Les JO………………………………..(14/09/2017)

Publié dans : INFORMATION | le 14 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

L’édito……………………………(14/09/2017)

Editorial

«Succès» de la manif : pourquoi «Libé» persiste

Par Grégoire Biseau, Rédacteur en chef adjoint — 13 septembre 2017 à 20:06
Rassemblement anti-loi travail, place de la République à Paris, le 12 juillet, à l’appel de La France insoumise.Zoom
Rassemblement anti-loi travail, place de la République à Paris, le 12 juillet, à l’appel de La France insoumise. Photo Boris Allin. Hans Lucas

ÉditoImaginons un homme ou une femme qui revient en France après de longues années d’absence. Mercredi matin au petit-déjeuner, pour se reconnecter avec un pays qu’il a perdu de vue, il décide de lire la presse. Toute la presse. Notre voyageur veut savoir si les manifestations de la veille, qui ont réuni 223 000 personnes selon la police, ont été importantes. Et si la CGT a remporté son pari. A la fin de sa lecture, il a très mal à la tête. Car totalement incapable de se faire une opinion. Pour la presse de gauche (Mediapart, Libération, l’Humanité), ce défilé a été un «succès». Pour la presse de droite (le Figaro, l’Opinion, les Echos), un échec. Et pour le Parisien, c’est Macron qui «a gagné la première manche». Curieux pays tout de même, se dit-il. Ainsi les journalistes français, censés apporter à leurs lecteurs une information si ce n’est objective du moins honnête, seraient incapables de compter avec leurs doigts. Après tout, c’est simple à évaluer une manif : il suffit de compter les gens.

Pourtant, c’est là que les difficultés commencent. A partir de quand peut-on écrire qu’une manifestation a été importante ? Passons vite sur le débat de savoir s’il faut retenir les chiffres police ou syndicats. A Libération il a été tranché en 2015, dans la foulée d’un rapport, écrit par des personnalités indépendantes, qui concluait à l’honnêteté des chiffres de la préfecture de police. En 2016 donc, le premier défilé contre la loi El Khomri, le 9 mars, avait réuni 224 000 personnes. Le second, trois semaines plus tard, 390 000. Le mouvement avait ensuite lentement mais sûrement décliné. Pour évaluer la mobilisation de mardi, Libération a justement pris comme référence la première journée contre la loi El Khomri. Avec un sous-entendu : atteindre ce plancher sera un petit succès à mettre au crédit de la CGT. Pourquoi ? Pour deux raisons presque évidentes, qu’un esprit raisonnable aurait du mal à contester. D’abord, il y a quatre mois, Macron a été élu Président avec un projet d’ordonnances pour réformer le code du travail en profondeur. Difficile donc de contester la légitimité démocratique de la démarche gouvernementale. C’est la grande différence avec 2016. Et c’est un ressort qui a été intégré par beaucoup de Français : pourquoi aller s’opposer à un texte porté par un gouvernement que la majorité des Français (à la présidentielle puis aux législatives) a adoubé ? La deuxième raison n’est pas moins importante : cette fois, la CGT était la seule des grandes confédérations à appeler à manifester. Le 9 mars 2016, FO et la CGT étaient main dans la main. La CFDT, qui n’avait pas appelé à défiler, était malgré tout vent debout contre la première version du texte de la ministre socialiste. En clair, la partie n’était pas simple cette semaine, pour la CGT. Le vrai risque était plutôt qu’elle peine à dépasser les 100 000 manifestants. Voilà pourquoi, pour Libé, cette journée a bien été un «succès» pour la CGT, sans pour autant être une menace pour le gouvernement. Mais pour le Figaro, rien de tout cela. Le journal titre «La CGT piétine, le gouvernement avance». Et écrit : «Un échec, ni plus ni moins. C’est le résultat, cinglant mais implacable, que les observateurs objectifs peuvent faire après cette première journée de mobilisation.» Pour le Parisien, si Macron a gagné «la première manche», c’est d’abord le résultat «d’un jeu d’images» qui a opposé ce mardi un «président qui s’active à Saint-Martin», face à «des opposants en grève».

