La lettre de Laurent Joffrin……………………….(02/04/2019)

Libération 02 avril 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

La conversion de Mark Zuckerberg

Il a mis une bonne décennie à s’en apercevoir. Avec une benoîte candeur, Mark Zuckerberg, patron de Facebook, vient d’admettre dans une tribune publiée par plusieurs journaux, (le JDD en France) que les Etats démocratiques doivent intervenir plus énergiquement pour réguler les réseaux sociaux. «Je suis convaincu que les gouvernements et les régulateurs doivent jouer un rôle plus actif», a-t-il écrit, entre autres. Touchante conversion.

Cette déclaration n’est pas seulement la tardive reconnaissance d’une aberration qui faisait des Gafa, hors de tout contrôle démocratique, les maîtres tout-puissants d’une bonne partie de la communication, du commerce et de la culture à l’échelle mondiale. Elle officialise aussi la mort de l’idéologie ultralibérale – ou libérale-libertaire – qui entourait jusqu’ici le développement des réseaux sociaux et leur conférait, contre toute raison, la latitude du renard libre dans le poulailler libre.

Facebook a récemment dû admettre que des milliards de mots de passe personnels utilisés par ses clients étaient en fait accessibles à ses employés, leur donnant accès à la vie privée d’une bonne partie de l’humanité. La firme a aussi fait amende honorable après avoir laissé circuler sur le réseau la vidéo filmée par le tueur de Christchurch pendant son insoutenable forfait. Elle a promis de bannir de ses réseaux les contenus liés à l’idéologie suprémaciste et raciste dont se réclamait le tueur qui a endeuillé la Nouvelle-Zélande. Un peu tard, jeune homme…

Les Gafa ont aussi commencé à comprendre que leur manie de ne pas payer l’impôt en profitant des failles de la législation internationale atteignait une limite. Plusieurs Etats européens ont décidé de les taxer,non sur leurs bénéfices, aussi colossaux qu’insaisissables, mais sur le chiffre d’affaires qu’ils réalisent dans les pays concernés.

Ils s’aperçoivent aussi que leur position monopolistique dans plusieurs domaines contredisait l’esprit de la concurrence qui est censé régir les économies modernes. Plusieurs amendes records, notamment celles décidées par l’Union européenne sous l’impulsion de Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence, contre Apple et Google, pour manquement aux règles de la loyauté d’entreprise, les ont récemment frappées là où leur cerveau réagit le plus vite : au portefeuille.

Le Parlement européen vient aussi de voter une directive de bon sens qui les obligera, si elle est transposée dans les législations nationales, à mieux respecter le droit d’auteur des artistes et à partager une petite partie de la manne numérique avec les journalistes, qui sont les vrais producteurs des contenus d’information que Google et les autres diffusent et dont ils font gros argent.

Jusqu’ici, une rhétorique perverse de la liberté sans frein avait fait du monde numérique une sorte de Far West du signe, au détriment des artistes, des journaux, et au bout du compte, des consommateurs et des citoyens. Le «vieux monde», pourtant, avait depuis longtemps réglé au bénéfice commun les problèmes posés par la diffusion libre des œuvres et des informations. Les journaux, par exemple, sont tenus pour responsables des contenus haineux ou racistes qu’ils véhiculent. La loi sur la presse de 1885 a établi un juste équilibre entre la précieuse liberté d’expression et les excès auxquels elle peut donner lieu. Tout est libre par principe, dit-elle, à l’exception de trois ou quatre types d’écrits ou d’images, préalablement répertoriés (appels au meurtre, diffamation, racisme, etc.), dont un directeur de la publication doit répondre devant la loi.

Se présentant comme un simple outil de circulation, les plateformes mondiales avaient jusque-là dénié toute responsabilité dans les contenus qu’ils diffusaient, assimilant leur rôle de celui d’une poste, qui ne saurait être incriminée pour le contenu des lettres qu’elle distribue. Position parfaitement hypocrite : dans le même temps, les Gafa intervenaient directement dans lesdits contenus aux termes de règles qu’ils étaient seuls à édicter. Ainsi on occultait les seins nus mais on laissait passer les croix gammées, selon un système arbitraire de privatisation de la censure. Zuckerberg reconnaît aujourd’hui que ce système ne marche pas et appelle à des lois démocratiques pour réguler son activité. Ce que tout familier de la presse ou de l’édition savait depuis plus d’un siècle.

