La lettre de Laurent Joffrin……….(13/09/2018)

Libération 13 septembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Pauvreté : plan modeste

Ferdinand Lop exigeait naguère «l’extinction du paupérisme tous les soirs après 22 heures». Emmanuel Macron propose «d’éradiquer la grande pauvreté en une génération». C’est un réaliste.

A vrai dire, et plaisanterie mise à part, le «plan pauvreté» qu’il a longuement détaillé jeudi matin a peu de chances d’aboutir à l’objectif fixé : huit milliards sur quatre ans, soit deux milliards par an, la somme dégagée n’est pas à la hauteur de l’ambition. Mais le plan Macron ne mérite pas non plus l’indignité dont le taxent certains opposants. Les mesures annoncées sont ciblées et bénéfiques. Il est juste de prendre le problème à la racine et de prévoir une action correctrice dès la petite enfance. Les aides à la garde, les places de crèche, l’accompagnement des familles déshéritées (qui se résument souvent à une mère), complètent utilement le dédoublement des classes de CP déjà mis en œuvre. Le quintuplement de la «garantie jeunes» instaurée sous Hollande et qui a fait ses preuves, facilite l’entrée dans la vie. La simplification des aides peut encourager ceux qui y ont droit mais qui ne les demandent pas. Quant à la philosophie générale, elle ne refonde pas l’Etat-providence, contrairement à ce qu’on annonce à son de trompe, mais elle l’infléchit dans le sens d’une meilleure prise en compte des situations individuelles, ce qui correspond à l’évolution générale de la société, caractérisée, comme le note Pierre Rosanvallon, par un «individualisme de singularité».

En revanche, l’annonce de l’instauration d’un «revenu universel d’activité» joue quelque peu sur les mots : ce revenu n’est pas universel, puisque distribué sous conditions de ressources, et il suppose une contrepartie, ce que les promoteurs du «revenu de base», justement, estiment inutile ou contre-productif. Il transpose en fait prudemment, sous la forme d’une fusion d’aides existantes, la version libérale du même revenu, prônée par exemple par le pape du libéralisme Milton Friedman, ou Gaspard Koenig, son chevau-léger contemporain. Ce qui traduit tout de même un progrès, à la condition qu’il bénéficie effectivement, comme un filet général de sécurité, à tous ceux qui sont sans moyens (ce qui n’est pas le cas du RSA, qui laisse encore à l’écart une partie de la population).

La vraie critique est plus large. C’est celle qu’Olivier Faure, chef du PS, a assénée de manière virulente : par sa politique fiscale et par la modulation de certaines prestations, Macron laisse intactes les inégalités en général, qui forment le cadre de la grande pauvreté. Peut-on être à la fois président des riches et des pauvres ? La pauvreté, en effet, n’apparaît pas seulement à la naissance. Elle est inscrite dans la condition initiale des parents eux-mêmes, bien avant la venue de l’enfant. La promotion de l’égalité des chances, clé de lecture du plan Macron, tourne court si les inégalités de départ sont trop importantes. On veut mettre tout le monde sur la même ligne de départ. C’est un progrès. Mais certains ont un sac de pierres sur le dos. Pour l’alléger, il faut une société moins inégale. C’est-à-dire, en économie, moins libérale.

Et aussi

Chahutée à Châteaudouble, dans le Var, Marine Le Pen a stigmatisé l’installation dans ce village de 72 demandeurs d’asile en usant d’une douteuse règle de trois : «C’est comme si on installait en France 12 millions de personnes en une nuit», a-t-elle dit pour frapper les esprits. On remarquera que 50 habitants du village, environ, ont protesté contre sa venue. On peut donc en déduire, pour reprendre son calcul, que 8 millions de personnes ont manifesté mercredi contre le Rassemblement national.

Laurent Joffrin
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Publié dans : Non classé | le 13 septembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Attendons en espérant…………..(13/09/2018)

Attendu, reporté, le plan du gouvernement doit être annoncé ce jeudi. Censé traduire le volet social du macronisme, il se concentre sur l’éducation et l’enfance pour contrer la reproduction de la pauvreté.

