La lettre de Laurent Joffrin……………….(03/02/2020)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’éloquente boulette de Pénicaud

«Il faut se défier du premier mouvement. Il est toujours généreux.» Cette maxime de Talleyrand – cynique, comme à son habitude –, les députés En marche l’ont comprise à l’envers. Ils ne se sont pas défiés de leur premier mouvement et celui-ci n’était pas généreux. Tout de spontanéité parcimonieuse, ces pingres macroniens ont en effet voté contre une proposition de loi présentée par leur collègue UDI Guy Bricout, qui souhaitait allonger de cinq à douze jours le congé consenti aux parents qui viennent de perdre un enfant, mesure de bon sens et de bon aloi.

Ils suivaient en cela la consigne de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s’exprime souvent de manière quelque peu confuse, mais qui redoutait, très clairement cette fois, qu’on accroisse soudain les charges pesant sur les entreprises. Sic ! Ce réflexe libéral, fort heureusement, n’a pas duré longtemps. Invoquant l’humanité nécessaire en l’espèce (ce qui tend à prouver que libéralisme et humanité ne font pas bon ménage), le président Macron a désavoué sa ministre et demandé qu’on fît preuve de plus de compassion envers ces familles frappées par le malheur. Il faut dire que la décision avait aussitôt déclenché un tollé de l’opposition, et même de certains ministres, plus fins que leur collègue du Travail. Il faut dire aussi que le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, craignant d’être tenu pour responsable de cette cruelle décision, avait lui aussi contredit la ministre pour son manque de cœur. Laquelle s’est fendue rapidement d’un mea culpa sans ambages, ce qui tend à mettre en lumière l’influence du patronat auprès du gouvernement… Pour une fois, à l’inverse de la maxime de Talleyrand, c’est le second mouvement qui était le bon.

Bévue isolée ? Gaffe incongrue ? Boulette d’une ministre ancienne directrice des ressources humaines dont l’humanité n’est pas la principale ressource ? Il faut craindre que non. Quelques jours plus tôt, la ministre de la Justice réagissait au cas de la jeune lycéenne appelée Mila, qui avait posté une vidéo vengeresse et insultante contre les religions en général et la religion musulmane en particulier, attirant sur elle un tombereau d’injures et de menaces de mort émanant de milieux musulmans. Ministre de la Justice mal informée sur les principes de justice en France, Nicole Belloubet avait condamné «une atteinte à la liberté de conscience», semblant soudain introduire de son propre chef le délit de blasphème dans la législation française. Autre boulette. Comme on sait, il est interdit dans la République d’insulter les croyants pour leurs convictions. Mais il est licite – ce qui ne veut pas dire recommandé ou habile – de vitupérer telle ou telle croyance religieuse, ce qu’avait fait la jeune Mila exaspérée par les attaques homophobes qu’elle subissait sur les réseaux. Les hommes ou les femmes de religion sont protégées, mais pas les idées, dont le commentaire est libre, serait-il injurieux. La justice, que la ministre est pourtant censée diriger, incarner et garantir, ne s’est pas fait faute de le lui rappeler, en déclarant que cette provocation sur Instagram ne contrevenait à aucune loi, comme c’est le cas dans la plupart des démocraties, et même en Turquie musulmane. Belloubet, elle aussi, a dû faire amende honorable.

Il est vrai que l’exemple vient d’en haut : le Président lui-même, dans son premier mouvement, a commis un nombre remarquable de gaffes du même tonneau («ceux qui ne sont rien», «il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi», «un pognon de dingue» pour le social, etc.) avant de faire laborieusement machine arrière. Ainsi, le «en même temps» cher à la macronie est réfuté dans la pratique. Il faut dire désormais «en deux temps». Un premier temps caricaturalement libéral, un second où l’on se rattrape aux branches par des protestations sociales. Lequel est le bon, comme se demandait Talleyrand ? Chacun jugera.

