La lettre de Laurent Joffrin……..(10/09/2018)

Libération 10 septembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les pirates contre la presse

Etrange alliance des libertaires du Net avec le grand capital américain. Ou bien convergence logique… Rincée comme partout dans le monde par la gratuité numérique et les monopoles de fait que sont Google ou Facebook, la presse européenne gagne sans cesse des lecteurs mais perd des acheteurs, licencie des journalistes pour survivre, voit son chiffre d’affaires fondre comme la banquise sous l’effet du réchauffement. Arguant qu’elle est un acteur central de la liberté d’informer et de débattre, elle demande à l’Europe d’intervenir pour mieux répartir la manne financière qu’elle contribue à produire mais qui tombe en totalité dans les poches des multinationales. Grâce à un «droit voisin» du droit d’auteur, examiné mercredi au Parlement européen, l’UE serait en mesure de rétablir un début d’équilibre entre le pot de terre journalistique et le pot de fer des géants du Net, de recouvrer une minime partie des recettes qui alimentent les gigantesques profits des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon). Classique correction des excès du capitalisme sauvage en faveur d’une économie de marché régulée.

Mais voilà que les sectateurs du laissez-faire numérique, derviches tourneurs de la technologie triomphante, irrités dans leurs dogmes libertaires – c’est-à-dire, en économie, ultralibéraux – montent une campagne pour démolir l’initiative. «Sauvez l’Internet», disent-ils. Mais le «droit voisin», simple dîme imposée aux multinationales, ne menace en rien le réseau, qui continuera en tout état de cause à se développer à l’échelle mondiale. On ne voit pas en quoi la réduction infime des profits des Gafa pourrait mettre en cause ce mouvement planétaire. La seule différence sera financière : le même argent ira dans d’autres escarcelles, un point c’est tout, sans affecter le moins du monde les internautes, que personne ne songe à taxer.

Poursuivant dans l’outrance, les ultralibéraux, pirates ou militants du Net, crient à la «censure» qu’instaurerait la réforme. Ils visent la possibilité des producteurs de faire pression sur les Gafa pour se faire rémunérer, en soumettant à leur autorisation le droit d’exploiter commercialement les informations qu’ils produisent. A ce compte-là, toute protection du droit des créateurs – celle-ci existe depuis Beaumarchais – s’apparenterait à une censure. Un libraire vend ses livres au lieu de les donner : censure ! Un compositeur refuse qu’on fasse argent de ses créations sans en percevoir une part : censure ! Un producteur de cinéma, ayant risqué ses capitaux sur un film, demande à toucher une partie des recettes : censure ! Un journal revendique une fraction minime des recettes générées en ligne par le travail de ses journalistes (un argent qui servira, entre autres, à verser leur salaire) : censure ! En fait, la directive proposée au Parlement européen préserve soigneusement le droit pour les internautes de partager des informations, de créer des liens, de s’exprimer comme bon leur semble. Elle ne restreint rien, sinon la possibilité pour Google et Facebook de détourner gratuitement le travail des rédactions. Voilà où mène l’extrémisme idéologique : transformer ceux qui croient défendre les droits de l’individu en idiots utiles des multinationales. Les pirates des Caraïbes pillaient les galions du roi d’Espagne, première puissance du monde au XVIsiècle. Les pirates européens, inversant les rôles, sont les auxiliaires agressifs des galions des rois de l’Internet, premières puissances planétaires au XXIsiècle. Les pirates arborent un drapeau à tête de mort. Cette fois, ce drapeau symbolise la mort de la presse.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
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Petit à petit………………………(10/09/2018)

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Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée, est convoqué par la commission d’enquête sénatoriale le 19 septembre
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Entre copains………………………..(10/09/2018)

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Richard Ferrand désigné candidat LREM à la présidence de l’Assemblée nationale.

desirdavenir77500

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Deux vautours pour un perchoir………….(10/09/2018)

Après le départ de François de Rugy au ministère de la Transition écologique, les députés éliront leur nouveau président ce mercredi 12 septembre. Mais c’est ce lundi 10 à Tours, où les parlementaires de la majorité LREM se réunissent en séminaire pendant deux jours, que tout devrait se jouer. Fait inédit chez les Marcheurs, le favori de ce scrutin interne, le chef de file des députés macronistes Richard Ferrand, fait face à une concurrence frontale malgré sa proximité avec le président de la République.

