L’édito de Laurent Joffrin………………….(21/06/2017)

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Morale

ÉditoLe métier de parangon de vertu n’est pas toujours facile. On passe vite du rôle d’Alceste, intransigeant avec les faiblesses humaines, à celui de Tartuffe, qui prêche la morale mais ne l’applique pas. Tel est le dilemme dans lequel se débattent les responsables du Modem. Les éléments que nous publions aujourd’hui tendent à accréditer l’idée que ce petit parti impécunieux a usé des services de ses assistants européens dans des conditions contestables. C’est bien sûr à la justice d’en décider. Mais d’ores et déjà, Sylvie Goulard, ministre des Armées, a préféré quitter le bateau gouvernemental pour mieux assurer sa défense, attestant non de l’inanité des soupçons conçus par les enquêteurs, mais de sa «bonne foi», ce qui laisse à penser que tout n’est pas très clair dans les pratiques du Modem.

Ce renoncement fragilise la position du leader du parti, François Bayrou, ministre de la Justice, qui dément tout avec énergie mais qui doit aussi, dans cette atmosphère un peu trouble, défendre un projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Alceste ou Tartuffe ? La vertu macronienne proclamée avec force s’accommode mal du second personnage. Emmanuel Macron se serait à coup sûr passé de cet épisode qui semble faire revenir par la fenêtre les vices de «l’ancienne politique» qu’il avait chassés par la porte. Surtout quand Richard Ferrand, éphémère ministre, s’est déporté au Parlement, comme si l’auguste Assemblée admettait mieux les élus soupçonnés que le gouvernement. Une demi-mesure qui fleure bon sa politique traditionnelle… Au moins le Président pourra-t-il plaider qu’il n’est pas resté inerte et qu’il a sanctionné, même à moitié, les ministres mis en cause. Une réaction qui contraste avec celle du Front national, convaincu de faits similaires, mais qui refuse d’en tirer la moindre conséquence et persiste dans un déni arrogant.

Laurent Joffrin

Liberation.fr
Publié dans : "AFFAIRES", Politique | le 21 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

La vie en macronie…………………………….(20/06/2017)

Démission, perquisition… un mardi agité en Macronie

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LIBERATIONIl y a 2 heures
Le président Emmanuel Macron (c), la ministre de la Défense Sylvie Goulard (g) et le patron de Dassault Aviation Eric Trappier, au salon de l'aéronautique du Bourget, le 19 juin 2017© Michel Euler Le président Emmanuel Macron (c), la ministre de la Défense Sylvie Goulard (g) et le patron de Dassault Aviation Eric Trappier, au salon de l’aéronautique du Bourget, le 19 juin 2017Une ministre qui démissionne, une alliée entendue par la justice, des perquisitions en cours : le climat des affaires vient assombrir l’après législatives des vainqueurs de dimanche.

Seulement quelques petits réglages après les législatives, vraiment ? L’exécutif annonçait un «remaniement technique» pour cette semaine, mais l’opération est en train de devenir un exercice de funambule entre les différentes affaires qui s’accumulent autour des proches d’Emmanuel Macron.

Exfiltré lundi du gouvernement, Richard Ferrand va briguer la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Une façon pour Emmanuel Macron d’éloigner du gouvernement son ministre de la Cohésion des territoires alors qu’il est visé par une enquête préliminaire pour une opération immobilière. Ce mardi, Ferrand a assuré sur RTL qu’il ne se réfugierait pas derrière son immunité parlementaire. «Si le procureur veut m’entendre, il m’entendra», a-t-il déclaré.

Affaire du MoDem

Ce mardi matin, le Premier ministre Edouard Philippe a expliqué à la télévision qu’il n’y avait «aucun» problème à ce que François Bayrou, ministre de la Justice, reste au gouvernement malgré l’enquête sur les assistants parlementaires européens qui vise le MoDem. Le parti de François Bayrou est soupçonné d’avoir utilisé pour ses propres activités en France plusieurs assistants de députés européens, payés par Bruxelles.

Comme pour le contredire, la ministre des Armées Sylvie Goulard a annoncé dans la matinée qu’elle quittait le navire. «Le président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle. C’est pourquoi j’ai demandé au président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du gouvernement», écrit-elle. Ex-députée européenne Modem, son nom est cité dans l’enquête sur les assistants parlementaires européens.

Une ministre sur le départ

Contacté par le Monde, le ministre de la Justice, François Bayrou, a fait savoir que la décision de Sylvie Goulard était liée à des raisons «strictement personnelles»et ne remettait pas en cause la participation du Modem au futur gouvernement. Mais pour le député LREM (ex-PS) Stéphane Travert, en démissionnant, Sylvie Goulard a fait le bon choix.