LAURENT JOFFRIN
 
Publié dans : Non classé | le 3 février, 2020 |Pas de Commentaires »

Coronavirus…………………(03/02/2020)

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Coronavirus 2019-nCoV : les tests pratiqués sur une vingtaine de personnes rapatriées en France et présentant des symptômes sont « négatifs », annonce le gouvernement
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Publié dans : Non classé | le 3 février, 2020 |Pas de Commentaires »

Avec le pouvoir actuel ? (01/02/2020)

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Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?
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Publié dans : SOCIAL | le 1 février, 2020 |Pas de Commentaires »

Sarko a chaud……………….(31/01/2020)

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Soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy : l’homme d’affaires Alexandre Djouhri est mis en examen pour corruption
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Publié dans : "AFFAIRES" | le 31 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

Brexit……………(31/01/2020)

Le Brexit, « c’est un peu comme quand Geri Halliwell a surestimé sa viabilité en tant qu’artiste solo et a quitté les Spice Girls », argumentaient jadis les opposants à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Mais en réalité, le Brexit tel qu’il se matérialisera, vendredi 31 janvier à 23 heures (minuit, heure de Paris), propose le scénario suivant : imaginez un monde dans lequel « Ginger Spice » aurait bien quitté les Spice Girls, mais aurait continué à se produire sur scène avec le groupe, sans toutefois donner son avis sur ses choix artistiques. Voilà ce qui attend Londres jusqu’au 31 décembre 2020. Hors de l’UE et de ses instances décisionnaires, mais toujours dans le marché unique et l’Union douanière, le Royaume-Uni inaugure une nouvelle forme de rupture. Un entre-deux baptisé « période de transition ». Un arrangement inédit qui promet de nouvelles négociations pimentées entre deux partenaires qui, à défaut d’être encore amoureux, tenteront de rester amis. On vous explique comment.

 

Brexit...............(31/01/2020) dans BREXIT 20867711

 

Que se passe-t-il exactement vendredi à 23 heures ?

Les cloches de Big Ben ne retentiront pas, comme le souhaitaient les partisans du Brexit, mais le Royaume-Uni quittera bien officiellement l’Union européenne à 23 heures. Si le député conservateur eurosceptique Mark François a prévu de faire la fiesta toute la nuit et d« observer le soleil se lever sur un pays libre », ceux qui se réjouissent de la sortie de l’UE se contenteront pour beaucoup de suivre un compte à rebours géant projeté sur le 10 Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre. Quand le lendemain, le soleil se lèvera sur la perfide Albion (et sur Mark François), les Britanniques ne seront plus des citoyens de l’Union européenne. Mais dans les faits, rien n’aura véritablement changé.

Au 1er février, le Royaume-Uni entre ainsi dans une période de transition, laquelle sera en grande partie dédiée à la négociation avec ses ex-camarades de l’UE. Pour l’anecdote, ils ne sont même pas d’accord sur le nom à donner à cette phase (le gouvernement britannique préfère le terme « période d’implémentation »). Conformément à ce qui est prévu dans l’accord de retrait, elle doit durer jusqu’au 31 décembre 2020, date à laquelle l’Union européenne ouvrira une nouvelle phase budgétaire.

Prévue à l’origine pour durer vingt et un mois, la période de transition a été raccourcie à onze mois au fil des reports successifs du Brexit. Elle pourra cependant être prolongée, à condition que la demande soit faite avant le mois de juillet. Or, Boris Johnson a déjà fait part de son refus de demander une extension.

Qu’est-ce qui change pour les Britanniques (et pour nous) ?

Pas de panique si vous aviez prévu d’aller à Londres pour la Saint-Valentin : pour les citoyens, rien ne change. Pendant la période de transition, la libre circulation des personnes, des biens et des marchandises est toujours de mise. Européens et Britanniques circuleront sans visa ni contrôles particuliers de part et d’autre de la Manche. Rien ne change non plus pour les entreprises qui importent depuis ou exportent vers le Royaume-Uni. Aucun droit de douane ne s’appliquera et Londres continuera de respecter les réglementations européennes comme si le pays demeurait dans l’Union.  

