants. Malgré les affirmations du ministre de l’Intérieur, Gérard Colomb, sur « l’équilibre du texte », le projet de loi pourrait être confronté à une forte opposition qui lui reproche sa logique « répressive ». Lise Faron, responsable des questions de séjour à l’association La Cimade, explique son désaccord avec le texte. Pour elle, le projet de loi restreint les droits des demandeurs d’asile et diminue les possibilités de recours. Interview.

L’objectif affiché du projet de loi est de réduire les délais d’instruction et de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés du droit d’asile. Les mesures vont-elles dans ce sens ? 

Il y a un déséquilibre qui penche vers les mesures d’expulsion. Les mesures pour réduire les délais d’instruction existent. Nous ne sommes pas favorables aux procédures qui s’éternisent, mais il faut laisser le temps aux demandeurs d’asile. Avec ce projet de loi, ils n’auraient que trois mois – au lieu de 120 jours – pour se manifester après leur arrivée en France, au risque d’être placés en procédure accélérée.

Parmi les demandeurs d’asile, beaucoup de personnes reviennent d’un parcours migratoire qui peut être difficile et traumatisant. Chaque personne, dans cette situation, aurait besoin de temps, pour se rappeler d’une date, d’un fait, etc. D’autant plus que, face aux officiers de protection de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), c’est la cohérence du récit qui est le plus important.

Que se passe-t-il lorsqu’un demandeur d’asile est placé en procédure accélérée ?

La personne n’a plus les mêmes droits. Par exemple, elle n’est plus admise en location et peut se retrouver à la rue. Aujourd’hui, la moitié des demandeurs d’asile, pourtant admis au séjour, sont à la rue, faute de place disponibles en logement.

Le projet du gouvernement aggrave-t-il la situation des personnes concernées ?

Oui, totalement. Que ce soit pour les demandeurs d’asile ou pour les personnes déboutées, il y a un renforcement de l’arsenal d’expulsion et d’enfermement. La durée de rétention, par exemple, passerait de 45 jours à 135 jours. Selon le gouvernement, cela facilitera les expulsions en laissant plus de temps pour obtenir des laisser-passers de la part des consulats.

Mais en réalité, la durée de rétention ne change rien à l’efficacité car la quasi-totalité des expulsions se font dans les douze premiers jours. En 2011, on était passé de 32 à 45 jours de rétention, et depuis, le taux d’expulsion diminue. Il n’y a pas de corrélation. En revanche, il y a une corrélation entre l’allongement de la durée de rétention et la multiplication des souffrances et des atteintes aux droits des personnes enfermées. Ces personnes en rétention étaient parfois en France depuis des décennies. Il y aurait plus d’intérêts à les régulariser.

Le projet de loi risque-t-il de compliquer les recours et donc de dissuader les demandeurs d’asiles ?

On complique évidemment les recours. Un demandeur d’asile débouté par l’Ofpra ne disposera, par exemple, que de 15 jours, au lieu d’un mois, pour déposer son recours.

Le projet de loi cherche à assigner à résidence toute personne qui se verra refuser son titre de séjour ou sa demande d’asile. Le gouvernement renforcera les contraintes, en assignant les personnes chez eux entre 4 et 10 heures. Dans ce cas-là, l’assigné est limité sur les horaires d’ouverture des administrations, et ne peut ni aller à la Poste, ni au tribunal. On lui complique sa possibilité de demander un recours. On appelle cela de la « rétention hors les murs », et c’est une entrave à l’exercice des droits.

Le rapport d’Aurélien Taché vise à améliorer l’intégration des personnes admises sur le territoire. Suffit-il à adoucir le texte ?

Non, il ne suffira pas. Les préconisations sont intéressantes pour l’essentiel. Elle vise les primo-arrivants, les personnes qui sont arrivées il y a peu sur le territoire. Mais dans aucun cas, il n’aborde les questions de régularisation du droit de séjour. Il ne pondère pas la dureté des propositions de Gérard Colomb mais porte sur un tout autre domaine.

