Nettoyage par le vide…………………………..(19/03/2019)

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Violences à Paris : après le limogeage du préfet de police, le patron de la sécurité publique parisienne à son tour démis de ses fonctions
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Publié dans : Non classé | le 19 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………………..(18/03/0219)

Libération 18 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Gilet jaune et drapeau noir

L’industrie de la fake news frontiste se porte bien… Toujours aussi précise dans ses références, Marine Le Pen a mis en ligne une photo montrant que les manifestants violents de samedi étaient, non des gilets jaunes, mais de noirs anarchistes, genre Black Blocs. Léger décalage : la photo date du 1er mai 2018, avant le mouvement des gilets jaunes. On comprend l’origine de cette nouvelle bévue (volontaire ?) : le Rassemblement national soutient les gilets jaunes ; mais comme il est aussi un «parti de l’ordre», la violence ne saurait venir de ses poulains, qui sont le bon grain à côté de l’ivraie anarchiste. Quitte à recourir à des «vérités alternatives», avec truquage photographique à l’appui.

Selon plusieurs reporters, dont ceux de Libération, il est impossible d’imputer toutes les violences des Champs-Elysées à de petits groupes d’activistes radicaux étrangers aux gilets jaunes. Certes, ces hurluberlus casqués ont sans doute été le fer de lance de certaines attaques de magasins et de restaurants. Mais d’authentiques gilets jaunes ont aussi participé aux débordements avec une enthousiaste énergie. Ce qui pose un problème épineux à ceux qui soutiennent le mouvement sans réserve (on les trouve à l’extrême droite ou à l’extrême gauche). Ils approuvent un mouvement qui, lui-même, n’est pas loin d’approuver les violences (voir les appels quasi insurrectionnels de sommités comme Eric Drouet ou «Fly Rider»), et même d’y participer, au nom du raisonnement tenu par certains protestataires : «C’est déplorable mais la violence est le seul moyen de se faire entendre.»

Position juste et un peu facile

Ce mélange entre militants radicaux connus de longue date et manifestants ralliés aux méthodes musclées des extrêmes embarrasse les responsables politiques. Le gouvernement se pose en défenseur de l’ordre : il apporte donc une réponse avant tout répressive. Avec cette hantise compréhensible, qui est à son honneur : s’il provoque la mort d’un manifestant, il portera ce décès comme une croix et la situation risque de lui échapper encore plus. D’où les consignes contradictoires données aux forces de l’ordre : réprimez, mais pas trop. Une répression ferme mais douce, énergique mais retenue, forte mais faible. De quoi plonger les pandores dans un abîme de réflexion, guère propice à l’efficacité sur le terrain. En attendant, c’est la droite de Wauquiez qui en profite. Circonspecte à l’égard des gilets jaunes, à la différence du RN, elle se pose en véritable parti de l’ordre face à l’impéritie supposée ou réelle du gouvernement.

La gauche demande une réponse sociale et non sécuritaire. Position à la fois juste et un peu facile. Serait-elle au pouvoir qu’il lui faudrait bien, elle aussi, maintenir «l’ordre républicain». Quant aux concessions sociales qu’elle appelle de ses vœux, elles sont certes justifiées : la révolte est dirigée contre l’injustice, l’inégalité, l’abandon dont s’estiment victimes une partie des classes populaires. Mais là encore, une aporie se fait jour. Annoncer des concessions après une journée de violence, c’est récompenser les manifestants extrêmes au détriment de ceux qui jouent le jeu démocratique. Difficile, tout de même. D’autant que les revendications des gilets jaunes les plus radicaux sont à la fois nébuleuses et outrancières. Du coup, on n’en fera jamais assez. Céder sur tel ou tel point, c’est appliquer, selon toutes probabilités, un cautère sur une jambe de bois.

