Grève………………………..(09/05/2019)

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Contractuels, hôpitaux en crise, loi Blanquer… Les cinq raisons de la grève unitaire dans la fonction publique
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Publié dans : Non classé | le 9 mai, 2019 |Pas de Commentaires »

Sera-t-il entendu ? (09/05/2019)

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Le pape François oblige désormais le clergé à signaler à l’Eglise les abus sexuels
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Publié dans : Non classé | le 9 mai, 2019 |Pas de Commentaires »

Remember………………………………….(08/05/2019)

8 mai 1945

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
 .

Le 8 mai 1945 est la date, dans le calendrier grégorien, de deux événements historiques :

Cette date historique de la fin de la guerre est rappelée par de nombreux odonymes en France : rue du 8-Mai-1945etc.

Capitulation de l’Allemagne

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Signature de la reddition de l’armée allemande à Reims, 7 mai 1945.

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Deux jeunes femmes lisant la une du Montreal Daily Star annonçant la capitulation allemande et la fin imminente de la Deuxième Guerre mondiale, 7 mai 1945.

L’amiral Dönitz, désigné par Hitler comme son successeur, ainsi que son état-major, ont compris que toute résistance est vaine. Dönitz consacre son énergie à ce que les troupes allemandes se rendent aux Alliés occidentaux et non aux Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers allemands soient traités selon les conventions internationales, et non massacrés ou déportés en Sibérie. Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles[1] à l’ouest et la poursuite des combats à l’est afin de soustraire à l’emprise de l’Armée rouge autant de troupes que possible et de rapatrier le maximum de population[2].

C’est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims, au PC avancé du SHAEF d’Eisenhower, l’amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une capitulation séparée. Le général américain l’éconduit, tout en prévenant Staline des tentatives allemandes. Le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union soviétique se sont en effet mis d’accord sur une capitulation totale et inconditionnelle du gouvernement allemand et de l’OKW sur tous les fronts, n’acceptant des redditions ponctuelles que dans le cadre des engagements (unités déposant les armes et se constituant prisonnières) et non dans le cadre d’un traité. Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d’état-major, mais ce dernier essuie le même refus. L’intransigeance d’Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre horrifié les charniers d’Ohrdruf, annexe du camp de concentration de Buchenwald qui vient d’être libéré[3].

C’est donc le 7 mai 1945, à 2 h 41, que la reddition de l’armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force, par le maréchal allemand Alfred Jodl[4], en présence des généraux américains Walter B. Smith et Eisenhower, du général français François Sevez et du général soviétique Sousloparov, les combats devant cesser le 8 mai à 23 h 1. L’acte signé est purement militaire.

Ceci provoque la fureur de Staline qui veut que la capitulation de l’Allemagne soit signée dans sa capitale, à Berlin, où les soldats de l’Armée rouge règnent en maîtres[5]. Les journalistes occidentaux répandent rapidement la nouvelle de la capitulation, précipitant ainsi les célébrations. Les combats continuent cependant sur le front de l’Est.

L’exigence de Staline est honorée et une nouvelle signature a lieu le 8 mai, dans la nuit du 8 au 9 mai à 0 h 16 heure russe (23 h 16 heure de l’Ouest), dans une villa de Karlshorst, quartier général du maréchal Georgi Joukov dans la banlieue Est de Berlin (aujourd’hui le musée germano-russe Berlin-Karlshorst). Les représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, dont le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l’acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 1, heure locale[6] (heure d’Europe centrale), soit le 9 mai à 1 h 1, heure de Moscou. C’est l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l’acte de capitulation.

La reddition a donc lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays est-européens alliés. De ce fait les Soviétiques, puis les Russes et leurs alliés est-européens, commémorent cette capitulation le 9 mai, sous le nom de Jour de la Victoire.

Il faudra cependant attendre la capitulation officielle du Japon le 2 septembre 1945 (« V-J Day », pour « Victory over Japan Day », annoncé le 15 août 1945), lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l’USS Missouri dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin.

