D’odieux……………………..(21/07/2017)

Publié dans : Libres Propos | le 21 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Adieu l’artiste RIP……………..(21/07/2017)

Publié dans : HOMMAGE | le 21 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

L’édito de Grégoire Biseau…………..(21/07/2017)

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Déni

ÉditoLa France est malade du conflit d’intérêts. Depuis longtemps et dans beaucoup de conclaves où pouvoir et argent font trop souvent bon ménage. On se souvient que le scandale du Mediator avait révélé au grand jour les liens entre autorités de santé, élus de la République et laboratoires pharmaceutiques. Rien que cette année, on a découvert médusé qu’un député (en l’occurrence François Fillon) pouvait, en toute opacité mais en toute légalité, toucher, en plus de son indemnité parlementaire, 775 000 euros via sa société de conseils et de prestigieux clients comme Fimalac ou Axa. On a aussi appris qu’un autre député (en l’occurrence l’ex-socialiste devenu En marche, Richard Ferrand) pouvait, là encore en toute légalité, défendre devant l’hémicycle une proposition de loi qui concernait au premier chef son employeur (les Mutuelles de Bretagne). Depuis trop longtemps, nos parlementaires ont vécu dans un confortable et très rémunérateur déni. On aurait pu penser que ces deux affaires, à elles seules, auraient suffi pour inciter le législateur à modifier la loi. Il n’en est rien. Le projet de loi «rétablissant la confiance dans l’action publique» (c’est son nom) ne fait aucune avancée majeure en la matière. Que les lobbyistes de tous poils se rassurent, le conflit d’intérêts à la française a encore de beaux jours devant lui. Des solutions simples existent pourtant. Pendant la campagne, Libération avait soumis à tous les candidats six engagements pour moraliser la vie publique. Le premier stipulait «l’interdiction pour tout député et sénateur de toucher une autre rémunération privée que son indemnité parlementaire, sauf si le déontologue certifie une absence avérée de conflit d’intérêts». Déjà à l’époque, Emmanuel Macron nous avait répondu sur cette question par le plus grand flou. Au moins on ne pourra pas déplorer une promesse non tenue.

Grégoire Biseau

Liberation.fr
Publié dans : "AFFAIRES" | le 21 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Et c’est le Bigarreau qui le dit……………….(21/07/2017)

  1. Tensions au grand jour chez les anciennes figures du sarkozysme

  • Par Elisa Centis
  • Mis à jour le 20/07/2017 à 19:29
  • Publié le 20/07/2017 à 18:38
Rachida Dati et Brice Hortefeux

Rachida Dati et Brice Hortefeux Crédits photo : GUILLAUME SOUVANT/AFP

Les Sarkozystes sont en ordre dispersé depuis le retrait de leur chef. Dernière rixe en date: Rachida Dati dévoile ses échanges musclés avec Brice Hortefeux, sur fond de règlement de compte entre Ciotti et Estrosi.

La famille sarkozyste ne semble pas prête à reprendre la main chez les Républicains. Et pour cause, elle ne cesse de se chamailler. Dernier épisode en date: Rachida Dati, ancienne garde des sceaux, confie au Monde ses passes d’armes avec Brice Hortefeux. À l’occasion de la dernière campagne présidentielle, ces deux-là ont dû jouer à la famille unie. Mais Rachida Dati ne s’est pas privée de lui envoyer quelques gentillesses: «Je montais en avion avec lui, mais je le saluais en disant: “Bonjour le guignol”, puis je disais “Vous ne trouvez pas que ça sent le nazi?”». Les tensions qui animent les deux anciens ministres de Nicolas Sarkozy sont anciennes. À la fin de l’année 2010, Rachida Dati avait demandé au président le départ de Brice Hortefeux, alors ministre de l’intérieur. Elle l’accusait de l’avoir mise sous surveillance. Les services de renseignement avaient effectivement été sollicités pour découvrir qui était le mystérieux père de sa fille.