Grégoire Biseau Rédacteur en chef adjoint

Publié dans : GREVES | le 14 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(13/09/2017)

Libération 13 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Selon la police…

Toujours ce décalage ridicule… Il y avait hier quelque 220 000 manifestants dans les villes de France, selon la police, et plus de 500 000 selon la CGT. Par définition, l’un des deux ment. Or cette controverse apparente, en fait, est tranchée depuis plusieurs années : on sait maintenant – horreur ! – que les chiffres de la police sont beaucoup plus fiables que ceux des syndicats. Pour la bonne raison que l’affaire a été instruite. Des journalistes peu suspects de sympathie droitière, ceux de Mediapart, par exemple, mais aussi ceux du Monde ou de Libération, ont plusieurs fois compté eux-mêmes les manifestants à l’aide de techniques fiables, avec une marge d’erreur, bien sûr, mais qui ne saurait aller du simple au quadruple. Le verdict fut sans appel : la police donne un chiffre réaliste, les syndicats, la CGT notamment, exagèrent à outrance le nombre des manifestants, ce qui les conduit à publier des communiqués inspirés non de Karl Marx mais de Salvador Dalí.

L’expérience a été doublée par des reportages sur les méthodes de comptage de la police. Une commission indépendante a également exploré la question. La conclusion était la même : aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la police est nettement plus proche de la vérité que les leaders syndicaux. Plusieurs journaux, dont Libération, s’abstiennent depuis cette date de donner le chiffre syndical, jugé trop souvent farfelu. Pourtant les leaders syndicaux (pas tous) continuent imperturbablement de gonfler leurs statistiques comme des montgolfières, ce qui n’a d’autre effet que de dégonfler en proportion leur crédibilité. Pourtant certains médias continuent à donner les deux chiffres à égalité, comme s’ils bénéficiaient d’une fiabilité équivalente. Sans doute est-ce leur conception de l’impartialité. Entre ceux qui disent que la terre est ronde et ceux qui estiment qu’elle est plate, il faut tenir la balance égale. La terre est donc ronde selon la police et plate selon les syndicats. Ou bien plate avec des rotondités. Ou bien à moitié ronde et à moitié plate…

Et aussi

• La cote de popularité d’Emmanuel Macron continue de baisser, selon un sondage Ifop-Fiducial. Pourtant le silence jupitérien des premières semaines a été remplacé par une présence médiatique verbale assidue. Ne rien dire ou parler : le résultat est le même. Hypothèse audacieuse : peut-être la popularité des gouvernants tient-elle moins à ce qu’ils disent qu’à ce qu’ils font…

• Le meurtrier de Sarah Halimi, cette Parisienne qui avait été défenestrée par un de ses voisins, est accessible à une sanction pénale. La communauté juive s’était vivement émue non seulement de cet assassinat, mais aussi du refus de la justice de le qualifier d’antisémite, alors que plusieurs éléments allaient nettement dans ce sens. En fait, la justice a pris son temps, ce qui n’est pas illogique. Au bout du compte, elle a estimé que le manque de discernement du meurtrier, attesté par expertise, n’était pas total. Du coup, il devra répondre de son crime, ce qui est justice. Ainsi ce n’est pas l’indifférence des juges à l’égard de la communauté juive qui était en cause, mais surtout la prudence nécessaire des magistrats. Le temps de la justice n’est pas le même que celui des responsables communautaires. Faut-il s’en plaindre ?

Laurent Joffrin
Publié dans : "AFFAIRES", Politique | le 13 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

« On lache rien »…………………………(13/09/2017)

Quatre choses à retenir des manifestations contre la réforme du Code du travail

Les opposants à la réforme du droit du travail sont descendus dans la rue, mardi 12 septembre. Franceinfo liste quatre informations à retenir de cette mobilisation.

Plusieurs milliers de manifestants prennent part à la journée d\'action contre la réforme du Code du travail, initiée par les syndicats CGT, FSU, Solidaires et l\'Unef, mardi 12 septembre 2017 à Paris.
Plusieurs milliers de manifestants prennent part à la journée d’action contre la réforme du Code du travail, initiée par les syndicats CGT, FSU, Solidaires et l’Unef, mardi 12 septembre 2017 à Paris. (PATRICE PIERROT / AFP)
avatar

franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 12/09/2017 | 20:47
publié le 12/09/2017 | 20:01

112 partages

PartagerTwitterPartagerEnvoyer
LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a vécu sa première mobilisation sociale d’ampleur, mardi 12 septembre. Des manifestations et des grèves, lancées par les syndicats CGT, FSU, Solidaires et Unef, se sont déroulées à travers la France afin de dénoncer la réforme du Code du travail, jugée comme étant une « régression sociale ».