On a appris que ce rapport était prêt depuis longtemps. Pourtant, il n’est sorti que depuis lundi soir, juste avant la publication du projet de loi. Nous n’avons pas de preuves pour l’affirmer, mais il pourrait s’agir d’une façon de détourner l’attention des mesures répressives du projet de loi.

Propos recueillis par Benjamin Aleberteau

L'Obs

L’Obs

Migrants...............................(21/02/2018) dans MIGRANTS oba-icon
Publié dans : MIGRANTS | le 21 février, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……….(20/02/2018)

Libération 20 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Donald et Marion

Curieuse manière de ne pas faire de politique. Jeudi à Washington, Marion Maréchal-Le Pen prendra la parole devant un aréopage très conservateur, la Conservative political Action Conference. Elle succédera à la tribune à Mike Pence, vice-président américain, et précédera Donald Trump, qui parle vendredi. Aux mêmes festivités seront présents un certain nombre de vedettes ultra-réacs de la télévision américaine, et aussi Nigel Farage, le leader déchu de Ukip, le principal parti britannique pro-Brexit. Quelle bande !

Bien sûr, les mauvaises langues ne manqueront pas de remarquer que Marine Le Pen, pendant la campagne Trump, avait sollicité en vain une entrevue avec le candidat républicain et qu’elle avait dû patienter sans résultat au pied de la Trump Tower, éconduite comme une frenchie sans importance. Porte close pour la tante, tapis rouge pour la nièce. Officiellement, la juvénile Marion, qui fut plus jeune députée de France en 2012, est retirée des voitures. Pourtant ce pince-fesses washingtonien et trumpiste à la fois ressemble furieusement à une «carte postale», selon le jargon du commentaire politique, laquelle consiste à redescendre de temps en temps de l’Aventin pour ne pas se faire oublier. De là à imaginer qu’une stratégie discrète se profile derrière cette oblique apparition, il n’y a pas loin.

Le paysage la favorise : Marine le Pen est toujours en convalescence après le fiasco télévisuel de l’élection présidentielle et le score quelque peu décevant obtenu par son parti (en regard des espérances nourries au départ). Laurent Wauquiez, qui se trumpise lui aussi à grands pas, chasse sur ses terres souverainistes et populistes. Son discours «social», eurosceptique et limite xénophobe tend à voler la vedette du nationalisme à gros sabots à la cheffe du Front. Plus conservatrice, hostile au discours «ni droite ni gauche» tenu par le FN depuis des années, idole de la fraction la plus traditionnelle et droitière du FN mais néanmoins dotée d’une image de renouveau, ne serait-ce que par son âge, Marion Maréchal-Le Pen peut un jour offrir une carte de rechange à sa formation, face à sa tante à moitié carbonisée par sa mésaventure de l’année dernière, et dont l’incompétence financière et économique est apparue en pleine lumière. Tout cela est pour l’instant en pointillé et peut-être la jeune retraitée provisoire de l’extrême droite n’a-t-elle aucune intention de remonter sur scène. Mais le scénario est là. L’actrice principale est encore en coulisse. Les projecteurs l’attendent…

Et aussi

Le procureur a requis trois ans ferme contre Jérôme Cahuzac, soit la peine dont il avait écopé en première instance. A plus de deux ans de condamnation, l’ancien ministre du Budget ira en prison. A deux ans ou moins, il pourra demander l’aménagement de sa condamnation pour éviter la détention. Le juge avait tenu des propos très sévères contre le fraudeur ministre. La cour d’appel sera-t-elle dans les mêmes dispositions ? On sait que la justice n’aime guère se déjuger. La sanction se rapproche…

• La Grèce remonte la pente. Elle est revenue sur le marché des emprunts et peut lever de nouveau des fonds. Elle a fidèlement appliqué la médication amère exigée par l’Europe en échange de son aide massive. Le choix européen de Tsípras, qui l’a conduit à jeter par-dessus les moulins ses promesses de campagne, semble avoir payé. C’est un fait qu’une sortie de l’euro ne lui aurait pas épargné l’austérité. Il sollicite maintenant de ses créanciers de l’Union un allégement de sa dette, sous la forme d’un «allongement de sa maturité». Si les dirigeants de l’Union ont un tant soit peu de sens politique, ils doivent lui faire des concessions sur ce chapitre : qu’il soit dit que la décision de rester dans l’Europe est récompensée.