Le duel niçois Estrosi-Ciotti

Le couple Dati-Hortefeux n’est pas le seul à se déchirer. Le combat de coq entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, dans le petit département des Alpes-Maritimes, fait également rage. Dans L’Obs, du 19 juillet, le maire de Nice juge qu’Éric Ciotti, s’est rapproché des positions de l’extrême droite et il aurait même «dépassé» l’ancien député du département «Jérôme Rivière», aujourd’hui membre du Front national.

Cette nouvelle intrigue entre les deux Niçois ravive les tensions survenues lors des législatives. Dans sa circonscription des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti a dû affronter un candidat La République En Marche. Lors de la campagne, le député jugeait ne pas du tout avoir été soutenu par le maire de la ville. «J’ai été élu sans Christian Estrosi, et quelque part avec son opposition», déclare Éric Ciotti en apprenant sa victoire. Depuis déjà quelques mois son collègue Les Républicains (LR) s’était affiché comme macron-compatibles.

Divergence sur les consignes de vote

Christian Estrosi défend des idées qui se veulent aujourd’hui plus proches du centre droit et qui lui valent désormais d’autres ennemis à l’intérieur de la galaxie des soutiens de Sarkozy. À plusieurs reprises, il s’est dressé contre le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Il reproche à l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur de Nicolas Sarkozy de flirter avec l’extrême droite. Le maire de Nice critique notamment sa politique de vote lors des dernières élections. À l’issue du second tour de la présidentielle, il lui a reproché d’être «flou» concernant sa consigne. Laurent Wauquiez avait en effet appelé à ne pas voter pour Marine Le Pen, tout en précisant qu’il comprenait les électeurs LR qui voteraient blanc.

Cet événement rappelle les élections régionales de 2015. Déjà, les deux hommes s’étaient affrontés sur cette question. Laurent Wauquiez prônait le «ni-ni», ni Front national (FN) ni Parti socialiste (PS). Une stratégie qu’avait également défendue le maire de Nice à une époque. Mais en 2015, cette tactique aurait pu lui être défavorable. Christian Estrosi se présentait en Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région où Marion Maréchal-Le Pen aurait pu lui ravir la victoire. Il a finalement opté pour faire barrage au FN, avec les voix du PS, qui s’est retiré. Christian Estrosi a ainsi obtenu 54,78% des voix.

La Sarkozie recherche désespérément un chef

Ces petites disputes n’ont de cesse de se produire depuis la défaite de 2012, mais la présence de Nicolas Sarkozy suffisait à maintenir le clan uni. Aujourd’hui, l’absence de chef se fait sentir. Un temps, ils ont cru que François Baroin reprendrait le flambeau, en s’emparant notamment de la présidence des Républicains. Mais celui-ci a vite déserté le champ de bataille dans lequel se trouve le parti. Laurent Wauquiez prendrait volontiers le relais, mais il est loin de faire l’unanimité. En l’absence d’un chef incontesté, la Sarkozie continue donc à se déchirer.

Publié dans : Politique | le 21 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Merci Nadine……………………………(21/07/2017)