Le même vieux monde avait établi, au terme d’une longue bataille où se sont illustrés entre autres Beaumarchais et Hugo, le principe du droit d’auteur, qui réserve un juste contrôle du créateur sur l’usage de sa création. Insupportable limitation, avaient décrété les Gafa et leurs supplétifs libertaires aveuglés par l’idéologie ultralibérale des réseaux. Curieusement, ils se gardaient d’appliquer cette radicalité libertaire à leurs propres créations : les algorithmes qu’ils élaborent dans la pénombre de leurs bureaux d’études sont des secrets mieux gardés que le code nucléaire. Vérité en deçà de l’écran du portable, erreur au-delà. L’Union européenne, encore elle, vient d’enfoncer un coin dans cette arrogante exception en votant sa directive, malgré une action de lobbying intense des Gafa. La bataille, donc, continue, cette fois avec l’aide officielle de Mark Zuckerberg, qui consent du bout des lèvres à admettre qu’un capitalisme sans régulation se retourne immanquablement contre les citoyens.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans : Non classé | le 2 avril, 2019 |Pas de Commentaires »

A la retraite……………………………………….(02/04/2019)

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La risée de l’Europe……………………….(02/04/2019)

Brexit : les députés britanniques ne parviennent pas à s’accorder sur une alternative au plan de May

Après avoir rejeté trois fois déjà l’accord de la première ministre, les élus ont dit non aux nouvelles options qui leur étaient présentées et proposaient notamment de maintenir des liens étroits avec l’Union européenne.

Par Philippe Bernard Publié hier à 18h38, mis à jour à 04h59

Temps deLecture 4 min.

Devant le Parlement britannique à Londres, le 1er avril.
Devant le Parlement britannique à Londres, le 1er avril. JONATHAN BRADY / AP

A onze jours de la nouvelle échéance fixée au 12 avril, le jeu de massacre du Brexit continue. Le Parlement de Westminster se faisait fort de réussir là où Theresa May a échoué : sortir le processus de l’impasse en réunissant une majorité sur un plan alternatif à celui que la première ministre ne parvient pas à leur faire avaler. Mais les députés ont donné une nouvelle fois, lundi 1er avril au soir, le spectacle de leur désunion, de leur impuissance, voire de leur irresponsabilité, renforçant l’impression déjà forte de chaos.

Aucune des quatre motions soumises à leur vote – qui proposaient soit une rupture plus douce que celle voulue par Mme May, soit une remise en cause du Brexit – n’a recueilli de majorité. Il a manqué seulement trois voix (273 voix favorables contre 276) à la motion portée par l’ancien ministre conservateur Kenneth Clarke, doyen des Communes et proeuropéen de choc, pour passer. Celle-ci proposait le maintien du pays dans l’union douanière européenne. Le texte prônant l’organisation d’un second référendum, lui, a été défait à peine plus largement (280 voix favorables contre 292).

Brexit : des votes serrés à la Chambre des communes britannique

Résultats des votes indicatifs du Parlement britannique, le 1er avril.
050100150200250300350OuiNonUnion douanièreNouveau référendumMaintien dans le marché uniqueArrêt du Brexit (révocation del’article 50)

A première vue, l’échec des députés est une relativement bonne nouvelle pour Mme May, qui en a bien besoin. Aucune des propositions alternatives mises aux voix lundi n’a obtenu les 286 voix que l’accord de Brexit négocié par ses soins avec l’Union européenne a recueillies lors de son troisième passage devant les députés, le 29 mars. De quoi l’encourager à se lancer dans une quatrième tentative dans les jours qui viennent. Theresa May pourrait alors menacer les députés conservateurs, faute de voter son accord, d’aller vers un Brexit édulcoré, des élections anticipées, voire un nouveau référendum que son parti redoute. Sans garantie de succès, car cela suppose de convaincre une trentaine de députés supplémentaires, parmi les plus remontés contre elle, de soutenir l’accord.

Mardi 2 avril, le gouvernement devait tenir une longue réunion où la suite des opérations devait être décidée, y compris la mise en ordre de marche pour d’éventuelles législatives. De leur côté, les députés, peu habitués à la sorte d’autogestion qu’ils ont conquise face à un gouvernement déliquescent, se sont séparés lundi soir sans plan précis. Un créneau parlementaire est réservé pour une nouvelle séance, mercredi 3 avril, au cours de laquelle les propositions les plus populaires rejetées lundi soir pourraient fusionner pour être à nouveau soumises au vote.

Paysage dévasté

Dans ce paysage dévasté, les options de la première ministre sont limitées et toutes, hormis un vote miraculeux de son deal au quatrième tour, présentent des dangers politiquement mortels pour son gouvernement, pour elle-même ou pour le pays. Qu’elle soit tentée par la sortie sans accord (« no deal »), ce « saut de la falaise » décrit comme une catastrophe économique mais souhaité par les ministres ultras, et la faction modérée de son gouvernement démissionnera. Mme May serait alors fortement exposée à un vote de défiance et le pays à des élections législatives. Qu’elle tente au contraire un compromis autour d’un « Brexit doux », en maintenant la proximité avec l’Union européenne (UE), et les ultras pro-Brexit de son équipe s’éclipseront dans un mouvement fatal à son gouvernement.

Dans ces circonstances d’extrême instabilité, on voit mal comment Mme May, sauf choix suicidaire du « no deal », éviterait de solliciter de l’UE un deuxième report du Brexit, de longue durée cette fois. Un nouveau délai que les vingt-sept autres Etats de l’Union n’accorderaient qu’à deux conditions : que le Royaume-Uni accepte d’organiser les élections européennes le 23 mai et que le pays se soit accordé pour convoquer soit des élections législatives, soit un second référendum. Deux issues qui provoqueraient probablement le départ de Theresa May, mais dont personne n’est sûr qu’elles trancheraient définitivement la question du Brexit.

« Pas fins politiques »

Le Parlement « tente de faire en quelques jours ce que Theresa May aurait dû faire depuis deux ans et demi », a grincé Joanna Cherry, l’une des trente-cinq députés du Parti national écossais (SNP, indépendantiste). De fait, alors que les élections législatives de 2017 avaient reflété la préférence des électeurs pour un Brexit modéré, la première ministre n’a jamais cherché à constituer une majorité avec des élus du Labour, se cabrant au contraire sur ses « lignes rouges » radicales dont elle est aujourd’hui prisonnière. Après avoir tenté de court-circuiter les députés, elle tente aujourd’hui de leur mettre des bâtons dans les roues.

Mais les parlementaires, peu habitués à tant de liberté, « ne se sont pas montrés fins politiques », comme leur a lancé Kenneth Clarke à l’issue des quatre votes stériles. Certes, le Labour avait mis de l’eau dans son Brexit en soutenant la motion dudit conservateur Clarke. Mais les partisans du second référendum – LibDem, Parti national écossais (SNP) et indépendants, soit 57 députés au total – ont refusé toute concession et se sont interdit de voter en faveur d’un simple maintien dans l’union douanière.

Après l’annonce des résultats, le député tory Nick Boles, qui défendait une autre motion rejetée, favorable à un statut d’association à l’UE proche de celui de la Norvège, a demandé la parole et annoncé sa démission du Parti conservateur. « J’ai échoué parce que mon parti se refuse à tout compromis », a-t-il articulé d’une voix blanche.

Lire aussi  La brouille, le divorce, le chaos : « Le Monde » raconte la saga du Brexit en trois actes
Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit

Retrouvez tous nos articles sur le Brexit dans cette rubrique.

Philippe Bernard (Londres, correspondant)

Publié dans : Non classé | le 2 avril, 2019 |Pas de Commentaires »

Une balle dans le pied………………………..(01/04/2019)

RécitRéservé à nos abonnés

Publié aujourd’hui à 06h30, mis à jour à 06h31

« Le Monde » a voulu faire le récit de la saga du Brexit, son origine, ses acteurs, ses coulisses. Dans ce dernier volet, nous racontons comment, en votant en faveur du Brexit en juin 2016, le Royaume-Uni est entré dans une zone d’incroyables turbulences.

A partir de maintenant, l’histoire va balancer entre Shakespeare, les Monty Python et la série américaine House of Cards. Un tumulte effarant et tragique. Des scènes de comédie grotesques. Beaucoup de cynisme et d’illusions perdues.

Plongeons d’abord du côté britannique, où le résultat du référendum a saisi toute la population. Le premier ministre, David Cameron, jette l’éponge, la livre sterling dévisse. Les brexiters, eux, ont dessoûlé en quelques heures. Même Boris Johnson, l’un de leurs chefs de file, a perdu son sourire de trublion. Dès l’annonce des résultats, le vendredi 24 juin 2016, une centaine de personnes se sont rassemblées devant sa maison d’Islington en hurlant « Honte à vous ! », « Vous allez le payer ! » Depuis, on ne voit plus l’ex-maire de Londres, comme si l’ardent promoteur du « Take back control » (« Reprenez le contrôle ») ne contrôlait plus rien.

La logique voudrait pourtant qu’il succède à Cameron au 10 Downing Street. Le week-end, il a d’ailleurs reçu quelques députés dans sa propriété de l’Oxfordshire, entre deux parties de cricket disputées en costume blanc. Mais on le sent perdu. Dans sa chronique hebdomadaire au Telegraph, pour laquelle il perçoit près de 311 000 euros par an, n’assure-t-il pas contre toute évidence que « le Royaume-Uni fait partie de l’Europe » et qu’il continuera à avoir accès au marché unique ? Son entourage n’en fait pas mystère : la victoire inattendue du Brexit a été un choc pour lui, surtout lorsqu’il a réalisé qu’allait lui échoir la responsabilité d’orchestrer la sortie de l’Union européenne (UE)…

Publié dans : Non classé | le 1 avril, 2019 |Pas de Commentaires »

La groupie de Jonas……………………………….(01/04/2019)

CASSEROLES – La nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye tient son premier point presse post-Conseil des ministres ce lundi. Nommée dimanche soir, elle essuie déjà de nombreuses critiques. D’anciennes déclarations, notamment, ne passent pas auprès des adversaires de la majorité.
01 avr. 13:24 – La rédaction de LCI

Le grand public l’a découverte dans le documentaire de Yann L’Hénoret, Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire. La jeune femme de 39 ans y est omniprésente, défend bec et ongles son candidat, et n’hésite pas à remonter les bretelles ou faire pression sur des journalistes dont elle n’apprécie pas le travail. « Faites votre boulot les gars aussi. Non mais là, ça me saoule. Franchement, là, je suis saoulée. C’est pas du travail de journaliste, c’est du travail de sagouin », l’entend-on d’ailleurs dire à un journaliste des Inrocks.

 

Des méthodes de travail musclées traduisant la volonté de celle qui vient d’être nommée porte-parole du gouvernement en remplacement de Benjamin Griveaux de tenir la presse loin d’un chef de l’Etat encore « jupitérien », illustrant son tempérament et son franc-parler.

Quelques mois plus tard, alors qu’elle gère le service communication de l’Elysée, elle fait à nouveau parler d’elle lorsqu’un journaliste lui demandant confirmation de la mort de Simone Veil révèle qu’elle lui aurait répondu : « Yes, la meuf est dead. » Si elle assure à LCI que « le SMS est totalement faux », le mal est La groupie de Jonas.....................................(01/04/2019) dans Non classé

En juillet 2017, un article de L’Express assure que cette proche du président de la République, à ses côtés depuis ses débuts, assume de ne pas dire la vérité pour le défendre. « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président », aurait-elle déclaré au journaliste de l’hebdomadaire, même si elle avait là-aussi démenti avoir tenu de tel propos. Des propos qui, aujourd’hui, refont inévitablement surface.

Du pain béni pour l’opposition

Un photomontage reprenant la phrase citée par L’Express à côté de la nouvelle porte-parole du gouvernement est d’ailleurs largement relayé sur les réseaux sociaux, notamment par les membres du Rassemblement national et sa tête de liste pour les élections européennes Jordan Bardella. Sur Twitter, il a accompagné le photomontage de cette légende : « Les donneurs de leçons macroniens, autoproclamés pourfendeurs de #FakeNews, viennent donc de nommer comme porte-parole du gouvernement une menteuse professionnelle : ça doit être ça le en même temps. »

 

Du côté de La France insoumise, cette nomination passe mal également. La tête de liste aux européennes Manon Aubry a ironisé sur Europe 1 : « Je me souviens de sa déclaration qui disait qu’elle assume mentir pour protéger le président de la République (…) elle est plutôt bien adaptée à la fonction qu’on lui demande, je pense qu’elle trouvera toute sa place dans ce gouvernement ».

Sous un tweet posté dimanche après sa nomination et dans lequel Sibeth Ndiaye explique que son « nouveau job » consiste en « vous informer et expliquer ce que fait le gouvernement pour votre quotidien », de nombreux commentaires font allusion à ces « casseroles », et doutent de sa parole avant même qu’elle ait commencé à exercer sa mission.

Quel rôle a-t-elle joué pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ?

Rappelons également que Sibeth Ndiaye est celle qui avait posté sur Twitter la vidéo d’Emmanuel Macron évoquant le « pognon de dingue » que coûtent les aides sociales. Elle est également citée dans l’article du Monde expliquant « comment l’Elysée a fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ».

En vidéo

Tweet de Sibeth Ndiaye : les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales font polémique

 dans Non classé

Si elle n’a pas elle-même organisé la diffusion de la vidéo censée dédouaner en partie Alexandre Benalla via des comptes militants, elle a pris en main, avec Ismaël Emelien, ancien conseiller du président de la République, la cellule « riposte ». C’est elle également qui une fois la vidéo mise en ligne, oriente certains journalistes vers le compte sur laquelle elle est diffusée. « Va voir un compte qui s’appelle @FrenchPolitic. Tu verras que Benalla n’est pas celui qu’on dit », lance-t-elle aux reporters présents à Périgueux pour couvrir un déplacement d’Emmanuel Macron. Ces derniers lui demanderont-ils des comptes, maintenant qu’ils l’auront face à elle tous les mercredis ? Rien n’est moins sûr.

La rédaction de LCI

Mis à jour : Aujourd’hui à 13:25
Créé : Aujourd’hui à 13:32

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Eh!oui…………………………………………….(01/04/2019)

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A la soupe et au prochain scandale………………………(31/03/2019)

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Remaniement : la conseillère presse de l’Elysée Sibeth Ndiaye devient porte-parole du gouvernement, Amélie de Montchalin et Cédric O nommés secrétaires d’Etat
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Et les chemins vicinaux ?? (31/03/2019)

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Ce qui change au 01/04/2019………………….(30/03/2019)

Baisse des tarifs réglementés du gaz, légère revalorisation des prestations familiales et du RSA, plafonnement des prix de certaines prothèses dentaires, entrée en piste de nouveaux acteurs de la formation professionnelle… Ce qui change au 1er avril.

 

Gaz

Les tarifs réglementés de vente du gaz fourni par Engie baisseront de 2,2% pour les ménages qui se chauffent au gaz, de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson seule et de 1,3% pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson et l’eau chaude, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

 

Allocations

Comme les pensions de retraite de base, les prestations familiales, d’invalidité et les rentes d’accident du travail seront revalorisées de 0,3%, bien en deçà de l’inflation constatée l’an dernier (1,8%).

Cette mesure, décidée par le gouvernement et votée par le Parlement, vise à économiser 400 millions d’euros cette année.

Elle s’applique à l’ensemble des prestations familiales: allocations familiales, complément familial des familles nombreuses, allocation de soutien familial des parents isolés, prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), allocation de rentrée scolaire.

Ce qui change au 01/04/2019......................(30/03/2019) dans Non classé © Fournis par La Tribune

Cancer

Certaines perruques à destination des femmes atteintes d’un cancer seront mieux voire intégralement remboursées à compter du 2 avril.

Avant cette date, les patientes pouvaient bénéficier d’un forfait de 125 euros.

Désormais, les prothèses capillaires dites de classe 1 (fibres synthétiques) verront leur prix plafonnés à 350 euros et seront remboursées du même montant.

Les prothèses de classe 2 (au moins 30% de cheveux naturels) seront elles plafonnées à 700 euros, et remboursées à hauteur de 250 euros.

Au-dessus de 700 euros, aucun remboursement n’est prévu.

 

Dentistes

Les prix de certaines prothèses dentaires seront plafonnés. La facture du dentiste ne pourra ainsi plus dépasser 480 euros pour une couronne en zircone sur une dent « visible » (incisive, canine ou prémolaire). Un bridge céramo-métallique sur une incisive coûtera au maximum 1.465 euros.

D’autres limitations de prix complèteront cette liste début 2020, puis début 2021, dans le cadre de la réforme « 100% santé », qui prévoit aussi un remboursement intégral de certaines prothèses par l’Assurance maladie et les complémentaires santé, à partir de l’an prochain.

En contrepartie, les tarifs de certains actes de soins vont augmenter. Cette année, ce sera notamment le cas des extractions de dents de lait et des restaurations de dents « visibles ».

 

RSA

Le montant forfaitaire du revenu de solidarité active (RSA) s’établira à 559,74 euros, au lieu de 550,93 euros actuellement.

 

CMU

Le plafond de ressources pour l’attribution de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) passera de 8.810 euros par an à 8.951 euros pour une personne seule.

En outre, le renouvellement de la CMU-C deviendra automatique pour les allocataires du RSA, dans un souci de simplification et d’amélioration de l’accès aux soins. Environ 670.000 foyers (bénéficiaires et ayants-droit) sont concernés par cette mesure, selon l’Assurance maladie.

 

Formation

Les nouveaux acteurs de la formation professionnelle entrent en piste: les « opérateurs de compétences » (Opco), gérés par les partenaires sociaux, auront pour missions de financer l’apprentissage, d’aider les branches à construire les certifications professionnelles et d’accompagner les PME pour définir leurs besoins en formation.

 

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  • New French junior minister in charge relation with the Parliament and also government spokesman Christophe Castaner arrives for the first weekly cabinet meeting under new French President Emmanuel Macron, Thursday, May 18, 2017 at the Elysee Palace in Paris. Macron named a mix of prominent and unknown figures from the left and the right to make up the government. (AP Photo/Christophe Ena)

    Castaner a-t-il sauvé sa tête?

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Publié dans : Non classé | le 30 mars, 2019 |Pas de Commentaires »

Attention, on change d’heure……………………….(30/03/2019)

Alors que les députés européens veulent mettre fin au changement d’heure à partir de 2021, le passage à l’heure d’été aura lieu dans la nuit de samedi à dimanche. À 2h du matin, il sera 3h.

On a beau être au printemps, c’est le moment de passer à l’heure d’été ! Avant la fin du changement d’heure, qui pourrait bien avoir lieu dès 2021, il faudra encore régler sa montre … Car à 2 heures du matin dimanche, il sera 3 heures. Une heure de sommeil en moins, donc, mais une heure de luminosité en plus à la fin de la journée.

Par défaut, votre téléphone ou votre ordinateur devrait se mettre à l’heure tout seul. Pour vos horloges, votre réveille-matin ou votre micro-ondes, en revanche, il faudra sans doute le faire manuellement.

 

Ce ne sera pas le dernier

Car la fin du changement, ce n’est pas pour maintenant. Lorsque la Commission européenne a proposé en septembre 2018 de supprimer le changement d’heure, elle envisageait d’ailleurs que le dernier passage à l’heure d’été aurait lieu ce dimanche. Mais cette disparition n’est plus attendue avant 2021. Si elle a bien lieu.

 

Les Français préfèrent l’heure d’été

En France, le changement d’heure en vigueur depuis 1976 suscite régulièrement de vives oppositions. En mars, une consultation en ligne organisée par la commission française des Affaires européennes de l’Assemblée nationale a reçu plus de deux millions de réponses, à presque 84% en faveur de la fin du changement d’heure. Avec un plébiscite (60%) pour l’heure d’été.

 

Publié dans : Non classé | le 30 mars, 2019 |Pas de Commentaires »
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