Mauvaise affaire pour les contribuables………………………(13/03/2019)

Pas de chance pour le gouvernement. Le choix de l’acronyme Pacte («plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises») était censé faire consensus autour de ce projet de loi, qui arrive ce mercredi en deuxième lecture au Palais-Bourbon. Mais sa principale disposition – la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) – a déclenché un sérieux pataquès politique. A la base, les salariés y sont hostiles : «La politique des frontières, dans son ensemble, doit rester du ressort de l’Etat», martèle le secrétaire du comité d’entreprise d’ADP, Pascal Papaux. Et la Cour des comptes a émis, l’an dernier, des critiques sur la manière un peu légère dont ont déjà été privatisés les aéroports de Toulouse, Nice et Lyon. Mais la polémique a enflé ces derniers jours quand l’opposition parlementaire, de gauche comme de droite, est montée au créneau pour dénoncer qui «un projet aventureux», qui «une faute stratégique» ou «une aberration économique». Particulièrement virulent, le député LFI François Ruffin a pointé la semaine dernière de «forts soupçons de favoritisme» : «Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider de la privatisation d’Aéroports de Paris ?» Une charge balayée sur l’air de «la théorie du complot» par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

«Etat stratège»

Mais les ventes programmées d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux (FDJ, lire page 4), qui devraient intervenir après les élections européennes, posent surtout la question du rôle et du devenir de l’Etat actionnaire. Les deux entreprises, dont le contrôle devrait être cédé à des investisseurs privés, ne sont pas spécialement des canards boiteux. ADP affichait, en 2018, 610 millions d’euros de profits, tandis que la FDJ a dégagé, en 2017, un bénéfice net de 181 millions d’euros. Et bon an mal an, ces deux entreprises servent de généreux dividendes à l’Etat : 220 millions d’euros en 2017, dont 132 millions venant d’ADP. Un argument qui, étrangement, ne convainc pas Bruno Le Maire : «Le rôle de l’Etat stratège n’est pas de toucher des dividendes sur les activités du XXe siècle mais de financer les activités du XXIe siècle», a-t-il argumenté devant les députés dimanche. La vente d’ADP et de la FDJ a deux objectifs : trouver les 10 milliards d’euros qui doivent financer le Fonds de modernisation de l’économie française annoncé par Emmanuel Macron, mais aussi désendetter l’Etat. C’est un peu comme si un particulier vendait une partie de ses biens pour renflouer son découvert, quitte à dilapider son patrimoine. Au cours de Bourse actuel, les 50,63 % que détient l’Etat dans ADP sont en effet valorisés à plus de 8 milliards d’euros. Et si l’Etat cède l’intégralité de ses actions et donc sa majorité du capital, il peut espérer ce que les financiers appellent une «prime de contrôle» de 20 %. Soit, au total, un gain de 10 milliards pour les finances publiques, qui fait saliver les grands argentiers de Bercy.

Ce sera manifestement le cas. Car après avoir imprudemment affirmé que l’Etat conserverait «20 % du capital» d’ADP mardi matin sur France Inter, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dû faire un erratum sur Twitter : «Sur ADP, comme l’a rappelé Bruno Le Maire […], aucune décision n’a été prise sur le maintien ou non de l’Etat au capital.» Visiblement, les privatisations d’ADP et de la FDJ ne séduisent que dans les rangs de La République en marche. Le rapporteur de la loi Pacte, Roland Lescure, ne ménage pourtant pas sa peine pour défendre ce texte. Celui qui fut banquier avant d’être parlementaire est sur tous les fronts. Idéologique : «Il faut en finir avec le consensus archéo-gaullo-communiste de la vision du rôle de l’Etat.» Mais aussi financier : «Les dividendes ça va, ça vient», estime-t-il à propos des recettes dont va se priver l’Etat en vendant ses participations. Pas de quoi convaincre les élus de droite et de gauche qui ferraillent dans une touchante convergence contre ces privatisations. Le texte a été sèchement rejeté par les sénateurs lors du vote en séance plénière, mais l’Assemblée, où les députés En marche sont majoritaires, aura bien sûr le dernier mot. Du coup, le gouvernement a lâché un peu de lest. Un amendement a déjà été adopté pour maintenir le statut des 6 500 salariés d’ADP et un autre serait en voie d’être accepté par le gouvernement. Il maintiendrait le couvre-feu sur l’aéroport d’Orly. Les vols y sont aujourd’hui prohibés après 23 heures et le nombre d’atterrissages et de décollages limités à 250 000 par an, afin de limiter les nuisances sonores dont souffrent les riverains.

