Reculade…………………………(04/12/2018)

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Gels de la taxe sur les carburants, des tarifs de l’électricité et du gaz : les mesures que doit annoncer Edouard Philippe en réponse aux « gilets jaunes »
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Publié dans : Non classé | le 4 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Effets d’annonces………………….(04/12/2018)

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Carburant, gaz, électricité, contrôle technique… Ce qu’il faut retenir des annonces d’Edouard Philippe pour « apaiser » la colère des « gilets jaunes »
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Ca va faire beaucoup de monde…………..(03/12/2018)

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Les agriculteurs « seront dans la rue la semaine prochaine pour dire stop au matraquage », annonce la présidente de la FNSEA
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(triste) Bilan………………………….(03/12/2218)

 

Mobilisation

Paris : émeutes inédites depuis 68

Par Emmanuel Fansten , Willy Le Devin et Ismaël Halissat — 2 décembre 2018 à 20:56
Paris, samedi, dépavage de l’avenue de Friedland aux abords de l’Arc de triomphe. Zoom

Paris, samedi, dépavage de l’avenue de Friedland aux abords de l’Arc de triomphe. Photo Boris Allin. Hans Lucas pour Libération

249 feux, 112 véhicules incendiés, 133 blessés, dont 23 chez les forces de l’ordre: les scènes de violences impressionnantes qui se sont déroulées dans la capitale révèlent la difficulté de sécuriser une protestation aussi protéiforme.

  • Gilets jaunes : à Paris, des émeutes inédites depuis 68

Des milliers d’émeutiers masqués munis de boulons, de pavés ou de marteaux, des barricades en flammes érigées sur différentes artères autour des Champs-Elysées, des files de voitures calcinées, des agences bancaires incendiées, du mobilier urbain saccagé à l’aide de pioches, de disqueuses et de tronçonneuses, des véhicules de police pris d’assaut, des milliers de CRS et de gendarmes mobiles pris pour cibles dans un climat quasi insurrectionnel, contraints de tirer plusieurs milliers de grenades et de balles en caoutchouc : Paris a sans doute vécu sa mobilisation la plus violente depuis les événements de Mai 68. Dimanche, en fin de journée, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et le procureur Rémy Heitz, ont tenu une conférence de presse commune. Un symbole fort. Le premier a d’abord égrené les «violences extrêmes et inédites dans les rues de Paris», avant que le second ne fasse état d’«une situation tout à fait exceptionnelle». «Jamais le parquet de Paris n’a eu à gérer un nombre aussi important de gardes à vue», a insisté Rémy Heitz. A la fin du week-end, 378 personnes étaient toujours en garde à vue dans les commissariats de Paris et de la petite couronne, dont 33 mineurs. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, doit être entendu mardi par la commission des lois du Sénat sur les moyens mis en place pour faire face à cette crise majeure.

Un bilan «sans précédent»

Pour le troisième week-end de mobilisation des «gilets jaunes», les heurts ont commencé très tôt samedi matin à Paris. Dès 9 heures, les premières grenades lacrymogènes étaient tirées autour de l’Arc de triomphe. Au cours de la journée, pas moins de 249 feux ont été pris en charge par les pompiers, dont 112 véhicules et 6 bâtiments incendiés. De nombreux commerces ont également été dégradés ou pillés. «Le recensement complet de tous les dégâts est en cours», a précisé le préfet de Paris, Michel Delpuech. A ce bilan matériel très lourd s’ajoutent surtout 133 blessés selon un décompte de la préfecture, dont 23 parmi les forces de l’ordre. Un homme était dans le coma après s’être fait écraser par un morceau de la lourde grille du parc des Tuileries, qui a fini par céder sous la pression des manifestants. De nombreux cas de blessures irréversibles pourraient aussi être découverts dans les prochains jours, tant l’usage des armes par la police a été massif. Selon nos informations, pour les seules compagnies républicaines de sécurité (CRS) et les compagnies de sécurisation et d’intervention de la préfecture de police (CSI), ont été comptabilisés 1 193 tirs au lanceur de balles en caoutchouc, 1 040 grenades de désencerclement et 339 grenades GLI-F4, munition composée notamment d’une charge explosive de 25 grammes de TNT. Ces armes sont connues pour provoquer d’importantes blessures, voire parfois des infirmités permanentes, comme des énucléations, des fractures, voire des amputation de membres (lire Libération du 30 novembre). Des volumes ahurissants, sûrement historiques. A titre de comparaison, pour l’ensemble de l’année 2017, l’Inspection générale de la police nationale avait comptabilisé 796 tirs de grenades de désencerclement, soit un tiers de moins que pour la seule journée de samedi.