Utopie dangereuse

La démission de Macron ? Ainsi quelques dizaines milliers de personnes déterminées obtiendraient le départ forcé d’un président élu régulièrement. Drôle de légitimité populaire… Remplacer la démocratie représentative – l’élu, voilà l’ennemi ! – par une démocratie directe, avec RIC, tirage au sort, consultations révocatoires, etc. ? C’est une impasse. Autant on peut imaginer des référendums plus nombreux, sur telle ou telle proposition de loi, autant le gouvernement direct par «le peuple» pose des questions théoriques et pratiques insurmontables. Quel peuple ? Quelles procédures ? En quoi le pouvoir d’assemblées de citoyens par essence minoritaires et dont on n’aurait aucun moyen de vérifier la représentativité, est-il plus démocratique qu’une élection générale en bonne et due forme, qui concerne l’ensemble du corps électoral ? On peut constater d’ailleurs que le grand débat, plutôt réussi, ne rassemble qu’une petite fraction de la population (1% environ). Pourquoi ces 1% devraient-ils l’emporter sur les 99% restants ?

De même le référendum permanent (type RIC) est une utopie dangereuse. En Suisse même, où il est pratiqué, il est soigneusement encadré, le Parlement gardant en général la main, in fine. Et si l’on vote un jour pour plus de dépenses, plus d’Etat et le lendemain pour moins d’impôts, plus d’autonomie individuelle, qui fera la synthèse ? Les gilets jaunes ne sont pas loin de cet oxymore quand ils réclament plus de services publics et moins de taxes.

Une démocratie sans représentation, sans garde-fous constitutionnels, sans mandat plus ou moins long donné à des élus (qu’on peut sanctionner à intervalles réguliers), n’est plus une démocratie. Une dictature de l’instant et des minorités. Ou bien un capharnaüm.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans : Non classé | le 18 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Par qui ? (17/03/2019)

 

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VIDEOS. Fouquet’s, Longchamp, Zara… Les enseignes des Champs-Elysées pillées et incendiées lors de la manifestation des « gilets jaunes »
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Publié dans : Non classé | le 17 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Oh! le pauvre Jonas……………………………(17/03/2019)

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« Gilets jaunes » : Emmanuel Macron écourte son séjour à la station de ski de La Mongie et rentre à l’Elysée
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Publié dans : Non classé | le 17 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………………..(15/03/2019)

Libération 15 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

La gauche au vert

Longtemps le rouge et le rose étaient les couleurs dominantes de la gauche. Du rouge vif au rose pâle, les courants se distinguaient par l’intensité d’une teinte plus ou moins affirmée. Tout cela est fini. Il n’y a plus ni rouge, ni rose, ni pourpre, ni écarlate, ni amarante, ni garance, ni fuchsia, ni vermillon, ni bordeaux, ni fraise écrasée. Il n’y a que du vert. Un vert uniforme, ni vert pomme, ni vert olive, ni verdâtre et encore moins vert-de-gris : le vert tout court.

La candidature de Raphaël Glucksmann, homme sympathique et intelligent, qui devrait prendre la tête d’une liste Place publique (son mouvement), soutenue par le PS, confirme s’il en était besoin cet alignement chromatique : le souci de la planète sera le fil, non pas rouge mais vert, de sa verte campagne. Ainsi les listes de gauche, qui fleurissent comme dans un champ printanier après la pluie, adoptent dans leur exubérante multiplicité un langage unique, celui de l’écologie. En substance, voici leurs slogans respectifs. France insoumise : l’écologie est au centre de notre projet. Benoît Hamon : au centre de notre projet, il y a l’écologie. Yannick Jadot : l’écologie, dans notre projet, sera au centre. Raphaël Glucksmann appuyé par Olivier Faure : l’écologie, au centre de notre projet, sera. Belle marquise…

On pourra se réjouir de cette victoire culturelle des Verts, au moment où montent à juste titre les inquiétudes pour le climat, pour la diversité des espèces, pour la qualité de l’alimentation, pour la pureté de l’air et bien d’autres choses. Mais c’est aussi là que commencent les difficultés pour la gauche. Devant une telle profusion de professions de foi verte, comment s’y reconnaître ? Au fond, comme Henry Ford déclarant à propos de la Ford T que les consommateurs pourront préférer n’importe quelle couleur, pourvu qu’elle soit noire, la gauche dit aux électeurs qu’ils pourront voter pour n’importe quelle formation, pourvu qu’elle soit verte.