Assurance-vie

Mais les critiques sur le bien-fondé économique de cette privatisation montent en puissance. Avec Orly et Roissy, Aéroports de Paris reste la principale porte d’entrée sur le territoire français. L’an dernier, 105 millions de voyageurs ont arpenté ses terminaux. A la différence de ses concurrents d’Amsterdam et de Londres, ADP dispose de quatre pistes sans pour autant être saturé, et a 7 000 hectares de réserves de terrain disponibles. Et le futur d’ADP est placé sous le signe de la croissance : le trafic aérien croit en moyenne de 5 % par an. Le fait est qu’en vendant aujourd’hui sa participation, l’Etat actionnaire ne fait pas vraiment une bonne affaire : placé sur un compte rémunéré selon les taux en vigueur, le fruit de la vente rapportera 3 % de rémunération par an. Comme une vulgaire assurance-vie.

Or, ADP assure aujourd’hui à l’Etat en dividendes une rentabilité proche de 10 %. Trois fois plus ! A se demander pourquoi Bercy voudrait se priver d’une telle rente. Le principal client d’Aéroports de Paris, qui n’est autre qu’Air France, l’a aussi mauvaise : Roissy-CDG est sa principale base. La grande crainte de la compagnie est que le futur opérateur privé d’ADP soit tenté d’augmenter les tarifs d’utilisation des pistes et des aérogares. Elle serait alors contrainte de répercuter la hausse sur le prix de ses billets d’avion, ce qui la rendrait moins compétitive.

«Imperméable»

Mais précisément, qui sera le nouveau propriétaire d’ADP ? Les candidats ne manquent pas et ils pourraient faire monter les enchères. Ruffin ne s’y est pas trompé, le favori s’appelle Vinci. Le groupe de BTP est de fait déjà présent dans la gestion des aéroports : il en exploite 45 à travers le monde, dont 12 en France. Le fonds d’investissement australien Macquarie, spécialisé dans les infrastructures (104 milliards de dollars d’actifs gérés) serait lui aussi prêt à sortir son carnet de chèques. Pour éviter toute accusation de favoritisme, l’Etat assure que le processus de privatisation sera transparent. Mais au premier rang des opposants, les sept départements d’Ile-de-France entendent jouer les trouble-fête. Emmenés par le président des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, les élus franciliens se disent prêts à racheter 30 % d’Aéroports de Paris : «Dans tous les aéroports de France et de Navarre, les collectivités locales sont présentes au capital, sauf en région parisienne», constate Devedjian. Avec ses collègues des autres départements, il se fait fort de réunir 1 milliard d’euros et s’est associé avec l’un des plus gros fonds d’investissement français, Ardian, qui apporterait 2 milliards d’euros. S’y ajouteraient 3 milliards d’emprunt, soit, au total, 6 milliards en échange de la minorité de blocage au sein d’ADP. Seul hic, l’Etat semble avoir déjà décidé de vendre la totalité de sa participation à un acteur privé pour empocher 4 milliards de mieux. «Ce serait tout de même préoccupant que les deux principaux aéroports français passent sous le contrôle d’un investisseur international plutôt imperméable à l’intérêt général. Notre préoccupation n’est pas la meilleure rentabilité, c’est la vie quotidienne des habitants des sept départements d’Ile-de-France», plaide Patrick Devedjian. Ce à quoi Griveaux répondait mardi que l’Etat n’a pas vocation à gérer «des baux commerciaux pour des boutiques de luxe dans des duty free». Comme si Roissy et Orly se résumaient à cela. L’argument de l’intérêt général ne pèse apparemment pas bien lourd face à une décision très politique de Macron.