Jour férié en France

La loi du 7 mai 1946 prévoit que la commémoration du 8 mai 1945 soit fixée au 8 mai de chaque année, si ce jour est un dimanche, ou le dimanche suivant. Dès cette année et plus nettement dans les années suivantes, c’est-à-dire jusqu’en 1951, la commémoration perd de son importance alors que les associations d’anciens combattants réclament la reconnaissance du 8 mai comme jour férié et chômé. Ces associations organisent ainsi leur propre manifestation. L’adoption de la loi n° 53-225 du 20 mars 1953 clarifie la situation : le 8 Mai est déclaré jour férié (mais non chômé) de commémoration en France. Cela n’empêche pas les cérémonies de revêtir un réel éclat de 1953 à 1958[7].

Dans une logique de réconciliation avec l’Allemagne, le président Charles de Gaulle supprime le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959 qui fixe la date de la commémoration au deuxième dimanche du mois de mai[8]. Puis le décret du 17 janvier 1968 décide que le 8 mai sera commémoré chaque année, à sa date, en fin de journée.

En 1975, dans cette même logique afin de souligner la volonté des Européens d’organiser en commun leur avenir pacifique, le président Giscard d’Estaing supprime également la commémoration de la victoire alliée de 1945. Cette décision suscite un tollé général de la part des associations d’anciens combattants.

C’est à la demande du président François Mitterrand que cette commémoration et ce jour férié seront rétablis, par la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981 qui ajoute cette date à la liste des jours fériés désignés par le code du travail[10].

Publié dans : Non classé | le 8 mai, 2019 |Pas de Commentaires »

Info littéraire…………………………..(07/05/2019)

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Des grandes écoles aux « gilets jaunes » : qui est Juan Branco, l’auteur de « Crépuscule » en guerre contre Emmanuel Macron ?
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Propagande pour les européennes ?? (07/05/2019)

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Edouard Philippe assure que le « pouvoir d’achat moyen » va progresser de « 850 euros par an par ménage » cette année
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Les Paralysés de FRANCE communique…………………..(07/05/2019)

Résultats du 2e Baromètre de la confiance

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En route pour nos droits
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La confiance des personnes en situation de handicap et leurs proches dans le gouvernement n’est aujourd’hui plus qu’une illusion : selon la deuxième édition de notre Baromètre France handicap de la confiance réalisé avec l’Ifop, 89% des personnes en situation de handicap se disent mécontentes de l’action d’Emmanuel Macron !

Baromètre de la confiance 2019

Cet état d’esprit négatif a d’ailleurs empiré depuis le début du quinquennat : de 69% en 2018, ce sont désormais 74% des personnes en situation de handicap et leurs proches qui s’estiment révoltésface à la situation économique et sociale de la France.

Confiance qui s’érode, situation financière qui se dégrade, constat amer de la politique menée, actions prioritaires… découvrez l’ensemble des résultats de cette deuxième édition du Baromètre de la confiance pour lequel plus de 3 400 personnes, en situation de handicap ou proche d’une personne concernée, se sont exprimées.

Voir tous les résultats

Ces résultats ont été dévoilés au cours d’une conférence de presse, dont le replay est disponible en ligne.

Parce que la dignité, l’égalité et la solidarité, c’est la base, nous vous invitons à vous mobiliser à nos côtés ! Aidez-nous à porter nos revendications et notre message auprès du gouvernement, en signant la lettre ouverte qui sera remise au président de la République le 14 mai prochain à Paris.

Je signe

LA CARAVANE

Pour faire entendre nos revendications, nous agissons ! Dès aujourd’hui et jusqu’au 14 mai, nous prenons la route pour traverser 24 villes et aborder chaque jour une nouvelle thématique.

De la possibilité d’exercer ses droits fondamentaux au pouvoir de se déplacer librement, des centaines d’acteurs sont mobilisés pour faire entendre la voix et faire valoir les droits des personnes en situation de handicap et de leurs proches.

