La lettre de Laurent Joffrin……………….(09/01/2018)

Libération 09 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le sage Le Foll

Grognard sincère, équilibré, crédible, Stéphane Le Foll est candidat à la direction du PS, ou, selon ses propres aveux, à ce qu’il en reste. Il s’ajoute à une longue liste : Luc Carvounas, Emmanuel Maurel, peut-être Olivier Faure et Julien Dray. On dit que Faure pourrait l’emporter en garantissant qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle. Comme disait le général de Gaulle sur sa propre succession, ce n’est pas le vide qui menace, c’est le trop-plein. Le vide est dans les sections…

Le débat sur les hommes (et les femmes, absentes pour l’instant ?) est important. Mais le PS n’arrivera à rien s’il ne se pose pas une question simple : qu’est-ce que le socialisme aujourd’hui ? Le socialisme comme idée et comme projet. Un succédané de la social-démocratie déclinante ? Une modalité de l’écologie ? Une version un peu plus sociale du macronisme ? Il existe un espace politique entre En Marche et La France insoumise, entre libéralisme de centre-droit et radicalité. A condition de proposer une perspective de transformation sociale ambitieuse, qui prolonge cette longue et riche histoire commencée avec Saint-Simon, Pierre Leroux, Proudhon et Marx, continuée jusqu’à aujourd’hui à travers des réformes décisives et nombreuses. Le patrimoine de valeurs et d’expériences est là. Il s’agit de le renouveler à l’aune des enjeux du siècle qui commence. Long travail, qu’un congrès ne saurait épuiser. Encore faut-il le vouloir. Encore faut-il y croire. Avant de savoir qui dirigera le PS, héritier malgré tout de cette longue pérégrination politique, il faut savoir vers quoi il se dirigera.

Et aussi

• Une pétition exige le retrait de la limitation à 80km/h de la vitesse sur les routes secondaires. On peut le comprendre, quoique le temps ainsi perdu se ramène en fait à quelques minutes par heure. Ces minutes sont sans doute précieuses à ceux qui utilisent beaucoup leur voiture sur les routes en question. Mais on ne rappellera jamais assez une réalité têtue : la vitesse reste un facteur décisif, avec l’alcool, dans la gravité et le nombre des accidents. Ce nombre a chuté historiquement, mais il remonte légèrement depuis deux ou trois ans. D’où les mesures prises par le gouvernement. Elles agacent. Mais elles sauvent des vies.

• Revu les Tontons Flingueurs à la télé. Audiard est le dialoguiste le plus drôle du cinéma français. Mais aussi le plus réac. Homophobie, machisme, passéisme, allergie à tout ce qui change, anti-intellectualisme, éloge de l’homme fort, tout y passe. Les récentes révélations sur le passé d’Audiard pendant la guerre, peu reluisant, complètent le tableau. Mais on rit…

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 10 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

Un de plus………………………….(09/01/2018)

Logo Francetv info 07h22
Alerte info
L’ancien ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, annonce être candidat à la tête du Parti socialisteEt de deux. Après Luc Carvounas, Stéphane Le Foll déclare sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, mardi 9 janvier, dans un entretien au quotidien Le Maine Libre, journal de la Sarthe dont il est député. A 57 ans, il a « décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants », lors du prochain congrès du PS en avril.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans : Politique | le 9 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

L’effet Macron………………….(09/01/2018)

Logo Francetv info 11h38
Alerte info
La direction de PSA veut supprimer 2 200 emplois dont 1 300 en rupture conventionnelle collectiveLa direction de PSA veut supprimer 2 200 emplois, dont 1 300 en rupture conventionnelle collective, a appris franceinfo auprès de plusieurs sources syndicales, mardi 9 janvier. Cette nouvelle disposition, prévue par les ordonnances qui réforment le Code du travail, permet à l’entreprise, contrairement aux plans sociaux ou aux départs volontaires, de ne pas avoir à invoquer de difficultés économiques.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans : Chômage, Economie | le 9 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

A un ami…………………………(09/01/2018)

Durant 20 ans, chaque 9 Janvier, j’ai pu te souhaiter un bon anniversaire !