Jean-Christophe Féraud Franck Bouaziz

Liberation.fr

Publié dans : Non classé | le 13 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Et pourquoi pas ? (13/03/2019)

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La lettre de Laurent Joffrin………………………….(12/03/2019)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le pudding du Brexit

L’invraisemblable charivari du Brexit continue dans une Grande-Bretagne qui veut sortir de l’Union sans en sortir vraiment mais tout en n’y restant pas. Mélasse, pudding et marshmallow. La Première ministre, Theresa May, essaie de faire adopter aux Communes l’accord qu’elle avait conclu avec l’Union européenne, plus ou moins retouché au cours de ses dernières discussions avec les représentants de l’UE (plutôt moins que plus). Vote difficile : le même accord a été sèchement recalé il y a quelques semaines par la coalition de ceux qui le trouvent trop dur et de ceux qui le trouvent trop mou. Si elle échoue, elle fera voter le lendemain sur l’hypothèse d’une sortie sans accord (hard Brexit), dont la majorité des députés, en principe, ne veut pas non plus. S’ils refusent, Londres demandera un report, mais l’UE ne veut en aucun repousser la décision aux calendes anglaises. Perplexité, confusion et incertitude.

L’affaire démontre une nouvelle fois, s’il en était besoin, l’incroyable démagogie dont ont fait preuve dans cette affaire les «brexiters», qui n’ont rien anticipé de tout cela, et avec eux les souverainistes qui caressent l’idée de démantibuler la construction européenne. Après avoir voté sur la foi de promesses fallacieuses, les Britanniques s’aperçoivent qu’ils ont plongé leur pays dans le marasme politique pour deux ou trois ans, que l’économie se porte plutôt plus mal et que la sortie de l’Union leur cause plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Au fil du temps, les économies européennes se sont étroitement entremêlées. Sortir, c’est instaurer de nouvelles barrières douanières entre l’île et le continent. Difficile sur le plan technique, l’opération, au mieux, ne changera pas grand-chose, sinon un renchérissement du prix des produits pour les consommateurs britanniques et une plus grande difficulté à exporter vers l’Europe, avec laquelle, de toute manière, la Grande-Bretagne commerce et commercera en priorité. C’est la raison pour laquelle l’accord négocié comprend le maintien d’une grande ouverture entre les deux marchés : aux termes du texte, la Grande-Bretagne continuera d’appliquer les normes européennes, mais elle n’aura plus aucun pouvoir au sein de l’Union pour les modifier. C’est ce qui s’appelle «reprendre le contrôle».

Il lui faudra aussi et surtout régler la question de la frontière irlandaise. Si on la laisse ouverte, l’UE laissera un trou béant dans son dispositif de contrôle des produits, pourtant indispensable pour assurer le respect des normes sanitaires ou environnementales. Si on la ferme, on court le risque de rallumer le conflit entre unionistes pro-anglais et partisans de l’unification de l’Irlande, qui a ensanglanté la vie du Royaume-Uni pendant des décennies et s’était apaisé justement par l’effacement de ladite frontière.

Contrairement à la fable répandue par les nationalistes, l’Union ne souhaite en rien empêcher le Brexit. Et donc cette idée selon laquelle Bruxelles exercerait une sorte de dictature sur les Etats membres est un grossier mensonge. L’Union a approuvé à l’unanimité l’accord de sortie négocié par Madame May. Il suffit à Londres de le ratifier pour sortir. Aucune pression là-dessous. Ce n’est pas l’Europe qui a grippé la machine, c’est le Parlement de Westminster, qui ne sait pas ce qu’il veut. Parce qu’il se rend compte, dans sa majorité, que l’Union est un cadre souple et utile, mais qu’il doit appliquer une décision fruste prise sans en mesurer les conséquences.

Et aussi

Libération sera présent au Salon du Livre de Paris du 15 au 18 mars 2019, à la Porte de Versailles.

Rendez-nous visite sur notre stand : Hall 1 - G37.

La lettre de Laurent Joffrin...............................(12/03/2019) dans Non classé

 

LAURENT JOFFRIN
Publié dans : Non classé | le 13 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Mauvais mois pour May……………………..(12/03/2019)

e Parlement britannique a rejeté une seconde fois, mardi soir, l’accord conclu avec les Vingt-Sept, à seize jours de la sortie prévue de l’UE.

Dehors, la tempête souffle. À l’intérieur de la Chambre des communes, ambiance lugubre. La moitié des bancs conservateurs sont vides pour ce qui devrait être un débat historique. À quelques heures du second vote pour sauver son accord sur le Brexit, Theresa May entreprend son discours pour le défendre. Épuisée, elle est littéralement sans voix, métaphore de sa situation. Comme une réédition de son discours cauchemardesque du congrès conservateur 2017 perturbé par une toux persistante, elle se bat pied à pied d’une voix cassée, faisant face à de multiples interruptions de députés en suçant des pastilles. Pour couronner le tout, une avalanche fait deux morts dans la plus haute «montagne» du pays, Ben Nevis (1344 mètres), en Écosse.