Je découvre la caravane

Rejoignez-nous dès ce jeudi 9 mai dans les villes suivantes pour soutenir la mobilisation :

  • Montpellier : le matin, manifestation sur la parvis de la mairie autour des droits fondamentaux (santé, travail, etc.). Des actions sont également prévues à Narbonne et Albi dans l’après-midi. En savoir plus
  • Annecy : conférence de presse à 14h30. En savoir plus
  • Le Mans : évènement festif, doléances et signatures de pétition place des Jacobins pour l’accès à la Culture. En savoir plus
  • Strasbourg : à 15h, manifestation devant la Cour de Justice européenne pour défendre les droits fondamentaux. En savoir plus

La mobilisation continuera le 10 mai et les jours suivants jusqu’au mardi 14 mai où une grande manifestation aura lieu place de la République à Paris. Retrouvez chaque étape dans notre agenda et participez à la mobilisation !

Je consulte l’agenda

JE M’ENGAGE À VOS CÔTÉS

Les Paralysés de FRANCE communique.......................(07/05/2019) dans Non classé
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JE SOUTIENS L’ASSOCIATION

Publié dans : Non classé | le 7 mai, 2019 |Pas de Commentaires »

Merci Messieurs…………………………………….(07/05/2019)

«Libération» s’est associé à 34 médias européens dans le cadre du projet «Grand Theft Europe» pour faire la lumière sur l’escroquerie la plus juteuse de l’histoire : quelque 50 milliards d’euros de taxe sur la valeur ajoutée volatilisés chaque année dans l’UE.

  • Fraude à la TVA : «Carrousel», la crasse du siècle

Cinquante milliards d’euros : voilà au bas mot la somme engloutie chaque année en Europe par la fraude à la TVA dite «carrousel», probablement la plus juteuse de l’histoire. En faisant circuler des biens et des services au sein de l’UE sans reverser la taxe finale aux Etats, ses artisans ont réussi le casse du siècle. Bien que son principe soit connu des autorités depuis plus de vingt-cinq ans, la fraude carrousel continue à provoquer des dégâts considérables, les Etats s’avérant incapables de mettre en place des outils permettant d’y mettre fin. En bout de chaîne, les profits générés alimentent le crime organisé et les réseaux terroristes, déformant l’économie légale et pénalisant les entreprises saines. A la veille des élections européennes, Libé s’est associé à 34 médias dans le cadre du projet «Grand Theft Europe», en collaboration avec le média d’investigation à but non lucratif allemand Correctiv, pour mettre en commun de nombreux documents confidentiels et mener des dizaines d’entretiens, afin d’évaluer la portée de cette gigantesque escroquerie.

Une manne ultraconvoitée

Estimée l’an dernier à 157 milliards d’euros en Europe, représentant plus de la moitié des recettes des Etats, la TVA fait l’objet des convoitises criminelles depuis l’instauration en 1993 du marché unique, dont les failles ont favorisé le développement des fraudes de type carrousel. Celles-ci impliquent des entreprises situées dans plusieurs pays de l’UE, qui vont faire circuler, souvent fictivement et en boucle, des marchandises pour réclamer à un pays de l’UE le remboursement de la TVA, qui n’a en réalité jamais été acquittée. En répétant leurs opérations rapidement durant quelques mois, ce manège va permettre de se faire payer plusieurs fois la taxe. Lorsque les services de collecte des impôts des pays concernés se rendent compte de la supercherie, il est déjà trop tard : les entreprises, détenues par des hommes de paille, se sont volatilisées et l’argent a été placé dans des paradis fiscaux. «Ces fraudes sont les plus importantes en termes de montants et constituent le premier marché criminel au sein de l’UE, en concurrence directe avec le trafic de drogue», constate Pedro Felcio, chef de l’unité de lutte contre la criminalité organisée à Europol, interrogé avec nos partenaires allemands Correctiv et ZDF.

A LIRE AUSSIFraude à la TVA, un produit et un manège à trois

De nombreux secteurs sont concernés, mais les plus touchés restent ceux liés à l’électronique, aux téléphones et aux puces informatiques, des produits à faible poids mais à forte valeur ajoutée. «On assiste à une complexification croissante des fraudes carrousel, confirme à Libé une source à la direction nationale des enquêtes fiscales (Dnef). Les escrocs utilisent un nombre de plus en plus élevé de sociétés intercalées dans au moins trois pays, avec des numéros de TVA intracommunautaire français ou étrangers, ce qui rend leur détection d’autant plus complexe.»