Combien d’émeutiers ont participé à ces violences ? Aucune réponse précise n’a été fournie par les autorités. Le ministère de l’Intérieur s’est contenté jusqu’ici de communiquer des chiffres globaux sur les «gilets jaunes» mobilisés : 137 000 manifestants en France, dont 10 000 à Paris. Un tiers de ces derniers, environ 3 500 donc, étaient des manifestants violents, selon une source au ministère de l’Intérieur. Mais ces calculs, déjà sujets à polémique lorsqu’il s’agit d’un cortège traditionnel, paraissent d’autant plus approximatifs pour chiffrer un mouvement aussi protéiforme.

Des failles dans le dispositif de sécurité ?

Pour éviter que ne se répètent les scènes de casse du week-end précédent sur les Champs-Elysées, les autorités avaient fait le pari de mettre la célèbre avenue sous verrou. Pour cela, mais aussi pour empêcher les manifestants de s’approcher du palais de l’Elysée, quelque 4 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés, soit l’un des dispositifs les plus massifs des dix dernières années. Consigne avait été fixée de procéder au contrôle d’identité de ceux désirant défiler sur l’artère et de repousser sur la place de l’Etoile d’éventuels casseurs. Selon David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, l’échec du pari initial ne peut être que décrété : «Ça n’a pas fonctionné. Il faut considérer une bonne fois pour toutes que les « gilets jaunes » ne respecteront pas les règles du droit de manifester en déposant un parcours.» Figée dans un dispositif rigide, la cuirasse des Champs-Elysées a vite été débordée. Plusieurs groupes séparés, composés de 20 à 50 émeutiers, se sont éparpillés dans la capitale, semant le trouble à différents points. Une extrême mobilité, face à laquelle les forces de l’ordre ont paru bien démunies… Signe que les unités de maintien de l’ordre ne maîtrisaient plus grand-chose, des brigades anticriminalité et des effectifs de commissariats ont été appelés à la rescousse, jusqu’à des unités à cheval, inadaptées pour le maintien de l’ordre. Même la brigade de recherche et d’intervention (BRI), d’ordinaire cantonnée aux interventions type assaut ou prise d’otage, a été envoyée sur le terrain dans sa formation civile. «Nous sommes très bons en France et unanimement enviés par nos voisins européens pour notre savoir-faire dans l’accompagnement des cortèges dits classiques. En revanche, on a d’énormes soucis d’adaptation face à des groupuscules de toutes natures venus pour casser. En configuration émeute urbaine, on est perdus», estime David Le Bars. «Ce ne sont pas 1 000 gendarmes ou CRS de plus qui auraient changé la donne, analyse de son côté Bertrand Cavallier, ancien général de gendarmerie. On était confronté à une situation inédite, la solution n’est pas que tactique. D’une certaine manière, on découvre à nouveau cette capacité de révolte d’une population. Vous pouvez demander ce que vous voulez aux forces de l’ordre, mais la sortie de crise sera politique.»