Si Force ouvrière a refusé de participer à cette journée d’action, plusieurs militants du syndicat, ainsi que des sections des syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC ou Unsa figuraient parmi les manifestants. La CGT a quant à elle déjà appelé à une nouvelle mobilisation, le 21 septembre. Une autre journée d’action, à l’initiative de La France insoumise, est attendue le 23 septembre.

Nombre de participants, déclarations et images fortes, heurts entre la police et les manifestants : comment s’est déroulée cette première journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le droit du travail ? Franceinfo fait le point.

1Le chiffre : plus de 400 000 manifestants, selon la CGT, 223 000 selon le ministère

Selon le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, les différentes manifestations contre la réforme du Code du travail ont mobilisé « plus de 400 000 personnes » à travers la France, rapporte l’AFP. « Pour une première, c’est une bonne première », a martelé le leader syndical au micro d’Europe 1, mardi soir. Le ministère de l’Intérieur avance, lui, le chiffre de 223 000 manifestants dans tout le pays.

A Paris, environ 60 000 personnes ont manifesté, selon la CGT, tandis que la préfecture de police avance le chiffre de 24 000 manifestants. Les acteurs des mobilisations ont présenté le même chiffre – 60 000 manifestants – pour Marseille, contre 7 500 selon la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Les opposants à la réforme étaient entre 8 000 et 16 000 à Toulouse, et entre 4 800 et 10 000 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Au Havre (Seine-Maritime), dont le Premier ministre, Edouard Philippe, a été maire pendant sept ans, la police a recensé 3 400 manifestants. Ils étaient environ 2 000 à Besançon (Doubs).

2La déclaration : « Le gouvernement peut et doit reculer », assure Jean-Luc Mélenchon

Le député de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), était auprès des manifestants à Marseille. « La démolition du Code du travail, c’est un pan de notre histoire sociale et de nos mobilisations que le président de la République veut faire basculer », a-t-il déclaré, selon le journal La Provence. « C’est un moment important de l’histoire de France », a-t-il martelé. « On ne veut pas de ce monde où tout le monde est en compétition avec tout le monde. »

 

« Le gouvernement peut et doit reculer », a poursuivi le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale. « Nous sommes en train d’organiser une défense implacable du Code du travail. Nous allons le faire reculer. » 

Un autre ancien candidat à l’élection présidentielle, le socialiste Benoît Hamon, était également présent parmi les manifestants. Dans le quartier de la Bastille, à Paris, le fondateur du mouvement du 1er-Juillet (M1717) a exprimé sa vive opposition à la réforme du Code du travail, martelant que « ce sont toujours les mêmes qui payent la facture ». « Puisqu’Emmanuel Macron parle de fainéants, je pense que le plus paresseux de tous, c’est celui qui est allé chercher dans les programmes de Madame Thatcher, le programme de Monsieur Blair, dans les programmes libéraux des années 1980, une manière de penser la réforme en France en 2017″, a-t-il ironisé.

 

3Les incidents : un blessé et plus de dix interpellations

A Paris, plusieurs incidents ont éclaté entre quelques manifestants et les forces de l’ordre autour du boulevard de l’Hôpital, dans les 5e et 13e arrondissements de la capitale. La préfecture de police a rapporté la présence de « 300 personnes encagoulées » dans le cortège, et a noté « quelques dégradations » de vitres et de panneaux publicitaires.

Un manifestant a été blessé et conduit à l’hôpital. Les forces de l’ordre, recevant des projectiles, ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. Au total, la police a procédé à trois interpellations au cours de la manifestation parisienne.

 

 

Des échauffourées ont également éclaté en fin de manifestation à Nantes, rapporte l’AFP. Trois personnes y ont été arrêtées, tout comme cinq autres à Lyon. Des incidents ont également été constatés à Marseille.