En France, le pic a été atteint en 2009 avec la gigantesque fraude au CO2, des quotas carbone que les escrocs pouvaient s’échanger via une bourse détenue à 40 % par la Caisse des dépôts et consignations. Il suffisait alors de quelques clics pour acheter les quotas hors taxe à l’étranger et les revendre TTC en France sans reverser au fisc la TVA facturée. Puis de renouveler l’opération des dizaines de fois, en empochant à chaque tour 19,6 % de la somme investie. Au total, en à peine huit mois, l’escroquerie a fait perdre au moins 1,6 milliard d’euros à l’Etat français. Depuis, plusieurs procès retentissants ont mené à des sanctions exemplaires. L’an dernier, la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné 36 personnes à des peines allant jusqu’à dix ans de prison et 20 millions d’euros d’amende dans le volet dit «marseillais» de la fraude au CO2 (385 millions d’euros de préjudice). Mais plus d’une décennie après les premiers signalements, seule une infime partie des sommes envolées ont été récupérées et un grand nombre de fraudeurs courent toujours.

Criminalité organisée et terrorisme

Ils sont catalogués par Europol comme des «cibles de grande valeur». «Ces criminels de haut niveau, nous les connaissons, ils sont connus de la plupart des agences qui enquêtent sur ce type de questions dans toute l’Europe, affirme Pedro Felicio. Certains d’entre eux sont là depuis le début du système, d’autres depuis dix ans. Il s’agit essentiellement de groupes pakistano-britanniques et de groupes franco-israéliens, qui sont à l’avant-garde de la fraude à la TVA qui a eu lieu dans toute l’Europe. Ils représentent environ 2 % de l’ensemble des groupes et ont réussi à capter jusqu’à 80 % de tous les profits criminels. Au second plan, nous avons les mafias traditionnelles. En particulier la mafia italienne, qui est un acteur important en matière de fraude à la TVA en Europe».

En France, plusieurs fraudes carrousel ont impliqué des escrocs proches du milieu franco-israélien au cours des dernières années. Ils seraient plusieurs dizaines identifiés par les services de police, réfugiés en Israël, à Dubaï ou dans des paradis fiscaux plus exotiques. L’un d’eux, Stéphane Alzraa, vient d’être extradé d’Israël pour son implication dans une escroquerie ayant permis de détourner environ 51 millions d’eurosUn autre, Arnaud Mimran, considéré comme un des princes du CO2, et condamné à huit ans de prison dans une affaire portant sur plus de 280 millions d’euros, devait comparaître lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris pour séquestration et extorsion en bande organisée. Mais le procès a été renvoyé pour des raisons procédurales. Il est soupçonné d’avoir commandité l’enlèvement d’un richissime trader suisse en janvier 2015 afin de lui soutirer ses fonds, ce qu’il conteste.

Une affaire emblématique de la porosité entre les fraudes fiscales complexes et le crime organisé. Comme pour le trafic de drogue, les escroqueries à la TVA se conjuguent souvent à d’autres types d’infractions, tels que le blanchiment et la corruption, mais aussi les crimes de sang ou le terrorisme. Plusieurs de nos partenaires de Grand Theft Europe ont établi des liens entre des fraudes carrousel et le financement de réseaux jihadistes. Nos confrères espagnols d’El Confidencial révèlent ainsi qu’une cellule terroriste implantée dans l’enclave de Melilla a utilisé un réseau d’une quarantaine d’entreprises basées au Danemark pour détourner au moins 8 millions d’euros, qui ont ensuite servi à financer des voyages de combattants vers le «califat» de l’EI. Un des principaux acteurs de ce réseau, un Dano-Marocain arrêté en 2017, doit comparaître ces jours-ci devant un tribunal madrilène.