Comment justifier cette pluralité de listes si toutes disent la même chose ? C’est le paradoxe de cette situation : plus les positions se ressemblent, moins il est question d’unité. Jadot plaide la paternité historique de l’écologie, ce qui est incontestable. Hamon refuse toute alliance avec Glucksmann par cette simple phrase : «C’est mon clone, pourquoi le prendrais-je sur ma liste ?» Mélenchon croit toujours en son hégémonie à gauche et veut faire cavalier seul au nom de l’écologie. Le PS rase les murs et s’efface derrière Glucksmann. Ainsi une armée de petits hommes verts se présente en ordre dispersé. Allez comprendre.

Certes, on cherchera des poux dans la tête du voisin. Jadot a eu le malheur de confesser qu’il acceptait le principe de l’économie de marché (tout en proposant une politique écologique très volontariste, à coups d’investissements publics, de fiscalité verte et de normes nouvelles). Aussitôt, FI et Génération.s le traduisent devant un tribunal d’inquisition qui l’accuse de «dérive libérale» et de ralliement au capitalisme, alors que ni les projets de La France insoumise ni ceux de Hamon ne prévoient, qu’on sache, de socialiser l’ensemble de l’appareil de production et acceptent, donc, la présence d’une économie de marché. Quand on est de la même église, on pratique facilement l’excommunication. C’est le risque de cette campagne à gauche : la surenchère, seul moyen de se distinguer.

La situation la plus difficile est celle du PS : si Faure derrière Glucksmann passe au vert, où est l’identité du parti ? Si l’écologie devient la seule référence, qu’est-ce que le socialisme démocratique ? Un souvenir ? Alors qu’en Europe, quoiqu’en difficulté parfois grave, la sociale-démocratie perdure et formera, en tout état de cause, un groupe important au Parlement européen. On comprend que les socialistes souhaitent unifier la gauche, comme ils le font depuis les années 1970. Mais si elle reste divisée, pourquoi s’effacer derrière un autre ? Pour être avec le reste de la gauche, il faut d’abord être. Peut-on reconstruire sa maison quand on va s’abriter dans celle des autres ? A moins qu’il n’y ait plus ni murs, ni toit, ni foyer. Mais est-ce si sûr ?

 

Publié dans : Non classé | le 15 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Algérie : incertitude……………………………..(15/03/2019)

C’est un exercice très particulier auquel se sont livrés les journalistes présents jeudi matin à la première conférence de presse donnée par le nouveau chef du gouvernement algérien. Noureddine Bedoui, récemment nommé à la tête de l’exécutif, a annoncé la composition future d’un gouvernement «jeune», «formé de technocrates» et chargé d’assurer la transition jusqu’à l’établissement de nouvelles «élections libres et démocratiques», et l’écriture d’une nouvelle Constitution, avènement d’une seconde République.

Au-delà des promesses faites d’amener le pays vers une ouverture politique, c’est davantage le contexte dans lequel s’inscrit l’action gouvernementale qui pose problème aux journalistes présents dans l’assistance. Au sein de la presse algérienne comme dans la rue, nombreux sont ceux qui marquent un rejet quant à la prolongation du quatrième mandat du président Bouteflika, ainsi que la suspension de l’élection présidentielle. C’est notamment, à la veille de la quatrième manifestation nationale prévue ce vendredi, la position de l’ordre des avocats d’Alger, qui rejette les décisions de la présidence et appelle à maintenir les manifestations.