BILLET DU JOUR

Vendredi 21 juillet 2017

Grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges

La grève de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges (département de Seine-et-Oise) commence le 2 mai 1908, sous le cabinet Clemenceau. Plusieurs grévistes sont tués pendant les manifestations qui se déroulent jusqu’au 30 juillet 1908 (deux le 2 juin 1908 et quatre le 30 juillet), suscitant l’attaque du cabinet Clemenceau par les socialistes.
Le « premier flic de France » fait arrêter 31 dirigeants de la CGT après la manifestation du 30, dont notamment le secrétaire général Victor Griffuelhes, le rédacteur en chef de La Voix du Peuple Émile Pouget, le secrétaire de la Fédération des Bourses du travail Georges Yvetot, le secrétaire de la fédération des Cuirs et Peaux Henri Dret qui est amputé d’un bras. Pierre Monatte, responsable de l’imprimerie, s’exile quant à lui en Suisse. La CGT est ainsi décapitée, et les réformistes prennent le dessus peu après, en s’appuyant notamment sur l’adhésion de la Fédération des mineurs. Achevée en août 1908 sans que les ouvriers n’obtiennent la reconnaissance de leur syndicat, la grève marque ainsi un tournant dans l’histoire de la CGT, qui abandonne peu après l’orientation syndicaliste révolutionnaire. Des troubles continuent à agiter le secteur jusqu’en janvier 1909, la Chambre des députés votant en février l’amnistie de tous les faits survenus.
En 1911, à la suite d’un article de La Guerre sociale relatant les aveux d’un agent provocateur, un débat est levé à la Chambre des députés sur cette affaire, concernant notamment d’éventuelles manipulations de Clemenceau ou de son directeur de la Sûreté générale, Célestin Hennion, afin de légitimer la répression de la CGT. « Le Tigre » gagne ainsi un nouveau surnom, l’« Empereur des mouchards ». Quel que fut le rôle exact du dénommé Luc Métivier, il n’en demeure pas moins qu’il n’a pu, à lui seul, orienter le cours général des événements, qui marquent durablement l’histoire du mouvement ouvrier français.

Contexte politique et social
Président du Conseil le plus à gauche qu’avait connu jusqu’alors la IIIe République, et « premier flic de France », Georges Clemenceau est confronté à d’importantes grèves (1906 bat des records). En 1907, la révolte des vignerons du Languedoc avait pris une tournure insurrectionnelle: cinq manifestants avaient été tués
En juillet 1907, deux grévistes sont tués à Raon-l’Étape.
Par ailleurs, la SFIO, fondée en 1905, revendiquait une posture révolutionnaire, et malgré un début conciliant de Jaurès, avait fini par s’opposer à Clemenceau à la suite des grèves. Du côté syndical, la CGT, syndicaliste révolutionnaire, avait établi son indépendance à l’égard des partis politiques par la Charte d’Amiens (1906).

Juillet 1908 : La CGT à l’heure de vérité

Ce 31 juillet 1908, au 33 rue de la Grange-aux-Belles, à Paris, la nuit promet d’être longue. Après la tuerie de Villeneuve-Saint-Georges, épilogue sanglant de trois mois de grève à Draveil, le comité confédéral de la CGT siège de nuit. Les forces de police se massent aux alentours du bâtiment. Clemenceau, « premier flic de France », se frotte les mains et compte les heures. Il est sur le point, pense-t-il, de casser les reins de la direction syndicaliste révolutionnaire de la CGT.

L’année 1906 avait été une année de « grande peur » pour la République bourgeoise, déstabilisée par la montée des luttes sociales aiguillonnées par une CGT acquise au syndicalisme révolutionnaire. Le coup de grisou du 10 mars dans les mines de Courrières (Pas-de-Calais) et ses 1.100 victimes avait entraîné une violente grève dans les « pays noirs ». La tentative de grève générale lancée le 1er mai pour les huit heures de travail par jour, avait vu des barricades érigées dans Paris.
Le spectre de la Commune de Paris revenait souffler dans le cou d’une bourgeoisie qui réclama des « mesures énergiques » pour museler une CGT avec laquelle les différents gouvernements s’étaient jusque là montrés bien trop conciliants. Pour relever le défi, il fallait un homme à poigne aux commandes de l’État. Cet homme, ce fut Georges Clemenceau.
Clemenceau, député républicain bon teint, avait longtemps été classé à gauche. Entre 1898 et 1902, il avait été un des principaux ténors du camp dreyfusard, et y avait côtoyé de nombreux syndicalistes, socialistes et anarchistes. En mars 1906, à 65 ans, il accédait à son premier poste ministériel : l’Intérieur. Il y fit preuve d’une fermeté, face à l’agitation ouvrière qui le désignait pour devenir, dès le mois d’octobre, chef du gouvernement.
Par la suite il ne faillit pas à sa réputation naissante – c’est de cette époque que la presse, fascinée par le personnage, le surnomma le Tigre – et envoya la troupe contre les vignerons révoltés dans le Languedoc au printemps 1907, puis contre les ouvriers en grève à Raon-l’Étape, dans les Vosges. La soldatesque fit feu sur la foule : deux morts. Il était désormais clair que le bras de fer était engagé entre la CGT et le « réacteux »Clemenceau. L’été 1908 allait voir le sommet de leur affrontement… et la défaite de la CGT.