Publié dans : "AFFAIRES" | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Le racisme pur et dur n’est pas loin……………….(20/06/2017)

Publié dans : Etranger, TERRORISME | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Encore un………………………………(20/06/2017)

Publié dans : TERRORISME | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Canicule……………..(20/06/2017)

Publié dans : CANICULE | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Cinq infos………………………(20/06/2017)

Logo Francetv info 20 juin 2017
Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos des législatives aujourd’hui
Goulard démissionne du gouvernement, scission en vue au groupe LR, Jean-Marie Le Pen interdit d’accès au FN…
Goulard démissionne du gouvernement, scission en vue au groupe LR, Jean-Marie Le Pen interdit d'accès au FN...
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu’il ne faut pas rater après les élections législatives des 11 et 18 juin et la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Voici l’essentiel à retenir ce mardi 20 juin.

#1 La ministre des Armées, Sylvie Goulard, quitte son poste en raison des affaires

La nouvelle a pris tout le monde par surprise. Dans un communiqué envoyé ce matin, la ministre des Armées, Sylvie Goulard, a indiqué avoir demandé au président de la République de ne plus faire partie du gouvernement. « Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli », écrit-elle.

#2 Richard Ferrand exfiltré du gouvernement

Mis en cause lui aussi dans des affaires, le ministre de la Cohésion des territoires ne fera pas partie du prochain gouvernement. Emmanuel Macron a convaincu Richard Ferrand de briguer la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale. L’Elysée, qui nie toute « exfiltration », évoque « une marque de confiance » de la part du président.

#3 Les Républicains « constructifs » vont faire scission à l’Assemblée

Les députés LR qui envisagent de voter la confiance au gouvernement sont « largement assez nombreux » pour créer un groupe parlementaire autonome, selon Thierry Solère. Interrogé sur France Inter, le député des Hauts-de-Seine travaille à la constitution de ce groupe, qui pourrait officiellement voir le jour la semaine prochaine.

#4 Jean-Marie Le Pen reste à la porte du FN

La grille est restée fermée, bloquée par des chaînes. Le président d’honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, n’a pas pu accéder au siège du parti, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il comptait assister à une réunion du bureau politique, dont il est membre. L’ancien leader frontiste en a profité pour tenir une conférence de presse improvisée avec les médias présents sur place. Il a estimé que sa fille devrait démissionner de la présidence du FN, en raison de ses « échecs cinglants » à la présidentielle et aux législatives.

#5 Le blues des « marcheurs » qui se voyaient déjà députés

Les résultats du premier tour les avait remplis d’espoir, mais ceux du second ont eu l’effet d’une douche froide. Franceinfo a recueilli les témoignages de huit de ces candidats LREM malheureux. Démobilisation, reports de voix, affaires… Ils cherchent encore à comprendre comment la victoire a pu leur échapper.

Publié dans : Politique | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Une enquête « en marche »………………………(20/06/2017)

Publié dans : "AFFAIRES" | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(20/06/2017)

Libération 20 juin 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Drastique éthique

Infortune de la vertu, prospérité du vice… Sylvie Goulard, ministre des Armées, ne souhaite pas faire partie du gouvernement que doit nommer Emmanuel Macron avant demain soir. Elle entend montrer sa bonne foi et assurer sa défense hors de l’équipe Philippe dans l’affaire des salariés du Modem qu’on soupçonne d’avoir été rémunérés par le Parlement européen.

Le cas est donc plus gênant qu’on pouvait le penser a priori. On sait qu’il y a deux sortes d’assistants dans ce Parlement, ceux qui œuvrent au sein de l’assemblée pour aider le député européen et ceux qui effectuent un travail politique dans sa circonscription. Le Modem pourrait plaider que cette disposition autorise ces assistants du deuxième type à effectuer un travail pour le parti. Mais si l’on ne trouve aucune trace d’une tâche quelconque effectuée dans la circonscription du député concerné, le problème devient nettement plus aigu. Les bulletins de salaire des assistants apportent un élément de suspicion, malgré les dénégations énergiques de François Bayrou. Il apparaît par exemple que la standardiste du Modem a été rémunérée en partie par l’argent européen. Ce qui sort probablement du cadre régulier. Police et justice doivent faire la lumière sur ces cas litigieux.

Les intéressés pourraient rétorquer que rien n’est encore établi et qu’ils ne sont pas mis en examen. Mais ils sont les premiers à réclamer la moralisation de la vie publique. Le retrait de Sylvie Goulard est la conséquence directe de cet assaut de vertu proclamée, tout comme la sortie du gouvernement de Richard Ferrand, soumis à une enquête préliminaire dans l’affaire de Brest. Goulard et Ferrand pourraient être les premiers d’une série plus longue : plusieurs responsables du Modem, François Bayrou en tête, sont mis en cause.