La Cour de justice européenne (dont le travail est d’assurer une interprétation et une application uniforme du droit de l’Union) demeure compétente pour le Royaume-Uni, quand bien même le pays n’est plus membre de l’UE. Les droits des citoyens britanniques resteront les mêmes que ceux des citoyens communautaires, sans distinction, pendant les onze mois de cette période de transition, qu’il s’agisse d’un étudiant français à Manchester ou d’un retraité britannique à Eymet (Périgord).

Et les Britanniques qui siégeaient dans les institutions européennes, ils vont rester ?

Non. Bureaux vidés et pots de départ bouclés, les Britanniques qui travaillent dans les institutions européennes ont quitté les organes du pouvoir européen ces dernières semaines. Au 1er février, ils n’y siégeront plus du tout. Mardi, le ministre de l’Europe du gouvernement britannique a quitté la toute dernière réunion du Conseil de l’Europe à laquelle son pays était convié. Un moment d’intensité inversement proportionnelle à son importance historique, à en croire les images tournées par un diplomate finlandais.

Dès la prochaine session du Parlement, les sièges des « MEPs » britanniques seront occupés par des députés d’autres pays. Sur un plan plus anecdotique, le Financial Times nous apprend que l’ambassade britannique auprès de l’UE, installée à Bruxelles, a été rebaptisée : avec le Brexit, elle devient au 1er février la « Mission britannique pour l’Union européenne ». Ironie du sort, l’abréviation de cette représentation diplomatique (« UKMissEU ») peut se traduire par « l’UE manque au Royaume-Uni ». 

Si l’on résume, les Britanniques ne siégeront donc plus dans les institutions… qui édicteront, sans eux, des lois qu’ils devront quand même appliquer jusqu’à la fin de la transition. Pour un gouvernement qui a fait campagne sur l’ambition de « reprendre le contrôle » des mains de Bruxelles et de Strasbourg, cela est vécu comme « le prix à payer » pour recouvrer sa liberté, éclaire Georgina Wright, chercheuse et membre du think tank Institute for Government, spécialisée sur l’influence du Royaume-Uni après le Brexit.

Néanmoins, certains eurodéputés du Brexit Party semblent tout juste en avoir pris conscience. « Je participe en ce moment à l’avant-dernière session du comité de la pêche avec les eurodéputés britanniques. La vraie question, c’est : qui pourra demander des comptes à ces gens [les Européens] pendant qu’ils contrôlent les eaux britanniques alors que la Grande-Bretagne ne sera pas représentée ? » s’est ainsi inquiétée l’élue européenne « brexiteuse » June Mummery, sur Twitter. Sans surprise, la question a provoqué une vague de commentaires consternés, certains confrères lui rappelant que c’est exactement ce qu’a défendu son parti. 

A quoi vont servir les négociations ?

Quand ils ont rédigé l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, les négociateurs européens et britanniques savaient qu’ils n’auraient pas assez de deux ans pour, à la fois, s’accorder sur les termes de leur divorce (rappelons que cela leur a pris trois ans et demi !) et établir les nouvelles règles qui régiront leurs relations. La période de transition doit donc leur servir à se mettre d’accord sur l’après-Brexit.

« En quittant l’UE, les Britanniques sortent mécaniquement de 600 accords internationaux passés par l’Europe au nom de ses Etats membres », résume le chef des négociateurs européens, le Français Michel Barnier, dans un entretien au JDD (article abonnés). Transport maritime ou ferroviaire, énergie, tarification du carbone, lutte contre le blanchiment d’argent, échange de renseignements, sécurité sanitaire, accès aux marchés financiers, politiques migratoires… Avec le Brexit, tout fera l’objet d’âpres négociations entre Londres et Bruxelles. « Il faut bien avoir conscience du fait que la prochaine phase de négociations sera plus compliquée que la phase consacrée à l’accord de retrait », a d’ores et déjà prévenu un diplomate allemand en visite à Londres le 22 janvier.