  • La pauvreté enfin au premier plan

Après sa sortie polémique sur «le pognon de dingue» consacré – en vain avait-il laissé entendre – aux minima sociaux car «les gens sont quand même pauvres» et «les gens qui naissent pauvres restent pauvres», Emmanuel Macron va tenter de convaincre, ce jeudi, que sa stratégie de lutte contre la pauvreté tranche avec celles des gouvernements précédents. Le sien a été qualifié de «pauvrophobe» par Benoît Hamon. Affublé de l’étiquette «de président des riches», il va personnellement dérouler un plan en faveur des personnes en situation de pauvreté. Avec à la clé des financements à hauteur de 8,5 milliards d’euros sur quatre ans (2,1 milliards par an). Selon une source ministérielle, ces sommes vont au-delà de ce qui était envisagé lors du report du plan en juin. Mais c’est sans compter les économies réalisées depuis un an sur des aides destinées aux pauvres, comme l’APL ou encore les emplois aidés, qui visent à favoriser l’accès à l’emploi des personnes éprouvant des difficultés à être embauchées.

Petits-déjeuners

Un plan qui selon l’exécutif doit aider les «gens [à] s’en sortir» comme il l’avait souhaité dans la vidéo controversée, volontairement mise en ligne, mi-juin, par la com de l’Elysée. A l’époque, Macron avait évoqué l’«éducation» pour «prévenir» la pauvreté et des dispositifs visant à «responsabiliser les gens» pour qu’ils «sortent» de leur situation. Mais les associations de lutte contre les exclusions qui ont eu connaissance des mesures qui doivent être annoncées ce jeudi relativisent. «Ça ne va pas être le big-bang de la lutte contre la pauvreté», prévient le dirigeant de l’une d’entre elles. Le plan, présenté dans un lieu symboliquement fort, le musée de l’Homme, consacré aux évolutions des sociétés en croisant notamment des approches sociales et culturelles, comprend effectivement un volet important consacré à l’éducation et à la petite enfance.

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Objectif : combattre la reproduction de la pauvreté de générations en générations. Figurent ainsi une aide à la parentalité, de soins facilités pour les mères et les très jeunes enfants pauvres, un soutien aux centres sociaux qui font de l’aide aux devoirs, des activités d’éveil et de l’accès à la culture dans les quartiers défavorisés, des petits déjeuners généralisés dans les écoles, une tarification sociale dans toutes les cantines scolaires (y compris dans les communes de moins de 10 000 habitants), l’obligation faite aux pouvoirs publics d’accompagner vers des qualifications et l’emploi des jeunes de 16 à 18 ans qui sortent du système scolaire sans formation ni diplôme.

Crèche

Est aussi prévue l’ouverture en nombre de places de crèches aux enfants issus de milieux défavorisés, grâce à des incitations financières en faveur des établissements qui se montrent les plus accueillants. «Le mélange d’enfants de familles défavorisées dans les crèches avec des enfants issus de milieux plus aisés, est un facteur d’émancipation très puissant», souligne Florent Gueguen, le directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité. Une autre mesure concerne les 330 000 enfants de l’Aide sociale à l’enfance, placés dans des foyers ou des familles d’accueil. Théoriquement ils continuent à être accompagnés à leur majorité, mais nombre d’entre eux, faute d’un suivi systématique par les pouvoirs publics, se retrouvent SDF.

L’autre volet porte sur le soutien aux pauvres qui travaillent. Selon nos informations, le Président va confirmer une revalorisation progressive de la prime d’activité qui va aboutir d’ici à 2021 à un gain de pouvoir d’achat de 80 euros par mois pour une personne au smic. Enfin, une aide importante est prévue pour soutenir les entreprises et les associations qui font de l’insertion par l’activité économique.

Tonino Serafini

Liberation.fr
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C’est beau, Jonas est un poëte………….(13/09/2018)

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Plan pauvreté : « N’oublier personne, c’est dire aux premiers de cordée, n’oubliez pas les derniers de cordée », lance Emmanuel Macron
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La lettre de Laurent Joffrin………(12/09/2018)

Libération 12 septembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Arabisation et démagogie

Historiette médiatique qui montre bien comment les démagogues nationalistes, qui ne sont pas seulement au Front national, montent de toutes pièces d’horrifiques fables destinées à effrayer le bon peuple. Un rapport de Hakim El Karoui pour l’Institut Montaigne, entièrement consacré aux moyens de lutter contre l’islamisme en France (œuvre pie, donc pour tous ceux qui s’inquiètent de la chose), propose de développer l’arabe à l’école publique pour éviter que cet enseignement soit de fait monopolisé par des instances religieuses, mosquées ou école coraniques. Interrogé, le ministre Jean-Michel Blanquer abonde prudemment dans ce sens en faisant l’éloge de l’arabe, grande langue littéraire, qu’il vaut mieux enseigner dans le secteur public plutôt que de l’abandonner au privé.