La France en première ligne

En France, les autorités se remettent à peine du traumatisme de la gigantesque fraude au CO2. Pour éviter un autre scandale du même type, l’administration fiscale s’est dotée de nouveaux outils censés détecter les fraudes plus en amont, grâce notamment à un service d’analyse prédictive capable de modéliser les différents types de carrousel. Tracfin, le service de renseignement de Bercy, veille aussi au grain. Ses agents moulinent des informations provenant d’environ 200 000 opérateurs (banques, assurances…) assujettis aux obligations antiblanchiment et tenus de signaler toute opération anormale.

Depuis 2014, une nouvelle politique pénale a été mise en place afin de judiciariser les dossiers plus rapidement. En cas de suspicion, l’administration fiscale est désormais invitée à suspendre dans les plus brefs délais le numéro de TVA et à saisir le parquet compétent, sans perdre de temps avec un contrôle fiscal approfondi. Moins de recouvrements, donc, mais plus d’affaires jugées. Sur le papier en tout cas. Saisi des cas plus complexes, le Parquet national financier (PNF) traite actuellement 54 dossiers d’escroquerie à la TVA, faisant chacun apparaître en moyenne un manque à gagner de 17 millions d’euros pour les finances publiques.

Mais en dehors de ces affaires emblématiques, beaucoup d’autres se perdraient dans les limbes. Certaines juridictions, comme Bobigny, apparaissent démunies face à l’afflux de dossiers financiers et le manque de magistrats spécialisés. «Le problème de la judiciarisation, c’est qu’elle a entraîné une déperdition importante des dossiers, déplore une source au sein de l’administration fiscale. Beaucoup sont transmis au parquet sans contrôle préalable, mais ne sont pas traités car les juridictions saisies sont sous-dimensionnées. Les fraudeurs échappent donc à la fois au fisc et à la justice, ce qui rend d’autant plus complexe le chiffrage global de la fraude.» Contacté, le parquet de Bobigny n’a pas souhaité faire de commentaires.

Ce chiffrage est pourtant un des nerfs de la guerre. «Le montant de la fraude à la TVA, y compris de nature carrousel, ne fait l’objet d’aucune évaluation chiffrée par le ministère de l’Action et des Comptes publics», reconnaît Bercy, qui met toutefois en garde contre les «limites avérées des différentes méthodes de calcul» et les «estimations peu fiabilisées».Pour sortir de cette «hypocrisie», le ministère a annoncé l’an dernier la création d’un observatoire de la fraude fiscale chargé de produire une estimation impartiale du phénomène. Mais le projet a déjà du plomb dans l’aile. Reçu mi-mars à Bercy par le ministre Gérald Darmanin, le sénateur communiste du Nord, Eric Bocquet, pensait sa nomination au poste de président (bénévole) quasiment acquise. Avant que Macron ne lui coupe l’herbe sous le pied lors de sa conférence de presse, en annonçant lui-même qu’une mission sur le sujet serait d’abord confiée à la Cour des comptes. «La Cour a déjà été saisie du sujet depuis 2013 et plusieurs rapports parlementaires sont restés sans suite», grince Bocquet, qui déplore une «perte de temps» et le «flou»entretenu par le gouvernement, soucieux sans doute de garder la main sur ce sujet hautement sensible. A Bercy, on assure que l’observatoire est «toujours d’actualité», malgré un calendrier «décalé».

Une coopération internationale inefficace ?

Officiellement, les échanges d’informations entre l’administration fiscale française et ses homologues étrangères se sont intensifiés ces dernières années. Mais plusieurs de nos partenaires soulignent les lacunes persistantes et une coopération encore très loin d’être efficace. Nos confrères danois du Jyllands-Posten et de Dagbladet Information jugent qu’il «n’a jamais été aussi facile de créer des sociétés-écrans, car les autorités danoises ne vérifient même pas les informations les plus élémentaires les concernant». Or ces sociétés défaillantes sont au cœur de la fraude carrousel.