Lutte des classes aux sablières
Dans les sablières de Seine-et-Oise, à Draveil, Villeneuve-Saint-Georges et Villeneuve-le-Roi, à 25 kilomètres de la capitale, des centaines d’ouvriers carriers, souvent immigrés de province ou d’Italie, travaillent douze heures par jour les pieds dans l’eau, à la pelle et à la pioche. Un syndicat affilié à la CGT y a été fondé en janvier 1908. Le 2 mai, une grève éclate, dont les revendications, portant sur les salaires, les horaires et les conditions de travail, sont des plus classiques.

Mais le conflit prend un tour nouveau, avec la constitution, le 18 mai, d’un syndicat patronal refusant d’ouvrir des négociations et visant explicitement à l’anéantissement du syndicat ouvrier. L’enjeu – la reconnaissance du syndicat CGT – devient alors plus politique. Bientôt les « chefs syndicalistes » de Paris viennent tenir des discours enflammés à Draveil. Et le puissant syndicat des terrassiers parisiens propose d’apporter son aide au jeune syndicat des carriers dans la conduite de la grève.
Grève animée s’il en est, avec la décision du patronat, le 21 mai, d’avoir recours à des « renards » pour remplacer les grévistes. Ces derniers font alors marcher la « machine à bosseler ». D’autant que les ouvriers ne sont protégés par aucun contrat de travail. Il s’agit pour eux de défendre le droit de grève mais aussi, très prosaïquement, leur emploi.

On tue salle Ranque !
C’est suite à une « chasse aux renards » que le mouvement des carriers de Draveil prend un tour décisif, qui va avoir des répercussions nationales sur la CGT et ses dirigeants.
Le 2 juin, c’est la journée fatale. Au matin, deux gendarmes escortant des tombereaux de sable manœuvrés par des « renards », subissent une attaque en règle de 200 grévistes. Un gendarme blessé croit reconnaître l’après-midi un de ses assaillant pénétrant dans la salle Ranque, lieu de réunion des grévistes. Bientôt 15 gendarmes se dirigent sur la salle. Ne pouvant entrer, ils font feu. Après la fusillade on relèvera le corps de Pierre Le Foll, 48 ans, tué d’une balle en plein cœur, et d’Émile Gieobelina, 17 ans, mortellement touché à la tête. On compte également 9 blessés.

Dans la nuit du 2 au 3 juin, la CGT couvre Paris d’une affiche à l’accroche sans équivoque : « Gouvernement d’assassins ! ». « À qui incombe la responsabilité de ce nouveau crime ? » demande-t-elle en conclusion : « Nous l’avons dit : au gouvernement – au trio Clemenceau-Briand-Viviani. CLEMENCEAU LE TUEUR osera prétendre que les ouvriers ont provoqué. Il suffit de voir où sont les victimes pour constater que ce criminel joint à la scélératesse l’impudence du mensonge… ». Suite à une telle mise en accusation, quelle pouvait-être la stratégie de la CGT ?