Aussitôt la machine à désinformer se met en route. On veut «arabiser la France», dit Nicolas Dupont-Aignan. «On se vautre dans le politiquement correct» dit Marine Le Pen, qui demande solennellement qu’en France «on apprenne le français». Luc Ferry ajoute son grain de sable philosophique : «S’agit-il de faire entrer l’islamisme à l’école ?» Ciotti et quelques autres lepénistes hors les murs se joignent au chœur des indignés dont les jérémiades sont largement répercutées par les chaînes d’info.

Ce chapelet de réactions repose essentiellement sur des contre-vérités. Il n’a évidemment jamais été question de remplacer le français par l’arabe. Cet enseignement existe déjà, pour l’arabe, mais aussi pour le russe ou le chinois, sans parler de l’anglais, que choisissent plus de 80% des élèves en primaire, toutes origines confondues. L’arabe est enseigné en France depuis 1905. Il touche une petite minorité d’élèves, quelque 500 dans le primaire, quelques milliers dans le secondaire, au total environ 2 élèves sur 1 000. En général, les familles d’origine arabe sont surtout soucieuses de voir leurs enfants parler la langue de leur pays d’adoption et négligent dans la plupart des cas de leur faire enseigner leur langue d’origine. En un mot, nous avons affaire, non à une «arabisation de la France», mais à une francisation massive des Arabes. Ce que Dupont-Aignan, dans un éclair de lucidité, reconnaît lui-même au détour d’une phrase. Autrement dit une polémique pour rien : Blanquer cherchera seulement à ramener dans le public les élèves soumis à un enseignement religieux. Scandale ?

Ainsi va la propagande d’extrême droite : la vérité n’a aucune importance, ce qui compte, c’est d’agiter le spectre du «grand remplacement» (des chrétiens d’Europe par les musulmans), mythe central de la xénophobie en politique, inventé par Renaud Camus, popularisé par Zemmour, Houellebecq et quelques autres intellectuels ralliés au nationalisme. Les esprits rationnels, Jean-Michel Blanquer en tête, auront beau argumenter, le mal est fait. La fake news s’est répandue en quelques heures, le démenti sera noyé dans la masse. Ainsi fonctionnent les démagogues.

Laurent Joffrin
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Sage décision……………..(12/09/2018)

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Le Parlement européen déclenche une procédure de sanction contre la Hongrie en raison de menaces sur les valeurs fondamentales de l’UE
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« Tu sais si bien mentir »…………12/09/2018)

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Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron « certifie qu’Alexandre Benalla n’a pas exercé ses fonctions de chargé de mission » durant sa suspension. Regardez son audition
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La dégringolade………………………….(12/09/2018)

AFP, publié le mardi 11 septembre 2018 à 07h52

 

La popularité d’Emmanuel Macron a dégringolé de 12 points durant l’été, alors que celle de Nicolas Hulot s’envole (+13) après son départ du gouvernement, selon un sondage Odoxa diffusé mardi.

 

 

Sept Français sur dix (71%, +12) ont désormais une opinion négative du chef de l’Etat, qui bat son record d’impopularité dans ce baromètre avec 29% seulement des personnes interrogées qui le considèrent comme un « bon président ».

 

 

Emmanuel Macron cède du terrain auprès de tous les secteurs de l’opinion, y compris des proches de La République en marche (-7), à l’issue d’une rentrée marquée par la défection des deux ministres les plus populaires, Nicolas Hulot et Laura Flessel, selon cette enquête pour L’Express, France Inter et la Presse régionale.

 

 

Edouard Philippe perd pour sa part 5 points à 35% par rapport à une précédente enquête réalisée fin juin, et 64% (+5) des personnes interrogées ont une opinion négative du Premier ministre.