Des manifestants violents aux profils divers

Les violences de samedi revêtent également un caractère exceptionnel par l’hétérogénéité de leurs auteurs. Durant la matinée, Libération a d’abord identifié plusieurs groupuscules nationalistes et figures d’extrême droite aux abords de la place de l’Etoile. Parmi elles, Yvan Benedetti, ancien président du groupe pétainiste et antisémite «L’Œuvre française», dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain. A un autre endroit, c’est un tag «Justice pour Esteban» qui a été réalisé, en référence au skinhead Esteban Morillo, condamné pour les coups mortels portés à Clément Méric en 2013. Présents aussi à l’avant-poste : quelques groupuscules catholiques traditionalistes, reconnaissables à leurs drapeaux. Avec leurs blousons noirs-cagoules-lunettes, les militants d’ultragauche sont passés à l’action un peu plus tard dans la journée. Plusieurs murs ont été recouverts du «A» anarchiste et du slogan «Acab» («All cops are bastards», «Tous les policiers sont des salauds»), signes de la mouvance antifasciste. Un affrontement entre radicaux des deux bords a même fini par éclater. Une vidéo en atteste, où l’on voit Yvan Benedetti roué de coups et envoyé au tapis. Selon une source policière, ce sont des militants d’ultragauche qui seraient mêlés aux dégradations commises sur l’Arc de triomphe.

Peu après les scènes de chaos, Christophe Castaner a dénoncé une «stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse». Mais les assaillants étaient pourtant loin de se limiter à des groupuscules identifiés, rompus aux techniques de guérilla urbaine, qu’ils soient d’ultradroite ou d’ultragauche : beaucoup de manifestants, qui ne sont, eux, affiliés à aucune mouvance, constituent la majeure partie des interpellations. Ces casseurs d’un nouveau genre sont pour la plupart des provinciaux, âgés de 30 à 40 ans, venus en découdre dans la capitale. Certains sont chauffeurs poids lourds, grutiers, cheminots ou artisans. Enfin, plusieurs groupes de personnes habitant en banlieue parisienne semblent avoir eux aussi rejoint le cortège des insurgés. Cette crainte d’une convergence est prise très au sérieux au sommet de l’Etat. «Dans les départements franciliens, les préfets se sont vu demander des renforts policiers pour Paris, donc leurs effectifs étaient à l’os, s’inquiète un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. S’il y avait eu la moindre étincelle samedi dans un quartier sensible, elle aurait été très difficile à contenir.»

Emmanuel Fansten , Willy Le Devin , Ismaël Halissat

  • Devant la préfecture d'Avignon.«Gilets jaunes» : l’exécutif consulte, l’Elysée reste muet, les blocages continuent
  • Samedi, à l’entrée du centre commercial de Petite-Forêt près de Valenciennes (Nord).L’opposition ne sait plus sur quel pied soutenir
  • A gauche , les Champs-Elysées, à Paris, dans la soirée de samedi.Pompier ou pyromane ?
  • Marseille le 2 décembre 2018.De Marseille à Englos, «tout le peuple nous rejoint»

 

  • Paris, samedi, dépavage de l’avenue de Friedland aux abords de l’Arc de triomphe.
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Concertation ? (03/12/2018)

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Une délégation de « gilets jaunes » sera reçue mardi à Matignon, selon le gouvernement, et des « mesures » annoncées avant le début de la concertation de trois mois
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Des solutions………………….(03/12/2018)

INFO OBS. Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, présente les solutions du PS ce lundi matin à Edouard Philippe. Un « kit » législatif composé de neuf articles de loi.

Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, présente ce lundi 3 décembre à Edouard Philippe les solutions du PS pour sortir de la crise. La députée du Tarn-et-Garonne propose un « kit » législatif clé en main composé de neuf articles de loi.

Les deux premiers articles, qu’elle juge « quasi-incontournables » pour calmer la colère populaire, concernent la réinstauration de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’ISF, et l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants.

L’article 3 prévoit une nouvelle version du chèque énergie. Les 3,7 millions de Français qui bénéficient de ce chèque pour financer leurs dépenses de chauffage, d’électricité et d’isolation, pourraient y inclure leurs dépenses en carburant, avec une augmentation de 25% du montant de ce chèque énergie.

« Justice sociale »

L’article 4 permet une augmentation de la prime d’activité, avec l’objectif que son montant atteigne 180 euros par mois pour les personnes au niveau du Smic.

L’article 5 propose une indexation des retraites de base sur l’inflation.

L’article 6 propose la limite de la hausse de la CSG aux seules pensions équivalentes à plus de 3.000 euros par mois pour un retraité célibataire.