En début de soirée, le verdict tombe. L’accord de sortie de l’Union européenne est rejeté par 391 voix contre 242. C’est moins que l’écart de 230 voix de la première tentative, le 15 janvier. Mais, à seize jours de la date prévue de la sortie de l’UE, cela sonne la fin des efforts de Theresa May pour imposer sa vision, près de 1 000 jours après son arrivée à Downing Street. «L’accord est arrivé au bout de la route», tranche Boris Johnson.

De retour dans la nuit de Strasbourg où elle avait négocié in extremis avec les dirigeants de l’UE des garanties supplémentaires censées répondre aux inquiétudes des députés, la première ministre les a enjoints de soutenir son accord, sans quoi «le Brexit pourrait être perdu». Cela n’a pas suffi à les convaincre, en dépit du ralliement de plus d’une vingtaine d’élus conservateurs qui avaient voté contre en janvier, comme l’ancien ministre du Brexit David Davis. Pour Charles Walker, l’un des dirigeants de l’influent «Comité 1922» qui représente les élus tory de base, il est grand temps de rebattre les cartes par de nouvelles élections.

Sortie sans accord

En attendant, les députés doivent se prononcer mercredi sur l’opportunité ou non de quitter l’UE sans accord le 29 mars. «Je continue à croire que le meilleur résultat pour le Royaume-Uni est de sortir de façon ordonnée avec un accord», a annoncé mardi soir d’une voix d’outre-tombe Theresa May, qui laissera les conservateurs voter selon leur conscience. Si un «no deal» est écarté, la Chambre devra ensuite voter jeudi sur la possibilité d’un report de la date. «L’UE voudra alors savoir de quelle manière nous souhaitons utiliser cette extension, a précisé la première ministre. La Chambre devra répondre à cette question: veut-elle révoquer l’article 50 (sur la sortie de l’UE), tenir un second référendum ou avec un autre accord que celui-ci?» Les Vingt-Sept seront en effet chargés d’arbitrer sur cette requête, notamment sa durée.

Après plusieurs mois de tentatives pour renégocier l’accord conclu fin novembre avec les Européens, Theresa May a échoué à en présenter une version acceptable par son parlement. Elle s’était pourtant montrée satisfaite, lundi soir, d’avoir arraché de nouvelles garanties légales aux Européens. Il s’agissait de réaffirmer le caractère temporaire du «filet de sécurité» («backstop») destiné à éviter une frontière en Irlande en maintenant le Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE jusqu’à la conclusion d’un futur accord de libre-échange. Les Vingt-Sept avaient concédé à Londres la possibilité d’établir par une déclaration unilatérale sa volonté d’en sortir.

L’avis de l’Attorney general (procureur général du gouvernement) Geoffrey Cox était attendu mardi matin comme le messie pour déterminer l’acceptabilité du deal relooké. Las. Il affirmait que le «risque juridique» demeurait inchangé que le pays reste «détenu indéfiniment et involontairement» dans le mécanisme. Tout en incitant les députés à prendre la décision politique qu’ils estimaient s’imposer. Cet avis négatif a entraîné en cascade le vote contre l’accord des dix députés du Democratic Unionist Party (DUP), allié théorique du gouvernement conservateur, puis celui d’une majorité de la branche des «hard brexiters» conservateurs. Partisan, lui, d’un Brexit «soft», Nick Boles enjoignait ses collègues de «prendre leurs gains» ou de se préparer à perdre leur combat. «Nous avons promis de sortir au 29 mars. Je suis convaincu que cela sera impossible si cet accord n’est pas adopté. Je ne veux pas prendre le risque d’un “no Brexit”, que je ne pourrais justifier devant mes électeurs», se résignait de son côté Ben Bradley, après avoir voté contre l’accord la fois précédente.