Des deux côtés, la volonté est clairement de trouver un accord. Mais avoir la volonté, c’est une chose. Y parvenir en est une autre.Georgina Wrightà franceinfo

« A partir du moment où il n’est pas question pour Boris Johnson de prolonger la période de transition, il sera difficile de trouver un accord exhaustif, explique la chercheuse. Il faudra donc déterminer quels sont les secteurs qui seront couverts par cet accord, quels autres seront abordés plus tard et ce qu’il faudra faire en attendant. » Dans le même temps, Londres tentera de nouer de nouveaux accords commerciaux avec ses partenaires non européens.

Comment vont se dérouler les discussions ?

Des deux côtés, les équipes de négociateurs se sont étoffées. Selon Le JDD, la « team Barnier », qui compte 18 nationalités différentes, est passée de 35 à 60 membres. Parmi eux, une « demi-douzaine de chefs d’équipe » seront « chargés d’un domaine précis de la discussion avec Londres », détaille l’hebdomadaire.

Le chef des négociateurs européens, Michel Barnier, lors d’un discours sur le Brexit, le 29 janvier 2020, à Bruxelles (Belgique). (JOHN THYS / AFP)

 

Côté britannique, une quarantaine de personnes composeront la « task force ». « L’équipe sera dirigée par David Frost, qui a déjà mené les négociations avec l’UE, sous la direction de Boris Johnson », détaille Georgina Wright. Ce diplomate occupera une place centrale dans le gouvernement « afin de disposer d’une grande proximité avec le 10 Downing Street, de récolter et de transmettre facilement les informations entre les différents départements. » Enfin, une autre équipe sera chargée de mettre en place les structures britanniques qui devront, bientôt, prendre le relais de l’UE.

Les négociations ne devraient débuter qu’au mois de mars, le temps que les Européens s’accordent sur un « mandat », c’est-à-dire sur les objectifs qu’ils défendront collectivement face au Royaume-Uni. Or, « les intérêts et les priorités sont différents d’un pays à l’autre, relève Georgina Wright. Toute cette dernière semaine, l’équipe de Michel Barnier a tenu des discussions avec les diplomates européens basés à Bruxelles pour y parvenir, mais il y a encore un peu de travail. » L’objectif est en tout cas de publier cette feuille de route en février.

France info

 

Le chef des négociateurs britanniques, David Frost, arrive à Bruxelles (Belgique), le 8 octobre 2019.
Le chef des négociateurs britanniques, David Frost, arrive à Bruxelles (Belgique), le 8 octobre 2019. (ARIS OIKONOMOU / AFP)

 

Les Britanniques, eux, n’ont toujours pas transmis de feuille de route. Mais Boris Johnson a déjà « clairement dit ce qu’il ne voulait pas : pas d’extension de la période de transition, pas d’union douanière, pas de participation au sein d’un marché unique. Ce sont les lignes rouges du gouvernement britannique », rapporte Georgina Wright. Reste que, sans ligne précise, « difficile de savoir ce sur quoi il est possible de faire des compromis, ou quels sont les secteurs que le gouvernement estime prioritaires ». 

En définitive, il est possible que ce soit l’UE qui demande de prolonger d’un an ou deux la période de transition. Et pour cause : l’accord négocié devra être ratifié par les Parlements nationaux des 27. Pour parer à toute éventualité, Londres et Bruxelles continueront de se préparer à un échec de ces discussions… ce qui déboucherait sur le scénario du no deal. Une sortie chaotique de l’UE qui pourrait ainsi intervenir le 1er janvier 2021.

Alors, que se passera-t-il après la période de transition ?

Déjà, ce qui aura été négocié s’appliquera. Et ce dont on est déjà sûr, c’est que le protocole validé en octobre 2019 par l’UE et le Royaume-Uni au sujet de l’Irlande du Nord se mettra en place. Ce territoire (situé sur l’île d’Irlande, mais appartenant au Royaume-Uni) se retrouvera à cheval entre les deux parties, en ce qui concerne les échanges commerciaux. L’Irlande du Nord sortira du marché commun, mais les règles européennes sur les marchandises continueront de s’y appliquer. De quoi augurer pas mal de travail pour les équipes britanniques.