« Notre ambition est de rétablir une équité dans les politiques fiscales menées par ce gouvernement », précise Valérie Rabault.

« Notre projet est donc global, tourné, bien sûr, vers ceux qui souffrent de cette hausse du prix des carburants, mais aussi vers les retraités les plus en difficultés. C’est tout simplement de la justice sociale. Nous n’avons pas besoin d’état d’urgence pour régler ce conflit, ou alors dans le sens d’une urgence sociale. C’est le sens de nos propositions. »

« Agir vite et fort »

Ainsi, le PS propose, dans son article 7, le renforcement des compétences du Conseil national de la transition écologique. Un gadget ? « Pas du tout, répond Valérie Rabault. C’est un outil qui évitera les entourloupes et surtout servira à informer vraiment sur ce que fait le gouvernement. Il permettra d’évaluer l’impact de la fiscalité écologique sur les Français, selon leur niveau de revenus, par le biais d’un indicateur de partage de l’effort en matière de transition écologique. En d’autres termes, tout le monde saura qui fait des efforts et qui n’en fait pas. »

La présidente du groupe PS ajoute que ces efforts doivent être fournis aussi par les hauts revenus : « C’est le sens de l’article 8 qui propose une augmentation de la fiscalité sur les revenus mobiliers, mais aussi sur les dividendes. Il faut que les Français voient que les plus favorisés sont aussi de la partie dans cette transition écologique. »

Enfin, l’article 9 vise à ce que toutes ces mesures soient appliquées dès le 1er janvier 2019.

« Pas question de jouer la montre face aux ‘gilets jaunes’. Nous sommes en état d’urgence sociale. Il faut agir vite et fort. »Serge Raffy

L’OBS
desirdavenir77500
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La lettre de Laurent Joffrin…………….(03/12/2018)

Libération 03 décembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les «gilets jaunes» tirent vers le rouge

Fort distrayante, la lecture du Figaro depuis le début du mouvement des «gilets jaunes». Titres enflammés, éloquente indignation : ce gouvernement ne comprend pas les justes revendications des travailleurs, les élites sont aveugles aux réalités quotidiennes du peuple, il faut soutenir la légitime colère des classes populaires, il faut revaloriser le pouvoir d’achat des salariés modestes, etc. Du Martinez dans le texte. On attend un éditorial cinglant d’Alexis Brézet exigeant le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Le journal pourrait même changer de titre. Il en est un qui siérait bien à cette rhétorique sociale et égalitaire : «l’Humanité».

A lire aussiNotre dossier «gilets jaunes»

Au vrai, les éditorialistes de droite ont embrayé sur le mouvement parce qu’il contestait une taxe. Moins d’impôts : c’est le mantra habituel des conservateurs, soudain rejoints par les gilets jaunes. Logique. Mais depuis que le mouvement s’attaque aux inégalités, à l’injustice fiscale, depuis qu’il exprime la colère des travailleurs pauvres, la droite emportée par son élan peine à prendre son virage. Elle a cru trouver son thème en faisant tonner la troupe compacte des intellos identitaires. L’apparence les sert : enfin ce peuple autochtone méprisé par les bobos se met en mouvement, disent-ils en chœur. Les «invisibles» des villages et des campagnes se mobilisent, loin des banlieues peuplées d’enfants d’immigrés dont on nous rebattait les oreilles. Seulement voilà : en dehors de quelques débordements racistes tout à fait condamnables, les gilets jaunes s’en tiennent aux revendications sociales et démocratiques. Plus de pouvoir d’achat, moins d’injustice, plus de démocratie et de transparence. Difficile de trouver, dans le torrent des interventions protestataires sur Facebook, une pléthore de discours xénophobes. Du social, encore du social, toujours du social…

Du coup, l’obsession antigauche des publicistes nationalistes tombe à plat. Qui a dénoncé les inégalités, les disparités fiscales, le pouvoir de la finance, le sort oublié des travailleurs pauvres, sinon la nébuleuse si souvent moquée des sociologues, des économistes, des philosophes rattachés à la gauche ou à l’extrême gauche ? Tandis que les Finkielkraut, les Zemmour, les Houellebecq brodaient autour du thème «on est chez nous», les intellos de gauche décriés travaillaient sur les inégalités. Ce mouvement essentiellement social, qui tend maintenant à s’étendre, qui produit des revendications égalitaires, est autant le leur, sinon plus, que celui des prophètes omniprésents du nationalisme. En soutenant le mouvement, la droite risque maintenant le contre-pied. A moins d’adopter tout de go l’idéologie de ses adversaires. Contorsion garantie.