«May s’est convaincue qu’elle avait perdu en janvier à cause de l’avis de Geoffrey Cox et s’est fourvoyée à chercher à rouvrir le backstop jusqu’à ce qu’il change d’avis», commente un haut responsable européen. Les Vingt-Sept, qui n’en peuvent plus de ces obsessions de la classe politique britannique, assurent avoir brûlé leur «dernière cartouche». «Il n’y aura pas de troisième chance, avait prévenu lundi soir le président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Il n’y aura pas d’interprétation de l’interprétation, d’assurance sur les réassurances.» Plusieurs dirigeants européens laissent déjà entendre qu’il n’est pas question de laisser prendre en otage leur sommet à Bruxelles la semaine prochaine pour une énième renégociation du Brexit. «Il est difficile de donner un coup de main à des gens qui gardent les deux mains dans les poches», s’est énervé le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen.

Le Figaro.fr

Publié dans : Non classé | le 13 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Y font tous du mal à Macron………………………(12/03/2019)

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Publié dans : Non classé | le 12 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Brexit toujours……………………………………….(12/03/2019)

Cela suffira-t-il ? La mise en scène dramatique de lundi soir, avec le départ en trombe de la Première ministre britannique Theresa May vers Strasbourg pour d’ultimes négociations à l’arraché et un accord conclu aux petites heures de la nuit, suffiront-ils à convaincre les députés britanniques ? La réponse, ou plutôt le verdict, tombera mardi soir, après une journée qui s’annonce à nouveau tendue et incertaine.

La mine crispée, la Première ministre britannique Theresa May a confirmé lors d’une conférence de presse tardive qu’un accord sur un «Accord de retrait amélioré» avait été trouvé. L’accord, conclu en novembre dernier entre les négociateurs de l’UE et Londres, n’a en fait absolument pas été modifié. En revanche, deux documents supplémentaires seront ajoutés à l’accord initial. Le premier consacre un «instrument légalement contraignant» pour les deux parties. Il prévoit en fait de permettre au Royaume-Uni de sortir unilatéralement du «backstop», cette assurance supposée empêcher l’apparition d’une frontière physique entre le nord et le sud de l’île d’Irlande. En gros, si l’Union européenne venait à traîner des pieds pour négocier un accord de libre-échange permanent et tentait de garder l’Irlande du Nord au sein d’une union douanière, Londres pourrait se référer à une instance arbitre qui lui permettrait de suspendre unilatéralement le «backstop».

Parallèlement, un codicille également «légalement contraignant» - les deux mots-clés de ce dernier push dans les négociations – sera ajouté à la Déclaration politique qui accompagne l’Accord de retrait. La Déclaration politique est supposée définir les intentions des parties de conclure à terme un accord commercial. Le codicille prévoit que Londres comme Bruxelles devront se remuer pour trouver une solution de remplacement au «backstop» avant décembre 2020, soit avant même qu’il ne soit éventuellement mis en place.

Ultime chance

Avec ces modifications de dernière minute, Theresa May s’est acheté une dernière vie. Elle dispose désormais d’une petite chance de faire adopter l’Accord le retrait lors du vote à la Chambre des Communes attendu en début de soirée, et donc de confirmer le départ du Royaume-Uni de l’UE le 29 mars prochain. Un petit retard n’est pas à exclure, mais, dans ce cas, une extension de l’article 50 serait très courte et purement technique, destinée à permettre au texte de suivre la marche législative normale pour devenir une loi britannique.

Toute la journée, les regards seront tournés dans deux directions. C’est d’abord l’attorney general, Geoffrey Cox, conseiller juridique du gouvernement, qui devra décider si ces ajouts «légalement contraignants» le sont assez pour son goût et pour lui permettre de recommander aux députés de voter en faveur du texte. Dans ce cas, plusieurs députés conservateurs récalcitrants et brexiters durs pourraient se résoudre à se ranger derrière la Première ministre. La réaction du Democratic Unionist Party (DUP), petit parti unioniste brexiter, farouchement opposé au «backstop», sera également cruciale. Ses dix députés assurent à Theresa May une majorité au parlement. Leur décision sera déterminante. Nigel Dodds, le chef de leur groupe parlementaire, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi qu’il avait bien l’intention de «scruter ligne par ligne les textes avant de former notre propre jugement».

Theresa May a une ultime chance de réaliser son ambition : remplir ce qu’elle estime être son devoir, à savoir offrir aux Britanniques le Brexit ordonné pour lequel 51,9% d’entre eux ont voté il y a bientôt trois ans. Mais elle sait aussi qu’elle joue là sa dernière carte. Jean-Claude Juncker a été très clair. «En politique, on a parfois une seconde chance. C’est le cas ici, mais il n’y aura pas de troisième chance.»