Durant 20 ans, après nous être guéris de la maladie alcoolique, nous avons aidé ceux et celles qui étaient sur le chemin de l’abstinence sans ménager nos efforts.

Durant 20 ans, de jour comme de nuit, nous avons été à leur côté.

Durant 20 ans nous avons partagé une amitié solide, nos joies, nos peines, nos espoirs et nos déceptions, en prenant parfois plein la gueule.

Durant 20 ans……………………..

Et puis, le cancer t’a emporté en un rien de temps, et cette année, je ne te souhaiterai pas ton anniversaire.

Il y a plus fort que la :mort : c’est le souvenir que les disparus laissent dans nos cœurs.

Bon anniversaire Alain.

Publié dans : Non classé | le 9 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

Enfin !!! (08/01/2018)

Logo Francetv info 15h47
Alerte info
Soupçons de financement libyen de la campagne 2007 de Sarkozy : l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, personnage-clé de l’enquête, arrêté à LondresL’intermédiaire Alexandre Djouhri a été interpellé à Londres, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de « L’Obs », lundi 8 janvier. Ce Français est soupçonné d’être impliqué dans l’affaire du financement libyen supposé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Il avait jusqu’à présent refusé de répondre aux convocations de la justice.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans : "AFFAIRES" | le 8 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(08/01/2018)

Libération 08 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Chine : l’empire du silence

Il faut parler aux dirigeants chinois, c’est l’évidence. Oui, mais de quoi ? Du climat, des relations commerciales, de la Corée du Nord et de toutes sortes de choses, ce que s’apprête à faire, à juste titre, Emmanuel Macron. Mais des droits de l’homme ? Non. Pas en public en tout cas. François Mitterrand avait en son temps jugé, lui aussi, qu’il fallait parler aux dirigeants de l’URSS, malgré l’Afghanistan, malgré la répression des dissidents, malgré le caractère totalitaire du régime soviétique. Mais en plein dîner officiel au Kremlin, dans une phrase prudente mais claire, il avait prononcé le nom d’Andreï Sakharov, prix Nobel, figure symbole de lutte pour la liberté en URSS, exilé par les autorités soviétiques à Gorki. Le passage avait été censuré par la presse officielle mais, autant qu’on s’en souvienne, le ciel ne lui était pas tombé sur la tête. C’est une audace – mesurée – qu’on n’a plus aujourd’hui.

A lire aussi Les quatre casse-tête de la relation franco-chinoise

Realpolitik, dira-t-on, intérêt bien compris de la France, qui a besoin de la Chine et entretient avec elle des liens historiques particuliers, depuis que les jésuites ont été reçus par les empereurs chinois ou, si l’on veut, depuis que le Général de Gaulle, le premier en Occident, avait reconnu officiellement le gouvernement de Mao Zedong.

A lire aussi Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Realpolitik mais faux réalisme. Car la Chine de Xi Jinping, si elle est un partenaire économique incontournable et un allié géopolitique dans certains domaines, est aussi un dangereux ennemi politique. Depuis qu’il s’est éveillé, qu’il est devenu la deuxième puissance mondiale, l’empire du Milieu se pose en concurrent idéologique redoutable pour les démocraties. La combinaison de l’ultralibéralisme d’Etat et d’un régime politique implacable qui soumet sa population à un contrôle tiré tout droit de l’anticipation de George Orwell, a hissé la Chine au sommet de la puissance industrielle et bientôt militaire. A beaucoup d’égards, ce pays en pleine réussite sert de référence à tous ceux qui voient dans l’alliance de l’autoritarisme et de l’économie de marché un gage de prospérité et de stabilité. Tout cela repose sur la répression minutieuse des esprits libres en Chine, sur l’oppression des masses paysannes qui ne participent pas à l’enrichissement chinois, sur la tyrannie exercée par les soldats et fonctionnaires chinois au Tibet. C’est une erreur stratégique autant qu’humanitaire de les faire passer sous la table. Quand on veut contenir la montée d’une puissance hostile, d’un concurrent politique redoutable, on ne commence pas par lui rendre les armes sur le terrain de l’idéologie.