Même constat à Malte, où nos confrères de The Shift mettent aussi en avant la responsabilité des prestataires maltais de services aux entreprises, qui manquent cruellement de moyens pour détecter les fraudes et informer les autorités de tout comportement suspect, alors même que le pays occupe une place privilégiée dans les schémas de carrousel en Europe. Pour remédier à la fragilité du dispositif, Europol plaide pour une refonte totale du système européen de TVA et un abandon du secret fiscal, qui retarde trop la transmission d’information. «Si on veut avoir des renseignements ou enquêter sur la fraude à la TVA, il ne peut y avoir de place pour le secret fiscal», insiste Pedro Felicio, qui milite aussi pour la mise en place, dans chaque pays membre, de services spécialisés dans la lutte contre ces fraudes très complexes.

Mais pour l’heure, ces efforts se sont avérés vains. Selon la dernière étude menée sur le sujet par Europol, les services de police et de justice européens sont capables de confisquer seulement 1,1 % des profits criminels. En d’autres termes, les escrocs peuvent conserver 98,9 % de leurs gains. «Avec un tel chiffre, ils ne s’arrêteront pas, malgré le risque de la prison, conclut Pedro Felicio. Il n’y a aucune raison que cela cesse.»

Pour Grand Theft Europe, Libération s’est associé à un réseau de 35 médias partenaires européens de tous les pays européens, coordonné par la rédaction allemande CORRECTIV, pour enquêter sur les fraudes à la TVA de type carrousels, la plus grande fraude fiscale en cours dans l’UE. Pour en savoir plus : www.grand-theft-europe.com

Emmanuel Fansten Jacques Pezet

Publié dans : Non classé | le 7 mai, 2019 |Pas de Commentaires »

France Télécom…………………………………..(07/05/2019)

Par Lucas Burel

Publié le 07 mai 2019 à 07h15

Pour s’avancer à la barre et décliner leur identité, les parties civiles doivent défiler une à une devant les sept prévenus et le représentant de France Telecom, tous assis en quasi-file indienne, les épaules tournées vers la cour. Rares sont ceux à oser défier du regard leurs anciens patrons.

Parmi eux, on reconnaît le PDG, Didier Lombard, en costume bleu, et son numéro deux, Louis-Pierre Wenes, les bras croisés, sur une veste grise à fines rayures blanches, impassibles. Dans leur dos, une vingtaine d’avocats font face aux conseils des parties adverses, venus eux aussi en nombre. Enfin, contre le mur, le box de la grande salle 201 du tribunal correctionnel de Paris est vide ce lundi 6 mai.

39 cas étudiés, dont 19 suicides

Les ex-dirigeants, arrivés libres, sont poursuivis pour « harcèlement moral » et complicité de ce délit. Ils encourent un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Les faits d’« homicide involontaire » et de « mise en danger de la vie d’autrui », qu’espérait une partie des familles de victimes, n’ont pas été retenus pendant l’enquête. Les magistrats chargés de l’instruction n’ont retenu que 39 cas, dont 19 suicides.

Mais l’Observatoire du Stress et des Mobilités forcées, monté par les syndicats de France Telecom, a fait ses propres calculs. Selon lui, une soixantaine de salariés se sont suicidés chez l’opérateur de téléphonie lors de la crise sociale provoquée par le grand plan de restructuration qui devait pousser au départ 22 000 d’entre eux (soit un ratio de un sur cinq) entre 2006 et 2008. Des dizaines de morts, de dépressions et autant de drames personnels pour un procès « à 120 000 victimes »(soit le nombre de salariés au moment du plan de restructuration), selon les avocats des parties civiles.

Comme attendu, l’essentiel de cette première journée s’est résumé à une présentation générale des acteurs des débats à venir, prévus pour durer deux mois. Environ 120 personnes supplémentaires, salariés, anciens salariés, proches de victimes, ont ainsi annoncé devant la cour leur intention de voir leurs cas joints au dossier.

« J’ai besoin d’être entendue. Cela fait partie de mon processus de guérison », dit l’une d’entre elles, la voix chevrotante, à la présidente de la cour, Cécile Louis-Loyant, très pédagogue tout au long de cette première journée d’audience.