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 20 février, 2018 |Pas de Commentaires »

Droite contre droite !!!!! (20/02/2018)

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Laurent Wauquiez annonce qu’il va « porter plainte et saisir le CSA » après la diffusion de ses propos devant des étudiants
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Publié dans : Politique | le 20 février, 2018 |Pas de Commentaires »

Eh ! oui………………………….(20/02/2018)

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Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb qui recense les migrants dans les centres d’accueil d’urgence
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Publié dans : MIGRANTS | le 20 février, 2018 |Pas de Commentaires »

Flash……………………………(20/02/2018)

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Macron, Sarkozy, Darmanin… On a retranscrit tout ce que Wauquiez a lâché aux étudiants de l’EM Lyon
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Publié dans : "AFFAIRES" | le 20 février, 2018 |Pas de Commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………………..(20/02/2018)

Éditorial

Mentalité

  • Mentalité

ÉditoL’Unef, syndicat étudiant de gauche, voué à la défense des étudiants, a-t-elle laissé perdurer un système de prédation sexuelle dont auraient été victimes de nombreuses étudiantes ? Menée pendant plus de trois mois, appuyée sur seize témoignages, notre enquête semble le montrer. Au sein de la direction de l’organisation, pendant près d’une décennie, une culture du machisme et de la domination sexuelle s’est manifestement installée, parfois de manière inconsciente, souvent de manière volontaire, qui a transformé l’Unef en terrain de chasse pour dirigeants prédateurs. Entre harcèlement plus ou moins abrupt, agressions sexuelles et soupçons de viol, toute la gamme des pressions et des violences morales, parfois physiques, se serait déployée sans grande réaction. C’est bien sûr l’affaire Weinstein qui a convaincu les victimes de témoigner, ainsi que les révélations de Libération sur le Mouvement des jeunes socialistes. Avec toutes les difficultés inhérentes à ce genre d’enquête : certaines ont voulu garder l’anonymat, d’autres ont parlé à visage découvert, le tout se recoupant pour dresser un tableau très noir. De la même manière, nous avons dû traiter avec vigilance les accusations nominales. Logiques pour les responsables, d’autant que leur nom a déjà été rendu public, elles deviennent délicates pour les militants inconnus du public. Nous avons donc choisi d’anonymiser certains mis en cause, notamment l’un d’eux en raison de sa situation très particulière (lire page 3). Il s’agit pour nous de mettre à jour un système, une mentalité, et non de dresser on ne sait quel pilori. Une plainte a été déposée, des pétitions circulent, et les victimes sont libres de donner ou non suite à leur témoignage. Il ne nous appartient pas de nous substituer à la justice. L’affaire est collective : c’est une culture de l’inégalité des sexes, qui est en cause, nuisible et inacceptable.

Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération

Publié dans : ALERTE | le 20 février, 2018 |Pas de Commentaires »

La CIMADE communique………………(19/02/2018)

mmigration

«La rétention est un dispositif qui ne fonctionne pas», estime la Cimade

Par Kim Hullot-Guiot — 19 février 2018 à 07:03
Rétentions et expulsions forcées en 2016 en Europe.
Rétentions et expulsions forcées en 2016 en Europe. BiG

Le projet de loi «asile et immigration», qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres, prévoit de doubler la durée maximale de la rétention pour les étrangers en attente de renvoi hors du territoire. La Cimade est vent debout contre le texte. Jean-Claude Mas, son secrétaire général, en explique la raison.

  • «La rétention est un dispositif qui ne fonctionne pas», estime la Cimade

Doubler la durée maximale de la rétention administrative pour les étrangers en situation irrégulière devant quitter le territoire : de toutes les dispositions du projet de loi «asile et immigration», qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres, celle-ci est l’une des plus critiquées par les associations de défense des droits des étrangers. La Cimade, qui accompagne les personnes étrangères dans leurs démarches, fait partie des opposants au texte. Ce lundi, elle rend publique une compilation de données à l’échelle de l’Union européenne (UE), comparant durée de rétention maximale dans chaque législation et nombre d’éloignements forcés (voir infographie).