«Neutre».Aux questions souvent insistantes des journalistes au sujet du contrôle exercé sur la presse ou encore la légalité des décisions de l’exécutif, Noureddine Bedoui multiplie les formulations vagues, comme «nous sommes tous les enfants de l’Algérie», ou encore sur la nécessité de «donner un rôle important à la jeunesse», évitant ainsi de répondre sur le fond. Des réponses qui sont loin d’avoir convaincu les journalistes ayant assisté à la conférence de presse. Et encore moins les Algériens en général, déterminés à poursuivre la mobilisation en exigeant le départ de l’ensemble de la classe politique au pouvoir. «Il y a soit une incompréhension, soit une déception, soit un rejet de ces choix politiques, qui cadrent mal avec les déclarations du 11 mars du Président d’amorcer une période de transition», indique Louisa Dris-Aït Hamadouche, maîtresse de conférences à la faculté des sciences politiques et des relations internationales d’Alger-III.

La nomination d’un Premier ministre issu de la précédente équipe gouvernementale, dans laquelle il occupait alors le poste de ministre de l’Intérieur, ne coïncide pas vraiment avec la volonté de rupture réclamée par la population pour l’instauration d’une transition démocratique. «Il aurait fallu reconstituer un gouvernement neutre et qui n’est pas impliqué dans la gestion récente des affaires du pays», souligne Louisa Dris-Aït Hamadouche.

Mais plus encore, la question de l’anticonstitutionnalité de la prolongation du mandat présidentiel fait débat au sein des juristes et des constitutionnalistes du pays. La date butoir du 28 avril, qui correspond à la fin officielle du quatrième quinquennat du président Bouteflika, place ce dernier dans une situation d’irrégularité juridique évidente, difficile à justifier sur un plan légal. En attendant, les appels à manifester se multiplient à travers le pays. Le mouvement social, né au lendemain du 22 février, jour de la première grande manifestation spontanée dans la capitale, tente de s’organiser.

Embryonnaire.S’il est encore trop tôt pour voir l’émergence de leaders issus de la société civile, «c’est une conséquence logique et nécessaire de transformer le rejet populaire en projet politique concret. Et ce sont les futurs leaders de ce projet politique qui pourront traduire les revendications», précise la maîtresse de conférences. En parallèle, les partis d’opposition, qui ne sont pas considérés comme partie prenante du système politique en place, tentent de se coordonner et de produire un discours homogène, tels que le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le parti Ennahdha, ainsi que d’autres personnalités.

Bien qu’embryonnaire, une alternative politique et citoyenne tente de se dessiner progressivement. La pression exercée depuis plusieurs semaines a vu des démissions en chaîne, tant au sein du FLN, parti historique au pouvoir depuis l’indépendance en 1962, qu’au sein du Forum des chefs d’entreprise (FCE), réputé proche du clan présidentiel. C’est une sorte de bras de fer qui semble se jouer actuellement entre les acteurs du pouvoir qui tentent de gagner du temps et le mouvement populaire déterminé à se faire entendre.

Amaria Benamara correspondance à Alger

Liberation.fr

Publié dans : Non classé | le 15 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Brexit encore…………………………………(14/03/2019)

En votant contre l’accord de divorce de la Première ministre britannique Theresa May, les « Brexiters » purs et durs ont paradoxalement pris le risque de devenir les alliés de leurs meilleurs ennemis: les « Remainers », partisans du maintien dans l’Union européenne.

Certes, ils ont crié victoire mardi soir, après le très large rejet de ce Traité de retrait de l’Union européenne par les députés britanniques par 391 voix contre 242.

Un texte « embarrassant », « en bout de course », à mettre au « placard », a fustigé l’ancien ministre des Affaires étrangères conservateur Boris Johnson, un des grands artisans de la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.

Mais c’est pour mieux déchanter mercredi, la Chambre des communes ayant lors d’un nouveau vote, qui n’aurait pas eu lieu si l’accord avait été adopté, exprimé son opposition à une sortie sans accord (« no deal »), une option que nombre de Brexiters privilégient.

- « Bouchez-vous le nez » -

AFP © AFP

Des militants pro-Brexit manifestent devant le Parlement à Londres, le 13 mars 2019

En rejetant l’accord, et alors qu’un report du Brexit se profile, n’auraient-ils pas finalement scié la branche sur laquelle ils étaient assis?