Le syndicalisme révolutionnaire à l’épreuve
C’est une chose d’attaquer verbalement le gouvernement. C’en est une autre de bâtir un rapport de forces face à un ennemi aussi déterminé que Clemenceau. Le brillant secrétaire général de la CGT, Victor Griffuelhes, le sait parfaitement. Cela fait longtemps qu’il montre des signes d’agacement à l’encontre de certains militants qu’il qualifie de « braillards », ivres de radicalisme verbal et qui, tous les quatre matins, appellent à la grève générale sans se soucier ni du contexte ni de stratégie.
Le braillard en chef, c’est Gustave Hervé, de l’hebdomadaire La Guerre sociale, qui tient une ligne qu’on qualifierait aujourd’hui de gauchiste, regrettant au lendemain de la fusillade de la salle Ranque qu’il n’y ait eu « dans cette foule de plusieurs centaines de grévistes, pas un revolver ! ». Un gauchisme qui influence une frange de la CGT dont Ricordeau, du syndicat des terrassiers parisiens, et Métivier, du syndicat des biscuitiers-pain d’épice, tous deux très actifs dans le soutien à la grève des carriers.
À ce « romantisme révolutionnaire », Griffuelhes oppose l’action syndicale reposant sur la grève, « gymnastique révolutionnaire » certes, mais qui ne doit pas perdre de vue que « c’est à une méconnaissance des exigences de la grève que sont dues les défaites ».

Tergiversations syndicales
À la veille du 2 juin, alors que le conflit dure depuis un mois déjà, Ribault, secrétaire du syndicat des carriers de Draveil, pense que les négociations peuvent aboutir, même si Ricordeau, des terrassiers parisiens, pousse à la poursuite du conflit coûte que coûte. Passée la fusillade, la tension est à son comble. Le 6 juin, dans un meeting parisien, les ouvriers du Bâtiment CGT acclament le mot d’ordre de grève générale.

Mais le secrétariat confédéral de la CGT ne le sent pas. Après l’expérience mitigée du 1er mai 1906, il pense qu’au-delà du Bâtiment, très radical, les autres fédérations ne s’engageront pas à la légère. Il se prononce pour une grève générale de vingt-quatre heures, soigneusement préparée. Quant au secrétariat de la fédération du Bâtiment, il botte en touche : il attendra le débat parlementaire du 11 juin, espérant un mea-culpa gouvernemental. Erreur tactique : c’est remettre entre les mains de Clemenceau la suite de la lutte. Celui-ci saisit l’opportunité et, dans l’Hémicycle, met en accusation les syndicats ouvriers. Dès lors, la CGT est condamnée, pour ne pas se dédire, à appeler à une grève générale limitée au Bâtiment… à la prochaine provocation gouvernementale !
Pendant ce temps, à Draveil, tandis qu’une partie des ouvriers reprend le travail – les patrons ayant satisfait leurs exigences –, la grève se poursuit, alourdie d’une mésentente croissante entre le syndicat des carriers et celui des terrassiers parisiens. Le jusqu’au-boutisme de Ricordeau, qui a pourtant la sympathie de nombreux grévistes, commence à peser aux syndicalistes carriers. Qui doit conduire la grève, nom de nom ?
Du côté des patrons, le ton se durcit. Le lock-out est annoncé contre les ouvriers toujours en grève. Un meeting de protestation réunit 10 000 terrassiers dans la salle parisienne du Tivoli-Vaux-Hall. Durant le mois de juillet, les altercations entre grévistes, gendarmes et « renards » se multiplient. Le 27 juillet, Ricordeau et Métivier [lire l’encadré] sont arrêtés suite à une échauffourée. Dès lors, le processus de grève générale promis par la fédération du Bâtiment est enclenché. Le 30 juillet, une manifestation est appelée à Draveil.