 

4L’image forte : « On lâche rien ! », chante un homme nu dans la manifestation

C’est l’une des images les plus surprenantes des manifestations. Un homme nu, portant uniquement une guitare en bandoulière, a commencé à chanter devant les policiers à Paris, en plein défilé. « On lâche rien, on lâche rien ! » a-t-il entonné à plusieurs reprises. « On ne lâche pas les sans-papiers ! On ne lâche pas les policiers ! »

 

Voir la vidéo

 dans Non classé
FRANCEINFO

 

112 partages

PartagerTwitterPartagerEnvoyer
LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin
Commentaires

Publié dans : Non classé | le 13 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Les « fainéants » dans le rue……………….(13/09/2017)

La rentrée sociale des «fainéants» vue par les photographes de «Libération»

Par Service Photo

12 septembre 2017 à 21:03

La première mobilisation contre la réforme du code du travail a rassemblé 400 000 personnes selon la CGT (223 000 selon le ministère de l’Intérieur), agrégeant des publics très variés. Retour en images à Marseille, Rennes et Paris.

Marseille, mardi. La préfecture a compté 7 500 manifestants, les organisateurs 60 000.
Marseille, mardi. La préfecture a compté 7 500 manifestants, les organisateurs 60 000.

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Dans le cortège marseillais, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral».
Dans le cortège marseillais, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral».

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Marseille, mardi.
Marseille, mardi.

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Marseille, mardi. «Fainéant», terme employé par Emmanuel Macron, a été repris dans tous les cortèges.
Marseille, mardi. «Fainéant», terme employé par Emmanuel Macron, a été repris dans tous les cortèges.

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Ils étaient 4 800 à Rennes selon la préfecture, 10 000 selon la CGT.
Ils étaient 4 800 à Rennes selon la préfecture, 10 000 selon la CGT.

Photo Jérémie Verchère pour Libération

La manifestation à Rennes s'est déroulée dans le calme.
La manifestation à Rennes s’est déroulée dans le calme.

Photo Jérémie Verchère pour Libération

«Vous êtes là, bande de feignasses  ?» clame une voix amplifié par un mégaphone.
«Vous êtes là, bande de feignasses  ?» clame une voix amplifié par un mégaphone.

Photo Jérémie Verchère pour Libération

La manifestation parisienne contre la réforme du Code du travail a rassemblé mardi 60 000 personnes, a annoncé la CGT, parlant de «très forte» mobilisation. La police a comptabilisé 24 000 manifestants.<br />
La manifestation parisienne contre la réforme du Code du travail a rassemblé mardi 60 000 personnes, a annoncé la CGT, parlant de «très forte» mobilisation. La police a comptabilisé 24 000 manifestants.

Photo Albert Facelly pour Libération

 «La police avait prévu 10 000, ils font comme la météo ils font des prévisions avant les manifs eux», a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
«La police avait prévu 10 000, ils font comme la météo ils font des prévisions avant les manifs eux», a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Photo Albert Facelly pour Libération

Le 9 mars 2016, pour la première manifestation anti-loi travail, 450 000 personnes s'étaient rassemblées selon la CGT, 224 000 selon le ministère de l'Intérieur.
Le 9 mars 2016, pour la première manifestation anti-loi travail, 450 000 personnes s’étaient rassemblées selon la CGT, 224 000 selon le ministère de l’Intérieur.

Photo Albert Facelly pour Libération

Les lycéens étaient mobilisés, inquiets pour leur avenir.
Les lycéens étaient mobilisés, inquiets pour leur avenir.

Photo Albert Facelly pour Libération

Sur les pancartes, le président Emmanuel Macron était ciblé pour sa promesse de ne céder «ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes».
Sur les pancartes, le président Emmanuel Macron était ciblé pour sa promesse de ne céder «ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes».