 

 

Le choix probable au moment de la réalisation du sondage de Richard Ferrand (LREM) pour la présidence de l’Assemblée nationale suscite l’indifférence des Français : seuls 9% (=) d’entre eux disent le soutenir, contre 33% (=) pour lesquels il inspire l’indifférence ou le rejet.

 

 

Même chose pour la nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique : 79% des personnes interrogées estiment qu’il ne parviendra pas à peser davantage sur les décisions du gouvernement que son prédécesseur, Nicolas Hulot.

 

 

Ce dernier conforte en revanche sa place en tête des politiques les plus appréciés des Français avec un bond de 13 points à 49%. Il devance l’ex-ministre des Sports, Laura Flessel, stable à 30%, et Nicolas Sarkozy 29% (+2).

 

 

Enquête réalisée en ligne les 5 et 6 septembre auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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La lettre de Laurent Joffrin………..(11/09/2018)

Libération 11 septembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Absolution pour Viktor Orbán ?

L’Europe, une nouvelle fois, va-t-elle décevoir ses plus fidèles partisans ? C’est-à-dire renoncer à défendre les valeurs fondamentales qui unissent le continent ? Mercredi, le Parlement européen doit se prononcer sur le rapport de la députée écologiste néerlandaise Judith Sargentini, qui dénonce les violations des droits fondamentaux des citoyens en Hongrie. Les restrictions aux libertés publiques perpétrées par le gouvernement de Viktor Orbán, chantre de «l’illibéralisme», avocat d’une Hongrie «culturellement homogène», c’est-à-dire ethniquement pure, ont été largement décrites : contrôle étroit des médias publics, manœuvres visant à affaiblir ou faire disparaître les médias libres, restrictions de l’indépendance judiciaire, loi anti-ONG, mesures destinées à fermer l’université libre de Budapest en partie financée par le philanthrope milliardaire George Soros et, last but not least, refus total de toute solidarité européenne en matière d’accueil des réfugiés. A cela s’ajoutent des peu discrets relents d’antisémitisme : la campagne contre Soros, financier d’origine juive hongroise, ne cesse de mettre l’accent sur son caractère «cosmopolite […] lié à la finance internationale» auteur d’un soi-disant «plan» destiné à entamer l’unité culturelle du peuple hongrois, etc. Une rhétorique dont on saisit la connotation sans avoir besoin d’être un spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Sur la base de ces accusations, contestées frontalement par le gouvernement hongrois mais évidentes à tout observateur de bonne foi, plusieurs députés ont demandé le déclenchement de l’article 7 du traité européen, prévoyant des sanctions à l’encontre des Etats membres qui s’écarteraient des principes essentiels de l’Union en matière de libertés publiques.

Problème : le parti le plus important du Parlement, le PPE, droite classique, est gravement divisé sur ce point. Il a accueilli dans son sein la formation de Viktor Orbán, lequel tient à l’égard de ses alliés un discours beaucoup plus modéré que les philippiques «illibérales» dont il régale le peuple hongrois. Or sans les voix du PPE, il n’y a aucune chance d’atteindre la majorité des deux tiers requise pour mettre en œuvre l’article 7. Alors même que la Hongrie bénéficie très largement (jusqu’à 4% de son PIB) des subsides distribués par l’Union (ce qui explique son double langage, enflammé en Hongrie, patelin au PPE).

Cette hésitation européenne est délétère. Elle contraste avec la rigueur dont l’Union a fait preuve pour gérer la crise grecque, qui porte, elle, non pas sur les libertés, mais sur une sonnante et trébuchante affaire de dette et de crédits. Les soutiens de l’Union risquent de faire ce constat amer : l’Europe est implacable quand son argent est menacé et coulante quand ce sont les libertés publiques. L’affaire n’est pas jouée, le vote a lieu mercredi. Mais compte tenu des ambiguïtés du PPE, les observateurs de la scène parlementaire européenne ne sont guère optimistes. Orbán pourrait donc une nouvelle fois passer à travers les mailles du filet démocratique. Quel magnifique message pour ceux qui croient encore, non à l’utopie européenne mais, plus simplement, à son rôle de garante des libertés fondamentales !

Laurent Joffrin
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Pour un sbire, c’est pas mal……………(11/09/2018)

Combien gagnait Alexandre Benalla ? BFMTV révèle, mardi 11 septembre, la fiche de paie de l’ancien chargé de mission auprès du chef de cabinet du président de la République, filmé en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris. L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron percevait 7 113 euros bruts, soit environ 6 000 euros nets.