La vérité est que l’Union européenne n’a cédé en rien. Elle a refusé la réouverture de l’Accord de retrait conclu en novembre dernier avec Londres et elle n’a pas modifié le «backstop», deux réclamations de Londres. Mais elle a concédé quelques assouplissements, quelques assurances supplémentaires pour offrir à Theresa May un dernier levier domestique. Jean-Claude Juncker n’a laissé aucun doute sur la suite. «Laissez-moi être clair comme de l’eau de roche sur le choix : c’est ce deal ou le Brexit risque de ne pas se produire du tout». C’est peut-être ce dernier argument qui convaincra les plus dubitatifs des brexiters de voter finalement avec leur Première ministre.

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

 

Liberation.fr

Publié dans : Non classé | le 12 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………………….(11/03/2019)

Libération 11 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

«On lâche rien»

Entendu pendant les manifs de gilets jaunes ce week-end, le mantra qui tend à dominer désormais le vocabulaire protestataire en France : «On lâche rien». Slogan banal en apparence, qui est aussi le titre d’une «chanson de manif» du groupe HK et les Saltimbanks, entraînante, radicale et sympathique, reprise en hymne militant par Jean-Luc Mélenchon ou par Philippe Poutou et dont les gilets jaunes font un abondant usage. Une version modernisée de l’antique «Ce n’est qu’un début, continuons le combat», prisé par les manifestants des années 70. Inoffensif, au fond.

Encore que… Prise au pied de la lettre, elle pose un léger problème. Remarquons d’abord que ces gilets jaunes qui «ne lâchent rien» ont été massivement lâchés par la majorité de ceux qui se faisaient fort de ne rien lâcher. De quelque 300 000 au début du mouvement, les manifestants sont désormais moins de 30 000, ce qui tend à prouver qu’il y avait, malgré tout, au sein de ces ennemis du lâchage, une majorité de lâcheurs.

Dans cette locution batailleuse, c’est le mot «rien» qui retient l’attention. Sous cet emblème définitif, nous avons vu défiler successivement ceux qui protestaient contre la réforme des retraites de François Fillon, la loi travail de Manuel Valls, la réforme du marché du travail de Muriel Pénicaut, la réforme de la SNCF du gouvernement Philippe. Or tous ces mouvements ont échoué à atteindre leur objectif, qui était le retrait des projets contestés. Ils n’ont «rien lâché». Du coup, ils n’ont rien obtenu.

Dans la même période, le mouvement syndical, divisé entre ceux qui ne «lâchent rien», CGT, Solidaires et quelques autres, et ceux qui sont prêts au compromis – la CFDT principalement – s’est modifié au profit des seconds, puisque la centrale de Laurent Berger, à qui on reproche en permanence de «trop lâcher», est devenue le premier syndicat de France, devant ceux qui «ne lâchent rien». Même réflexion dans le champ politique : en 2017, c’est le mouvement centriste En marche, adepte du «en même temps», et non du «on lâche rien», qui a remporté haut la main les deux scrutins nationaux. Et ses ennuis ont commencé quand il s’est raidi et a décidé, précisément, de ne rien «lâcher» sur l’application de son programme, entre-temps fortement droitisé, bien loin du «en même temps» initial. En ne lâchant rien alors qu’il n’a réuni qu’un quart des électeurs qui se sont exprimés au premier tour de la présidentielle, il a tout perdu, ou presque, en popularité. Laquelle popularité s’est un peu requinquée, justement, après qu’il a choisi de lâcher quelque chose au mouvement des gilets jaunes, lesquels n’ont «rien lâché», mais voient la cote gouvernementale se rétablir au fur et à mesure que leurs manifestations continuent en ne «lâchant rien».

Cette stratégie du «tout ou rien» pose un problème démocratique essentiel. La démocratie consiste aussi, dans le cours ordinaire du temps, à concilier les aspirations contradictoires de la société, autour de compromis négociés, ou bien arrachés par la lutte sociale. Dans ce scénario favorable, le gouvernement lâche des concessions et le mouvement social, en contrepartie, lâche une partie de ses revendications. Mais si personne «ne lâche rien», tout échoue. A moins de provoquer le «grand soir» du remplacement brutal d’un pouvoir par un autre, perspective aussi nébuleuse que lointaine.