Photo Albert Facelly pour Libération

Le cortège a défilé entre Bastille et place d'Italie au son d'une fanfare animée par des forains, certains déguisés en clowns.
Le cortège a défilé entre Bastille et place d’Italie au son d’une fanfare animée par des forains, certains déguisés en clowns.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Le cortège a chanté «la Marseillaise» en boucle. Ils dénoncent une ordonnance d’avril 2017, imposant aux municipalités des appels d’offres pour tous les lieux publics d’animation. «Ça ne sera pas la même chose dans dix jours», disent ils à notre journaliste.
Le cortège a chanté «la Marseillaise» en boucle. Ils dénoncent une ordonnance d’avril 2017, imposant aux municipalités des appels d’offres pour tous les lieux publics d’animation. «Ça ne sera pas la même chose dans dix jours», disent ils à notre journaliste.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Le cortège de tête parisien était constitué d'environ 2 000 personnes.
Le cortège de tête parisien était constitué d’environ 2 000 personnes.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Le «dress code» (blousons noirs, masques de plongée, gants, genouillères) n’a pas changé.
Le «dress code» (blousons noirs, masques de plongée, gants, genouillères) n’a pas changé.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Pas plus que la bande-son  : «Paris, Paris, soulève-toi  !» «Anti, anticapitaliste  !» «Tout le monde déteste la police  !»
Pas plus que la bande-son  : «Paris, Paris, soulève-toi  !» «Anti, anticapitaliste  !» «Tout le monde déteste la police  !»

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Alors que le cortège de tête entame la remontée du boulevard de l’Hôpital, les premières détonations font sursauter la foule. Les manifestants les plus radicaux viennent de prendre à parti des cordons de CRS postés dans les rues adjacentes.
Alors que le cortège de tête entame la remontée du boulevard de l’Hôpital, les premières détonations font sursauter la foule. Les manifestants les plus radicaux viennent de prendre à parti des cordons de CRS postés dans les rues adjacentes.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

En fin de journée, la préfecture de police de Paris annonçait quatre arrestations et sept personnes légèrement blessées prises en charge par les secours.
En fin de journée, la préfecture de police de Paris annonçait quatre arrestations et sept personnes légèrement blessées prises en charge par les secours.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Facebook
Twitter
print Mail
Publié dans : GREVES | le 13 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Agression………………………..(13/09/2017)

Publié dans : "AFFAIRES" | le 13 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Ca continue………………………(13/09/2017)

Publié dans : GREVES | le 13 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Grèves……………………..(12/09/2017)

Publié dans : GREVES | le 12 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(12/09/2017)

Libération 12 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Social-medefisme

C’est une version quelque peu altérée du «en même temps» cher à Emmanuel Macron. Pendant la campagne présidentielle, la locution était destinée à illustrer le balancement prudent des responsables d’En marche entre droite et gauche, entre libéralisme et social-démocratie, entre patronat et salariés. Elle prend en cette rentrée une autre acception. Le Président affiche sa résolution d’appliquer, quelles que soient les protestations, la réforme qui libéralise le code du travail et, «en même temps», Bruno Le Maire confirme et précise les premières réformes fiscales du gouvernement, qui consistent à supprimer la moitié ou plus de l’impôt sur les grandes fortunes, à limiter à 30% la taxation qui pèse sur les revenus du capital, et à réduire à 28% l’impôt sur les sociétés. Le patronat aura les coudées plus franches sur le marché du travail et «en même temps», le même patronat, ou les épargnants les plus prospères, verront leur impôt nettement allégé. Le Medef se frotte les mains et «en même temps», sabre le champagne. Bref, ce «même temps» est un temps béni pour les plus favorisés…

Point de caricature, toutefois : le gouvernement prévoit aussi de réduire quelque peu les cotisations salariales et d’abaisser la taxe d’habitation. Les mesures qu’il prépare sur le logement auront un versant social. Tout ne va pas dans le même sens. Mais l’ordre chronologique parle de lui-même : on commence par ceux d’en haut, et on annonce des compensations pour ceux d’en bas. Certaines mesures en faveur des entreprises sont par ailleurs logiques. La gauche aura par exemple du mal à fustiger la diminution de l’impôt sur les bénéfices : c’est elle qui l’a enclenchée.

«Coup d’Etat social ?» Certes non. Tout cela est voté très régulièrement par le Parlement et le programme avait été largement exposé et discuté pendant les deux campagnes électorales de 2017. Un coup d’Etat, c’est autre chose. L’outrance affaiblit l’argumentation au lieu de la renforcer. Mais le profil général de la politique en cours n’est pas douteux : il s’agit bien de favoriser employeurs et investisseurs dans l’espoir de les inciter à embaucher.