« J’ai essayé de me suicider le même jour que Rémy Louvradoux [ce fonctionnaire s’était immolé par le feu devant son lieu de travail, le 26 avril 2011, NDLR]précise-t-elle. C’est très important pour moi de pouvoir parler ». La famille Louvradoux, dont l’aîné des quatre enfants, Raphaël, a témoigné dans « L’Obs », est là, parmi la petite foule qui occupe les bancs. Dans le public, certains syndicalistes arborent des t-shirts barrés du slogan « Par la porte ou la fenêtre », les mots qu’avait (mal) choisis le PDG pour détailler les objectifs de déflation des effectifs au milieu des années 2000.

Guérilla juridique

L’arrivée de ces nouvelles parties civiles a bien failli faire capoter le procès et a provoqué la première passe d’armes entre avocats. Et les premières menaces : « Si l’on retient ces nouvelles parties civiles, nous allons faire appel et cela va renvoyer le procès d’un an », lance le ténor Jean Veil, qui défend Didier Lombard. Suivi par un autre, tout aussi offensif, pour dénoncer un « effet d’audience » :

« Pourquoi ces constitutions de parties civiles en quelques jours ? On nous dit que nos clients se seraient rendus coupables d’une politique de harcèlement moral institutionnel, que ce système concernerait des milliers de personnes, etc. Mais c’est vrai qu’il est embêtant d’avoir une “maltraitante sur des milliers de personnes”… et seulement une trentaine de constitutions de parties civiles. La vérité est que vous avez battu le rappel sur “Tessonnière & Topaloff.com” [du nom de certains des avocats des victimes] pour faire le nombre ! Personne n’est dupe ! »

La cour décide finalement de « joindre les exceptions au fond », à l’issue d’une suspension d’audience d’une demi-heure. Comprendre : les juges apprécieront au fil du procès l’opportunité de retenir ou pas ces nouvelles parties civiles. Reste que l’épisode signe la détermination de la défense de France Telecom : « Ils sont terribles, on s’y attendait… Mais tout même, qu’est-ce qu’ils voulaient ? Qu’on soit 120 000 à se constituer parties civiles dès le début de l’enquête ? » confie, à voix basse, Monique, dont le beau-frère s’était suicidé en mai 2008.

« Comprendre tout cela constitue une trajectoire »

Le procès va donc bien se tenir. Et la présidente a rappelé les dimensions tout à fait hors normes de l’affaire : 66 tomes de pièces, plus d’un million de pages, 220 scellés dont des disques durs et des clés USB exploités par les juges d’instruction. Pour aboutir à une « qualification inédite, inconnue pénalement jusque-là », insiste Cécile Louis-Loyant.

« Il nous faut comprendre pourquoi certains d’entre eux se sont suicidés en laissant des mots accusateurs. Comprendre les raisons pour lesquelles les prévenus contestent les faits reprochés. Comprendre tout cela constitue une trajectoire et une cible que le tribunal va suivre jusqu’à la dernière seconde du procès », continue la magistrate. Derrière elle, un rétroprojecteur fait défiler plusieurs cartes de France où des pastilles de couleurs apparaissent. Chacun d’entre-elles représente un des 39 cas retenus dans le dossier.

Le tribunal n’ignore rien de la tension qui va peser sur la quarantaine d’audiences prévues d’ici au 12 juillet : « Sur ces 39 victimes, 19 ne pourront pas être entendues car elles se sont suicidées. Mais elles ne seront pas absentes de ce procès. » Et de prévenir dans un silence de cathédrale :

« L’émotion sera présente. Elle va être sourde, violente et partagée par le tribunal. Mais elle ne présagera rien de sa décision. »

Lucas Burel

L’OBS

Publié dans : Non classé | le 7 mai, 2019 |Pas de Commentaires »

Chômage…………………………………….(06/05/2019)

Par L’Obs avec AFP

Publié le 06 mai 2019 à 10h09

En invitant, ce lundi 6 mai, à Matignon syndicats, patronat ou encore associations d’élus pour lancer sa « mobilisation générale » pour l’emploi et l’écologie, l’exécutif entend inaugurer un « changement de méthode » avec les corps intermédiaires, après plus de six mois d’une crise sociale marquée par le mouvement des « gilets jaunes ».