Ainsi cette «punchline», comme on dit désormais, combative et séduisante, traduit aussi, si on la prend au sens strict, le recul de la culture démocratique dans le pays. Pour les amateurs d’histoire, on rappellera une autre «punchline», celle de Siéyès, qui avait toutes sortes de défauts, mais s’y connaissait un peu en stratégie révolutionnaire : «Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A être quelque chose.»Ainsi Siéyès ne voulait ni tout ni rien, mais quelque chose. Il est probable qu’à la fin du «grand débat» et une fois les décisions du gouvernement connues, le mouvement des gilets jaunes se retrouvera dans la même position : il n’aura ni tout ni rien, mais quelque chose. «On ne lâche rien ?». Si : c’est comme cela qu’on progresse.

 Laurent Joffrin

Publié dans : Non classé | le 11 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Un éclair de lucidité…………………………….(11/03/2019)

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Algérie : Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat et annonce le report de l’élection présidentielle
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Avec l’aval de Sarko……………………………….(11/03/2019)

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Crédit lyonnais : l’article à lire pour comprendre le procès de Bernard Tapie dans l’affaire de l’arbitrage controversé
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Brexit or not brexit ? (11/03/2019)

Entre Londres et Bruxelles, les reproches mutuels ont pris le pas ces derniers jours sur les pourparlers. A quelques heures d’un nouveau vote décisif à la Chambre des communes sur le traité du divorce, c’est mauvais signe : la preuve que côté Européens, on craint toujours autant une sortie de route – un Brexit sans accord – et qu’on prépare désormais ses arrières afin d’éviter d’en porter le chapeau.

Vendredi 8 mars, Michel Barnier, le négociateur en chef pour les Vingt-Sept, a publié une série de Tweet très inhabituels, dévoilant le contenu des discussions avec son alter ego britannique Steve Barclays et le procureur général Geoffrey Cox. Les négociations sont toujours dans l’impasse, les Britanniques continuant à critiquer le principe et la forme du « backstop », ce filet de sécurité censé prévenir, après le Brexit, le retour d’une frontière dure en Irlande.

« L’Union européenne a proposé une interprétation légalement contraignante de l’accord de retrait, précisait le Français, confirmant travailler à cette demande formulée par Theresa May en février. L’UE s’engage à donner au Royaume-Uni la possibilité de sortir unilatéralement de l’union douanière, à condition que les autres éléments du filet de sécurité irlandais restent en place (…). Le Royaume-Uni ne sera pas coincé dans une union douanière contre sa volonté. »

Injonction très malvenue

Pas question de laisser penser que Bruxelles voudrait piéger le Royaume-Uni dans cette relation douanière le privant, pour un temps indéterminé, d’une politique commerciale indépendante. Mais attention, prévient M. Barnier : pour éviter, quoi qu’il arrive, le retour d’une frontière en Irlande, Londres devrait accepter un maintien de l’Irlande du Nord dans le marché intérieur. Une option que le Français avait formulée dès fin 2017, mais que Mme May avait repoussée en octobre 2018 et que le DUP, le petit parti unioniste nord-irlandais, allié à la première ministre, refuse absolument.

Quelques heures plus tôt, Theresa May avait réclamé un « dernier effort » aux Européens. Une injonction très malvenue à Bruxelles, où les négociateurs estiment avoir fait plus que leur part du travail : les 600 pages du traité de divorce sont prêtes, elles ont été endossées conjointement par Mme May et les Vingt-Sept fin novembre.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Brexit : la semaine de la dernière chance

Il y a une quinzaine de jours, M. Barnier était pourtant sorti plutôt optimiste d’un rendez-vous avec Geoffrey Cox. Il pensait pouvoir le convaincre de revenir sur l’avis juridique que ce juriste respecté avait émis fin 2018 sur le « filet de sécurité « irlandais. Mais leur dîner, mardi 5 mars, s’est mal passé : M. Cox a réclamé qu’un panel d’arbitres indépendants puisse statuer sur l’abandon de ce dispositif sans l’avis de la Cour de justice de l’UE. Inacceptable pour Bruxelles.

Depuis, les équipes du Français et Olly Robbins, l’homme de confiance de Mme May, ont continué de plancher pour tenter de trouver un accord, mais, preuve qu’il n’y croyait plus vraiment, M. Barnier a maintenu dimanche un déplacement à Dublin pour assister au match de rugby Irlande-France du Tournoi des six nations.

Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

Le Monde.fr

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