L’affaire est gênante pour Emmanuel Macron, qui risque de perdre dans cette affaire le concours de ses alliés principaux (à moins que cela, finalement, ne l’arrange). Mais elle peut aussi se retourner en sa faveur : on le créditera de la cohérence au moment où son gouvernement présente une loi qui doit «restaurer la confiance» dans la classe politique. Pour une fois, ceux qui prêchent pour l’éthique en tirent toutes les conséquences.

Prospérité du vice : ces mises à l’écart (deux pour l’instant) tranchent avec le comportement du FN dans une affaire similaire dont la réalité, elle, a été prouvée. Plusieurs assistants du parti frontiste, voués en principe à un travail au sein du Parlement européen, n’y mettaient jamais les pieds, consacrant tout leur temps au travail politique pour le FN. Le Parlement a exigé le remboursement des sommes concernées. Non seulement le FN s’abstient d’en tirer la moindre conséquence mais Marine Le Pen a même refusé de se rendre à la convocation des enquêteurs.

Les contempteurs du «système», donc, en profitent largement et opposent aux investigations judiciaires un déni arrogant. Alors que les supposés membres du même système se comportent avec plus de rigueur quand ils sont mis en cause. Sans doute suffit-il de se proclamer du côté du peuple contre les élites pour s’affranchir des règles minimales qui s’appliquent aux dites élites. Eternelle tromperie du populisme.

Et aussi

• La croissance est «solide», annonce l’Insee. La plupart des clignotants de la conjoncture, c’est un fait, passent au vert. La reprise se confirme, à un rythme modéré mais en légère accélération (1,6% prévu cette année). Le chômage devrait poursuivre sa lente décrue. Ainsi «l’inversion de la courbe» promise par Hollande finit par se produire – mais un peu tard. Objet de l’ire des socialistes battus, le président sortant a tiré les marrons du feu. C’est Macron qui les mange.

Il n’est «pas impossible» que de nouveaux membres de LR entrent au gouvernement. Le centrisme du gouvernement, décidément, se place à la périphérie de la droite, plus que de la gauche.

• Merkel macronisée ? La chancelière est en tout cas d’accord pour «discuter» des propositions françaises sur la zone euro : un ministre des Finances commun, un budget européen. Bonnes paroles ou réelle volonté ?

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Une de chute…………………(20/06/2019)

Publié dans : Politique | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Libres propos…………………(20/06/2017)

Terra Nova

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Libres propos.....................(20/06/2017) dans Economie d03e3a37-5f0a-4914-afba-76a270fcadbf
Le contexte mondial marqué par des risques géopolitiques accrus, une montée du protectionnisme et la révolution technologique qui efface de plus en plus les frontières entre Etats, entreprises et acteurs de la société civile, a augmenté l’incertitude et la complexité liées au métier de diplomate et à la diplomatie en général. Les acteurs non-étatiques sont de plus en plus présents sur ce segment traditionnellement réservé aux seuls Etats. L’efficacité de la diplomatie économique peut être un atout considérable pour un pays, ses entreprises et ses citoyens. Et elle peut faire en sorte que le déficit commercial de la France ne soit pas une fatalité.
Une étude de Abdeldjellil Bouzidi et Antoine Hardy

Lire l’étude « La diplomatie économique : une priorité politique pour le prochain quinquennat ? »
Synthèse

Dans un contexte marqué au niveau national par le passage sous contrôle étranger de plusieurs fleurons français, un déficit commercial record et la recomposition du capitalisme mondial, la diplomatie économique est plus que jamais un outil stratégique.

Son impact est fonction du contexte géopolitique, de la complexité du pays et des secteurs et produits qui mobilisent son intervention. Au-delà de l’appui aux exportations françaises, ce levier sert également à attirer des investissements en France. Cette note propose une lecture du dispositif actuel de la diplomatie économique. Son objectif est de forger de nouveaux outils pour rendre la diplomatie économique plus efficace, et d’en construire la vision politique. Quatre propositions prioritaires aux niveaux tant institutionnels qu’opérationnels se dessinent.

  1. Confier la responsabilité de la diplomatie économique française à un seul Ministère et réduire/rationaliser les instances multiples du dispositif.
  2. Créer une cellule de soutien à Paris dédiée aux investisseurs étrangers de long terme et dirigée par un ambassadeur.
  3. Mettre en place un baromètre de mesure de la solidarité intra filière pour identifier les grandes entreprises travaillant le mieux avec les PME et TPE de leurs filières et faire dépendre l’appui financier de l’Etat à la capacité des grandes entreprises à entrainer les PME/TPE.
  4. Mettre en place des indicateurs et statistiques publics de l’efficacité du dispositif de la diplomatie économique. Le nombre de projets, d’entreprises – et l’augmentation de leur chiffre d’affaires à l’international – et de pays pour lesquels l’intervention de la diplomatie économique française a été décisive devrait être mesuré puis communiqué
Publié dans : Economie | le 20 juin, 2017 |Pas de Commentaires »
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