« Les Brexiters ont laissé le Brexit à la merci des Remainers et de l’UE », avance l’éditorialiste du quotidien The Daily Telegraph Asa Bennett, en soulignant que le report, sur lequel les députés votent jeudi, semble désormais « acquis ».

Portée par ce succès d’étape, l’organisation People’s Vote, qui milite pour l’organisation d’un nouveau référendum, a estimé que les « arguments en faveur » d’une telle consultation « devenaient de jour en jour plus évidents ».

Certains Brexiters avaient senti le coup venir et choisi mardi de voter pour l’accord de Theresa May, à l’instar de Ben Bradley, député conservateur de Mansfield (centre de l’Angleterre).

« Je vous conseille vivement de vous boucher le nez et de soutenir l’accord de May », avait-il invité ses comparses dans une tribune dans le quotidien The Guardian.

S’il est rejeté, « le Parlement votera pour une extension (de l’article 50, qui fixe au 29 mars la date du Brexit, ndlr), et l’extension entraînera un report, davantage de confusion, et un risque majeur qu’il n’y ait pas de Brexit du tout ».

Une prise de position qui a immédiatement déclenché un déluge de commentaires assassins sur les réseaux sociaux, signe des passions que suscitent le Brexit au Royaume-Uni: « traître », « vendu », « bas de plafond », peut-on lire parmi d’autres amabilités postées sur Twitter.

Au total, ce sont quelques 39 députés conservateurs qui ont changé d’avis et voté pour le texte après l’avoir rejeté une première fois le 15 janvier.

- Vers un Brexit doux ? -

AFP © AFP

Pendant une manifestation anti-Brexit devant le Parlement à Londres, le 10 mars 2019

Les rassemblements populaires organisés le jour du vote devant le Parlement ont également été le théâtre de cette situation contradictoire, chaque camp se réjouissant de la défaite de l’accord – mais pour des raisons opposées.

Nina Hawl, Britannique europhile de 82 ans, y a vu une « étape de plus pour rester dans l?UE ». Julie Astell, Brexiter de 58 ans, la promesse d’un Brexit « sans entrave ».

Mais si chacun a pu avoir le sentiment d’avoir remporté une bataille, bien malin celui qui pourra dire quel camp remportera la victoire, note Steve Peers, professeur à l’université de l’Essex.

Les Remainers ont beau avoir commencé à sabrer le champagne, « il reste encore à voir s’il y a suffisamment de voix au Parlement pour un autre référendum ou pour une loi pour révoquer la notification de l’article 50. Jusqu’à présent, cela ne semble pas être le cas », souligne-t-il, interrogé par l’AFP.

Au bout du compte, ajoute-t-il, la situation risque surtout de bénéficier à ceux « capables d’accepter un compromis pour un Brexit doux ».

Les Brexiters auront l’occasion de reconsidérer leur position à la faveur d’un nouveau vote sur l’accord que Theresa May a proposé d’organiser d’ici au 20 mars. Et de se demander si l’adoption de ce traité qu’ils n’apprécient guère n’est pas, finalement, le meilleur moyen d’obtenir la sortie de l’UE.

msn

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Publié dans : Non classé | le 14 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………………(14/03/2019)

Libération 14 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Grand débat, petit calcul

Grand débat, suite, fin… et suite. De toute évidence, l’exécutif n’est guère pressé de mettre un point final à cette expérience démocratique inédite. D’abord parce que cette trouvaille tactique a fonctionné : l’attention publique s’est détournée – en partie – du mouvement des gilets jaunes, donnant au pouvoir la bouffée d’air frais qui l’a sauvé de l’asphyxie promise au plus fort de la mobilisation, quand une noire panique a saisi la majorité En Marche, qui se voyait déjà chassée du pouvoir à la manière d’un Charles X ou d’un Louis-Philippe.