« Via l’Irlande du Nord, une partie du Royaume-Uni continuera à appliquer certaines lois et standards de l’UE », traduit Georgina Wright. Par ce biais,  »le Royaume-Uni pourrait chercher à influencer les lois européennes », d’autant que ses entreprises ne voudront sans doute pas se fermer les portes du marché commun. Mais là, on anticipe déjà beaucoup. « Dès lors que le Royaume-Uni ne sera plus dans les institutions, il lui sera plus difficile de se faire entendre. Et pour savoir ce qu’il va se passer, il faudra attendre la fin de la période de transition », ajoute la spécialiste. Laquelle résume ainsi l’épisode qui nous attend désormais : « C’est la fin du début, mais pas le début de la fin. »

Publié dans : BREXIT | le 31 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

« Dieu reconnaîtra les siens »………………(30/01/2020)

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Pédophilie dans l’Eglise : le cardinal Barbarin, condamné en première instance pour « non dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs », est relaxé en appel
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Publié dans : Non classé | le 30 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

Prisons……………………………(30/01/2020)

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Prisons : la France condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour surpopulation carcérale
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Publié dans : Droit de l'homme | le 30 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

Retraites………….(30/01/2020)

Au bureau, il y a parfois des réunions dont personne ne croit à l’utilité, mais auxquelles tout le monde se rend tout de même, contraint. C’est un peu la même chose avec la «conférence sur l’équilibre et le financement des retraites ». Tous les syndicats de salariés et d’employeurs représentatifs seront réunis ce jeudi à l’invitation de Matignon pour la première réunion d’une série de discussions qui s’étalera jusqu’à fin avril. Leur mission, fixée par le gouvernement : trouver comment économiser 12 milliards d’euros d’ici à 2027, sans toucher au montant des pensions de retraite, ni au coût du travail.

Si les syndicats ne sont guère optimistes sur l’issue de cette conférence, ils constatent qu’elle offre une porte de sortie de crise au gouvernement. Ce dernier prévoit de promulguer avant l’été sa réforme des retraites, contestée depuis le 5 décembre par des manifestations et des grèves répétées.

« Un deal qui nous a sortis du bourbier »

L’idée d’une conférence de financement réunissant l’ensemble des partenaires sociaux n’est pas née au gouvernement. C’est la CFDT qui en a parlé en premier, le 5 janvier, un mois après la première manifestation interprofessionnelle contre la réforme d’Emmanuel Macron. Interrogé sur France 2, le patron du syndicat demandait alors sur France 2 au gouvernement de retirer l’âge pivot de son projet de réforme et d’organiser une « conférence de financement des retraites » d’environ six mois pour que les partenaires sociaux fassent « des propositions sur l’équilibre du régime à moyen et long terme ».

Une semaine plus tard, le Premier ministre saisit la perche tendue par la CFDT, en remodelant la proposition. La conférence durera jusqu’à fin avril, et non fin juillet. Dans une lettre aux partenaires sociaux, Edouard Philippe annonce le retrait provisoire de l’âge pivot et fixe deux lignes rouges : équilibrer le système des retraites en 2027, sans baisser les pensions versées aux retraités ni augmenter le coût du travail.

Dans la majorité, on salue le rôle joué par la CFDT. « Avec cette proposition, Laurent Berger nous a sortis du bourbier. Mais on a été nombreux à pousser pour que son deal soit accepté », lâche Sacha Houlié, député de la Vienne et cadre du parti présidentiel.

Trouver un consensus s’annonce très dur

Malgré ce « deal », et même si tous les partenaires sociaux ont répondu présents, y compris les syndicats qui demandent le retrait du projet de loi comme la CGT, FO ou la CFE-CGC, cette conférence ne suscite que peu d’espoirs. « Je ne suis pas optimiste du tout car le cadre est trop fermé », déplore Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière. « On nous demande de faire une mascarade, ou de trouver un mouton à 5 pattes », s’emporte Pierre Roger, secrétaire national de la CFE-CGC.

« C’est une impasse, cette conférence ! Le gouvernement a d’emblée écarté l’option de toucher aux cotisations », enfonce Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. « Trouver un accord sera impossible, donc le gouvernement reprendra la main et imposera ce qu’il veut », prédit-elle.