Selon l’association, la France est le pays qui expulse le plus en Europe (en additionnant les éloignements forcés réalisés depuis l’Hexagone et l’outre-mer) tout en ayant l’une de plus courtes durées de rétention. L’Italie a par exemple une durée maximale de rétention deux fois supérieure à la France et elle expulse beaucoup moins (deux fois moins si on ne prend que l’Hexagone). La Finlande se classe aussi huit rangs derrière la France en nombre d’expulsions, avec une durée maximum de rétention huit fois plus longue. Reporter à quatre-vingt-dix jours au lieu de quarante-cinq la durée maximale de rétention ne serait donc pas réellement nécessaire, selon la Cimade. Explications de Jean-Claude Mas, son secrétaire général.

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Que dit la mise en perspective entre la durée de rétention maximale et le nombre d’expulsions forcées ?

Elle démontre qu’il n’y a pas de corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Or, ce que le gouvernement prétend aujourd’hui, c’est qu’en allongeant la durée de rétention, on pourra plus expulser. L’analyse qu’on a pu faire, démontre que ce n’est pas corrélé.

Mais est-ce suffisant pour affirmer, comme vous le faites, que la durée de rétention en France ne doit pas être allongée ? Peut-on vraiment comparer des pays européens où le flux migratoire ou encore la législation ne sont pas identiques ?

Nous ne sommes pas spécialistes de l’ensemble des politiques publiques européennes. Il n’empêche que le gouvernement justifie uniquement cette disposition par le fait qu’il pourra plus expulser. C’est simpliste. L’enjeu c’est de pouvoir obtenir des laissez-passer consulaires, ce n’est pas le temps le problème, c’est le respect de la souveraineté des Etats à délivrer ces laissez-passer. Cette mesure est inefficace et contribue à la violence institutionnelle, à la maltraitance de ces personnes.

Quels risques y a-t-il à placer en rétention des personnes plus longtemps qu’aujourd’hui ?

Les personnes qui font quarante-cinq jours de rétention sortent dans un état détérioré. Donc le doublement, voire le triplement, puisque dans certains cas cela pourrait aller jusqu’à cent trente-cinq jours, va indubitablement entraîner des risques de gestes de désespoir. La rétention est un lieu d’enfermement qui produit des effets traumatiques importants. On est dans un milieu carcéral, avec des policiers, des verrous, des caméras, de la surveillance. Et cela concerne des gens qui sont à un moment délicat de leur parcours.

Les trois pays qui expulsent le plus après la France ont pourtant une durée de rétention maximale parmi les plus longues : dix-huit mois contre un mois et demi actuellement en France… Y a-t-il une «exception française» ?

Nous, ce qu’on constate, c’est que la France expulse le plus. Indépendamment des durées de rétention des uns et des autres, ce qu’il faut regarder c’est la logique d’enfermement et d’expulsion. Pour nous, c’est un dispositif qui s’emballe, avec des enfermements massifs et abusifs : dans les centres de rétention où la Cimade intervient, les juges libèrent 40 % des personnes qui ont été enfermées. Ils sanctionnent une pratique illégale des préfectures.

L’important, ce n’est pas tant la durée que l’acharnement à vouloir enfermer. L’un des objectifs du gouvernement c’est de montrer qu’on expulse plus qu’avant, le ministère de l’Intérieur se prévaut beaucoup de l’augmentation du nombre d’expulsions depuis quelques semaines. Le risque c’est que cela se fasse au prix d’une maltraitance et d’abus.

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Vous avez basé les chiffres que vous présentez sur les données Eurostat 2016. La France n’y inclut pas les données d’Outre-Mer, que vous avez réintégrées au calcul du nombre d’éloignements forcés de France. Pourquoi ?