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Elle arrive bien…………….(09/09/2018)

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« Une annonce très brutale » : la nouvelle ministre des Sports Roxana Maracineanu réagit à la suppression prévue de 1 600 postes dans son ministère
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Ducky tel qu’en lui-même…………(08/09/2018)

Le journaliste rendu célèbre par l’affaire du Watergate dresse le portrait d’un président inculte, colérique et paranoïaque.

Le journaliste star du Watergate a encore frappé : son dernier livre éclaire le chaos de la Maison Blanche sous la présidence de Donald Trump.

 

1 Insultes

Plus sérieux et documenté que le « Feu et la fureur » de Michael Wolff, le livre de Woodward (« Fear ») recense pourtant une collection encore plus impressionnante d’insultes à l’endroit de Trump, venant de son entourage : « Idiot », « menteur », « erratique », « ignorant »… Le clou est ce conseil donné par John Kelly au conseiller Gary Cohn, qui a pondu une lettre de démission avant de se raviser : « A ta place, j’aurais pris cette lettre de démission et lui aurait fourré dans le c… de six manières différentes ! »

2 Pas vu pas pris

L’un des détails de « Fear » qui a le plus frappé les esprits : des conseillers repérant, et subtilisant sur le bureau présidentiel, des documents soumis à la signature du président qu’ils considèrent irresponsables ou dangereux pour la sécurité nationale. Une sorte de « coup d’état administratif », note Woodward, qui a troublé quelques esprits.

3 Nucléaire

Jeune officier de la Navy, Woodward se retrouve en charge, sur un navire, du code de lancement de l’arme atomique : « J’étais l’un des deux officiers devant être présents au cas où les codes d’authentification secrets pour les ordres d’attaque nucléaire devaient être utilisés ou transférés ». Le fait d’avoir deux officiers dépositaires était une assurance contre tout acte malveillant isolé, mais comme le racontera Woodward à Daniel Ellsberg, l’auteur des « Pentagon Papers », cette précaution était largement fictive.

4Apprentissage

« Tu vois, tu ne sais pas comment t’y prendre. Si tu es sérieux, va apprendre les bases du métier dans un petit journal ». Nous sommes en 1970 et Woodward vient de spectaculairement foirer sa période d’essai au… « Washington Post », ridiculisé, pour son premier sujet, par un scoop du « New York Times ». Il écoute le conseil de Harry Rosenfeld et va se faire les dents dans un hedbo de banlieue, avant d’être embauché au « Post », un an plus tard, par le même Rosenfeld.

5 Rencontre

Début 1970. Tout fringant dans son uniforme de la Navy, le jeune officier Woodward apporte des documents à la Maison Blanche. Dans la salle d’attente de la West Wing vient s’asseoir « un homme grand, avec des cheveux gris parfaitement peignés » : Mark Felt, haut responsable du FBI. Les deux hommes font connaissance. Deux ans et demi plus tard, ils ont rendez-vous dans un parking souterrain du 1401 Wilson Boulevard : Felt n’est autre que « Gorge profonde », l’informateur-clé du Watergate.

 

6″Deep throat »

C’est le directeur de la rédaction du « Post », Howard Simons, qui a imaginé le pseudonyme de la source de Woodward et Bernstein. « A cause du film pornographique de l’époque, parce que les interviews étaient du ‘deep background’, un terme journalistique indiquant que l’information pouvait être utilisée mais sans qu’aucune source ne soit identifiée », explique Woodward dans le livre qu’il publie en 2005, après que l’identité de « Deep Throat » a été révélée.

7 Zéro chance

Woodward a passé plus de temps à interviewer George Bush que tout autre président, mais cela ne l’a pas empêché de gober le mensonge sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein. « Les  chances [qu’on ne les trouve pas en Irak] sont égales à zéro », prédira-t-il. Il n’est pas le seul : David Remnick, patron du « New Yorker », et le « New York Times » tombent eux aussi dans le panneau.

8 Establishment

 

Habitué de la haute société washingtonienne, Woodward s’est vu accusé de faire partie de l’establishment et d’en dresser un portrait trop favorable. L’écrivaine Joan Didion lui a reproché un « esprit déférent » et des livres « manufacturés ». Notons que les critiques proviennent généralement du camp politique dans la ligne de mire du journaliste : ces derniers jours, personne, chez les démocrates, ne met en doute ses talents !

9 Best-seller

Sans compter Nixon et le Watergate, « Fear » est son dixième essai consacré à un président américain. Après l’élection, Woodward se met en chasse et collectionne des centaines d’heures d’interviews. Vu sa notoriété, les sources acceptent d’être enregistrées, sachant que leurs propos resteront privés. N°1 des ventes sur Amazon avant même sa sortie, « Fear » sera sans doute le plus gros succès de librairie de Woodward.

10 Coup de fil

« J’aurais beaucoup aimé vous parler, vous savez que je suis très ouvert avec vous. Je pense que vous avez toujours été équitable. »Ce 14 août, au téléphone avec Woodward, Trump la joue « mais pourquoi donc n’avez-vous pas demandé à m’interviewer ? » Woodward lui fait remarquer qu’il a fait une demande via « six ou sept personnes », dans une conversation qui résume le chaos régnant à la Maison-Blanche.

L’OBS
desirdavenir77500
Publié dans : Non classé | le 8 septembre, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………(07/09/2018)

Libération 07 septembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Ce participe qui ne passe pas

La polémique sur l’accord du participe passé que Libération à lancée (lancé ?) en publiant et en prolongeant la tribune de deux professeurs belges, provoque l’habituelle floraison des sophismes employés par les intégristes du langage. Si l’on touche à cette règle d’accord, disent les uns, on ouvre la porte à l’appauvrissement du français, on abandonnera bientôt l’accord des adjectifs et, pourquoi pas, celui des verbes. Comme si une modification mineure entraînait par nature une transformation d’ensemble, comme si toute réforme aboutissait automatiquement à la révolution. La vie des sociétés humaines montre le contraire : c’est souvent le refus des réformes qui provoque la révolution. La langue française évolue depuis des siècles. On ne sache pas qu’elle se soit pour autant effondrée. L’Académie elle-même, sanctuaire du beau langage, a plusieurs fois accepté des changements sans jeter à bas l’édifice.

La simplification de la langue, disent les autres, implique la simplification de la pensée. Autrement dit, l’annulation de la règle du participe passé rendra les Français plus bêtes. A ce compte-là, les Français en question, parlant une des langues les plus compliquées au monde, devraient être, par définition, nettement plus intelligents que les autres. Et les pays anglo-saxons, disposant d’une langue beaucoup plus simple, seraient ispo facto peuplés de crétins. On admettra que la proposition est difficile à démontrer… Les professeurs passent quelque quatre-vingts heures à enseigner une règle illogique que le ministre de l’Education lui-même a du mal à maîtriser entièrement (voir son entretien à France Info face à Renaud Dély). Croit-on qu’en consacrant ce temps de classe à d’autres parties du programme, la littérature, par exemple, on rendra les élèves plus stupides ?

En cette matière l’usage est roi. La langue évolue au rythme des locuteurs, nécessairement lent. La preuve en est que la dernière simplification en date, pourtant dûment justifiée (nénufar à la place de nénuphar, ognon à la place d’oignon…) n’est toujours pas passée dans les mœurs. Dans l’usage, le participe passe mal et sa simplification ne défigurerait en rien la langue. Il est temps de s’en rendre compte.

La réflexion vaut pour l’autre débat linguistique qui agite régulièrement le pays : faut-il imposer «l’écriture inclusive», qui met fin à la domination du masculin dans la grammaire et l’orthographe ? L’intention est louable. Mais la réforme, on le reconnaîtra volontiers, complique la langue au lieu de la simplifier. Autant la féminisation des titres de profession ou de fonction se plaide facilement (écrivain, écrivaine, auteur, auteure, monsieur le juge, madame la juge, etc.), autant l’adjonction de suffixes lourdingues et bien-pensants à tous les noms collectifs, qui reviennent souvent dans les textes et qu’on ne peut pas traduire à l’oral (enseignant.es, électeurs.trices, conservateurs.trices, etc.) pose problème. Surtout s’il s’agit de la décréter par oukase central : une grande partie de la population y verra une incongruité et refusera de s’y plier. L’usage, qui est la boussole dans cette matière, divisera au lieu de réunir. Or la langue est un outil de communication : sa complexification va à l’encontre de son rôle premier. Faut-il pour autant abandonner ? Pas forcément : il y a peut-être un moyen plus léger d’équilibrer – de «dégenrer», selon le jargon en vigueur – les règles du pluriel. Un signe typographique unique et discret qui indique la mixité du groupe désigné, ou bien (soyons fous) la féminisation des pluriels, règle simple qui inverserait le principe contestable et contesté de la domination masculine, ferait aussi bien l’affaire. La réforme progressive de la langue va de soi ; sa transformation orwellienne suscitera une levée de boucliers inutile.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans : Non classé | le 7 septembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Toute la famille etc………………….(07/09/2018)

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Soupçons d’emploi fictif : Penelope Fillon a de nouveau été entendue par les juges d’instruction
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Toute la famille y passe……..(07/09/2018)

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Soupçons d’emploi fictif : François Fillon entendu en ce moment par les juges
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Plan « pauvreté »…………………………(07/09/2018)

Le plan pauvreté du gouvernement sera dévoilé le 13 septembre prochain.
Le plan pauvreté du gouvernement sera dévoilé le 13 septembre prochain. (JEAN FRANÇOIS FREY / MAXPPP)

Le gouvernement a enfin donné une date pour le plan pauvreté, il devrait être dévoilé le 13 septembre prochain. Pour nourrir sa réflexion, le Premier ministre vient de recevoir deux rapports, soit presque une centaine de propositions. Parmi elles, il y a l’idée de rendre l’accès au revenu de solidarité active (RSA) automatique, sans avoir besoin de le demander et sans avoir besoin de faire un dossier avec des justificatifs, comme c’est le cas aujourd’hui. En fonction de certains critères, le versement du RSA serait automatique. Cela éviterait les non-recours : en 2016, 40% des ménages éligibles n’en ont pas fait la demande du fait de la complexité administrative, mais aussi par honte, selon le Secours catholique.

Si tous les bénéficiaires le demandent, on peut se demander si cela risque de coûter plus cher au gouvernement. Pas sûr. On compte presque deux millions de ménages, soit près de 3,5 millions des personnes, qui bénéficient du RSA, environ 10 milliards d’euros sont ainsi versés. Le gouvernement a fait le calcul : si on prend mieux en charge les plus fragiles, plus tôt lorsqu’ils sont en situation de fragilité, ils resteront moins longtemps dans ces dispositifs et ils coûteront donc moins cher à la puissance publique.

Un conseiller pour chaque bénéficiaire

 

Aujourd’hui, six mois après une demande de RSA, 40% des bénéficiaires n’ont toujours pas été orientés vers un accompagnement. Au bout de deux ans, ils sont encore 13% à être totalement livrés à eux-mêmes. L’idée est donc de renforcer cet accompagnement. Parmi les propositions, il y a la mise en place d’un référent unique de proximité, un peu comme le médecin traitant, qui aiguille et qui aide la personne dans toutes ses démarches, pour passer le permis de conduire, pour se faire soigner, ou encore pour trouver un travail. Il y a aujourd’hui beaucoup trop de professionnels qui ne se coordonnent pas assez.

Si le versement des aides sociales promet d’être facilité, il pourrait être conditionné à un contrat d’engagement dans lequel la personne s’engage à faire le nécessaire pour s’insérer. Il y aura plus de contrôles aussi.

Toutes les aides bientôt concernées ?

Le problème du RSA aujourd’hui est que les allocataires ont du mal à en sortir.En moyenne, un an après être entrés dans le dispositif, à peine 9% ont retrouvé un job. D’où la volonté du gouvernement de le re-fonder totalement, et même de revoir tout le système d’aides. Il va passer en revue le millefeuille d’aides qui sont calculées par différents organismes, pas forcément sur les mêmes bases et pas versées au même moment. Le Premier ministre Edouard Philippe a d’ailleurs d’ores et déjà annoncé qu’un versement social unique des différentes prestations serait mis en place en 2019 ou 2020. Elles seront versées en fonction des revenus du moment, comme cela va être le cas dès le mois d’avril pour les allocations personnalisées au logement (APL). Cela pourrait être un préalable à la mise en place d’une allocation sociale unique.

Selon les rapports, une réforme importante du système pourrait permettre d’économiser plus d’un milliard d’euros sur la cinquantaine de milliards que la France consacre chaque année pour lutter contre la pauvreté. On en saura plus le 13 septembre. C’est Emmanuel Macron lui-même qui présentera les mesures. Dans notre pays, la pauvreté frappe plus de 13% des Français et 19% des moins de 18 ans.

Publié dans : Non classé | le 7 septembre, 2018 |Pas de Commentaires »
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