Ensuite parce qu’elle a permis à Emmanuel Macron de mener une deuxième campagne électorale grâce à une succession de pow-wow marathoniens où le grand chef à plumes a pu étaler son art de l’empathie technocratique, sa mémoire encyclopédique, et une infatigable rhétorique, digne d’un Fidel Castro glabre en mode inspection des Finances. La prolongation hasardeuse des protestations, alliée à ce «one president show», lui a permis de mettre fin à une glissade fatale dans l’opinion, tel un alpiniste qui plonge vers l’abîme mais plante son piolet dans la pente et regagne mètre par mètre un rebord plus sûr.

Enfin parce que l’attente impatiente exprimée par les participants débouchera probablement sur une déception, quand il faudra choisir entre les propositions formulées tout en tenant compte de l’état des finances publiques et, surtout quand l’exécutif promet d’écouter la base sans changer vraiment de cap, deux impératifs strictement oxymoriques. Gouverner, c’est choisir. Mais choisir, c’est risquer le mécontentement. Encore une minute, Monsieur le bourreau…

Certaines propositions sont intéressantes : le rétablissement de l’ISF, bien sûr, qu’on essaie de faire sans trop le faire, en augmentant l’impôt sur la propriété immobilière (bizarrerie : pourquoi taxer plus la pierre que la spéculation financière ?) ; la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité (coûteuse néanmoins) ; la suppression de certains privilèges (symbolique : cela ne rapporte rien en regard des masses budgétaires) et, surtout le rapprochement entre l’action publique et les citoyens, impératif catégorique dans la crise actuelle de la démocratie.

D’autres mesures posent question. Le RIC est absurde dans son aspect révocatoire (ainsi on placerait les députés sous la menace d’un vidage en règle s’ils s’avisent de voter une loi impopulaire, alors qu’il en faut parfois) ; en revanche, le référendum sur des projets de loi doit être assoupli et facilité, un peu comme en Suisse, où il fonctionne bien, quoique avec une participation électorale faible. La prise en compte du vote blanc comme un vote exprimé est contradictoire dans les termes : le vote blanc n’exprime rien, par définition, sinon un indistinct rejet de la classe politique, quelle qu’elle soit, ce qui est un rejet de la démocratie représentative dans son essence, mauvaise idée. Ou encore le tirage au sort des députés, qui peut valoir dans une instance consultative, mais qui veut dire, si les tirés au sort ont un pouvoir législatif, que les lois seront votées par des gens que personne n’a choisis, sinon le hasard ; tout citoyen devrait rejeter cette idée avec horreur : les lois dépendent de la volonté générale, elles ne sauraient être décidées à la roulette.

L’examen de ces projets disparates sera un bon prétexte pour reculer encore la réponse. Si possible après les européennes : à quoi bon décevoir les gens au moment où on les appelle aux urnes ? D’abord l’élection, ensuite la déception…

Et aussi

Libération sera présent au Salon du Livre de Paris du 15 au 18 mars 2019, à la Porte de Versailles.

Rendez-nous visite sur notre stand : Hall 1 - G37 pendant trois temps forts :

Samedi 16 mars de 16h à 18h : séance de dédicaces avec Laurent Joffrin, Philippe Lançon et les journalistes de Libération
Samedi 16 de 15h à 16h : intervention d’Alexandra Schwartzbrod sur la scène « Europe »
Samedi 16 de 17h à 18h : intervention d’Alexandra Schwartzbrod sur la scène « Polar »
Dimanche 17 mars de 17h à 18h : intervention d’Alexandra Schwartzbrod sur la scène « Polar ».

LAURENT JOFFRIN
La lettre de Laurent Joffrin........................(14/03/2019) dans Non classé NL-POLITIQUE-300x250-20181204
Publié dans : Non classé | le 14 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Inaction, eh! oui……………………………………..(14/03/2019)

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Les associations à l’origine de la pétition « L’Affaire du siècle » déposent plainte contre l’Etat pour inaction climatique
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Le grand cirque anglais………………………….(13/03/2019)

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Brexit : les députés britanniques rejettent d’un cheveu l’option d’une sortie sans accord
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Publié dans : Non classé | le 14 mars, 2019 |Pas de Commentaires »
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