Il est important qu’on prenne en compte ce qui se passe en Outre-Mer, qui est un peu le point aveugle des politiques migratoires. Quand il y a des débats publics, on en parle peu. Ce sont des territoires de dérogation importante du droit, on a des procédures et un cadre juridique plus contraint et déjà dérogatoire. A Mayotte, en matière d’enfermement et de rétention, on a un nombre très important d’enfants qui sont enfermés et expulsés, et de personnes qui sont expulsées avant même qu’elles aient pu faire valoir leur droit, car le processus (arrestation, enfermement, expulsion) est trop rapide.

Le gouvernement le justifie comme «à situation exceptionnelle, politique exceptionnelle», à Mayotte, ou en Guyane, où les personnes franchissent facilement la frontière depuis le Brésil ou le Surinam. Nous disons qu’il ne doit pas y avoir d’application de politique exceptionnelle mais que les droits fondamentaux des personnes doivent être pris en compte dans les politiques publiques.

Comment fluidifier, rendre plus efficace, le système sans enfermer davantage ou plus longtemps ?

La solution de la Cimade est simple : fermeture de tous les lieux de privation de liberté des personnes étrangères au motif qu’elles n’avaient pas le bon papier au bon moment. Nous sommes contre la logique de la rétention. Il y a d’autres façons de penser la politique migratoire, en pensant d’abord que ce n’est pas forcément un problème, que la question de l’éloignement n’est pas forcément centrale.

Enfermer dans un système quoi qu’on en dise carcéral, ce n’est pas digne d’une France qui se présente comme celle des droits de l’homme. Aujourd’hui, ce dispositif est une caution pour une communication sur une politique migratoire qui se donnerait les moyens de fonctionner. Mais il dysfonctionne : sur les 50 000 personnes enfermées chaque année, la moitié est libérée, une partie est expulsée vers des pays européens et ces personnes reviendront quelques semaines après. On est sur un dispositif qui de toute façon ne fonctionne pas. On nous renvoie qu’il n’y aurait pas d’autre moyen, mais le système montre ses limites. Il va bien falloir réfléchir, à terme, à d’autres façons de penser les politiques migratoires.

Plus largement, au-delà de la question de la durée de rétention, comment jugez-vous les dispositions du projet de loi, par exemple sur le droit d’asile, qu’il est censé, dit le gouvernement, renforcer ?

Ce projet de loi n’est pas équilibré. Le centre de gravité penche résolument vers une logique de contrôle, de tri et d’expulsion. Il est avant tout d’abord répressif. Sur l’asile en particulier, on nous explique que ce sera mieux. Certes il y a des améliorations, par exemple sur l’allongement de la durée du titre de protection subsidiaire [de un à quatre ans, ndlr], ce qui est évidemment une avancée.

Mais on est aussi dans une logique de réduction de la durée d’instruction de la demande d’asile, où on contrevient à un certain nombre de droits, par exemple quand on réduit le délai de recours après un rejet de la demande par l’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et apatrides, ndlr], ou quand on généralise la visioaudience. Cela met les gens dans une situation particulière, face à un écran, au moment où elles doivent convaincre sur leur situation. On s’assoit sur les garanties et les droits de la défense. Nous disons oui à une instruction plus rapide mais pas au détriment de la qualité de traitement des dossiers. On craint que cela ne soit le cas.

Kim Hullot-Guiot

Liberation.fr
Publié dans : MIGRANTS | le 19 février, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(19/02/2018)

Libération 19 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Wauquiez, le prince du bullshit

C’est un petit événement lexical dont l’Académie française devrait se saisir rapidement. Un mot anglo-saxon, très prisé dans les séries américaines, vient d’entrer dans le vocabulaire politique français : «bullshit». Au sens propre (si l’on peut dire), il se traduit par «merde de taureau». Au sens figuré, il signifie «connerie», ou «foutaise». Une fois cette précision sémantique mise au jour, on peut décrypter plus facilement les mâles propos tenus par Laurent Wauquiez devant les étudiants d’une école de commerce, dont le florilège (le «best of» du «bullshit», donc) a été divulgué par l’émission de Yann Barthès, Quotidien.