Cela se produira-t-il ? C’est fort possible, mais pour une autre raison : l’économie, d’ores et déjà, va un peu mieux. Les embauches ont repris à un rythme inédit depuis de longues années. L’Insee vient d’annoncer que l’économie française avait créé 81 400 emplois nets au deuxième trimestre 2017. Ces chiffres sont encore insuffisants pour réduire le taux de chômage de manière spectaculaire. Mais c’est un fait qu’il a cessé de croître. L’Insee estime même qu’on est revenu au niveau de chômage de 2012, un peu inférieur à 10%. Sur cette lancée, et si rien ne vient l’interrompre, une meilleure croissance aura immanquablement pour effet de réduire le nombre des chômeurs. Le gouvernement, au fond, n’y sera pas pour grand-chose. Mais il aura beau jeu, dans cette hypothèse, de bomber le torse en proclamant le succès de ses réformes… Les opposants à ce macronisme d’establishment doivent y prendre garde : les bons généraux sont ceux qui ont de la chance. Pour l’instant, la bonne étoile qui accompagne Emmanuel Macron depuis le début de sa chevauchée politique, malgré les déconvenues sondagières de l’été, continue de briller.

Et aussi

• Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé sur RTL que le gouvernement allait ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Il est temps. Emmanuel Macron s’était prononcé en ce sens pendant la campagne et le Comité national d’éthique a émis pendant l’été un nihil obstat. Aujourd’hui, cette technique de procréation est ouverte aux seuls couples hétérosexuels stériles. Ce qui constitue évidemment une discrimination envers les femmes seules et les couples d’homosexuelles. Les opposants au mariage pour tous vont-ils reprendre le sentier de la guerre anti-homos ? Ils avaient prophétisé une sorte d’«effondrement anthropologique» à la suite de la réforme mise en œuvre par François Hollande. Cet «effondrement» tardant à venir, il est possible que les esprits se soient quelque peu ouverts…

• Emmanuel Macron est aux Antilles pour témoigner de sa solidarité avec les victimes de l’ouragan Irma. Des polémistes aux faibles arguments lui reprochent d’arriver tard. Mauvaise querelle. La tempête l’empêchait de toute manière d’aller tout de suite sur les îles sinistrées, lesquelles attendaient d’abord des vivres, des médicaments et des forces de l’ordre capables d’éviter les pillages. C’est plutôt le manque d’anticipation, supposé ou réel, qui est au centre des discussions.


PS – J’avais critiqué en termes peu amènes Jacques Julliard, que je connais bien, pour répondre à son article dans le Figaro. Il m’envoie une réponse courroucée qu’il me paraît juste de publier, avec une réponse à la réponse…

Mon cher Laurent,

Voici quelques remarques à propos de l’agression à laquelle tu te livres à mon endroit, dans ta lettre du 5 septembre 2017.

1. Je n’ai, bien entendu, jamais «adopté les couleurs» du Figaro. Je ne m’y suis pas «lové». Je suis depuis près de sept ans éditorialiste à Marianne, après avoir quitté le Nouvel observateur, dont je déplorais la ligne politique strauss-kahnienne. Tu avais à l’époque accepté de publier dans Libération les raisons de mon désaccord. Je publie un carnet mensuel au Figaro, à la rubrique Champ libre, sous ma seule responsabilité, avec mention de mon appartenance à Marianne. Tu ne pouvais l’ignorer. Si du reste tu m’avais ouvert plus souvent les colonnes de Libé, tu aurais pu vérifier que je tiens partout le même langage, quel que soit le journal où j’écris.

2. Quand tu me donnes des leçons d’histoire, je souris. Quand tu me traites de caméléon, j’éclate franchement de rire. Pas ça et pas toi.

3. Tu m’insères dans ta revue de ceux, généralement de droite, qui «disent du mal des musulmans». Tu ne trouveras jamais une ligne sous ma plume contre les musulmans. A moins que pour toi, dénoncer les complaisances de nombre d’intellectuels de gauche à l’égard de l’islamisme relève de l’hostilité aux musulmans.