Et aussi

Un peu comme en Mai 68, dont on disait que le souvenir n’avait aucune pertinence, les violences parisiennes et celles des régions provoquent un début de mobilisation chez les lycéens, et peut-être chez les salariés. La contagion ? Trop tôt pour le dire. Mais c’est une mécanique sociale du même ordre – violence urbaine, mobilisation –  qui risque maintenant de changer une nouvelle fois la nature du mouvement…

Laurent Joffrin
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Les mailles se resserent………………(03/12/2018)

Aucune prise de parole présidentielle n’a conclu ce lendemain d’émeute, si ce n’est deux tweets de remerciements aux pompiers et policiers mobilisés samedi. «J’écouterai toujours les oppositions mais je n’accepterai jamais la violence», avait fait savoir le Président depuis l’Argentine, samedi. Promettant à ceux qui «veulent le chaos» qu’ils seraient promptement «identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice».

«Monopole»

La fermeté présidentielle contraste avec le désarroi qui saisit, ces jours-ci, des membres du gouvernement et de la majorité parlementaire. Au plus fort des affrontements autour des Champs-Elysées, une intervention presque désespérée de la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, en a donné la mesure. «Nous avons le plus beau système de solidarité du monde», s’est-elle indignée sur le plateau de BFM TV. S’efforçant de faire valoir, tandis que défilaient des images très violentes, la promesse présidentielle d’un reste à charge zéro sur les lunettes et les soins dentaires. «Je comprends maintenant pourquoi les réformes n’ont pas été faites» sous les précédents mandats présidentiels, a-t-elle ajouté, désignant de la main les images de Paris embrasé.

Dans le camp présidentiel, pourtant, chacun comprend aussi qu’il y a urgence à ouvrir les négociations avec les «gilets jaunes». Mais lesquels, et autour de quelles revendications ? Les modalités des concertations annoncées mardi par le chef de l’Etat et censées associer, au plus près du terrain, élus, partenaires sociaux et citoyens, restent à déterminer. A plus court terme, le collectif de gilets jaunes «modérés» que doit rencontrer Edouard Philippe a l’avantage de se déclarer respectueux «des institutions de la Ve République, de l’ordre et des personnes». Les dix signataires de l’appel, dont la bien connue Jacline Mouraud, avancent sept revendications, dont le «gel immédiat et sans condition» de la hausse des taxes sur le carburant, l’organisation de référendums réguliers et la tenue d’états généraux de la fiscalité. Mais personne parmi les «gilets jaunes» n’ayant «le monopole de leur expression», comme le soulignent les auteurs eux-mêmes, reste à voir si ces derniers pourraient être reconnus comme ambassadeurs légitimes par leur base.

«Claquemurés à l’Assemblée»

Qu’il faille d’une manière ou d’une autre lâcher du lest face aux «gilets jaunes», de plus en plus de députés macronistes en sont convaincus, frappés par la popularité du mouvement dans leurs circonscriptions et parfois critiques face à la «raideur» de l’exécutif. «Emmanuel Macron a bien fait campagne sur la « République contractuelle » : on peut imaginer un gel [de l’augmentation des taxes sur les carburants] si la mobilisation s’arrête, estime le député Sacha Houlié. Il fallait aller vite et fort sur les premières réformes, maintenant cette méthode a touché ses limites.» Même appel à la «pause» chez son collègue Aurélien Taché, qui minimise les conséquences politiques d’un tel geste : «Il ne s’agit pas de la réforme de la SNCF ou du code du travail. Personne ne pense que la transition énergétique va se régler seulement par une taxe.» L’élue de la Meuse Emilie Cariou souhaite en outre «profiter des trois prochains mois pour revoir la trajectoire de la taxe carbone» au-delà de 2019.