Cette tentative de réconciliation fait partie des virages amorcés par Emmanuel Macron à l’issue du grand débat national. Mais comment renouer avec ces corps intermédiaires qui, pour beaucoup, se sont sentis ignorés, voire maltraités, dans les deux premières années du quinquennat ?

L’exécutif soumet lundi un premier élément de réponse en conviant autour d’Edouard Philippe et d’une dizaine de ministres les réseaux d’élus, représentants des organisations syndicales et patronales ou encore des associations, afin de donner le coup d’envoi d’une « mobilisation nationale et territoriale autour de la formation, l’emploi, et des grandes transitions écologique et numérique ».

Cette mobilisation, voulue par le président de la Répoublique en réponse à la crise des « gilets jaunes », doit tourner autour de « questions consensuelles, concrètes, qui intéressent les Français », explique-t-on à Matignon. « Il se dit qu’on n’a pas suffisamment écouté les corps intermédiaires, nous disons donc chiche. Prenons tous nos responsabilités », insiste-t-on encore dans l’entourage du Premier ministre.

Apprentissage et prime mobilité

Concrètement, cinq chantiers ont été mis sur la table par Matignon, en laissant toutefois la possibilité aux interlocuteurs d’allonger la liste.

L’apprentissage tout d’abord, dont le gouvernement a fait la promotion pour susciter de nouvelles vocations. « Notre responsabilité, c’est comment honorer cette demande d’apprentissage », souligne-t-on à Matignon, en évoquant les problématiques de logement et de transport pour les 440 000 apprentis actuels.

Les questions des emplois non pourvus et des freins à la reprise d’emploi (transport, logement, garde d’enfants) seront également au menu. Dans ce cadre, s’invitera aussi le sujet plus spécifique de la prime mobilité, que certains syndicats voudraient rendre obligatoire et que le gouvernement serait prêt à défiscaliser.

« Un agenda de solutions  »

Des discussions auront également lieu sur l’accompagnement des territoires dans la transition écologique et numérique, ou encore sur les gestes écologiques du quotidien (gestion des déchets, cycles courts, alimentation dans les cantines…).

« Ce n’est pas une conférence sociale où l’on essaye de décliner un agenda social comme on a pu faire par le passé », insiste-t-on à Matignon. « Il ne s’agit pas de réinventer l’eau chaude (…) il s’agit de voir comment ce qui est déjà mis en place aujourd’hui peut être activé », a complété lundi sur France 2 la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Lancée à Paris, cette mobilisation doit ensuite « descendre sur les territoires, dans les régions et les bassins d’emploi », pour une première salve de remontées fin juin. « On distinguera ce qui doit être traité au niveau national et ce qui doit être traité au niveau local »pour « qu’en septembre il y ait un agenda de solutions », précise-t-on à Matignon.

Solidaires et la CGT boycottent la rencontre

Reste toutefois à entraîner les corps intermédiaires. La CGT a finalement annoncé lundi qu’elle ne participerait pas à cette réunion « dont les objectifs sont loin de correspondre au mécontentement et à la colère du monde du travail et de ceux qui en sont exclus ».

La CGT, raillant un pouvoir qui « de manière épisodique se souvient qu’il existe des syndicats dans ce pays », demande notamment « la revalorisation du Smic, des pensions et des minima sociaux » ou encore « le rétablissement de l’ISF ».

« On n’a pas l’intention de s’inscrire dans une démarche de communication politique, on y va pour rappeler nos revendications », a déclaré de son côté à l’AFP le secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier, en évoquant la généralisation de la prime mobilité ou le bonus-malus sur les contrats courts.

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a, lui, demandé « des réponses extrêmement concrètes » aux revendications de la centrale. Parmi celles-ci, outre la prime mobilité, « un encadrement des rémunérations dans les entreprises, des aides au logement renforcées pour les salariés ou encore un pacte de mobilité pour les jeunes ».

De son côté, Solidaires a annoncé boycotter la rencontre, afin de ne pas servir de « caution » à l’« entreprise de communication » d’un gouvernement qui « maintient l’ordre social à coup de matraques, LBD, grenades, gaz lacrymogène et de fake news ».

L'Obs

L’Obs avec AFP

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