Et aussi

L’IG Metall, le plus puissant syndicat d’Allemagne – et d’Europe – demande le passage de la semaine de travail à 28 heures, assortie d’une augmentation de salaires de 6%. Pour appuyer sa revendication, l’organisation des travailleurs de la métallurgie (dont l’automobile, donc) prévoit une série de débrayages qui laissent augurer d’un conflit sérieux. On imagine les réactions qu’une telle demande susciterait si elle était formulée par un syndicat français… Horreur, folie, utopie ! On ne manquera pas d’en tirer argument à gauche : si les Allemands, parangons de la rigueur financière et économique, en débattent, pourquoi pas nous ? Ce à quoi d’autres répondront que l’Allemagne s’est d’abord dotée d’une compétitivité redoutable sur les marchés mondiaux, par exemple en promulguant les lois Hartz sur la flexibilité. Rien n’est simple…

• Laurent Wauquiez veut imposer à LR, dont il est le nouveau président, une ligne eurosceptique. Ce qui pourrait provoquer le ralliement d’une partie de ses troupes à Emmanuel Macron. Dans le même temps, Marine Le Pen, qui n’est plus europhobe mais eurosceptique, veut changer le nom de son parti de manière à faciliter de futures alliances. Coïncidence ? Ou préfiguration d’une recomposition plus large ?

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 8 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

L’empire du milieu pour un roitelet………..(08/01/2018)

Reportage

Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Par Alain Auffray — 7 janvier 2018 à 20:56
Le Comité permanent du bureau politique, dont le président, Xi Jinping (4e en partant de la gauche), et le Premier ministre, Li Keqiang (à sa gauche), à Pékin le 25 octobre.
Le Comité permanent du bureau politique, dont le président, Xi Jinping (4e en partant de la gauche), et le Premier ministre, Li Keqiang (à sa gauche), à Pékin le 25 octobre. Photo Jason Lee. Reuters

Climat, Corée du Nord, commerce… Le chef de l’Etat, qui effectue son premier déplacement en Chine à partir de ce lundi, veut faire de Pékin un partenaire essentiel. Et incarner le leadership d’une Europe en pleine recomposition.

  • Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Ce sera, insiste l’Elysée, «la première visite d’Etat en Asie» du président de la République. On souligne également qu’elle intervient «très rapidement», sept mois après l’élection présidentielle. Et puisque chaque détail a son importance en matière diplomatique – singulièrement s’agissant de la Chine – on fait aussi remarquer, au Château, qu’Emmanuel Macron consacrera «beaucoup de temps» (trois jours pleins), à ce déplacement dans l’empire du Milieu.

Toutes ces précisions protocolaires visent à bien souligner le contraste entre le déplacement qui commence ce lundi et la visite au pas de charge qu’expédia François Hollande en trente-sept heures, à la fin du mois d’avril 2013… Qu’on se le dise : Macron, lui, accorde la plus haute importance à cette visite. A en croire son entourage, elle aurait même vocation à faire date dans l’histoire des relations franco-chinoises, cinquante-quatre ans après que la France du général de Gaulle n’établisse des relations diplomatiques avec la République populaire. Plus modestement, Macron est le premier chef d’un grand Etat occidental à se rendre en Chine depuis que le XIXe congrès du Parti communiste a inauguré en octobre le second mandat de Xi Jinping, l’omnipotent secrétaire général qui prétend conduire son pays, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, sur le chemin de «la croissance qualitative», pour la construction d’une «civilisation écologique socialiste».

Entre une Allemagne qui peine à renouveler son gouvernement, un Royaume-Uni empêtrée dans son Brexit, voire une Espagne déchirée par la situation en Catalogne, la France prend, vu de Chine, des allures de pôle de stabilité. Une aubaine pour le président français, qui se veut aussi l’ambassadeur d’une Union européenne en pleine refondation (lire page 5). Réputé pragmatique et pro-business, Macron bénéficie, à Pékin d’un préjugé plutôt très favorable (lire page 3).

Alors que le déroutant Donald Trump dénonce l’accord de Paris, brandit son «gros bouton» nucléaire contre Pyongyang et agite la menace d’une guerre commerciale avec Pékin, Macron a l’ambition d’affirmer, au nom de l’Europe, son leadership sur trois fronts : la lutte contre le réchauffement climatique, le combat pour la paix et la non-prolifération nucléaire, notamment en Corée du Nord, et la bataille pour le «rééquilibrage» des relations commerciales entre la Chine et l’Union européenne.

Contrats

Bien sûr, le président français, accompagné d’une imposante délégation de ministres et de chefs d’entreprises, ne dérogera pas à la séquence des signatures de contrats – une cinquantaine sont annoncés – qui marque traditionnellement ces visites d’Etat. Mais son entourage assure que le succès de ce voyage ne se mesurera pas aux dizaines de milliards qui pourraient être signés cette semaine. Ces gros chiffres que les responsables politiques brandissent triomphalement n’ont pas beaucoup de sens. Ils ne sont souvent que l’addition d’accords déjà en cours et de promesses qui n’engagent personne. Ce fut le cas, en novembre, des 250 milliards de dollars de contrats que Donald Trump se targuait d’avoir engrangé à Pékin.

Macron devrait surtout plaider pour un accès plus ouvert des marchés chinois (lire page 4). C’est avec la Chine, deuxième fournisseur et huitième client, que la France enregistre son plus important déficit commercial : 30 milliards d’euros. Pour amorcer un rééquilibrage, Paris vise le colossal marché des classes moyennes chinoises.

L’Elysée assure que Macron ne cherchera pas à éviter les sujets sensibles. Chantre de «l’Europe qui protège», il plaidera pour un renforcement du contrôle des investissements stratégiques par les groupes non-européens. En 2015, comme ministre de l’Economie, il avait fortement dénoncé le dumping et la vente à perte de l’acier chinois. Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, résumait vendredi la doctrine française : «L’intention de la France n’est pas de barrer la route à la Chine. Mais il convient d’établir un partenariat fondé sur la réciprocité. […] Nos interlocuteurs chinois préfèrent le terme « gagnant-gagnant ». Pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas le même qui soit deux fois gagnant.»

Pour ne pas être trop désagréable avec son hôte, il est probable que Macron s’abstiendra d’évoquer trop bruyamment un autre sujet, plus délicat encore : celui des droits de l’homme. Le mois dernier, l’ambassade de l’Union européenne à Pékin s’était dite «extrêmement préoccupée» par le refus de la Chine d’accorder sur son territoire certains «droits fondamentaux», notamment en matière de liberté d’information et d’expression sur Internet. La question sera «bien sûr abordée» par Emmanuel Macron, assure son entourage. Il faudra le croire sur parole. Car au nom du «respect des sensibilités chinoises», mais aussi dans «un souci d’efficacité», il ne sera pas question de faire publiquement état de ces conversations…

Grande ombre

Avant de retrouver le président Xi Jinping, mardi à Pékin, Macron a prévu de s’exprimer lundi à Xi’An devant un public de chefs d’entreprises, d’universitaires et d’étudiants des deux pays. L’orateur a déjà démontré qu’il pouvait, en de telles circonstances, être particulièrement prolixe. Son discours dans la vieille capitale de la Chine médiévale se voudra sans doute tout aussi «refondateur» que celui du 8 septembre à la Pnyx d’Athènes ou que celui du 28 novembre à l’université de Ouagadougou.