Barricades à Villeneuve-Saint-Georges
Le jour dit, quelque 5 000 manifestantes et manifestants convergent vers Draveil. À pied ou en train, « la classe ouvrière, meurtrie dans quelques-uns des siens, agitée par une indignation ardente, éprouvait le besoin de manifester sa colère et de crier sa protestation » écrit Griffuelhes, qui est du voyage, dans un article publié en première page du Matin du 30 juillet 1908.
La salle Ranque étant trop petite, le meeting se tient en plein air. Les dragons [7] rôdent alentour et les premières altercations ont lieu. Côté grévistes, le « camarade Browning » semble être de la partie. Les manifestantes et les manifestants décident de se rendre en procession sur la tombe de Gieobelina, au cimetière de Villeneuve-Saint-Georges, distant de 6 kilomètres. Arrivés à proximité de la gare, le cortège est encerclé par les dragons.
Sentant le piège se refermer, on dresse cinq barricades. Les dragons lancent l’assaut. Raymond Péricat, secrétaire de la fédération du Bâtiment qui tente de négocier voit un camarade qui se tenait à ses côtés tué d’une balle en pleine tête. La journée se solde par un lourd bilan : 4 morts et 200 blessés parmi les manifestants qui n’ont pas fait moins de 69 blessés dans les forces de l’ordre dont 5 par balles.
Le lendemain, le gouvernement annonce qu’il va poursuivre les « responsables moraux » de la manifestation de Villeneuve-Saint-Georges : la CGT et ses dirigeants sont explicitement visés. Le comité confédéral se réunit 33, rue de la Grange-aux-Belles et programme, sans trop y croire, une grève générale de vingt-quatre heures le 3 août.

Les personnalités les plus en vue de la CGT, Pouget, Griffuelhes, Yvetot, Bousquet, sont mises sous les verrous. Les trois secrétaires de la fédération du Bâtiment sont réfugiés à Bruxelles. Le responsable de l’imprimerie confédérale, Pierre Monatte, se cache en Suisse. Quant à Henri Dret, secrétaire de la fédération des Cuirs et Peaux, il est mis aux arrêts à l’hôpital où, blessé par balle, il a été amputé d’un bras. La CGT est décapitée. En-dehors du Bâtiment, la grève générale du 3 août est peu suivie : c’est un succès sur toute la ligne pour Clemenceau.
La « crise syndicaliste » éclate
La CGT se relèvera de ce cuisant échec… mais le syndicalisme révolutionnaire ?
A posteriori Draveil et Villeneuve-Saint-Georges seront souvent analysés comme l’« heure de vérité » de la stratégie syndicaliste d’action directe. Après Villeneuve, le Parti socialiste-SFIO, avec sa ligne pacifique et parlementariste, verra monter son étoile au détriment de la CGT.
Dans les mois qui suivront, la fraction réformiste de la CGT, en lien avec le gouvernement, profitera de l’incarcération des leaders révolutionnaires de la CGT pour intriguer contre eux, installant dans la confédération un climat détestable qui aboutira à la démission de Griffuelhes et Pouget début 1909. La génération des bâtisseurs mise sur la touche, le courant syndicaliste révolutionnaire, qui avait présidé à l’ascension de la CGT, entrera alors dans une crise durable : crise de perspectives, crise de l’idée grève-généraliste, crise de confiance dans l’action des masses, crise de confiance en lui-même. Ce qu’on appellera par la suite la « crise syndicaliste » pouvait-elle n’être que passagère, et être surmontée comme le pensait encore Pierre Monatte cinquante ans plus tard ? Le brusque orage de l’été 1914 devait bouleverser tous les pronostics.

Merci Nadine.................................(21/07/2017) dans GREVES
BILLET DU JOUR

Vendredi 21 juillet 2017

Grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges

Publié dans : GREVES | le 21 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Jolie pagaille………………….(20/07/2017)

Micro ouvert, groupe qui dort, applaudissements: quand les députés LREM rament à l’Assemblée 1/18

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Céline Hussonnois-AlayaIl y a 9 heures
Couacs en série pour les députés de La République en marche (LREM). Les premiers pas parlementaires des élus de la majorité ne se font pas sans cahots ni polémiques.