 

La chaîne d’informations en continu précise que le contrat de travail d’Alexandre Benalla est un document de quatre pages. Il a été engagé en tant qu’« agent contractuel au sein du cabinet du président de la République ». Toutefois, ses fonctions ne sont pas détaillées.

La question du salaire d’Alexandre Benalla est régulièrement revenue dans le débat, depuis la révélation de l’affaire. Au cours de son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, a démenti la rumeur d’un salaire de 10 000 euros par mois. L’AFP avait également évoqué la somme de 6 000 euros.

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Quand finira-t-il en taule ? (11/09/2018)

Premier auteur d’accusations de financement libyen de la campagne de 2007, le fils du dictateur a envoyé une lettre aux juges français.

Par L’Obs

Publié le 11 septembre 2018 à 10h45

Saïf Al-Islam Kadhafi, dont la localisation est toujours inconnue après sa « libération » en juin 2016 en Libye, relance les accusations qu’il avait faites en mars 2011. Il avait alors déclaré sur Euronews : « Il faut que Nicolas Sarkozy rende l’argent. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. »

« Le Monde » révèle, ce mardi 11 septembre, que par l’intermédiaire de ses avocats britanniques (il est recherché par la Cour pénale internationale), l’homme a envoyé 8 pages dactylographiées en arabe transmises aux juges français.

Une valise de billets

Dans cette lettre datée du 11 juillet 2018, dont le quotidien a pris connaissance, Saïf Al-Islam Kadhafi écrit qu’avant l’élection présidentielle de 2007, la candidature rivale de Dominique de Villepin ayant des chances de réussite « maigres », « cela avait encouragé l’Etat libyen à s’intéresser à la question du soutien à Sarkozy, qu’il avait effectivement reçu sous la forme d’une somme de 2 millions et demi d’euros ».

Selon le fils de Kadhafi, Claude Guéant aurait été envoyé par Nicolas Sarkozy pour recevoir l’argent, en espèces dans une valise, au bureau de Bechir Saleh, directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi.

 

Claude Guéant, interrogé par « le Monde », répond n’avoir « jamais bénéficié, ni vu, ni par conséquent convoyé un centime d’argent libyen ». L’ancien secrétaire général de l’Elysée déclare : « M. Kadhafi est animé d’une soif de vengeance, et il essaie de mettre en cause Nicolas Sarkozy, artisan principal de l’intervention militaire en Libye, et ses collaborateurs. » 

Djouhri, des chiraquiens à Sarkozy

Selon le fils de l’ex-chef d’Etat libyen, les contacts auraient commencé en marge des négociations pour l’acquisition par la Libye d’avions Airbus, en 2006.

« Aux 2,5 millions d’euros prétendument récupérés en liquide par Claude Guéant, selon la version du fils Kadhafi, s’ajouteraient deux autres millions d’euros réclamés par le candidat français qui fait valoir sa capacité à innocenter Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité en France dans le cadre de l’attentat du DC10 d’UTA qui a fait 170 morts, au Niger, en septembre 1989″, rapporte « le Monde ».

Alexandre Djouhri, l’intermédiaire franco-algérien, est cité dans la lettre. Travaillant pour les chiraquiens (il aurait d’abord proposé de soutenir la campagne de Dominique de Villepin) puis passé chez Nicolas Sarkozy, il a été en contact avec Bechir Saleh, et selon Saïf Al-Islam Kadhafi, Djouhri « menaçait Bechir Saleh de mort s’il évoquait le soutien à la campagne de Sarkozy ».

Saleh a été blessé dans une attaque à main armée en Afrique du Sud en février, « sans qu’à ce jour aucun lien n’ait été établi avec l’affaire du financement libyen », note « le Monde ».

 

Comme l’a révélé « l’Obs », de 2007 à 2011, Alexandre Djouhri a rendu visite à l’Elysée à 59 reprises à Claude Guéant et 14 fois à Nicolas Sarkozy, parfois en compagnie de Bechir Saleh. 

Sous contrôle judiciaire à Londres, Djouhri pourrait être remis à la justice française, qui veut l’entendre dans l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Une audience sur cette demande est prévue à Londres début novembre, indique « le Monde ».

L'Obs

L’ObS

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