Même la CFDT est très prudente. « Le calendrier a été raccourci, on le regrette. On n’est pas naïfs, et on ne va pas renoncer à nos revendications », dit Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques. A la veille de la réunion, le syndicat a tenu à marteler ses exigences en organisant une conférence de presse. « Il faut d’abord qu’on réponde aux exigences de justice sociale, c’est une condition sine qua non pour avancer dans la conférence de financement », a déclaré Laurent Berger.

« C’est un marché de dupes qu’a passé la CFDT »

Avec l’organisation de la conférence de financement, « le gouvernement gagne du temps. Il aimerait pouvoir se targuer du soutien de la CFDT pour sauver la face, à défaut d’avoir le soutien de l’opinion », poursuit Pierre Roger, de la CFE-CGC. Pour FO, l’exécutif cherche à « détourner l’attention du projet de régime universel de retraites par points, dont nous ne voulons pas, vers la problématique de l’équilibre financier ».

La CFDT aurait-elle ainsi offert une sortie du tunnel au gouvernement ? Le syndicat est en tout cas sous pression. « C’est un marché de dupes qu’a passé la CFDT », analyse Céline Verzeletti à la CGT. « Le gouvernement l’a piégée, et il joue sur le temps, mise sur le pourrissement de la mobilisation, car c’est dur de maintenir la contestation. » « Je pense que le gouvernement s’est servi de la CFDT », abonde Pierre Roger de la CFE-CGC. « On verra si la conférence permet de sauver le soldat cédétiste ».

Pour le gouvernement, cette conférence présente en effet plusieurs avantages. Pas forcément celui de trouver une solution autre que l’âge pivot pour faire des économies, car « si c’était si simple, ça fait longtemps qu’on aurait trouvé une solution », souligne-t-on à Matignon. « Edouard Philippe ne croit pas qu’il y ait de solution sans demander aux Français de travailler plus longtemps », poursuit l’entourage du Premier ministre. Mais la conférence a l’avantage de « mettre tout le monde dans le même bateau, donc la réforme sera mieux acceptée ».

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Réforme des retraites : A quoi va donc servir la conférence de financement ?
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Réforme des retraites : Selon Edouard Philippe, la conférence de financement proposera une « mesure d’âge
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Publié dans : RETRAITES | le 30 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

Retraites………………(29/01/2020)

Ce qu’il faut savoirLes cortèges étaient nettement moins fournis, mercredi 29 janvier, pour la 8e journée interprofessionnelle de grève et de manifestations contre la réforme des retraites. Le ministère de l’Intérieur a dénombré 108 400 manifestants en France, dont 13 000 à Paris. La CGT revendique, elle, 180 000 participants au défilé dans la capitale. Suivez la situation dans notre direct.

 Six interpellations. Les forces de l’ordre ont interpellé six personnes au visage dissimulé se trouvant dans le cortège, a indiqué la préfecture de police de Paris à franceinfo.

Un trafic « quasi normal » à la RATP et la SNCF. Le mouvement n’a causé que « quelques perturbations » sur les réseaux de la RATP et de la SNCF, mercredi.

La CGT participera jeudi au lancement de la conférence de financement de la réforme des retraites, pour « expliquer comment améliorer [le] système actuel », a déclaré le secrétaire général de la confédération, Philippe Martinez.

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #GREVE

22h44 : EN DIRECT I ⚽️ OM – Strasbourg ⚽️Actuellement, plus de 600 avocats marseillais sont présents dans la tribune Ganay de l’Orange Vélodrome.#OM #Marseille #coupedefrance #avocats #velodrome #greve #reformedesretraites https://t.co/VJCkKJzvg3 #RETRAITES

Francetv

Publié dans : RETRAITES | le 30 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

Retraite…………………………..(29/01/2020)

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« C’est vraiment de l’abattage » : les députés de l’opposition enragent de n’avoir que six jours pour étudier le projet de réforme des retraites en commission
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Publié dans : RETRAITES | le 29 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »
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