Jolie pagaille......................(20/07/2017) dans Politique© Fournis par BFMNews

Des applaudissements à tort et à travers

Première maladresse pour les élus LREM lors du discours de politique générale du Premier ministre. Ils ont applaudi le chef du gouvernement à 55 reprises, y compris quand il ne le fallait pas: salve d’applaudissements pour Édouard Philippe au moment où il évoquait le taux d’échec important des étudiants en licence. Difficile de trouver le bon dosage: leurs encouragements avaient été jugés trop discrets lors du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, les avait donc invités à « s’exprimer ». Nouvelle bourde quelques jours plus tard: le député LREM Jean-Michel Fauvergue s’est lui-même étonné d’avoir été applaudi alors qu’il n’avait « encore rien dit ».

Ils n’ont pas eu le temps d’appuyer sur le bouton

Autre couac lors du vote sur la prolongation de l’état d’urgence début juillet. Une trentaine de députés novices LREM (ainsi que deux de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon) ont été pris de cours au moment de se prononcer, n’ont pas eu le temps de regagner leurs places et n’ont donc pas voté.  »Nous allons donc procéder au scrutin puisqu’il a été annoncé largement depuis plus de cinq minutes. Je vous prie de bien vouloir regagner vos places si ce n’est déjà fait… Le scrutin est ouvert… Le scrutin est clos… Vous n’avez pas eu le temps d’appuyer sur le bouton? » s’est amusé au perchoir François de Rugy, un brin moqueur, face à la réaction de certains députés.

« Putain, il est chiant lui »

Ce dernier a pourtant lui aussi commis une maladresse. Alors que François de Rugy s’apprêtait à donner la parole au communiste Jean-Paul Dufrègne, il a glissé, soupirant:  »Putain, il est chiant lui ». Le président de l’Assemblée nationale s’est défendu d’avoir insulté l’élu.

« Je tiens à vous dire avec la plus grande solennité que ça ne s’adressait aucunement à un député ni de votre groupe, ni d’un autre groupe, que j’ai informé, d’ailleurs, votre président de groupe, André Chassaigne dès que j’ai eu connaissance de ces commentaires sur Twitter, qui sont une mauvaise interprétation. En effet, je pensais que mon micro était coupé et je réagissais à un message que j’avais reçu par SMS. Voilà. »

« Un groupe qui dort »

Mercredi, c’est même la présidente LREM de la commission des lois à l’Assemblée nationale qui s’est plainte, micro ouvert, de l’attitude du groupe de la majorité. « On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré », a-t-elle déclaré. Croyant ne s’adresser qu’à Stéphane Mazars, autre député LREM et vice-président de la commission, Yaël Braun-Pivet a également glissé: « On a une responsable de texte (Paula Forteza, ndlr) qui est inexistante, c’est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu’elle peut », faisant ainsi référence à Naïma Moutchou, cheffe de file des députés LREM pour la commission.

Des députés au pas?

Des critiques qui font écho à des accusations en docilité envers le groupe majoritaire. Comme l’a dévoilé la semaine dernière Le Canard enchaîné, le règlement intérieur du groupe parlementaire LREM laisse peu de marge de manœuvre aux élus. Ils ont une obligation de « bonne conduite » et doivent passer par le président du groupe en cas de question écrite ou de question d’actualité au gouvernement. Il leur est défendu de cosigner une proposition ou un amendement « issus d’un autre groupe parlementaire », sous peine d’être convoqué par le président du groupe, déferré devant le bureau de LREM et possiblement exclu.

Des députés au pas, cela a aussi été le cas lorsque la commission des Affaires sociales a adopté début juillet le projet de loi permettant au gouvernement de légiférer par ordonnances afin de réformer le code du travail. Sur les 120 amendements déposés, aucun n’a été accepté. « Un taux d’acceptation de 0%. C’est bien ça? » a demandé Adrien Quatennens, député de La France Insoumise. « Bah évidemment. Vous l’imaginez », a répondu avec ironie la présidente LREM de la commission, Brigitte Bourguignon.