Je regrette le retour à des méthodes d’amalgame, qui prouvent que le rapprochement avec l’ère stalinienne que j’esquisse dans l’article que tu incrimines, est, hélas, de plus en plus justifié.

4. J’ai passé une partie de ma vie à défendre les musulmans, en Algérie, quand il y avait des coups à prendre, en Bosnie, au Kosovo, au Darfour. Chaque fois, je me suis senti plutôt seul. Au fait, j’aurais apprécié que le rédacteur en chef du Nouvel obs que tu étais à l’époque, relaie ma campagne contre le nettoyage ethnique de l’ex-Yougoslavie. Aux côtés de gens comme Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, mais aussi Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner qui figurent régulièrement sur tes listes de proscrits pour «islamophobie», comme disent les islamolâtres.

5. Quand nous aurons ensemble une discussion sérieuse sur l’islam en France, je t’expliquerai pourquoi l’opposition entre la masse des musulmans pacifiques et respectueux des lois de la République, et une poignée de terroristes est devenue, hélas, artificielle, et que la complaisance d’un certain nombre d’intellectuels de gauche envers l’islamisme à visage humain est dangereuse, irresponsable.

Tu me demandes à cor et à cri des noms d’intellectuels de ce type, car tu aimes bien les listes et les charrettes.

Voici en tout cas un premier nom : Laurent Joffrin.

6. En publiant tes remarques désagréables et injustifiées, dans une lettre connue de ses seuls destinataires, tu m’empêches de te répondre. Je n’en ai pas les moyens. Je trouverais élégant de ta part de publier cette réponse dans une de tes prochaines lettres, accompagnée des commentaires que tu trouverais appropriés.

Comme je ne veux insulter ni le passé ni l’avenir, je te prie de croire, mon cher Laurent, à mon amitié sincère, bien qu’un peu attristée.

Jacques Julliard

Mon cher Jacques,

Je comprends ton courroux… Je retire volontiers le mot «caméléon», très déplaisant et employé dans un élan polémique excessif à propos de tes interventions dans le Figaro, un fort bon journal au demeurant, quelles que soient ses idées, qui ne sont pas les miennes. Mais admets aussi que tes carnets, que je lis attentivement, développent souvent des thèses qui se rapprochent de celles du quotidien. Ce qui traduit, pour moi qui te connais bien, une évolution nette…

Quant à ma supposée complaisance envers «l’islamisme à visage humain», permets-moi de sourire à mon tour. Outre que je suis notoirement incroyant, ces idées obscurantistes me révulsent autant que toi. Un rappel des temps anciens : c’est moi qui ai publié en une de l’Obs l’appel de Régis Debray, Elisabeth de Fontenay, Alain Finkielkraut et Catherine Kintzler qui dénonçait «le Munich de l’école républicaine» dans l’affaire du voile islamique. Je te rappelle aussi que Libération a publié au moins deux numéros en commun avec Charlie Hebdo quand l’hebdomadaire était en butte aux anathèmes intégristes. C’est encore Libération qui a accueilli l’équipe de Charlie, d’abord après l’incendie dont le journal avait été victime, ensuite après l’attentat du 7 janvier où une grande partie de son équipe a été assassinée. Cet acte qui nous a valu plusieurs menaces de mort n’est guère compatible, me semble-t-il, avec la «complaisance» dont tu parles.

Autre histoire ancienne, tu es fort injuste quand tu me reproches de ne pas avoir «relayé» ta campagne contre le nettoyage ethnique dans l’ex-Yougoslavie. Ces papiers de combat, me semble-t-il, ont été publiés dans l’Obs dont j’étais le directeur de la rédaction. Je me suis par ailleurs rendu à Sarajevo pour soutenir le quotidien Oslobodjene («Libération», en français), bombardé régulièrement par les miliciens serbes, et j’ai publié dans l’Obs un numéro spécial destiné à le défendre.

Mais au-delà de cette polémique ponctuelle, ayons cette discussion sérieuse sur l’islam. Cela évitera les malentendus…

Laurent Joffrin
Publié dans : La vie en macronie | le 12 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Manifs……………………………….(12/09/2017)

Publié dans : GREVES | le 12 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »
12345...1176

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente