L’édito d’AS……………………………(08/11/2017)

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Chance

ÉditoOn peut reprocher certaines choses à Emmanuel Macron, et nous ne nous sommes pas privés de le faire dans ces pages, mais il faut lui reconnaître cette qualité majeure : il a une chance quasi indécente ! Il était au pouvoir depuis à peine deux mois que Paris remportait les Jeux olympiques de 2024, renversant la spirale de l’échec enclenchée depuis 2004 quand Lille s’était fait coiffer au poteau par Athènes. Il amorçait à peine sa première rentrée politique que les chiffres de la croissance commençaient à atteindre des niveaux que François Hollande lui-même n’espérait plus. Et il vient à peine de plonger dans le chaudron du Moyen-Orient qu’une occasion inespérée de briller et de marquer durablement l’histoire de cette région cruciale s’offre à lui sur un plateau : l’inauguration du Louvre Abou Dhabi, projet imaginé en 2006 sous Jacques Chirac et lancé peu après sous Nicolas Sarkozy. Dans l’édition du 5 novembre du quotidien The Guardian, l’historien britannique Tristram Hunt, directeur du Victoria and Albert Museum, n’hésite pas à faire le parallèle avec l’expédition organisée par Napoléon Bonaparte en Egypte pour récupérer un maximum d’antiquités égyptiennes à fin d’étude : «La roue a tourné et deux siècles plus tard, c’est la France qui offre ses trésors culturels afin qu’ils soient étudiés localement. […] Sauf que, contrairement à Napoléon qui avait utilisé la manière forte, la visite de Macron vise à déployer en douceur l’influence de la France sur le long terme.» L’avenir dira qui assoit le plus son influence sur l’autre, la culture apparaissant bien, dans ce cas précis, comme le bras armé de la politique. On espère que la chance d’Emmanuel Macron ne tournera pas et qu’il sait où il va, les Emirats n’étant pas forcément un modèle politique et sociétal à adopter. Il reste qu’à tout prendre, mieux vaut créer des liens et des réseaux avec des tableaux qu’avec des armes.

Alexandra Schwartzbrod

Publié dans : Politique | le 8 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Petits arrangements entre amis…………..(058/11/2017)

L’ObsPublié le 08 novembre 2017 à 10h17

 
Une contradiction ? Quelle contradiction ? Plusieurs députés En Marche ! ayant pourtant voté l’interdiction des emplois familiaux à l’Assemblée nationale n’hésitent pas à mettre en place des « embauches croisées » pour faire travailler les enfants de leurs camarades, révèle StreetPress.
Cette astuce leur permet de contourner la loi de moralisation de la vie politique, adoptée au mois d’août, qui rend passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende l’emploi par un ministre, parlementaire ou élu local, d’un conjoint, parent, enfant ou enfant de conjoint comme collaborateur.
Concrètement, l’embauche croisée consiste donc à faire travailler le membre de sa famille… par un voisin de banc.
Emplois familiaux : ces sénateurs qui votent contre l’interdiction (et pour cause)
Ainsi, Christophe Arend, député LREM de Moselle, – par ailleurs accusé d’agression sexuelle – a pour attachée parlementaire la fille d’une autre députée LREM de Moselle, Nicole Trisse, décrit StreetPress, qui a épluché les déclarations transmises à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
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Bertrand Sorre, élu LREM dans la Manche, est l’employeur de la fille de Patrick Vignal, député macroniste de l’Hérault.
Le parti du président n’est pas le seul concerné par ces petits arrangements entre amis. Chez Les Républicains, l’élue de l’Aube Valérie Bazin-Malgras emploie la fille et la belle-fille de Jean-Claude Mathis, député sortant devenu son suppléant.
D’autres ne se compliquent pas la vie avec les montages et profitent de pouvoir faire travailler un membre de leur famille jusqu’au dernier instant, le 15 décembre : Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Yves Jégo (« constructif »), Jérôme Lambert (PS), Jean-Luc Retizer (LR) et François-Michel Lambert (LREM) rémunèrent tous (encore) leur moitié.

L’Obs
Journaliste

 

Publié dans : "AFFAIRES" | le 8 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

« Paradise papers »……………………(08/11/2017)

Des célébrités telles que le chanteur Bono ou Lewis Hamilton, mais aussi des multinationales comme Apple ou Nike sont impliquées. (Montage Obs – Photos Sipa)
Sportif, politiciens ou hommes d’affaires… De nombreuses personnalités et entreprises sont visées par l’enquête des « Paradise Papers ».
L’ObsPublié le 08 novembre 2017 à 06h33

 
C’est un séisme. Les « Paradise Papers » révèlent avec force, cette semaine, l’ampleur de l’optimisation fiscale, ces pratiques à la limite de la légalité employées par certains individus ou certaines entreprises afin d’échapper à l’impôt.
Depuis dimanche 5 novembre, la liste des multinationales comme des personnalités visées par cette enquête ne cesse de s’allonger. Petit tour d’horizon des groupes et individus égratignés par ces premières révélations.
« Paradise Papers » : « Nous préparons des révélations sur les Français »
Des personnalités symboliques
La reine d’Angleterre

 

 
Elisabeth II a déposé, via le portefeuille d’investissement du duché de Lancaster, 10 millions de livres (11,3 millions d’euros) dans un fonds situé aux îles Caïman et aux Bermudes. Deux territoires d’outre-mer du Royaume-Uni bien connus pour leur fiscalité avantageuse.
Le pilote de F1, Lewis Hamilton

Le Britannique, quadruple champion du monde de Formule 1 aurait utilisé une société-écran sur l’île de Man pour économiser la TVA lors de l’achat d’un nouveau jet privé.
Bono, chanteur de U2

Le rockeur irlandais serait actionnaire d’une entreprise maltaise qui aurait elle même investi dans un centre commercial en Lituanie. Un investissement qui aurait été permis grâce à une holding lituanienne accusée d’avoir recouru à des techniques d’optimisation fiscale illégales.
Wilbur Ross, secrétaire américain au Commerce

Ce proche de Donald Trump possède 31% des parts de Navigator Holdings. Cette société de transport maritime fait des affaires avec le géant russe du gaz et du pétrole, Sibur, contrôlé par des proches de Poutine.
« Elle lui permet notamment de gagner plusieurs millions de dollars chaque année et vient directement concurrencer des entreprises de transport américaines, ce qui place Wilbur Ross en situation de possible conflit d’intérêts », souligne  »le Monde ».
Stephen Bronfman, proche de Justin Trudeau

L’ex trésorier de la campagne de Justin Trudeau, à la tête de l’ex-société de vins et spiritueux Seagram, a placé 60 millions de dollars américains (52 millions d’euros) dans une société offshore aux Iles Caïmans. Son parrain, Leo Kolber a également participé à cet investissement.
Des sociétés mastodontes
Nike et Uber

L’équipementier sportif est accusé d’avoir créé des sociétés offshore aux Bermudes, auxquelles ses filiales ont versé des centaines de millions d’euros pour utiliser les droits sur la marque. Une combine qui lui aurait permis de passer de 24% à 16% d’imposition mondiale en trois ans. La société de VTC Uber, ou encore le fabricant du Botox, le groupe Allergan, auraient eu recours à des montages semblables.
Apple

De son côté, le géant de la tech aurait utilisé le paradis fiscal britannique de Jersey pour continuer à ne pas payer d’impôts, ou très peu, après avoir dû mettre fin à des pratiques similaires en Irlande. Le groupe aurait ainsi « accumulé plus de 128 milliards de dollars de profits offshore [...] qui ne sont pas imposés aux Etats-Unis et à peine dans d’autres pays ».
Dassault Aviation

Le groupe français aurait aurait pris part à un vaste système de fraude à la TVA sur les jets privés, mis en place par les cabinets Appleby et Ernst & Young, sur l’île de Man, la petite île britannique bien connue pour son régime fiscal alléchant.
« En enregistrant leurs jets privés sur l’île de Man, riches oligarques internationaux, sportifs et hommes d’affaires échappent en toute insouciance à la taxe sur la consommation de 20% », explique « Le Monde ».

Whirlpool

Pour optimiser ses bénéfices, la multinationale américaine aurait multiplié les délocalisations et les flux financiers complexes. Elle dispose ainsi de trois filiales implantées aux Bermudes.
Total

Le groupe ne paierait pas d’impôts sur une partie de ses sociétés. L’enquête cite à titre d’exemple les activités non extractives implantées aux Emirats arabes unis. Ces bénéfices seraient alors acheminés vers une filiale de Total aux Bermudes, avant d’arriver en France.
Le groupe Louis-Dreyfus
Le groupe aurait monté une structure jusqu’ici secrète, une filiale aux îles Caïman où le taux d’imposition sur les sociétés est de 0%, contre 23% dans l’Union européenne.
M.C.

L’Obs
Journaliste

Publié dans : "AFFAIRES" | le 8 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

beau coup de filet……………….(08/11/2017)

Ce que l’on sait des opérations antiterroristes menées en France et en Suisse ce mardi

Dix personnes, neuf hommes et une femme âgés de 18 à 65 ans, ont été arrêtées lors d’opérations antiterroristes en région parisienne, dans le sud de la France et en Suisse, mardi 7 novembre. Franceinfo revient sur ce que l’on sait de ces opérations.

Neuf personnes ont été interpellées en France et une en Suisse, lors d\'une opération antiterroriste en région parisienne,dans les Alpes-Maritimes et dans les Bouches-du-Rhône, mardi 7 novembre. 
Neuf personnes ont été interpellées en France et une en Suisse, lors d’une opération antiterroriste en région parisienne,dans les Alpes-Maritimes et dans les Bouches-du-Rhône, mardi 7 novembre.  (LUC NOBOUT / MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 07/11/2017 | 19:01
publié le 07/11/2017 | 17:04

Ils tenaient des propos islamistes « inquiétants » sur les réseaux sociaux. Dix personnes, neuf hommes et une femme âgés de 18 à 65 ans, ont été interpellées lors d’une opération antiterroriste menée en France et en Suisse, mardi 7 novembre dans la matinée.

Franceinfo fait le point sur ce que l’on sait des perquisitions et interpellations qui ont eu lieu mardi.

Un Suisse de 27 ans interpellé en France

L’individu identifié en Suisse par les enquêteurs est un homme de 27 ans et de nationalité suisse. Il est l’un des neuf hommes arrêtés mardi en France, en région parisienne ainsi que dans les Bouches-du-Rhône et dans les Alpes-Maritimes. A ce stade, le lieu précis de son interpellation reste encore inconnu.

Ce suspect suisse était « en lien » avec un adolescent de 13 ans sur les réseaux sociaux, soupçonné de préparer une attaque jihadiste au couteau. Ce jeune Français a été arrêté le 20 juin en région parisienne, selon des sources proches du dossier. Originaire de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), l’adolescent « était sur le point de passer à l’acte », a indiqué l’une des sources proches de l’enquête. « Une photo de lui avait été trouvée sur les réseaux sociaux, tenant une feuille proclamant son allégeance » au groupe Etat islamique (EI), ont-elles précisé. Ce dernier a été mis en examen par un juge antiterroriste et écroué. C’est le plus jeune suspect connu mis en examen pour un projet terroriste en France.

Huit autres hommes et une femme, âgés de 18 à 65 ans

Huit autres hommes, âgés de 18 à 65 ans, ont été arrêtés en France mardi. Selon les premiers éléments de l’enquête, aucune arme n’a été retrouvée au cours de ces perquisitions. Du matériel informatique a cependant été saisi.

Plusieurs personnes connues des services de renseignement font partie des personnes arrêtées mardi. Deux frères « suivis pour radicalisation » ont ainsi été interpellés dans les Alpes-Maritimes. Selon les informations de franceinfo, cinq des neuf personnes interpellées mardi en France l’ont été dans ce département du sud-est de la France. Les quatre autres ont été arrêtés à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis. Parmi ces personnes figure le ressortissant suisse, sans que l’on ne sache où il a été interpellé.

Plusieurs perquisitions ont également eu lieu en Suisse, dans les cantons de Neufchâtel et de Vaud, a annoncé le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) dans un communiqué, mardi. Une jeune femme colombienne de 23 ans a été arrêtée dans ce cadre, précise-t-il : « Le MPC va demander son placement en détention préventive auprès du tribunal des mesures de contrainte compétent. Jusqu’au prononcé définitif du tribunal, la prévenue reste en détention. »

Un groupe de discussion au projet flou

Ces suspects prenaient part à un même groupe de discussion sur l’application de messagerie chiffrée Telegram, notamment utilisés par des jihadistes. Leurs conversations ont interpellé les enquêteurs, ont indiqué plusieurs sources proches de l’enquête à l’AFP. Le Parisien affirme que le groupe avait comme projet d’organiser un attentat dans la ville de Nice (Alpes-Maritimes). Des sources policières indiquent pourtant à France 2 qu’ils n’avaient aucun projet d’attentat précis. L’opération, menée en France conjointement par la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), doit « permettre de préciser les contours des projets qu’ils nourrissaient », indique une source judiciaire française.

Une information judiciaire ouverte en France, une procédure pénale lancée en Suisse

Cette opération antiterroriste, organisée conjointement par la France et la Suisse, a été menée dans le cadre de deux récentes procédures judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte le 19 juillet en France, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle, et provocation directe à la commission d’un acte de terrorisme par un moyen de communication au public en ligne ». En parallèle, une procédure pénale a été ouverte en Suisse en juin 2016, pour soupçon de violation de la loi fédérale interdisant notamment Al-Qaïda et l’organisation Etat islamique, et pour soupçon de soutien à ces organisations.

Ces procédures ont permis de cibler les individus interpellés mardi. « Les investigations (françaises) ont permis d’identifier un individu en Suisse qui avait une activité particulièrement soutenue sur les réseaux sociaux (Telegram), et ont mis en évidence qu’il avait, dans ce cadre, des contacts avec des individus demeurant en France, avec qui il évoquait notamment des projets d’actions violentes aux contours mal définis à ce stade », a expliqué une source judiciaire.

Publié dans : TERRORISME | le 8 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(07/11/2017)

Libération 07 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Evasion fiscale : la fausse fatalité

C’est le lamento de l’impuissance. La publication des «Paradise Papers» est à la fois précieuse et accablante. On savait l’évasion fiscale massive, insaisissable et notoirement incivique. En révélant les noms, les lieux, des mécanismes concrets, les médias alliés dans un consortium d’investigation donnent chair et nerfs à ce scandale mondial. Ainsi, par le jeu de lois insuffisantes et d’une pernicieuse concurrence entre Etats, ce sont les pauvres et les classes moyennes laborieuses qui paient l’impôt en lieu et place des plus prospères, privant la collectivité de ressources essentielles au profit du capital. Ainsi toute la logique de l’impôt instaurée depuis un siècle dans les démocraties est inversée. On est revenus, mutatis mutandis, aux coutumes de l’Ancien Régime, quand les plus privilégiés payaient le moins, laissant la charge des dépenses communes aux roturiers.

Pourtant les remèdes existent. Après les affaires retentissantes révélées par les lanceurs d’alerte de la finance, la commission de Bruxelles a pris des mesures utiles, efficaces, réalistes, qui rendent plus difficile la vie de cette noblesse d’argent mondialisée. Comme il est vain d’attendre une autre nuit du 4 août, qui verrait, à l’instar du vicomte de Noailles et du duc d’Aiguillon, les PDG des multinationales et les milliardaires s’assembler dans l’enthousiasme pour renoncer à leurs prébendes, il n’est d’autre recours que l’autorité politique poussée l’épée dans le dos par la masse citoyenne, éclairée par la presse et les ONG. Les ministres des Finances de l’UE sont réunis aujourd’hui à cet effet. Ils peuvent faire beaucoup s’ils le veulent. Certes il n’y a plus de sans-culottes pour les pousser à l’action. Seulement la montée des populismes européens. C’est-à-dire une urgence tout aussi pressante.

Et aussi

• Le déficit budgétaire se réduit. Economies ? Hausses d’impôt ? Pas du tout : le regain d’activité économique, comme toujours, produit une hausse des ressources de TVA qui soulage les finances de l’Etat. Ainsi le gouvernement Macron-Philippe engrange des succès limités mais réels sans rien faire ou presque. C’est parce que le gouvernement précédent a, somme toute, beaucoup fait. Il a mangé son pain noir. Le pain blanc arrive.

• Danièle Obono, députée insoumise, s’est encore illustrée. Elle a qualifié de «camarade» Houria Bouteldja, animatrice du Parti des indigènes de la République (PIR). Vocable embarrassant : la militante du PIR est accusée d’antisémitisme par plusieurs observateurs en raison du livre qu’elle a écrit et de plusieurs déclarations tonitruantes sur le sujet. Qui l’accuse ? Thomas Guénolé, notamment, politologue qui a ferraillé contre elle à la télévision. Or Thomas Guénolé a récemment rallié… la France insoumise.

Laurent Joffrin
Publié dans : "AFFAIRES" | le 7 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Bonnes vacances Monsieur Hulot…………..(07/11/2017)

Publié dans : Ecologie | le 7 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Et l’essence va augmenter………………(07/11/2017)

Publié dans : "AFFAIRES" | le 7 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Flash……………………………….(07/11/2017)

Publié dans : "AFFAIRES" | le 7 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Encore……………………………….(07/11/2017)

Publié dans : TERRORISME | le 7 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Curieux…………………………(07/11/2017)

Actualités > Politique > Les députés votent dans l’urgence la surtaxe exceptionnelle sur les grandes sociétés
Les députés votent dans l’urgence la surtaxe exceptionnelle sur les grandes sociétés

L’Assemblée nationale, séance de questions au gouvernement le 1er novembre 2017 (CHAMUSSY/SIPA )
L’Assemblée a voté lundi soir une surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises pour compenser le manque à gagner de 10 milliards d’euros dû à la censure de la taxe sur les dividendes.
L’ObsPublié le 07 novembre 2017 à 10h19

 
Bruno Le Maire en est encore tout chose. Après le vote dans l’urgence lundi 6 novembre dans la soirée à l’Assemblée de la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises pour compenser en partie le manque à gagner de 10 milliards d’euros dû à la censure de la taxe sur les dividendes, le ministre de l’Economie a salué une « bonne décision, aussi difficile soit-elle », qui permettra selon lui de « solder les reliquats du passé ». Mais cet homme de droite qui ne jure que par les baisses d’impôt a aussi reconnu ne pas passer « le meilleur des lundis ».
Avec cette surtaxe, l’ex-LR Bruno Le Maire a assuré notamment le maintien de la réduction du déficit sous le seuil des 3%, afin que la France ne soit plus le dernier pays de la zone euro, avec l’Espagne, en procédure pour déficit excessif.
Le dispositif a été élaboré après l’invalidation par le Conseil constitutionnel début octobre de la taxe sur les dividendes, introduite en 2012, ce qui a contraint l’Etat à rembourser 10 milliards d’euros, principalement aux grandes entreprises.
Une taxe à 5,4 milliards
Au lieu du taux normal de 33,3%, les bénéfices des 320 plus grands groupes, réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, seront taxés à 38,3%, et même à 43,3% pour ceux dont l’activité dépassera 3 milliards d’euros cette année. Avec l’aval gouvernemental, le rapporteur général Joël Giraud a fait adopter un « lissage » de ces taux.
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Le rendement de la surtaxe est estimé à 5,4 milliards d’euros, dont 4,8 versés en acompte avant fin décembre. Le solde de la facture, environ 5 milliards, sera supporté par l’Etat, portant le déficit budgétaire en 2018 de 2,6 à 2,8%.
Communistes et « insoumis » ont tenté de faire rejeter le texte, dénonçant notamment 5 milliards « supportés par les Français ».
Fabien Roussel (PCF) a dénoncé un « parfum de scandale » prenant « un nouveau relief » à l’aune des « Paradise Papers » dans lequel les entreprises concernées seront « peut-être citées ». Son groupe a échoué à pérenniser la surtaxe.
« Le mammouth financier ne mérite pas que la Nation paye encore pour l’engraisser un peu plus », a lancé l’ »insoumis » Eric Coquerel, proposant vainement, comme le PCF, de financer les 5 milliards en reportant la suppression de l’ISF notamment.
« T’as voulu voir la baisse et on a vu la hausse »
Le président de la commission des Finances Eric Woerth (LR) a critiqué la « précipitation » de l’exécutif et une forme de « théâtralisation fiscale ».
Plusieurs LR et « constructifsc ont déploré une augmentation d’impôt sur les sociétés, Charles de Courson lançant « vous faites du Brel : t’as voulu voir la baisse et on a vu la hausse ». D’autres députés ont jugé « inéquitable » une surtaxe pénalisant par exemple les groupes bancaires mutualistes, le ministre répondant que le gouvernement est « en discussion pour voir comment compenser ».
La « taxe à 3% », prélevée sur les dividendes distribués par les entreprises, avait été partiellement retoquée en mai par la Cour de justice de l’Union européenne. Celle-ci avait estimé contraire au droit européen que la France l’applique aux dividendes perçus d’une filiale établie dans un autre pays de l’UE, pouvant y avoir déjà été imposés.
D’autres dividendes pouvaient rester assujettis à ce prélèvement, instauré par François Hollande en 2012 pour compenser une perte de recettes due déjà à la censure européenne d’une précédente taxe. Mais le Conseil constitutionnel y a vu une atteinte au « principe d’égalité ».
Règlement de comptes
L’affaire a tourné au règlement de comptes politique, notamment entre l’actuel gouvernement et l’ancienne majorité.
Bruno Le Maire a même parlé de « scandale d’Etat » et a saisi l’Inspection générale des finances (IGF), qui doit rendre un rapport sur les responsabilités vendredi. En défense, les socialistes ont plaidé notamment qu’en 2012 « toutes les analyses concluaient à la conformité au droit communautaire ».
Et plusieurs orateurs ont rappelé que le secrétaire général adjoint de l’Elysée chargé alors de l’économie s’appelait… Emmanuel Macron.
(Avec AFP)

L’Obs
Journaliste

Publié dans : Economie | le 7 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »
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