L’idée d’un moratoire a pour l’instant été écartée par l’exécutif, qui redoute qu’une telle concession ne signe la fin des grandes réformes macroniennes. «Il faut arrêter les bêtises, on ne va tout de même pas dire aux gens : « On vous a tellement entendus qu’on va faire l’augmentation… dans trois mois »», tranche-t-on dans l’entourage de Gilles Le Gendre, le président du groupe LREM à l’Assemblée. «Et sur une année, suspendre la hausse représenterait trois milliards d’euros en moins : je ne sais pas financer ça, ajoute la députée des Yvelines Aurore Bergé. J’envie ceux qui ont une solution miracle, moi je ne l’ai pas.»

Favorables ou non à ce geste, plusieurs élus dénoncent en chœur les impasses de la méthode macroniste, mises en évidence par la crise des «gilets jaunes». «On a cru que pour bien faire, il fallait aller plus vite : plus on votait de textes, plus on remédiait aux problèmes des gens, dit la députée de Paris Anne-Christine Lang. C’est une dérive technocratique : claquemurés à l’Assemblée, on a oublié d’expliquer ce que l’on faisait.» Constat largement partagé, à en juger par le nombre de députés LREM s’associant au projet de leur collègue Bruno Questel : «Que faire ? Aller sur le terrain. Tout le temps. Faire remonter ce qu’on nous dit, et pas seulement quand c’est le bordel.» Mais, prévient Aurore Bergé, «il faut qu’on arrête de dire qu’on a « mal expliqué » les réformes, qu’il faut « plus de pédagogie ». Beaucoup de gens ont bien compris notre projet et ne sont pas d’accord avec lui. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas tenir, mais il ne faut pas les prendre pour des enfants.»

Tous ces griefs auront l’occasion de s’exprimer mardi, à l’occasion de la réunion hebdomadaire du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, peut-être en présence d’Edouard Philippe. Pour cette majorité extraordinairement hétéroclite, ce rendez-vous pourrait avoir des allures d’heure de vérité. Outre les griefs contre un Premier ministre que certains jugent trop raide, ce sera sans doute, pour la première fois, le moment où sera débattu – voire contesté – le rythme et l’intensité de «la transformation» macronienne.


Les lycéens convergent en ordre dispersé

Par Eric Favereau

«Les recteurs sont comme Macron, ils mentent», lâche Louis Boyard, qui préside l’Union nationale lycéenne (deuxième syndicat lycéen). «Ce vendredi, il y a eu beaucoup plus qu’une trentaine de lycées qui ont fait des blocages. Au moins une centaine. Et cette semaine, le mouvement va s’amplifier, tant la mobilisation nous paraît forte». C’est bien sûr la crainte de tout pouvoir que les lycéens se mettent à s’agiter. Aujourd’hui, le front est incertain. «Nous avons une foule de raisons d’être en colère, poursuit ce responsable, entre le manque de profs dans certaines filières, mais aussi contre la sélection à l’université, la réforme du bac. Et on veut l’abrogation du service national universel.» Les autres organisations lycéennes, elles, sont sur un fil. Et hésitent. La Fidl a ainsi indiqué qu’elle se ralliait à ce «mouvement de colère», tout en cherchant à se tenir à distance des «gilets jaunes». Elle appelle à une simple journée de mobilisation, jeudi, sans évoquer de blocage des lycées. Même son de cloche de l’USL-SD, scission de l’USL. «Pourquoi regarder la couleur des colères ?» insiste Louis Boyard.

Alain Auffray , Dominique Albertini

Liberation.fr

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RIP…………………………….(01/12/2018)

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La comédienne Maria Pacôme est morte à l’âge de 94 ans
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« Gilets jaunes »…………………..(01/12/2018)

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Baisse des taxes, référendum populaire, zéro SDF… On a décortiqué les 42 revendications des « gilets jaunes »
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