On ne serait pas surpris d’y voir surgir la grande ombre du Général. «La France reconnaît simplement le monde tel qu’il est», avait déclaré de Gaulle en 1964 à Paris, lors d’une fameuse conférence de presse où il justifiait sa décision d’échanger des ambassadeurs avec la Chine communiste, ce à quoi se refusaient alors tous ses alliés du monde occidental. Multiplier les échanges entre les peuples, c’est «servir la cause des hommes, c’est-à-dire celle de la sagesse, du progrès et de la paix», avait alors fait valoir le président français. Dans un autre style, Macron ne devrait pas dire autre chose.

 

Alain Auffray

Liberation.fr
Publié dans : Politique | le 8 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

Ah ! bon………………………..(08/1/2018)

Congrès du PS : Stéphane Le Foll trop Macron-compatible ?

Congrès du PS : Stéphane Le Foll trop Macron-compatible ?
Stéphane Le Foll, lorsqu’il était encore ministre de l’Agriculture le 10 mai 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Des élus rappellent opportunément que l’ex-ministre doit sa réélection comme député à l’absence d’adversaire En Marche.

On ne sait pas encore si Stéphane Le Foll franchira le pas – il a promis d’annoncer en ce début janvier s’il se lance dans la course pour prendre la tête du Parti socialiste. Mais on sait déjà qu’il a peu de chances de rassembler son camp, à en croire ce tir de barrage de la part de plusieurs élus.

« Le problème de Le Foll, c’est qu’il n’a pas eu de candidat Macron face à lui aux législatives », glisse un ancien ministre, pourtant situé au centre de gravité du PS. Comprendre : la bienveillance complice du nouveau chef de l’Etat à l’égard de Stéphane Le Foll le disqualifierait pour le poste de premier secrétaire du PS.

Ancien bras droit de François Hollande, l’élu sarthois a passé une bonne partie de la campagne présidentielle à dire tout le scepticisme que lui inspirait la candidature du vainqueur de la primaire Benoît Hamon. Si bien que l’absence de candidat La République en Marche dans sa circonscription a été interprétée comme un geste de remerciement. Puis, en juillet, lorsque Edouard Philippe a sollicité un vote de confiance des députés, Stéphane Le Foll a été de ceux qui ont plaidé l’abstention des socialistes, plutôt qu’un vote « contre ».

Militants et députés socialistes s’en souviennent. « Ça pose une vraie question. C’est sûr que vous êtes moins légitime si vous n’avez pas eu de candidat En Marche ! face à vous, comparé à tous les socialistes qui se sont battus sur le terrain », considère une députée qui a évité d’extrême justesse l’hécatombe (90% des socialistes sortants ont été battus).

« Je peux vous assurer que les militants qui ont fait la campagne des législatives sont très marqués », souligne ce même ancien ministre. « Ils ont vu des choses qu’ils n’avaient jamais connues, d’excellents candidats balayés parce qu’ils n’avaient pas la bonne étiquette. Ils ont un profond sentiment d’injustice. »Ils sont une poignée de socialistes à avoir ainsi bénéficié de la neutralité bienveillante d’Emmanuel Macron. Outre Stéphane Le Foll, c’était le cas de Manuel Valls (qui a quitté le PS), Ericka Bareigts, George Pau-Langevin et François Pupponi. Un traitement de faveur qui n’a pas suffi pour Marisol Touraine et Myriam El Khomri, battues malgré tout.

B. L.

Publié dans : Politique | le 8 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

Terrorisme……………………………(07/01/2018)

Djihadisme : « Les aumôniers musulmans jouent un rôle fondamental dans les prisons »

Djihadisme : "Les aumôniers musulmans jouent un rôle fondamental dans les prisons"
A Tal Afar, à l’ouest de Mossoul le 26 août 2017. ((AHMAD AL-RUBAYE / AFP))

« Le djihadisme est un phénomène systémique qui va durer », selon la spécialiste Myriam Benraad qui invite à repenser durablement les dispositifs de prise en charge des djihadistes en France.

Le « califat » autoproclamé par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui s’étendait sur de larges pans de territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak, n’existe plus que sur quelques villes de faible importance d’une rive à l’autre de l’Euphrate et du Tigre. De Raqqa, fief syrien de l’EI, il ne reste que des ruines. La mosquée Al-Nouri de Mossoul où le leader de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait fait sa seule apparition publique en 2014 a été en partie détruite.

Mais l’EI, quasiment vaincu militairement, fera encore parler de lui en 2018, sans aucun doute. Emmanuel Macron, dans un entretien au quotidien « El Mundo » paru fin 2017, l’a rappelé : « La défaite de Daech ne signifie pas la fin de la menace terroriste, qui est durable. »

Si l’EI a perdu son territoire, il lui reste des combattants dans le monde et surtout, son idéologie est devenue suffisamment puissante pour s’affranchir d’une organisation structurée. Une idéologie qui est au centre du dernier ouvrage de la spécialiste Myriam Benraad, professeur en sciences politiques et en études de sécurité à l’université de Leyde (Pays-Bas), « Jihad : des origines religieuses à l’idéologie » (Editions Le Cavalier Bleu). Interview.

Terrorisme.................................(07/01/2018) dans TERRORISME 16380411

Vous faites le constat que depuis plusieurs années, et surtout depuis les attentats du 11-Septembre, le mot « djihad » est omniprésent dans le débat public mais a été banalisé et dévoyé. En perdant ce sens originel, on aurait aussi perdu la compréhension du phénomène djihadiste…

J’ai essayé de montrer comment s’est construite l’idéologie djihadiste à partir de sources religieuses qu’on ne peut pas nier. L’idée était de faire la distinction entre ce qui est du ressort du religieux et de l’idéologie. Nous sommes dans une forme de confusion délétère qui aboutit à la criminalisation de l’islam et des musulmans, alors que les djihadistes ne sont qu’une composante, extrêmement violente et dangereuse, très minoritaire dans le champ de l’islam politique. Cela a créé des effets de polarisation très inquiétants qui ont des conséquences sur notre société et qui, par ailleurs, participent du narratif djihadiste.

Les djihadistes utilisent le mot « djihad », on ne peut pas leur nier l’usage du terme. Mais il est important de comprendre l’instrumentalisation et les modalités d’usage qu’en font ces militants radicaux.

Comprendre comment se construit l’idéologie djihadiste est-il d’autant plus important que se pose aujourd’hui la question des retours de djihadistes ?

Le « tout judiciaire » ne sera pas la solution. D’autant que la prison est un incubateur de la radicalisation. Les personnes ultraradicalisées deviendront des chefs en prison et useront de leur influence. On ne peut pas incarcérer sans dispositif de prise en charge interne. Et celle-ci doit intervenir au niveau du religieux, par l’intermédiaire des aumôniers musulmans. Ils ont un rôle fondamental, crédible, légitime, sont impliqués sur cette question depuis une dizaine d’années et obtiennent des résultats.

Une fois passée la première étape du carcéral, il faut penser l’après. Je ne crois pas au désembrigadement seul. Il faut un suivi, une méthode, des personnes compétentes qui prennent en charge ces gens et qui puissent dialoguer avec eux. Aux Pays-Bas par exemple, il y a un processus de réintégration sociale suivi par les autorités. Les anciens djihadistes ne sont pas lâchés dans la nature, il y a une assistance religieuse, un dialogue engagé avec eux. On n’est pas dans la stigmatisation.

Les pistes de réflexion sur la manière dont cela peut être géré devraient être lancées en amont. Or, pour le moment, on n’a pas encore réfléchi collectivement aux dispositifs qu’il faut mettre en place si jamais la France décide de les rapatrier.

Les dispositifs spécifiques de déradicalisation ont cependant montré leur limite…

On ne peut pas jeter comme on l’a fait ces derniers mois tout ce qui a été fait dans le domaine de la « déradicalisation », car on se retrouve à nu aujourd’hui. Les ratés ont été la conséquence d’une précipitation sans planification réelle, et du fait qu’on a attendu de certaines personnalités des résultats qui n’étaient pas réalistes. C’était devenu un enjeu de pouvoir pour obtenir des financements.

Mais cela ne veut pas dire qu’il faut tout laisser tomber. Il faut relancer ces dispositifs et développer une stratégie de long terme car le djihadisme est un phénomène systémique, qui va durer.

Quels acteurs vous paraissent essentiels à ces dispositifs ?

Je pense qu’il faut développer davantage la prise en charge religieuse. Les djihadistes sont très attachés à cet aspect. Je parlais des aumôniers, mais on peut également s’interroger sur ce qu’on peut faire au niveau de l’islam de France. Que ce soit dans la sphère sociale, dans les quartiers, dans les mosquées, il faut faire en sorte que ces gens puissent avoir d’autres lieux de socialisation religieuse qu’internet.

L’adhésion à une forme d’islam radical rend le passage à la violence plus probable. Ce qui radicalise, c’est une vision du monde, une idéologie structurée qui prétend offrir des réponses et qui touche divers profils. Il faut des personnes, des individus considérés comme légitimes car suffisamment charismatiques pour les aider à renoncer à la lutte armée. Il faut se placer plus en amont pour travailler sur l’idéologie.

Plusieurs victoires militaires sur l’EI en Irak et en Syrie ont été proclamées fin 2017. Y a-t-il chez les combattants djihadistes la volonté de récréer le « califat » perdu ?

Depuis la perte de ces territoires, le discours djihadiste est le suivant : « nous avons réussi à créer un ‘califat’ » qui a trouvé une matérialisation entre la Syrie et l’Irak. Ils se disent qu’ils ont réussi là où aucune autre faction djihadiste n’avait réussi auparavant. Aujourd’hui, il y a donc la nostalgie d’un califat djihadiste perdu qu’il faut restituer. Leur propagande, même si elle a diminué, recycle des images du passé. Pour les djihadistes, les pertes militaires ne sont qu’une épreuve majeure à traverser. Ils n’ont pas dit leur dernier mot et n’abandonneront pas le combat.

Autre chose : la revanche est un autre sentiment mobilisateur pour l’EI. Ils ont toujours utilisé la vengeance comme un moteur clé de leur propagande. Ils veulent venger les leurs, leurs pertes, l’humiliation… Ce ressort émotionnel de revanche est prédominant.

 

 

Mais peuvent-ils concrètement recréer ce « califat » ?

Ce sera très difficile. D’une part, parce que la campagne militaire a été extrême et très violente. Raqqa a été rasée à 70% et Mossoul a été détruite à 30%. D’autre part, les populations civiles ne veulent plus des djihadistes, même celles qui les soutenaient au départ. Elles sont déplacées et luttent pour leur survie. Elles veulent des choses simples : la sécurité, l’eau, l’électricité et retrouver un semblant de normalité. Ce ras-le-bol fait qu’un ancrage de l’EI dans cet environnement va être compliqué.

Cela dit, l’EI peut être défait mais l’idéologie n’a pas disparu. Depuis la fatwa d’Oussama Ben Laden de 1998 qui appelle au djihad global contre l’Amérique et ses alliés, le phénomène n’a cessé de croître malgré tous les efforts déployés pour le contrer. D’autant que les djihadistes ont laissé des enfants qui continuent parfois de les admirer. S’ils grandissent dans un champ de ruines et que leurs libérateurs n’ont rien à leur proposer, on peut craindre que le pire ne se reproduise.

Propos recueillis par Sarah Diffalah

Publié dans : TERRORISME | le 7 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

Bravo Messieurs………………………….(07/01/2018)

Démission fracassante à la Commission nationale des comptes de campagne

>Politique|Nathalie Schuck (@nathalieschuck)| 07 janvier 2018, 8h46 |19
Bravo Messieurs...............................(07/01/2018) dans
Siège de la CNCCFP, Paris (Ier). C’est lors d’un huis clos au siège de la CNCCFP, au 36, rue du Louvre, qu’un rapporteur a décidé de claquer la porte. (capture écran)

Google streetview

Un rapporteur de la Commission nationale des comptes de campagne révèle pourquoi il a décidé de démissionner.