Le président de LR prévient ses étudiants qu’il ne leur servira pas le «bullshit» qu’il peut sortir «sur un plateau médiatique». Utile avertissement : ainsi les dissertations de Wauquiez sur la droite décomplexée, l’identité française, la France populaire à ses yeux méprisée, la nécessité d’un programme de rupture, les errements du gouvernement Macron-Philippe, tout cela, donc, c’était du «bullshit». Autrement, dit, des foutaises, des conneries, des sornettes, des billevesées, des coquecigrues, des fariboles ou des balivernes, selon le niveau de langage auquel on veut se situer. Chacun en prendra bonne note…

L’intérêt redouble quand on examine les vérités que Wauquiez tait soigneusement quand il est en présence d’une caméra ou d’un micro et qu’il déverse sans filtre quand il s’extrait du «bullshit» habituel. Sarkozy aurait fait écouter ses ministres, Macron aurait monté une cellule secrète qui a réussi à faire tomber Fillon, Darmanin, qui vient de bénéficier du classement sans suites de la plainte qui l’accusait, serait noir comme du charbon, un «Cahuzac puissance dix»… La réaction des personnes mises en cause depuis la diffusion de ces propos peut se résumer en un mot : «bullshit». Et c’est un fait qu’il s’agit surtout d’une ribambelle d’accusations sans preuves, de propos de comptoir et de calomnies que rien ne vient étayer. Jusqu’à preuve du contraire, donc, des foutaises, des conneries, des coquecigrues, etc.

Ce qui nous fait progresser dans l’analyse de la pensée de ce normalien sachant parler, leader de la droite française et probable candidat à la présidence de la République. Il y a dans sa rhétorique deux sortes de «bullshit» : le «bullshit» officiel, délivré à la télé, et le «bullshit» officieux, dispensé dans les écoles. En bon français toujours, le «bullshit on» et le «bullshit off». Wauquiez se retrouve ainsi dans le «bullshit» jusqu’au cou. On reprend bonne note… Et on devine aussi ce que pourrait être la réaction des partisans de Wauquiez à la lecture de cette lettre politique : «bullshit».

Laurent Joffrin
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La lettre de Laurent Joffrin...................(19/02/2018) dans Politique eZOqCtLFr18eAODaNjHxyA

Publié dans : Politique | le 19 février, 2018 |Pas de Commentaires »

Ca baisse, ça baisse………………….(18/02/2018)

Popularité : Macron perd 6 pts à 44% de satisfaits, Philippe -3 pts à 46%

Par AFP , publié le 18/02/2018 à 07:11 , mis à jour à 07:11

Le président Emmanuel Macron à l'Elysée, le 16 février 2018 à Paris
Le président Emmanuel Macron à l’Elysée, le 16 février 2018 à Paris

afp.com/Ian LANGSDON

Paris – La cote de popularité d’Emmanuel Macron a chuté de six points en février, à 44% de satisfaits, et celle d’Edouard Philippe a reculé de trois points à 46% de satisfaits, selon le sondage mensuel d’Ifop publié par la Journal du Dimanche.

A la question « êtes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ?« , 44% des sondés répondent « satisfait » (5% très satisfait et 39% plutôt satisfait), tandis que 55% se disent « mécontents » (21% très mécontents et 34% plutôt mécontents). 1% ne se prononce pas.

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, 46% se disent satisfaits (5% très satisfaits, 41% plutôt satisfaits), alors que 50% sont mécontents (16% très mécontents, 34% plutôt mécontents). 4% ne se prononcent pas.

Pour le Premier ministre, le pourcentage de mécontents (50%) atteint son plus haut niveau depuis mai 2017.

Alors que le chef de l’Etat comptait en décembre et janvier plus de contents que de mécontents, la tendance s’inverse, mais avec 55% de mécontents elle n’atteint pas les plus hauts niveaux enregistrés en août (57%) et en octobre (56%).

Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 9 au 17 février auprès d’un échantillon de 1.953 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Publié dans : SONDAGES | le 18 février, 2018 |Pas de Commentaires »
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