Peut-être faut-il encore un temps d’apprentissage aux députés de la majorité, dont plus de la moitié, comme l’a comptabilisé Libération, sont novices en politique et n’avaient jamais été élus.

Publié dans : Politique | le 20 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Bayrou vs (ex) Bayrou……….(20/07/2017)

Publié dans : "AFFAIRES" | le 20 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Le roitelet est aux commandes………………….(20/07/2017)

Publié dans : ARMEE | le 20 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Merci Nadine……………………………(20/07/2017)

BILLET DU JOUR

Jeudi 20 juillet 2017

Victor Hugo, Discours sur la misère

Victor Hugo, Discours sur la misère (aide au commentaire)

En France, sous la seconde République, s’ouvre le 9 juillet 1849, un débat parlementaire sur les lois relatives à la prévoyance et l’assistance publique. Victor Hugo qui vient d’être élu à l’assemblée législative, participe à ce débat et il est le premier à prendre la parole. Dans le début de son discours, il a évoqué deux cas précis et douloureux d’hommes et de femmes mourant de faim. Voici la fin de son discours.

« Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de Lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi, qui parle, complice et solidaire (Mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! (Sensation prolongée.)

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi, de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère ! (Bravo ! – Applaudissements.) [...]

Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes(Mouvement prolongé), tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.)Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux. !

Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n’est pas seulement à votre générosité que je m’adresse, c’est à votre sagesse, et je vous conjure d’y réfléchir. Messieurs, songez-y, c’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, mais c’est la misère qui les creuse.(C’est vrai ! c’est vrai !) Vous avez fait des lois contre l’anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. – L’orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.) »
Victor Hugo

Merci Nadine.................................(20/07/2017) dans HOMMAGE
BILLET DU JOUR

Jeudi 20 juillet 2017

Victor Hugo, Discours sur la misère

Publié dans : HOMMAGE | le 20 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

L’édito de Johan Hufnagel…………(20/07/2017)

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Grandir

ÉditoL’observateur de la macronie évolue toujours entre les deux eaux du «en-même-temps-isme». Le voici donc, en flottaison, spectateur du storytelling présidentiel : un Silicon gaullisme qui entend rénover la façon de faire de la politique. La réussite du nouveau chef de l’Etat, c’est d’avoir su faire adhérer des groupes sociaux aux intérêts très divergents à une même vision de l’avenir : un capitalisme numérisé, converti à l’écologie, dans une société de plus en plus individualisée. C’est aussi d’avoir vendu la direction du pays comme on dirige Google ou Apple. Le témoin, par cynisme ou habitude, se demande toujours ce qui fera dérailler la machine Macron. La petite crise d’autoritarisme dont le général de Villiers a fait les frais ne sera peut-être qu’une péripétie du mandat d’Emmanuel Macron. Après tout, il n’a fait que rappeler la primauté du politique sur le militaire. Mais les premières crises sont souvent celles qui marquent le mandat et les esprits, un péché originel (le Fouquet’s de Nicolas Sarkozy, bling-bling pour cinq ans, l’affaire Leonarda pour François Hollande, sans autorité). Car il y a un réel décalage, voire une opposition totale, entre l’adhésion à un projet, qui est le cœur de la communication du chef de l’Etat, et l’exigence de loyauté et de fidélité. Ce «silence dans les rangs» disproportionné qu’on impose à la Grande Muette, aux marcheurs et aux hauts fonctionnaires n’est pas un bon présage. Il peut être le signe d’un pouvoir qui lui monterait à la tête. Ou, plus grave, celui d’un président incapable d’accepter la moindre critique. Cela fait trois mois qu’Emmanuel Macron n’est plus à la tête d’un petit commando prêt à casser tous les codes pour parvenir au pouvoir. Il est président de la République, et il va être temps pour lui de grandir un peu.

Johan Hufnagel

Liberation.fr
Publié dans : Politique | le 20 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »
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