Le 20 novembre, les portes ont claqué dans le huis clos du 36, rue du Louvre, siège de la discrète Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Une séance « longue, houleuse et difficile », au dire de notre témoin, qui s’est résigné à démissionner, la mort dans l’âme. « Vous ne m’offrez d’autre alternative que celle de me soumettre ou de me démettre », écrit Jean-Guy de Chalvron dans une lettre adressée au président de la CNCCFP, François Logerot, dont nous avons obtenu copie, paraphrasant la tirade de Gambetta. Durant toute sa carrière, cet inspecteur général de l’administration, aujourd’hui retraité, a été un grand serviteur de l’Etat, passé par dix ministères, de l’Industrie à l’Intérieur. Il fut aussi directeur de cabinet de Louis Mexandeau aux Anciens combattants. De solides gages de sérieux pour ce haut fonctionnaire qui met en avant dans sa lettre de rupture les « valeurs d’indépendance et de rigueur » qui l’ont toujours guidé. Que s’est-il donc passé pour qu’il en arrive là et rompe le silence ?

 - DR.

« La colère », nous explique-t-il, « révolté ». Pendant cinq mois, il a été l’un des deux rapporteurs chargés d’éplucher les 52 cartons de factures d’un grand candidat à la présidentielle. Or, il dit avoir déniché nombre de dépenses litigieuses qui ne pouvaient pas, selon lui, ouvrir droit à un remboursement par l’Etat, donc par le contribuable, mais pas à même toutefois d’entraîner un rejet du compte de campagne. Le tout portait sur près de 1,5 millions d’euros, sur un total de 10,7 millions d’euros de dépenses.

 

 

Un système opaque

Ces anomalies ont été détaillées lors de la fameuse réunion du 20 novembre, où fut examinée une « lettre des griefs » destinée au candidat. Jean-Guy de Chalvron se serait alors, assure-t-il, heurté à un refus « extrêmement brutal » de la commission, qui lui aurait suggéré de revoir nettement à la baisse ses propositions de régularisation. Raison pour laquelle il a préféré partir, pour ne pas avoir à couvrir de potentielles irrégularités.

Ce candidat, c’était Jean-Luc Mélenchon. Mais si Jean-Guy de Chalvron a accepté de témoigner, ce n’est pas pour mettre à l’index le patron de la France insoumise. N’ayant pas eu accès aux comptes des autres candidats, il ignore en effet s’ils ont donné lieu à des difficultés. Or, selon nos informations, deux voire trois autres rapporteurs auraient aussi claqué la porte. Non, ce qu’il souhaite, c’est alerter sur de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP, dont il juge le système opaque et fort peu démocratique. Une commission débordée qui a dû, pour éplucher les comptes de la présidentielle, recruter des rapporteurs vacataires, tous hauts fonctionnaires et retraités. Des intermittents en somme, donc peu préparés à la mission. Ils étaient seize, deux par « grand » candidat et un par « petit », épaulés par de simples étudiants stagiaires. Or, le travail est ingrat : une masse de documents colossale (5 000 factures pour Mélenchon), un temps bref (six mois) et un salaire peu attrayant (18 euros la vacation de six heures). Mais il s’y est attelé avec enthousiasme.

Or, reproche-t-il, on lui aurait demandé de fermer les yeux. « De nombreuses divergences de fond sont apparues entre mes propres propositions de réformation et les recommandations de la commission, écrit-il dans sa lettre de démission. Vous m’imposez donc de signer une lettre de griefs au candidat qui ne reflète plus du tout le travail que j’ai fourni. » De fait, à la CNCCFP, ce ne sont pas les rapporteurs, chargés d’enquêter, qui ont le dernier mot, mais les neuf permanents. En résumé, les rapporteurs proposent, la commission dispose. « Bâillonnés », juge de Chalvron, encore outré.

LeParisien.fr
Publié dans : "AFFAIRES" | le 7 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »
1...34567...1227

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente